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ISBN : 9791090724242
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture (01/04/2016)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 79 notes)
Résumé :
Benjamin Benjamin traîne quelques casseroles : un nom à coucher dehors, un passé douloureux et les papiers de son divorce qu'il n'a pas encore signés. Sa méthode pour faire face ? La fuite, évidemment. Cependant, obligé de se trouver un emploi, il suit une rapide formation d'aide à la personne et se retrouve chargé de Trev, un ado malade à l'imagination débridée. Heureusement que ces deux amochés de la vie partagent une passion pour les formes généreuses des Miss Mé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
koalas
  14 février 2017
A la veille de la quarantaine, Benjamin est au fond du trou
anéanti par une tragédie familiale et une demande de divorce qu'il rejette.
Obligé de se trouver un emploi, il va décrocher un job d'auxiliaire de vie auprès du jeune Trévor atteint de la myopathie de Duchenne, un ado de 19 ans drôle et attachant qui s'intéresse à la météo et surtout aux formes girondes des présentatrices.
Un voyage rocambolesque à bord d'un minibus en direction de Salt lake City va ragaillardir ces deux cabossés de la vie...
Jonathan Levinson montre une Amérique non conforme au rêve américain
celle des loosers avec Ben le poète au coeur brisé ; Trev affublé d'un handicap mais surtout plein de vie et d'humour ; Dot une punkette fugueuse qui écoute les Cramps, le groupe rock culte du Lux Interior et de la panthère Poison Ivy, la classe !
La face B d'une Amérique avec ses motels poussiéreux, ses castors empaillés,ses jeux de fléchettes, ses bagarres de saloon ...
Un récit accrocheur, drôle et tendre sur un sujet douloureux.
Cette Amérique sans paillettes revue et corrigée par Jonathan Evison m'a tapé dans l’œil.
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Walden-88
  17 janvier 2017
Benjamin Benjamin est un homme brisé, qui cherche à se reconstruire suite à une tragédie familiale. A 40 ans, cet ex-père au foyer en plein divorce devient par nécessité, auxiliaire de vie. Après avoir suivi des cours du soir intitulé "Les Fondamentaux de l'aide à la personne" à l'église évangélique, Ben est embauché pour s'occuper d'un jeune homme, Trev, 19 ans, atteint de la myopathie de Duchenne et a besoin d'une aide constante.
En apparence rien ne rassemble ces deux êtres. Trev est un garçon solitaire, élevé exclusivement par une mère dévouée mais parfois surprotectrice et dont le père est absent, préférant prendre ses distances il y a plusieurs années. de son côté, Ben est dans la tourmente depuis deux ans et la perte de ses enfants, il refuse de signer les papiers du divorce et perd le contrôle de son existence. Pourtant, rapidement une complicité naît entre eux. Ben trouve en Trev un ado attachant et ironique, pour lequel il devient un ami. Il est à l'écoute et au service du jeune homme mais il n'hésite pas à le bousculer un peu, faisant passer son handicap au second plan. Ils vont ensemble au centre commercial, reluquent les Miss Météo à la télé et se passionnent pour les lieux insolites à travers le pays, n'hésitant pas à tous les répertorier sur une carte. Puis dans l'esprit de Trev naît le projet, un peu fou, d'aller rendre visite à son père en Utah. Ainsi commence un road trip en minibus de Seattle à Salt Lake City, au cours duquel ils feront la connaissance de personnes qui vont changer leur vie ou en tout cas la perception qu'ils en ont.
Ce roman de Jonathan Evison est un bon moment d'évasion, un bon "feel good book" où l'on prend plaisir tel nos deux héros à aller à la rencontre des autres, à prendre soin d'eux sans rien demander en retour. Bien que le livre soit plein d'humour, il n'en reste pas moins touchant et réaliste, en abordant des sujets tels que le deuil, la séparation, le handicap avec beaucoup de justesse.
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Wazlib
  09 août 2018
On le sait: si choisir un livre est important, il est au moins aussi important de choisir le bon moment pour le lire. Et c'est un exercice difficile: il faut écouter les conseils du libraire, lire quelques critiques ou bien faire une confiance aveugle à la quatrième de couverture (pari risqué s'il en est). L'objectif est un peu de saisir le "potentiel" du livre, d'imaginer ce qu'il peut apporter et ainsi de matcher cela avec notre humeur pour catalyser les effets recherchés. C'est bien pour cela que j'ai toujours eu un peu plus de mal avec les très longs romans qui, contraint par les études à ne pas pouvoir lire tout le jour durant, s'éternisent sur ma table de chevet. Et qui parfois, finissent par être en contradiction avec l'humeur du moment. Bon, avouons-le, il y a aussi beaucoup de charme à l'idée d'avoir un livre-compagnon pendant un mois; et surtout, on aurait tort de négliger l'effet qu'a le livre sur notre humeur.
