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Alexandre Abensour (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253149446
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Novembre, écrit au cours des années 1841-1842, est une bonne initiation à l’œuvre de Flaubert. Il s'agit d'un texte de jeunesse hanté par les thèmes romantiques - exaltation de soi, aspiration à l'infini, sentiment de la solitude et de la mort, amour impossible -, qui inscrit Flaubert dans la lignée des écrivains de son temps : Chateaubriand ou Musset.
Le personnage féminin du récit est Marie, une jeune prostituée au grand cœur. Son portrait anticipe la place... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Folfaerie
  14 septembre 2012
Je ne le cacherai point, je n'ai jamais tellement aimé Flaubert. Je n'y peux rien, c'est comme ça. J'ai lu la plupart des Flaubert que j'ai à la maison parce que c'étaient des lectures imposées au collège ou au lycée. Ce court récit ne fait pas exception à la règle, il est l'une des trois oeuvres au programme de mon option "Littérature française".
Il est précisé dans la préface que ce récit fut écrit en 1842, Flaubert avait alors vingt et un ans, et qu'il fut inspiré par sa liaison avec Elisa Schlésinger. de plus, lorsqu'il écrivit cette courte oeuvre, il pensait qu'une carrière littéraire lui était fermée à jamais. A l'image de son personnage principal, Flaubert était déjà déçu par la vie avant même d'avoir pleinement vécu.
Le narrateur est un jeune homme plutôt solitaire et tourmenté par l'amour (les femmes le fascinent et lui font peur à la fois) qui finit par y être initié par une prostituée nommée Marie. Cette dernière lui raconte sa jeunesse, au cours de leurs ébats enfiévrés, et confesse sans honte sa sensualité dévorante. (Voilà, rien de bien palpitant et j'ai baillé à plusieurs reprises je l'avoue.)
Malgré cette passion qui le saisit, le jeune homme n'aura pas le courage de rester avec cette femme. Une jeune homme bien compliqué, hésitant entre la volupté et la pureté, deux états qui ne vont pas bien ensemble... En choisissant de fuir, il se condamne à une vie bien malheureuse.
Voilà un texte qui annonçait déjà l'Education sentimentale et Madame Bovary (et hélas, je n'ai aimé aucun de ces deux romans, mon cas s'aggrave...). le détail amusant à retenir, et qu'explique Jérôme Vérain en guise de post-face, c'est que l'écrivain renonça à publier cette "ratatouille sentimentale et amoureuse", et ce, tout au long de sa vie. Je me console en pensant que si Flaubert lui-même trouvait ce récit mauvais, je peux donc me permettre de m'ennuyer considérablement à cette lecture !
Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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Maphil
  10 juin 2012
C'est une oeuvre de jeunesse de Flaubert mais qui, déjà, renferme toutes les qualités de l'écrivain. Ce récit revêt l'allure d'un écrit posthume. C'est l'oeuvre d'un homme qui se rappelle et qui, maintenant sur l'autre rive, embrasse du regard toute son existence révolue. "Novembre", avec son sous-titre désabusé : "Fragments de style quelconque" est l'adieu au personnage qu'il était naguère. On trouve également dans ce texte un entier consentement à la volupté avec des pages brûlantes sur la joie des corps, sur la chair fontaine de délices. Puisqu'on lui interdit de suivre sa voie, il recherchera la jouissance. Il mène une bataille contre son âme pour l'abolir car la seule issue est d'être une âme morte.
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missycornish
  25 janvier 2013
Je m'incline devant celui qui a réussi à terminer ce roman sans plisser de l'oeil au moins une fois! …Respect.
Novembre est l'une des premières ébauches littéraires de Gustave Flaubert. Cette oeuvre écrite durant sa jeunesse vers 1842-1843, alors qu'il n'avait qu'une vingtaine d'années ne sera publiée qu'à titre posthume tout comme L'Education sentimentale. Bien que Flaubert l'ait écrit initialement dans le but de peaufiner son écriture encore trop trébuchante à son goût, ce récit est une véritable analyse psychologique du grand romantique tourmenté. le roman éponyme, Novembre, sera d'ailleurs intitulé à l'origine Exercice d'un style quelconque.
