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Pierre-Marc de Biasi (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253160490
Éditeur : Le Livre de Poche (01/07/1999)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 588 notes)
Résumé :
Bouvard et Pécuchet est une Odyssée. La littérature (profane - c'est-à-dire la vraie) commence avec Homère (déjà grand sceptique) et toute grande œuvre est soit une Iliade, soit une Odyssée, les odyssées étant beaucoup plus nombreuses que les iliades : le Satiricon, La Divine Comédie, Pantagruel, Don Quichotte, et naturellement Ulysse (où l'on reconnaît d'ailleurs l'influence directe de Bouvard et Pécuchet) sont des odyssées, c'est-à-dire des récits de temps pleins.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Woland
  27 août 2008
Si, au lieu de brader "Mme Bovary" à des élèves de 3ème ou de Seconde qui n'y comprennent que peu de choses tant leur expérience personnelle se trouve à dix mille lieues des tourments d'une provinciale mal mariée du XIXème siècle, on leur offrait des "Morceaux choisis" de "Bouvard & Pécuchet", peut-être le malentendu qui s'établit en général très vite entre les élèves et Gustave Flaubert n'existerait-il pas. (Il faudrait, notez bien, que les enseignants y mettent aussi du leur, et voilà qui est plus hasardeux ... )
Car l'oeuvre inachevée de Flaubert est un monument pince-sans-rire dressé à la bêtise monomaniaque élevée au rang de l'art par deux anti-héros dont on se demande bien souvent si leurs excentricités ne vont pas finir par les faire sombrer dans la folie pure et simple.
Pourtant, à bien regarder ce livre extraordinaire, c'est autour de Bouvard et Pécuchet plus que dans leurs agissements personnels que se déploie, dans toute sa gloire, la beaufitude bourgeoise et bien-pensante. Au sein de la province normande où ils sont allés chercher repos et plénitude, nos deux personnages principaux ne sont entourés que d'aigris et d'envieux qui, lorsqu'ils s'aperçoivent de l'originalité des deux compères, s'empressent d'unir leurs efforts pour les blâmer, les décrier et les moquer de toutes les façons possibles et imaginables. Une certaine Mme Brodin ira même jusqu'à attiser la nature très charnelle de Bouvard afin d'obtenir de lui un prix risible pour l'une de ses propriétés qu'elle convoite.
Le monde paysan et ouvrier n'est pas mieux traité par un Flaubert qui, bien que né à Rouen, ne se faisait visiblement aucune illusion quant à l'avidité naturelle de ses compatriotes. Les événements de 1848, les petites et grandes lâchetés des notables sont passés au crible. Avec une lucidité rare et à l'opposé absolu du Hugo des "Misérables", Flaubert campe enfin des enfants de forçat absolument irrécupérables que Bouvard & Pécuchet, en philanthropes aussi émus que naïfs, tentent en vain d'élever hors de la fange où ils sont nés.
Bref, ce livre est d'une cruauté inouïe envers la Nature humaine à laquelle il ne laisse aucune rémission possible. Et malgré tout, devant ce défilé écrit de silhouettes à la Daumier, le lecteur s'amuse de bout en bout, partagé entre les rires que lui inspirent les déconfitures successives des pauvres Bouvard et Pécuchet et la tendresse que, peu à peu, l'originalité foncière de ces deux caractères finit par lui inspirer.
Certes, on ne rit pas aux éclats - quoique, parfois ... Et l'on est ici bien plus proche de l'humour anglais que des éclats rabelaisiens. N'empêche : ce roman se lit sans efforts en une seule journée et, quand on le referme, on se demande si, finalement, dans sa jeunesse, on n'est pas passé à côté du vrai Gustave Flaubert.
A lire absolument. ;o)
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Allantvers
  25 novembre 2016
Quelle surprise de découvrir, à travers les mésaventures de deux apprentis tout et n'importe quoi, un Flaubert dans la peau de l'homme en colère contre ses contemporains.
Bouvard et Pécuchet nous refont l'Encyclopédie à l'envers : agriculture, religion, histoire, archéologie, tout y passe et rien ne résiste, pas une certitude, pas une opinion, pas même un livre, tous bons à jeter.
Un roman vraiment étonnant, faramineux projet inachevé, qui par le biais d'une bouffonnerie grinçante détricote les bienfaits de l'instruction et fait le procès d'une époque pontifiante.
Mais finalement, sont-ils si bêtes nos deux zozos, avec tout ce qu'ils ont appris et désappris ?
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colimasson
  20 avril 2013
Il est inutile d'apprendre : la connaissance ne s'acquiert ni dans les livres, ni ailleurs. Il est inutile de lire, à moins de vouloir se rendre fou, pédant ou désespéré. Il est inutile d'écrire, à moins de vouloir contaminer le reste du monde des relents dégénérés de son individu. Et pour le prouver, Flaubert nous livre une démonstration par l'absurde : non seulement il apprendra en se gorgeant de toutes les connaissances mémorisées jusqu'à son époque, mais en plus il tirera cet enseignement de ses pires ennemis les livres, après quoi il vomira cette mélasse d'enseignements par la plume, participant ainsi au massacre qu'il souhaite mettre en évidence.

