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ISBN : 2844146287
Éditeur : L'Association (19/08/2016)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 150 notes)
Résumé :
Présentation de l'éditeur (L'Association) :

Lewis Trondheim et Brigitte Findakly forment en bande dessinée comme à la ville un duo depuis de nombreuses années.
Si la bibliographie pléthorique de Lewis Trondheim n’a plus de secret pour personne, celle de Brigitte Findakly, son épouse et coloriste, quoique toute aussi importante, reste moins connue.
De Pif Gadget, à ses débuts, au Chat du Rabbin, des Formidables aventures de Lapinot au R... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  25 mai 2017
Brigitte naît à Mossoul, en 1959, d'un père irakien et d'une mère française. Elle se rappelle des vendredis pique-nique autour de Mossoul, des escalades sur le site d'Hatra, des coquelicots qu'elle cueillait, des cours de Coran qu'elle suivait, des magazines féminins auxquels était abonné sa maman et dans lesquels, en dernière page, des photos de chanteurs juifs comme Enrico Macias étaient découpées à la douane, de la sortie scolaire au cours de laquelle toute la classe a salué fièrement le passage du frère du général Aref ou encore de ses vacances en France... Mais, elle se souvient aussi des coups d'état et des luttes militaires...
Cet album dépeint la vie de Brigitte Findakly, du début des années 60 à nos jours, de l'Irak où elle passa son enfance à la France. Des souvenirs personnels parsemés ici et là de quelques anecdotes concernant ses parents et de quelques événements qui ont marqué le pays. Une autobiographie intéressante, certes, mais qui manque parfois de profondeur et de fil conducteur. L'on passe ainsi d'un événement ou d'un souvenir à un autre, d'une année à une autre, sans logique apparente. Avec Lewis Trondheim, qui n'est autre que son compagnon dans la vie, Brigitte Findakly raconte, de façon presque naïve, son enfance mais aussi l'histoire, beaucoup plus tragique, de l'Irak et de sa famille. Un album touchant sur l'ascension d'une jeune femme encore partagée entre ses deux pays. Graphiquement, dépourvues de tout cadre, les planches, au trait enfantin et aux couleurs vives, sont en parfaite harmonie avec ces souvenirs croqués avec douceur.
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Commenter  J’apprécie          551
fanfanouche24
  30 novembre 2016
Toute ma reconnaissance à l'ami... qui , en me le prêtant, m'a fait connaître ce roman graphique personnel et rempli d'informations...sur l'histoire irakienne.
.
Ce dernier retrace la vie d'une petite fille, qui deviendra la coloriste, Brigitte Findakly, né en Irak (Mossoul, exactement) , en 1959... Elle y a grandi jusqu'en 1973...y est revenue plusieurs fois, mais de moins en moins souvent vu la dégradation, et le durcissement du régime.
Mariée à Lewis Trondheim [depuis 1993], auteur prolifique de B.D, et qui a réalisé les dessins de ce roman graphique, mis en couleurs par Brigitte Findakly, le texte ou scénario rédigé "de concert".
Nous apprenons par le biais de ce récit de famille l'évolution du pays des années 50 à nos jours...
les coutumes, et usages, le quotidien de l'école, les contraintes, différentes règles et restrictions, créées par les différents régimes... le tout empirant en réduction de liberté, régressions multiples pour la vie des femmes et des petites filles [codes vestimentaires, prosélytisme religieux, interdiction de la parole individuelle, etc]
Aux dessins alternent quelques pages offrant des photos anciennes de l'ensemble de cette famille unie, mais éprouvée par les transformations négatives de leur pays... et des fluctuations non rassurantes du régime.
Cette famille viendra en 1973 en France, et l'exil sera vivement ressenti, d'autant plus pour les parents, auxquels Brigitte Findakly rend un très bel hommage, bouleversant ...Un beau portrait du papa, dentiste militaire, généreux et pacifique, ne faisant pas payer ses clients les plus pauvres, ce qui n'empêchera pas le gouvernement de l'accabler d'impôts puisque sa salle d'attente était surveillée et ne désemplissait pas...
