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ISBN : 2290155012
Éditeur : J'ai Lu (12/08/2018)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Une nouvelle guerre a éclaté aux États-Unis opposant le Nord aux États sudistes rebelles à tout contrôle des énergies fossiles. Sarat Chestnut a six ans quand son père est tué et qu’elle doit rejoindre avec sa famille un camp de réfugiés. Cette tragédie signe la fin d’une enfance ensoleillée, près du Mississippi. D’une fillette curieuse et vive, Sarat se mue au fil des épreuves et des injustices en une héroïne bouleversante : imparfaite, féroce, révoltée. Bientôt, s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  24 août 2017
On connaît la Guerre de Sécession, plus couramment appelée « Civil War » en Amérique du Nord, et qui a duré de 1861 à 1865. Elle s'est achevée par l'abolition de l'esclavage et la ruine du Sud du pays.
Mais à présent il s'agit de l'»American War », écrite par Omar El Akkad, un écrivain égyptien, dont c'est le premier roman et qui fait partie de la rentrée littéraire 2017.
Un livre dont l'histoire commence en Avril 2075 en Louisiane et qui se termine en 2093…. Il est précisé au début, que ce n'est pas une histoire de guerre mais de ruine, on verra.
En tout cas, il s'agit en fait d'une nouvelle guerre de Sécession, opposant une fois encore Nord et le Sud des États-Unis, mais dont les causes sont bien différentes de la précédente et pour laquelle nous ne sommes que des lecteurs plongés dans le futur, une guerre concernant l'exploitation des énergies fossiles. Elle va faire 11 millions de morts car il y aura aussi une terrible épidémie de peste.
C'est Sarat Chestnut qui raconte cette tragédie commencée alors qu'elle n'avait que six ans, elle qui, enfant, vivait au bord du Mississippi où elle était heureuse. Mais lorsque son père est assassiné, elle doit s'enfuir avec le reste de sa famille et trouver refuge au « Camp Patience », dans une zone neutre.
Ce roman d'anticipation alterne entre les narrations des conditions de vie plus que difficiles et s'y intercalent des documents officiels (faux), le récit des enjeux mondiaux que connaît parfaitement l'auteur. L'avenir apparaît comme terrifiant et plus qu'incertain.
On verra aussi que, poussée par les événements, la jeune fille va se transformer en une véritable « machine de guerre ». Passant de l'innocence de l'enfance, sa révolte et sa rage vont se décupler et, prise en charge sous l'aile protectrice d'un certain Gaines qui devine tout son potentiel, sa vie va basculer.
Les descriptions des personnages sont bouleversantes, ce futur dans le fond, n'est pas si loin que cela et les problèmes écologiques (entre autres) sont déjà connus à ce jour, mais apparemment ils ne vont aller qu'en empirant.
Cette seconde Guerre de Sécession est le prétexte, pour l'auteur, d'évoquer tout ce qui pourrait survenir et je dois dire que rien ne semble invraisemblable dans cette fiction.
Avec ce livre pourtant plutôt épais, je n'ai jamais eu l'intention de m'arrêter car l'écriture est très prenante.
On voit que Omar El Akkad, d'ailleurs journaliste et qui vit à présent dans l'Oregon, sait déjà très bien écrire car il a travaillé sur des interventions de l'OTAN en Afghanistan, sur le Printemps Arabe et d'autres sujets également sensibles.
Cette rentrée littéraire s'annonce vraiment intéressante et riche avec un pareil livre où l'écrivain fait preuve d'un grand tour de force.
A suivre et bonne lecture...
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motspourmots
  01 août 2018
"Ceci n'est pas une histoire de guerre. C'est une histoire de ruine".
Avertissement qui permet aussi aux âmes sensibles, à ceux qui pensent encore que notre monde va bien, que les guerres sont lointaines et ne nous concernent pas... bref, à tous ceux qui veulent continuer à détourner le regard, de passer leur chemin. Pour les autres, bienvenue à la fin du 21ème siècle, sur le territoire qui abritait encore au tout début des années 2000, l'une des plus grandes puissances économiques et politiques mondiales. Ouf ! Pensez-vous. Une dystopie. Rien à voir avec la réalité... Pas si sûr. L'auteur, canadien né au Caire et surtout grand reporter a couvert nombre de conflits au Proche Orient ainsi que les mouvements que l'on a appelé les Printemps arabes. Alors la guerre, il en connaît les rouages, les mécanismes et les ravages. Une dystopie ? Faut voir...