Novembre est un pastiche des romans du courant romantique du XIXème siècle. le roman s'ouvre sur l'obsession maladive du narrateur, Novembre, pour la mort.
Dans la première partie du livre, le personnage principal se remémore sa jeunesse et nous dévoile ses états-d'âmes à travers les descriptions pittoresques qu'il fait de la campagne. On retrouve tout au long du récit, les leitmotives de la mort et du froid: « Tout va dormir ou mourir ». Cette phrase reflète la personnalité indolente du narrateur, un trait de caractère qui semble être accentué par le climat hivernal de la saison. Cet endormissement semble affaiblir davantage le moral de Novembre. le narrateur demeure en grande partie statique, nous narrant des bribes de sa jeunesse et faisant surtout l'analyse de l'évolution de son caractère. Bref, l'histoire est passionnante ! (sentez-vous l'ironie ?).
L'auteur me pardonnera sans-doute de ne pas avoir su apprécier dignement ce qu'il nommait lui-même dans une correspondance avec sévérité mais toutefois avec une certaine pointe de lucidité, « sa ratatouille sentimentale et amoureuse ». Si Novembre, reste aujourd'hui considérée comme une oeuvre chancelante, le lecteur y décèlera quelques éclairs de génie d'écriture qui feront par la suite de lui un romancier français consacré. Pour ma part, malgré son écriture pointilleuse, l'alchimie n'a nullement pris. Malgré sa petite épaisseur, j'ai trouvé cette lecture bien fastidieuse. En effet, j'ai décroché à plusieurs reprises et ai du relire quelques passages, certaine d'avoir manqué l'essentiel pour finalement me rendre compte que finalement non, il n'y a quasiment pas d'intrigue et on s'ennuie ferme d'un bout à l'autre. Mortel.

Lien : http://artdelire.wordpress.c..
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Jamais_Content
  24 juin 2015
L'intérêt de la jeunesse "romantique" et égotiste de Flaubert, c'est de relativiser le caractère insupportablement blasé et rabat-joie du futur Flaubert dilettante. Le style est lourd et ampoulé, très loin (pour ne pas dire aux antipodes) de l'épure et du sérieux de Madame Bovary ; les idées-clichés sont d'une platitude et d'une indigence décevantes, même pour des "œuvres de jeunesse". Next.
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VACHARDTUAPIED
  08 avril 2013
Je pensais avoir tout lu de Flaubert et je viens de tomber sur ce texte....Encore, j'en veux encore du Flaubert......
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
lesfleursdumal1212lesfleursdumal1212   15 janvier 2017
Quelquefois, n’en pouvant plus, dévoré de passions sans bornes, plein de la lave ardente qui coulait de mon âme, aimant d’un amour furieux des choses sans nom, regrettant des rêves magnifiques, tenté par toutes les voluptés de la pensée, aspirant à moi toutes les poésies, toutes les harmonies, et écrasé sous le poids de mon cœur et de mon orgueil, je tombais anéanti dans un abîme de douleurs, le sang me fouettait la figure, mes artères s’étourdissaient, ma poitrine semblait rompre, je ne voyais plus rien, je ne sentais plus rien, j’étais ivre, j’étais fou, je m’imaginais être grand, je m’imaginais contenir une incarnation suprême, dont la révélation eût émerveillé le monde, et ses déchirements, c’était la vie même du dieu que je portais dans mes entrailles. À ce dieu magnifique j’ai immolé toutes les heures de ma jeunesse ; j’avais fait de moi-même un temple pour contenir quelque chose de divin, le temple est resté vide, l’ortie a poussé entre les pierres, les piliers s’écroulent, voilà les hiboux qui y font leur nids. N’usant pas de l’existence, l’existence m’usait, mes rêves me fatiguaient encore plus que de grands travaux ; une création entière, immobile, irrévélée à elle-même, vivait sourdement sous ma vie ; j’étais un chaos dormant de mille précipices féconds qui ne savaient comment se manifester ni que faire d’eux-mêmes, ils cherchaient leurs formes et attendaient leur moule.