Enfin bon, reste que "Les Fondamentaux de l'aide à la personne revus et corrigés", que je nommerai simplement "ce livre" à partir de moment pour des raisons évidentes, tombait bien. Je n'étais pas d'humeur mélancolique, loin de là, mais autant dire qu'il y avait un grand besoin de relativiser certaines choses et de s'en pardonner d'autres. Et sachez-le, "ce livre" est génial pour cela.
Rajoutons le fait que les éditions Monsieur Toussaint Louverture font quasiment (j'écris quasiment car je n'ai évidemment pas tout lu) un sans faute dans leurs publications. Franchement, c'est LA maison d'édition à suivre de ces dernières années. Ils proposent un catalogue incroyable, truffé de chefs-d'oeuvre grandioses ("Et quelquefois j'ai comme une grande idée", "La maison dans laquelle"... Ce dernier est juste hallucinant). Très clairement, le livre d'Evison, s'il n'a peut-être pas la portée d'autres livres publiés par cette maison, est tout de même issu de la même exigence de qualité.
On se retrouve donc face à une histoire extrêmement touchante, avec des personnages touchants et une écriture touchante. Et c'est une alchimie extrêmement légère qui maintient le tout très cohérent et surtout évitant au livre de basculer dans un pathos malvenu.
Le personnage de Benjamin Benjamin remporte automatiquement l'adhésion du lecteur. Complètement paumé, brisé: c'est un véritable explorateur de la solitude. Il l'expérimente à-travers toutes ses variantes mais toujours avec une poésie et un aplomb notable. Et il rejoint ainsi toute cette catégorie de personnages que j'adore au-dessus de tout, adoubés par des auteurs comme Fante, Brautigan ou Bukowski: les losers magnifiques.
Le ton que donne Evison à son récit est formidable: honnête, joli (certains passages sont très, très réussis), sans concession. On évite ici tous les accrocs que ce genre d'histoire ramasse habituellement à coup sûr. ici, tout est léger et tout est touchant. On sourit beaucoup, même dans les pires moments, car c'est un bon reflet de ce qui se passe dans la vraie vie. Et évidemment, on relativise toutes nos fautes, toutes nos erreurs.
Je m'attendais, car j'avais vu le film qu'en avait tiré Netflix (et qui était franchement pas trop mal), à un roman - roadtrip tout du long. C'était une erreur: l'auteur prend le temps de bien installer ses personnages pendant la première moitié de roman. il décrit une situation de plus en plus oppressante, ce qui permet d'apprécier la libération du voyage encore mieux.
Tous les personnages secondaires sont formidables. C'est important de le noter, car ils ont une place très importante dans le récit. Ils seront le terreau qui permettra à Benjamin Benjamin de se réinventer, de se reconstruire au fur et à mesure des évènements.
J'aime l'idée de ce voyage où l'on explore toutes les anomalies, toutes les absurdités de ce monde. j'aime cette idée d'un minibus rempli d'écorchés qui ensemble, peut-être, s'en sortiront.
C'est pour moi une très belle réussite que ce livre. Franchement. La légèreté du propos se mêle bien souvent à la douleur plombée d'une réalité que nos personnages pourraient fuir. Mais ce n'est jamais le cas, et plutôt que de se déliter dans une solitude, ils font le choix d'affronter la vie, ensemble, et à-travers le prisme de l'absurdité et de la rationalisation.
Et pour cela, Evison livre ici un grand livre, tout en faux-semblant. On pourrait croire ici qu'on a affaire à un petit livre, à la prétention modérée. Et c'est bien en tournant la dernière page qu'on comprend que finalement, on était tout à fait à côté de la plaque.
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cilijoya
  27 juillet 2016
Benjamin Benjamin est un loser. A 40 ans, il n'a pas de boulot, plus de fric, un nom pourri et il est en plein divorce. Obligé de trouver vite fait du travail, il se retrouve aide à domicile pour Trev, un ado malade. A première vue, on pourrait se dire que c'est un livre qui va filer le cafard. Pas du tout !