Une découverte fort intéressante..; et qui nous redit, si besoin était que la liberté et la démocratie...sont des cadeaux absolus... dont nous avons le privilège de bénéficier chaque jour, en France .. quand on voit l'éclatement d'un pays et des familles, émigrés aux 4 coins du monde pour "survivre"... et faire vivre leurs enfants sous des cieux plus tolérants !!!
Je terminerai sur cet extrait qui conclue ce roman graphique fort réussi :
"Nous sommes en 2016. Mes cousins et mes cousines ont longtemps espéré que la situation s'arrange. Ils sont restés jusqu' à la mort de leurs parents puis, pour que leurs enfants puissent avoir un avenir normal, ils ont presque tous émigré aux quatre coins du monde.
Australie, Nouvelle Zélande, Canada, Etats-Unis, Suède, France,...
Beaucoup se sont raccrochés profondément à une des rares choses qu'ils ont pu emporter avec eux: leur foi chrétienne. Et, en parallèle, ils sont tous devenus islamophobes.
Je ne les juge pas
Je ne chercherai pas à argumenter.
Je continuerai à les aimer tels qu'ils sont, gardant en mémoire des êtres chers."
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Ziliz
  12 mars 2017
La BD est un excellent support pour appréhender les chambardements géo-politiques complexes et leurs répercussions sur les populations, notamment dans les pays du Moyen-Orient et du Proche-Orient.
La preuve avec 'Persepolis' (et d'autres ouvrages de Marjane Satrapi), et 'L'Arabe du futur' (Riad Sattouf).
A son tour, la coloriste de BD franco-irakienne Brigitte Findakly évoque les bouleversements qu'a connus depuis soixante ans le pays où elle a passé sa jeunesse - l'Irak. Elle constate d'autant mieux la dégradation des conditions de vie et le recul des libertés qu'elle y retourne rarement, étant désormais installée en France.
Dans cet album, j'ai beaucoup aimé le dessin de Lewis Trondheim, très enfantin. Certains lecteurs pourront estimer que le trait ne se prête pas à toutes les situations, lorsque seuls des adultes sont en scène, par exemple, puisque tous les personnages ont des bouilles de gamins.
J'ai apprécié les anecdotes qui donnent un aperçu de la vie en Irak dans les années 60-70, et en particulier de celle d'une petite fille, de son père dentiste et de sa mère française exilée et heureuse d'avoir trouvé une famille dans son nouveau pays.
J'ai trouvé dommage que l'ouvrage soit si mal construit, en revanche, et la chronologie si chahutée. L'auteur passe d'une époque à une autre, sans lien, comme on évoquerait des souvenirs pêle-mêle oralement. Et rien dans la présentation de l'album n'indique les transitions. On s'y retrouve quand même, puisque le propos reste simple, mais c'est le gros défaut de ce témoignage, par ailleurs instructif et émouvant.
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boudicca
  29 novembre 2016
Une toute petite fille à la tête aussi grande que le corps, souriante et dotée de longs cheveux noirs. C'est ainsi que Brigitte Findakly se met en scène dans « Coquelicots d'Irak », un roman graphique dans lequel la scénariste et coloriste revient sur son parcours et ses origines, entre l'Irak et la France. L'artiste n'est évidemment pas la première à faire partager ses souvenirs d'enfance dans un pays arabe par le biais de la bande dessinée : ce fut le cas, entre autre, de Marjane Satrapi qui revenait dans « Persépolis » sur les années passées par sa famille sous la domination du Shah en Iran, mais aussi, plus récemment, de Riad Sattouf qui continue de relater au fil des tomes de « L'arabe du futur » sa vie dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d'Hafez El-Assad. S'il n'a à mon humble avis pas la force des albums suscités, le récit de Brigitte Findakly ne nous en livre pas moins un témoignage intéressant du quotidien des Irakiens entre les années 1950 et aujourd'hui. L'occasion pour le lecteur d'en apprendre davantage sur l'histoire contemporaine de l'Irak et de réaliser que l'instabilité dans la région ne date pas d'hier (et n'est malheureusement pas prête de s'arranger avec l'implantation de Daech dans le nord-ouest du pays). L'intérêt de l'ouvrage réside d'ailleurs essentiellement dans ce que les anecdotes choisies par l'auteur révèlent de l'évolution de la société irakienne au cours de ce quart de siècle.