Nous sommes donc en 2075, aux États-Unis et, une fois encore, le Sud fait sécession... Les motifs ont changé mais il s'agit toujours de s'accrocher à un vieux monde et de refuser la modernité. le Sud ne veut pas abandonner les énergies fossiles déclarées illégales par le gouvernement américain. Les États-Unis sont donc en guerre, sur un territoire déjà très dégradé par les ravages du réchauffement climatique (températures caniculaires généralisées, terres grignotées par les mers, etc. bref, rien de très surprenant lorsqu'on se souvient de la teneur des avertissements des scientifiques dans les années 2010, voire avant). C'est dans ce contexte que nous faisons connaissance avec Sarat, une petite fille de 6 ans qui vit avec ses parents, sa soeur jumelle et son grand frère dans une étendue désertique de Louisiane, pas loin du fleuve Mississippi. Et c'est elle que nous allons suivre sur une vingtaine d'années, sa transformation au fil des drames et des désastres qu'elle va traverser. Une étrange figure d'héroïne, à la fois forte et fragile, au physique hors normes et surtout confrontée à la face la plus sombre de la nature humaine. Un personnage qui permet à l'auteur de montrer ce qu'être en guerre signifie vraiment.
Car il est là le propos. Rendu peut-être plus fort par le glissement temporel qui permet d'englober des menaces qui semblent, soixante ans en amont très abstraites, tout en se contentant d'importer des méthodes déjà expérimentées sur tous les terrains de conflit et à toutes les époques. Dans ce roman, à l'aube du 22ème siècle, les cartes ont été redistribuées. Les faibles du 20ème siècle sont devenus les leaders. Ils se sont adaptés, non sans heurts ni un certain cynisme. L'aide humanitaire n'envoie plus ses cargos chargés de vivres au Proche Orient ou en Afrique mais dans les états sécessionnistes du sud des États-Unis. le parcours de Sarat est celui d'un apprentissage dans des conditions extrêmes et le reflet d'un énorme gâchis. Jusqu'à ce que l'on se dise, en refermant ce livre qu'on a la chance de pouvoir revenir soixante ans en arrière...
J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman et particulièrement cette toile de fond qui ne tire jamais sur la science-fiction mais reste au plus près de la réalité telle qu'on peut se la projeter à travers les conséquences de nos comportements d'hier et d'aujourd'hui. Un effet sidérant renforcé par l'insertion entre deux chapitres de rapports et comptes-rendus d'une commission chargée d'analyser le conflit a posteriori. Son deuxième point fort est sans conteste celui des ressorts psychologiques qui permettent de décortiquer la mécanique de l'enrôlement puis de l'embrigadement, jusqu'à celle qui conduit à la folie la plus totale. C'est parce que tout est vrai que c'est si désespérant.
"... elle comprenait que les malheurs de la guerre représentaient le seul véritable langage universel au monde. Ces locuteurs vivaient à des endroits différents de la planète, les prières qu'ils récitaient n'étaient pas les mêmes, et les superstitions vides de sens auxquelles ils s'attachaient n'étaient pas les mêmes, et pourtant, elles étaient semblables. La guerre les brisait de la même manière, leur inspirait la peur, la colère et la vengeance de la même manière. En temps de paix et de bonne fortune, ils ne se ressemblaient en rien, mais une fois privés de tout, ils devenaient frères. le slogan de la guerre tel qu'elle l'avait appris était simple : si ça avait été vous, vous n'auriez pas agi différemment".
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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jg69
  04 septembre 2017
Nous sommes en 2075 et l'ordre du monde a changé : une deuxième guerre de Sécession américaine oppose le Nord aux États Sudistes sur fond d'abandon des énergies fossiles. Ce conflit va durer de 2074 à 2093 et faire 11 millions de morts puis sera suivi par une peste qui engendrera dix fois plus de morts. Les nouvelles superpuissances de ce nouveau monde sont la Chine et l'Empire Bouazizi qui s'étend du Moyen Orient à l'Afrique du Nord. La carte géographique du monde a complètement changé également suite à des changements climatiques qui ont fortement diminué la taille de l'Amérique.