Flaubert met en scène Bouvard et Pécuchet, deux pauvres bougres qui n'ont pas sa lucidité. Employés dactylographes menant une vie ordinaire, leur existence se met seulement à dévier lorsqu'ils tombent l'un sur l'autre. de leur fréquentation mutuelle, une troisième volonté surgira : celle qui aspire à un au-delà libéré des contraintes financières et de la monotonie professionnelle. le destin aidant, Bouvard et Pécuchet trouvent finalement le moyen de se retirer à la campagne. Enfin, la belle vie ? Certes, mais… tout comme Emma Bovary, les deux anciens secrétaires ne parviennent jamais à l'entière satisfaction. Il manque quelque chose à leur épanouissement, sans qu'ils ne sachent précisément le nommer. L'ennui est là, qui guette le moindre fléchissement de leur humeur.

Pour détourner leur attention de cette menace, Bouvard et Pécuchet se lancent dans l'étude. Se projetant corps et âme dans une discipline après l'autre –biologie, géologie, philosophie, littérature, religion, psychologie, médecine, au choix…-, ils en aspirent toute la moelle avec un appétit de charognard, ne relevant la tête que lorsqu'il n'en reste plus rien, et découvrant alors le peu de consistance de la matière absorbée. Les sciences ne sont qu'un moyen, que Bouvard et Pécuchet dévorent pour atteindre une fin qu'ils ne connaissent pas. Les querelles idéologiques qu'ils se livrent ne sont que des divertissements, espérant peut-être aviver assez de foi en eux pour leur conférer une identité qu'ils ne maîtrisent pas.

Flaubert ne peut être comparé à ses personnages : il se situe bien au-delà d'eux et il les a surpassés depuis longtemps. Passant peut-être, comme eux, par les phases de la satisfaction, de l'ostentation, de la déception puis du désespoir, il n'a pas sombré à leur manière dans la résignation mais s'est gorgé d'une lucidité rageuse qui exacerbe son ironie et son dégoût. le roman qu'il écrit pour rendre ses lecteurs aussi abattus que lui constitue une étrange mise en abyme : avant de l'écrire, Flaubert se sera infligé la lecture de centaines d'ouvrages scientifiques, en relevant toutes les incongruités (et nous livrant ainsi un Dictionnaire des idées reçues et un Sottisier truculents), et en résumant les grandes idées qu'il fait ensuite tenir à Bouvard et Pécuchet. Les références abondent en tous sens, les théories se contredisent les unes les autres, les idéologies s'affrontent dans des querelles dont la multiplication appauvrit l'intérêt, et tout l'édifice culturel s'effondre devant le constat d'une absurdité insolvable. Et si encore on s'amusait… mais non, même pas. Bouvard et Pécuchet, malgré quelques traces d'ironie cinglante et bouffonne (« Afin de produire artificiellement des digestions, ils tassèrent de la viande dans une fiole, où était le suc gastrique d'un canard –et ils la portèrent sous leurs aisselles durant quinze jours, sans autre résultat que d'infecter leurs personnes »), se lit dans la torpeur et l'ennui.

Le travail de sape est réussi… ou presque. Malgré tout le dégoût qu'on suppose être à la base de l'écriture de ce roman, le lecteur ne pourra être totalement contaminé par l'abattement originel de Flaubert car, en détruisant l'objet de ses espoirs et de ses désillusions, celui-ci parvient enfin à trouver du plaisir là où les théories scientifiques n'ont su lui inspirer que du découragement. Sapant de bon coeur un édifice culturel fondé sur des sables mouvants, la rage triste de Flaubert devient rage joyeuse, et réussit parfois à nous tirer un sourire et même un soupçon de plaisir au milieu de notre ennui…