Jonathan Evison nous entraîne ici dans un road trip plein d'humour avec ce duo improbable. Trev a été élevé exclusivement par sa mère, son père ayant préféré fuir devant l'arrivée d'un enfant atteint d'une maladie dégénérative. C'est un ado comme les autres, qui joue aux jeux vidéos, qui se préoccupe de ses fringues et qui se cherche. Benjamin est un ancien père au foyer en plein divorce et si au départ, rien ne le rapproche de Trev, petit à petit ils vont se découvrir une passion commune pour les Miss météo avec lesquelles Trev s'imagine avoir des relations amoureuses sulfureuses. Au fur et à mesure qu'ils se découvrent l'un l'autre (et qu'on les découvre par la même occasion), naît le projet dingue de partir à la recherche du père de Trev. en mini bus, ils vont voyager, découvrir tout un tas de lieux aussi pittoresques les uns que les autres, et croiser la route de plusieurs personnes, aussi cabossées qu'eux.
C'est vraiment un feel-good-book, mais pas de ceux qui sont gnangnans et plein de bons sentiments. Non, c'est un de ceux qui sont bourrés d'humour, d'ironie et qui sont pourtant assez sensibles et émouvants. Les blessures des personnages sont loin d'être anodines et sont abordées avec beaucoup de justesse. le fil rouge reste principalement la notion de figure paternelle, mais aussi la culpabilité et le pardon.
Une lecture vraiment agréable, décidément les éditions Monsieur Toussaint Louverture ont vraiment une ligne éditoriale intéressante.
La BO de cette lecture, Israël Kamakawiwo'ole, c'est doux, c'est chaud, ça file le sourire : ♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=Z26BvHOD_sg ♫♪
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MadameTapioca
  11 janvier 2019
Benjamin Benjamin (oui c'est son nom) a tout perdu.
Outre un nom à coucher dehors, il traine tout un tas de casseroles.
Une tragédie - que l'on va découvrir petit à petit - lui a tout enlevé, sa femme, ses enfants.
Il refuse de signer les papiers du divorce et s'accroche à cette dernière trace de son passé.
Il n'est dorénavant plus qu'un paquet de regrets ambulant. Financièrement et moralement, c'est la catastrophe.
Après avoir passé 10 ans à la maison comme père au foyer, il doit très vite trouver un boulot.
Sans qualification, il décide de suivre un formation d'aide à la personne.
Il se retrouve en charge de Trev, un jeune homme de 19 ans atteint de myopathie de Duchenne qui vit seul avec sa mère.
C'est la rencontre de deux amochés de la vie : un homme brisé et un ado malade.
Tout ça pourrait faire le pitch d'un livre mièvre et dégoulinant mais c'est tout le contraire : un roman plein d'humour et vivifiant.
Car Ben et Trev sont des loosers magnifiques. Ensemble ils partagent leur passion pour les attractions touristiques débiles (musée de la mortadelle et autres trucs saugrenus), les blagues graveleuses sur les femmes qu'ils ne toucheront jamais et la météo.
Experts l'un comme l'autre dans la fuite face aux emmerdements de la vie, ils décident un matin d'envoyer tout balader.
Commence alors un road-trip assez délirant dans un minibus au cours duquel ils rencontrent Dot, jeune punkette, Peaches enceinte jusqu'aux dents et Elton son copain qui détient l'idée du siècle pour les rendre riches.
Un voyage qui va tout changer, tout éclairer.
Parfait mélange de drôlerie et d'émotion, «les fondamentaux de l'aide à la personne revus et corrigés» est un livre qui fait du bien.
Bien que traitant de sujets assez lourds – la maladie, l'instabilité de l'existence, le deuil, la complexité des relations entre parents et enfants, le pardon - je ne peux pas compter le nombre de moments où j'ai eu envie de rire.
Oscillant parfaitement entre légèreté et profondeur, j'ai passé un excellent moment plein de fantaisie, de tendresse et de générosité.