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lesfleursdumal1212lesfleursdumal1212   15 janvier 2017
Je ne voyais rien à quoi me raccrocher, ni le monde, ni la solitude, ni la poésie, ni la science, ni l'impiété, ni la religion ; j'errais en tout cela comme les âmes dont l'enfer ne veut pas et que le paradis repousse. Alors je me croisais les bras, me regardant comme un homme mort, je n'étais plus qu'une momie embaumée dans ma douleur ; la fatalité, qui m'avait courbé dès ma jeunesse, s'étendait pour moi sur le monde entier, je la regardais se manifester dans toutes les actions des hommes aussi universellement que le soleil sur la surface de la terre, elle me devint une atroce divinité, que j'adorais comme les Indiens adorent le colosse ambulant qui leur passe sur le ventre ; je me complaisais dans mon chagrin, je ne faisais plus d'effort pour en sortir, je le savourais même, avec la joie désespérée du malade qui gratte sa plaie et se met à rire quand il a du sang aux ongles.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   08 avril 2013
J'aime l'automne, cette triste saison va bien aux souvenirs. Quand les arbres n'ont plus de feuilles, quand le ciel conserve encore au crépuscule la teinte rousse qui dore l'herbe fanée, il est doux de regarder s'éteindre tout ce qui naguère brûlait encore en vous.
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KymchieKymchie   16 avril 2015
Il y a un instant, dans le départ où, par anticipation de tristesse, la personne aimée n'est déjà plus avec vous.
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lesfleursdumal1212lesfleursdumal1212   15 janvier 2017
A compter les années cependant, il n’y a pas longtemps que je suis né, mais j’ai à moi des souvenirs nombreux dont je me sens accablé, comme le sont les vieillards de tous les jours qu’ils ont vécus ; il me semble quelques fois que j’ai duré pendant des siècles et que mon être renferme les débris de mille existences passées. Pourquoi cela ? Ai-je aimé ? Ai-je haï ? Ai-je cherché quelque chose ?
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Videos de Gustave Flaubert (88) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gustave Flaubert
Rome Re?invente?e . L'Antiquité dans l'imaginaire occidental, de Titien à Fellini.
Rome : un fantasme, une énigme, un grand livre d?images qui a traversé les siècles, jusqu?aux séries d?aujourd?hui, aux jeux vidéo ou aux bandes dessinées. Dès la Renaissance, artistes et écrivains n?ont cessé en effet de puiser à la source intarissable de l?Antiquité. Gustave Flaubert dédia plusieurs années de son existence à la rédaction de "salammbô", Federico Fellini retrouva son énergie créatrice lors du tournage du "Satyricon", Cléopâtre, Spartacus ou Jules César donnèrent au cinéma ses plus grands succès publics, l?empereur Hadrien fournit à Marguerite Yourcenar la matière d?un best-seller et Oscar Wilde érigea l?éphèbe Antinou?s au rang de porte-étendard homosexuel? C?est l?objet de cet ouvrage que de montrer, à travers une dizaine d??uvres d?art, comment la référence à l?histoire romaine a nourri l?imaginaire collectif occidental, dessiné les contours de notre univers culturel, structuré nos représentations politiques, notre conception de la religion, du destin, ou encore des rapports entre l?homme et la femme. Et comment l?effondrement de l?Empire n?a cessé d?être un miroir dans lequel les sociétés projetaient les angoisses de leur temps.
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L'Éducation Sentimentale

Fumichon, concernant la propriété, évoque les arguments d'un homme politique dont Flaubert parle en ces terme dans une lettre à George Sand: "Peut-on voir un plus triomphant imbécile, un croûtard plus abject, un plus étroniforme bourgeois! Non! Rien ne peut donner l'idée du vomissement que m'inspire ce vieux melon diplomatique, arrondissant sa bêtise sur le fumier de la Bourgeoisie!". De qui s'agit-il?

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