Dans une première partie nous faisons connaissance avec Sarat Chestnut, 6 ans, qui vit avec ses parents, sa soeur jumelle et son frère ainé dans un conteneur au bord du Mississipi qui est devenue une mer dans une Louisiane inondée. Lorsque le père de famille est tué, la famille doit rejoindre un camp de réfugiés, le "camp Patience", en zone neutre entre le pays rouge (les sudistes) et le pays bleu (le Nord). Sarat est complètement différente de sa soeur jumelle qui a la peau claire et les cheveux lisses contrairement à elle. de grande taille, Sarat est une fille qui ne ressemble pas aux autres filles, très vive elle se comporte en vrai garçon manqué.
Dans une deuxième partie nous retrouvons la famille Chestnut 6 ans plus tard dans le camp Patience où ils vivent sous une tente puis dans une troisième partie 5 ans plus tard après un terrible drame. La quatrième et dernière partie se déroule 7 ans plus tard.
Ce roman d'anticipation est assez éloigné de mes lectures habituelles, j'ai été ravie, grâce à lecteurs.com de m'ouvrir ainsi à de nouveaux domaines de lectures. Cependant dans ce roman j'ai trouvé que le côté anticipation était assez peu exploité, les conditions du nouvel ordre du monde, des dynamiques de pouvoir inversées sont très peu explicitées, hormis dans des chroniques historiques ou journalistiques insérées régulièrement dans le récit qui resituent de façon très sèche le contexte et les enjeux. Mais le conflit n'est pas l'essentiel dans ce roman qui a pour objectif de mettre en lumière Sarat et son destin. Nous suivons la vie de Sarat de 2075 à 2093, de ses 6 ans à ses 30 ans. Une succession de drames va transformer la personnalité de Sarat qui va subir l'influence d'un homme décidé à exploiter sa révolte et son désir de vengeance.
J'ai trouvé que le cheminement de Sarat était très bien décrit et malheureusement très plausible, le processus de manipulation est cohérent et ne peut que faire écho à certains évènements actuels. de même en ce qui concerne le double jeu de l'Empire Bouazizi qui livre des cargaisons humanitaires aux réfugiés du camp mais qui fait tout pour prolonger la guerre civile américaine et l'évocation des bateaux de migrants venant d'Europe qui se dirigent vers le Caire, capitale de l'Empire. J'ai apprécié la retenue de l'auteur dans l'évocation des scènes de violence qui sont, on l'imagine, nombreuses dans ce récit, il ne fournit jamais de détails glauques et ne s'étend pas dans leurs descriptions. La quatrième partie racontée par le neveu de Sarat m'a complètement bouleversée, j'ai trouvé cette fin absolument magistrale et j'ai ralenti ma lecture dans les dernières chapitres pour ne pas quitter ce livre. J'émets juste un petit bémol sur ce roman : la réalité de la vie des réfugiés dans le camp m'a échappée, je n'ai pas ressenti l'ambiance qui régnait dans ce lieu. Mais c'est un détail par rapport à toutes les qualités de ce récit.
Pour moi c'est un livre magistral qui fait réfléchir sur la manipulation et l'embrigadement, sur les recruteurs qui exploitent les failles des jeunes. Ce roman vers lequel je ne serai certainement pas allée spontanément est une très belle découverte pour moi.
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bricoli
  26 septembre 2018
« Ceci n'est pas une histoire de guerre. C'est une histoire de ruine. »
Rien de plus correct que ce cruel constat ! Anéantissement des peuples, perversion des âmes !
Grand reporter canadien récompensé du National Newspaper Award en 2006, l'auteur connaît bien les arcanes politiques de notre monde : il a suivi les procès de Guantanamo, les interventions de l'OTAN en Afghanistan, le Printemps arabe en Égypte…
Son premier roman, American War, nous plonge dans un futur terriblement proche, terrifiant et pourtant vraisemblable : les États-Unis se sont disloqués, engagés dans une guerre fratricide opposant le Nord et le Sud accroché à ses énergies fossiles et rebelle à tout contrôle.