Parce que le sujet la touche personnellement, et parce que, comme souvent, le phénomène est l'un des premiers révélateurs de la radicalisation de la société, Brigitte Findakly témoigne notamment de la régression alarmante du statut de la femme dans le pays (contraintes vestimentaires de plus en plus strictes, attitude des hommes de plus en plus autoritaire...). Une partie des événements relatés ici décrit également de manière assez nette l'installation d'un régime dictatorial et l'essor d'une paranoïa collective, entretenue et encouragée par les gouvernements successifs (messages incitant à la délation au début des films projetés au cinéma, interrogatoires des enfants à l'école sur les discours tenus à la maison par leurs parents...) L'album ne manque donc pas d'informations intéressantes qui parviennent à nous toucher d'autant plus facilement qu'elles nous sont données par une enfant, toutefois le récit se révèle un peu trop décousu. Certaines de ces anecdotes semblent ainsi être évoquées sans réel souci de cohérence, impression renforcée par quelques problèmes de transition qui cassent parfois le rythme de la lecture (des changements d'époques trop brusques, par exemple). de même, les quelques « bonus » insérés dans l'histoire et relatant tel ou tel aspect de la vie quotidienne en Irak sont intéressants mais n'ont parfois aucun rapport avec ce qui suit ou précède ce qui ne fait qu'accentuer cette impression de désordre.
Malgré une narration parfois un peu trop confuse, le témoignage de Brigitte Findakly (assistée ici de Lewis Trondheim) parvient sans mal à toucher et interpeller le lecteur qui appréciera certainement de découvrir quelques aspects de la vie quotidienne des Irakiens d'hier et d'aujourd'hui. Une sympathique découverte qui possède suffisamment d'atouts pour convenir à un public adulte mais aussi jeunesse.
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Bazart
  02 novembre 2016
Bien moins médiatisée que son Lewis Trondheim de mari, la carrière de Brigitte Findakly, son épouse et coloriste, n'en est pas moins impressionnante. Que ce soit pour les oeuvres de son mari ( notamment les Formidables aventures de Lapinot) ou celles de collègues/ amis de ce dernier ( ( le Chat du Rabbin de Sfar ou le Retour à la terre de Larcenet), elle a été chargée de mettre en couleurs d'une centaine d'albums dont certains figurent assurément parmi les plus notables de ces dernières années.
Pour la première fois, elle est aussi créditée du scénario d'un album en racontant son histoire personnelle mise en BD par son mari. Il faut dire que Brigitte Findakly a une enfance vraiment singulière : née en Irak, d'un père irakien et d'une mère française à l'orée des années 1960, elle a passé eon enfance à Mossoul, ville du nord de l'Irak, à une époque où, bien avant l'arrivée au pouvoir de Saddam Hussein, se succèdent coups d'État et dictatures militaires.
Trondheim met de coté ses fameux animaux anthropomorphisés pour capter le plus justement possible le fil des souvenirs personnels de son épouse, pour un récit mettant en prise des êtres humainset dessine de véritables êtres humains aux prises avec les incongruités d'un régime dictatorial pas toujours très logique, et qui aboutira à un exil familial vers la France au début des années 1970, avec toutes les difficultés administratives, sociales et culturelles qu'un tel déracinement implique.
La chronique de cette bande dessinée juste en dessous de celle de l'Arabe du Futur est pertinente dans le sens où l'on pense forcément à la série de Riad Sattouf en lisant ces coquelicots d'Irak, avec ces souvenirs qui entrainent différences culturelles prégnantes à l'intérieur d'un couple et regard enfantin sur une société pleine d'incongruités administratives et autres.