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critiques presse (1)
Lexpress   13 juin 2016
Un aide-soignant atypique raconte sa rencontre avec un jeune myopathe. Une tragi-comédie américaine originale, sensible et drôle.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
VanessaVVanessaV   17 mai 2016
Si majestueux soit-il, ce paysage me laisse de marbre. Après tout, pourquoi devrait-il m'émouvoir? Si vaste, si bleu, si infini, si plein de promesses que soit le ciel, il est aussi très loin... En réalité, tout ça n'est qu'une illusion. J'ai perdu mon temps. Nous avons tous perdu notre temps. A quoi bon ces promesses, si elles ne sont pas tenues? Qui voudrait vivre dans un monde où seule la souffrance perdure? Qui saurait se contenter d'un endroit où tout ce qui a du sens pour vous peut vous être arraché en un instant? Et le sera, vous pouvez en être certain. Si vous avez de la chance, votre vie se dégradera lentement sous les effets dévastateurs de l'âge, ou finira par disparaître comme les glaciers qui ont sculpté cette terre avant que vous ne vous retrouviez là, seul, à essayer d'en déblayer les décombres. Mais si vous n'en avez pas, votre monde vous sera retiré tel un tapis sous vos pieds, et vous vous retrouverez au-dessus du vide, sans nulle part où aller et rien pour vous raccrocher à la terre ferme. D'une façon ou d'une autre, vous êtes foutu. Alors, à quoi bon vous emmerder? A quoi bon râler, suer à grosses gouttes et vous frayer un chemin à travers les larmes et les innombrables obstacles? A quoi bon aimer, rêver ou s'attacher si ce n'est que pour mieux prêter le flanc au désastre? Désormais, je ne réponds plus au chant des passereaux, je ne réponds plus à l'appel des visages souriants, des feux de cheminées, ou des endroits douillets. Aucune chance que je bâtisse d'autres nids parmi les boutons de roses. Il y a trop d'épines.
+ Lire la suite
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tantquilyauradeslivrestantquilyauradeslivres   23 septembre 2016
Si vous avez de la chance, votre vie se dégradera lentement sous les effets dévastateurs de l'âge, ou finira par disparaître comme les glaciers qui ont sculpté cette terre avant que vous ne vous retrouviez là, seul, à essayer d'en déblayer les décombres. Mais si vous n'en avez pas, votre monde vous sera retiré tel un tapis sous vos pieds, et vous vous retrouverez au-dessus du vide, sans nulle part où aller et rien pour vous raccrocher à la terre ferme. D'une façon ou d'une autre, vous êtes foutu. Alors, à quoi bon vous emmerder? À quoi bon râler, suer à grosses gouttes et vous frayer un chemin à travers les larmes et les innombrables obstacles? À quoi bon aimer, rêver ou s’attacher si ce n'est que pour mieux prêter le flanc au désastre? Désormais, je ne réponds plus au chant des passereaux, je ne réponds plus à l'appel des visages souriants, des feux de cheminées, ou des endroits douillets. Aucune chance que je bâtisse d'autres nids parmi les boutons de roses. Il y a trop d'épines.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   20 juillet 2016
Et cela peut paraître triste, voir pathétique, ce spectacle d'un crétin de père au foyer, incapable de travailler, qui vit aux crochets de sa femme , qui se tient à cheval sur la deuxième base, sur ses mauvais genoux, comme s'il venait de gravir l'Everest. Mais ça ne l'est pas. Ce qui est triste, c'est de ne pas pouvoir revivre ces moments. Ce qui est pathétique, c'est qu'après tout ce temps, j'essaie encore.
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MadameTapiocaMadameTapioca   28 décembre 2018
J'étais complétement fauché quand le devoir m'a appelé au chevet des moins bien lotis que moi, alors on ne peut pas vraiment dire que je suis Mère Teresa. Et à la lumière de ce qui s'est passé avec Piper et Jodi, on ne peut pas vraiment dire non plus que je suis qualifié pour m'occuper de qui que ce soit. D'ailleurs, pour être tout à fait honnête, à trente-neuf ans et avec un trou dans mon cv aussi long que la dernière révolution numérique, je ne suis plus qualifié pour grand chose.
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TheFunkyFreshLibraryTheFunkyFreshLibrary   21 octobre 2016
Ce soir, j'ai une faim de loup, mes sens sont aiguisés. Le monde s'ouvre à tous les possibles. Chaque pensée est une révélation. Chaque tournant, une raison d'espérer. Je suis exubérant. Je suis inexorable. Je suis loquace. Si je me voyais, je dirais que je suis en tain de planer.
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Videos de Jonathan Evison (2) Voir plusAjouter une vidéo
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