Structuré en quatre parties (avril 2075, juillet 2081, octobre 2086 et janvier 2093), le roman dessine une ligne géopolitique tracée de la Louisiane à la Géorgie, en passant par le Mississippi. le récit s'ancre dans le Sud traumatisé et resté sous la menace du Nord. Cette constante menace est matérialisée par les « oiseaux » (drones devenus incontrôlables déversant leurs bombes à l'aveuglette), par les gardes qui veillent aux frontières, par les snipers et les incursions meurtrières.
En 2075, à St James, en Louisiane, les Chestnut se sont établis dans « un conteneur en tôle ondulée » proche du Mississippi dont les eaux bourbeuses et immobiles n'en finissent pas d'absorber la terre. La famille compte cinq membres : Benjamin et Martina, les parents, Simon, 9 ans, Dana et Sara, surnommée Sarat, les jumelles, bientôt 7 ans. Cette famille est le fil conducteur du récit qui sera principalement centré sur Sarat.
Bien que jumelles, les deux fillettes ne développent aucunement une image commune. Féminine avant l'heure, Dana s'intéresse aux colifichets et Sarat est captivée par le monde qui l'entoure. Leur enfance est heureuse malgré les conditions de vie précaires, mais un événement détruit ce délicat équilibre et projette les Chestnut dans un camp de réfugiés. Simon et ses soeurs sont condamnés à mûrir, à pousser tant bien que mal dans ce terreau de peur et de haine.
Dotée d'un tempérament fort et d'un esprit aigu, Sarat semble insensible au regard d'autrui ; elle se mue bientôt en une puissante et féroce adolescente.
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SabrinaTrublet
  31 janvier 2019
American war
Omar EL AKKAD
Lecture pour le picabo river book club
#picaboriverbookclub
Faisons un bond ds le futur...
Louisiane 2075, Martina, Benjamin et leurs 3 enfants ( les jumelles de 6 ans Sarat et Dana et Simon 8 ans) vivent le long de la mer Mississippi ds un cargo de fortune.
La guerre est revenue aux États Unis, une deuxième guerre de sécession. le Nord contre le Sud. Encore...
Suite au décès de Benjamin la famille doit fuir et intégrer un camp de réfugiés, le bien nommé « Patience »
(Soit dit en passant qui me fait énormément penser à ceux des raisins de la colère !)
Les enfants grandissent, les années passent, Simon intègre un groupe de rebelles, Dana attend que le temps passe et Sarat est approchée puis recrutée par Albert Gaines pour défendre le Sud.
Elle ne le sait pas encore à ce moment-là mais un massacre se prépare contre le camp Patience mené par les nordistes dont sa famille fera les frais.
Ce massacre sera le point de départ de la vie de soldat rebelle de Sarat qui ne rêve plus que de vengeance.
Quelques crimes de guerre plus tard elle sera faite prisonnière et torturée par l'armée bleue des nordistes pendant des années pour qu'elle avoue ses crimes.
Affamée, torturée parlera t'elle ?
Puis un jour la guerre est déclarée finie et Sarat reconduite chez elle.
Un autre combat commence : la reconstruction, le retour à la vie et à la violence.
Un roman incroyable dont le sujet principal est pour moi la vengeance.
J'ai été assez étonnée car les scènes de guerre et d'apocalypse m'ont fait penser à la grande dépression mais avec une incursion dans l'époque actuelle étonnante comme utilisation de tablettes connectées et drônes.
J'ai eu quelques fois des difficultés à suivre les notions politiques mais j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman.
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critiques presse (3)
Liberation   11 septembre 2017
Le roman dystopique d’Omar El Akkad entre en résonance avec l’ère Trump.
Lire la critique sur le site : Liberation
LaPresse   25 août 2017
L'usage de «documents» intercalés entre les chapitres n'est pas toujours convaincant. L'ensemble possède néanmoins du souffle et propose une réflexion intéressante sur l'avenir de la planète
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeJournaldeQuebec   21 août 2017
Un roman coup-de-poing qui a déjà frappé très fort dans les pays anglophones. À notre tour de découvrir pourquoi.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   25 août 2017
Le coin Alabama est plein pour le moment, alors vous irez dans la partie Mississippi. Rangée trente-six, tente quatorze, ad dit l’assistant. Souvenez-vous en, c’est votre nouvelle adresse.