Si ces coquelicots n'ont pas la force d'incarnation et le génie d'observation de Sattouf, il n'en reste pas moins très plaisant à suivre et profondément émouvant quant au déracinement et aux liens fugaces mais tenaces, qui nous raccroche à notre passé et à la terre qui nous a fait naitre.
Agrémenté de photos d'archives, et de jolis allers retours passé présent, ces coquelicots irakiens inhalent un parfum de nostalgie forcément ennivrant...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (3)
Bibliobs   30 janvier 2017
La coloriste de «Pif Gadget» et du «Chat du Rabbin», devient ici pour la première fois scénariste, afin de raconter ses souvenirs d'une vie de famille affectée non seulement par les aberrations de la dictature irakienne, mais aussi par celles de la France des années 1970.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaPresse   06 octobre 2016
Un album à la fois historique et personnel, qui n'est pas sans rappeler la série L'Arabe du futur de Riad Sattouf.
Lire la critique sur le site : LaPresse
BoDoi   23 août 2016
Le ton est doux, parfois nostalgique, et se fait bouleversant dans les dernières pages [...] Une belle réussite
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   14 mars 2017
En octobre 1989, un an après la fin de la guerre Iran-Irak, je suis retournée à Bagdad. Onze ans s'étaient écoulés depuis mon dernier voyage. Le choc a été bien plus rude que lors de mes précédents séjours. [...] Mes cousines avaient presque toutes arrêté de travailler. Elles étaient mariées et avaient eu des enfants. Alors qu'avant, nous prenions l'apéritif tous ensemble, mes cousines servaient désormais leur mari. [...]
Désormais, chez tout le monde, il y avait le portrait de Saddam Hussein.
- Je ne comprends pas pourquoi vous accrochez son portrait.
- On n'a pas le choix. Toutes les familles sont obligées. Mais on n'en parle pas devant les enfants. A l'école, quelqu'un passe tous les jours dans les classes et demande ce que leurs parents pensent de Saddam Hussein.
+ Lire la suite
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ZilizZiliz   11 mars 2017
[Irak, années 60]
Ma mère était abonnée à une revue féminine française qu'elle recevait tous les mois.
Sur l'avant-dernière page, là où on voyait les photos des 45 tours du hit-parade, il y avait régulièrement des trous.
Ça a duré des années avant que je demande à ma mère pourquoi.
Elle m'a expliqué que c'était des disques d'Enrico Macias, et que des gens à la douane postale étaient chargés de découper ses photos parce qu'il était juif.
+ Lire la suite
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boudiccaboudicca   10 octobre 2016
Dans l'esprit de mon père, nous reviendrions tous quand les temps seraient meilleurs. C'était sans compter sur les ressources de l'adversité... avec Saddam Hussein qui deviendra président en 1979, la guerre d'Iran-Irak de 80 à 89, la guerre du Golfe en 90, les sanctions économiques qui ont suivi, la seconde guerre du Golfe en 2003 et maintenant Daech
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pgremaudpgremaud   17 janvier 2017
Les bons souvenirs (3)

Plusieurs fois par an, il pouvait y avoir des tempêtes de sable sur Mossoul.
Tout devenait jaune orange.
Je passais des heures à regarder le ciel.
Les écoles étaient alors fermées et toutes les circulations interrompues.
J'aimais bien ces moments-là où nous devions rester tous ensemble dans la maison.
Commenter  J’apprécie          80
fanfanouche24fanfanouche24   30 novembre 2016
Nous sommes en 2016. Mes cousins et mes cousines ont longtemps espéré que la situation s'arrange. Ils sont restés jusqu' à la mort de leurs parents puis, pour que leurs enfants puissent avoir un avenir normal, ils ont presque tous émigré aux quatre coins du monde.

Australie, Nouvelle Zélande, Canada, Etats-Unis, Suède, France,...

Beaucoup se sont raccrochés profondément à une des rares choses qu'ils ont pu emporter avec eux: leur foi chrétienne. Et, en parallèle, ils sont tous devenus islamophobes.

Je ne les juge pas

Je ne chercherai pas à argumenter.

Je continuerai à les aimer tels qu'ils sont, gardant en mémoire des êtres chers.
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