Sous la lumière violette du crépuscule, les Chestnut ont pénétré dans la gigantesque favela de tentes qui leur servirait de ville de refuge, jusqu’à la nuit du grand massacre.
Commenter  J’apprécie          120
nadiouchkanadiouchka   24 août 2017
Ça, c’était avant : avant que Julia Templestowe ne devienne la première martyre du Sud rebelle, sa première assassine, sa sainte patronne martiale. On l’oublie souvent : il y a toujours eu un avant. (…) Ils se souviendront de toi pour toujours, lui ont-ils dit. Quand tout ça sera fini, ils bâtiront des villes à ton nom.
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motspourmotsmotspourmots   01 août 2018
... elle comprenait que les malheurs de la guerre représentaient le seul véritable langage universel au monde. Ces locuteurs vivaient à des endroits différents de la planète, les prières qu'ils récitaient n'étaient pas les mêmes, et les superstitions vides de sens auxquelles ils s'attachaient n'étaient pas les mêmes, et pourtant, elles étaient semblables. La guerre les brisait de la même manière, leur inspirait la peur, la colère et la vengeance de la même manière. En temps de paix et de bonne fortune, ils ne se ressemblaient en rien, mais une fois privés de tout, ils devenaient frères. Le slogan de la guerre tel qu'elle l'avait appris était simple : si ça avait été vous, vous n'auriez pas agi différemment.
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Charybde2Charybde2   13 août 2017
The waking hours were the most unkind. She lay still in bed, the mind aflame, the body paralyzed, unable to face the day. She clutched her mother’s butterfly brooch in her hand, its faded emerald stones smooth under her fingers. The nurses let her keep it, after they ripped the pin from its back.
This was in the days before – before Julia Templestowe became the rebel SOuth’s first martyr, its first killer, the patron saint of its war. It is often forgotten. There’s always a before.
The rebels recruited her with the bandages still fresh around her wrists. They found her in a bar on Farish Street across from the abandoned Alamo Theatre, its blue vertical sign missing its first and last letters. She was wearing a stranger’s throwaway dress, given to her by one of the nurses. She was drunk and alone once again with the terrible illness in her brain.
They knew how to find the ones who were most likely to do it. They kept watchers in the hospitals, where they looked for suicide attempts, and in the schools, where they looked for outcasts, and in the churches, where they looked for hard-boiled extremists feverish with the spell of the Lord.
From these, they forged weapons.
On the day the President was set to come to Jackson, they drove Julia to an abandoned farmhouse ten miles south of the city, where they outfitted her for death. She was to go in the guise of a pregnant woman. Within the cavity of her false belly they packed a thick paste of fertilizer and diesel fuel, planted with seeds of iron nail. They called it a farmer’s suit. A wire ran up along her chest and back down her left arm, covered by the sleeve of her shirt, and ending at a detonator taped to her wrist.
They’ll remember you for ever, they told her. When this is over they’ll build cities in your name.
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Charybde2Charybde2   13 août 2017
When I was young, I collected postcards. I kept them in a shoebox under my bed in the orphanage. Later, when I moved into my first home in New Anchorage, I stored the shoebox at the bottom of an old oil drum in my crumbling toolshed. Having spent most of my life studying the history of war, I found some sense of balance in collecting snapshots of the world that was, idealized and serene.
Sometimes I thought about getting rid of the oil drum. I worried someone, a colleague from the university perhaps, would see it and think it a kind of petulant political statement, like the occasional secessionist flag or gutted muscle car outside houses in the old Red country – impotent trinkets of rebellion, touchstones of a ruined and ruinous past. I am, after all, a Sautherner by birth. And even though I arrived in neutral country at the age of six and never spoke to anyone about my life before then, I couldn’t rule out the possibility that some of my colleagues secretly believed I still had a little bit of rebel Red in my blood.
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Videos de Omar El Akkad (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Omar El Akkad
À l'occasion du festival America 2018 à Vincennes, Omar EL AKKAD vous présente son ouvrage " American War " aux éditions Flammarion .
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2094643/omar-el-akkad-american-war
Notes de Musique : Free Music Archive.
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