Lien : http://colimasson.over-blog...
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monito
  17 septembre 2009
Dernier ouvrage, inachevé, de Gustave Flaubert, ce roman comme le dit Guy de Maupassant est un véritable conte philosophique. D'un point de départ insignifiant, deux hommes approchant la cinquantaine ayant chacun une vie parfaitement inintéressante, partent grâce aux caprices de l'héritage, s'installer en Normandie, pour n'y rien faire…sauf toucher à toutes les formes de savoir.
Le jardinage, l'agriculture, la chimie, la médecine, l'astronomie, l'archéologie, l'histoire, le magnétisme, la sorcellerie, la philosophie, la religion, l'éducation, ces savoirs, ces besoins de savoir se succèdent. Nos deux petits bourgeois guère éduqués apprennent, découvrent, confrontent et partage des savoirs qui se contredisent les uns les autres. Un autre savoir vient alors comme un moyen de contourner ou détourner ces contradictions…ils s'y plongent et retrouvent les mêmes abîmes.
Leurs pérégrinations, les ouvertures au monde, auxquelles ils adhèrent parfois, sont bien évidemment en pleine contradiction avec la morale bien pensante de cette Normandie profonde : occasion de jeter un oeil sévère et caustique sur ce milieu du XIXème siècle, les évolutions politiques et les immanences sociales.
Tout Flaubert est là ; un style, des phrases courtes où tous les mots font sens. Une recherche poussée à l'extrême : des références à faire peur…
Pas si peur que cela finalement quand on voit le devenir de nos deux amis, Bouvard et Pécuchet.
Un livre qui nous invite au scepticisme, à la relativité de tout ce que l'on sait ou croit savoir. Un livre aussi qui invite au savoir, tout simplement pour essayer de comprendre ce qui au final reste toujours incompréhensible : comment en sommes-nous arrivés là ?
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camilleD
  06 février 2013
Quel désillusionné que notre Flaubert...
Bouvard et Pécuchet est de loin le roman le plus drôle de Flaubert. Son dernier, aussi, celui qu'il n'aura pas le temps d'achever. Peut-être doit-on voir ici un coup du sort semblable à ceux auxquels ses deux héros ridicules, ces ratés, ces idiots incompris et incapables ne cessent de faire face.. ?
Flaubert n'achèvera pas son roman, Bouvard et Pécuchet auraient peut-être mieux fait d'en faire autant, puisqu'ils n'achèveront leurs innombrables expériences que par des malheurs.
Des anti-héros, pour un anti-coup de foudre. Une parodie triste mais risible de la vie de deux citadins bourrés d'imagination. Nos deux éclopés de la vie rebondissent sans cesse après des tentatives déchues, avortées d'expériences en tout genre. Tout est triste dans ce roman, mais tout est si drôle... Une pincée de cynisme ne nous empêche tout de même pas de nous attacher à ces héros incapables que l'on vient à plaindre, que l'on voudrait aider...
Un classique, un autre, dont il serait dommage de ne pas profiter.
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Citations et extraits (112) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   07 juillet 2019
Bouvard n’avait quitté Paris que le surlendemain, pour dîner encore une fois avec Barberou. Il arriva dans la cour des messageries à la dernière minute, puis se réveilla devant la cathédrale de Rouen ; il s’était trompé de diligence.
Le soir toutes les places pour Caen étaient retenues ; ne sachant que faire, alla au Théâtre des Arts, et il souriait à ses voisins, disant qu’il s’était retiré du négoce et nouvellement acquéreur d’un domaine aux alentours. Quand il débarqua le vendredi à Caen ses ballots n’y étaient pas. Il les reçut le dimanche, et les expédia sur une charrette, ayant prévenu le fermier qu’il les suivrait de quelques heures.
À Falaise, le neuvième jour de son voyage, Pécuchet prit un cheval de renfort, et jusqu’au coucher du soleil on marcha bien. Au-delà de Bretteville, ayant quitté la grande route, il s’engagea sur un chemin de traverse, croyant voir à chaque minute le pignon de Chavignolles. Cependant les ornières s’effaçaient ; elles disparurent et ils se trouvèrent au milieu des champs labourés. La nuit tombait. Que devenir ? Enfin Pécuchet abandonna le chariot, et pataugeant dans la boue, s’avança devant lui à la découverte. Quand il approchait des fermes, les chiens aboyaient. Il criait de toutes ses forces pour demander sa route. On ne répondait pas. Il avait peur et regagnait le large. Tout à coup deux lanternes brillèrent. Il aperçut un cabriolet, s’élança pour le rejoindre. Bouvard était dedans.
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colimassoncolimasson   15 mai 2013
Toutes les viandes ont des inconvénients. Le boudin et la charcuterie, le hareng saur, le homard, et le gibier sont « réfractaires ». Plus un poisson est gros plus il contient de gélatine et par conséquent est lourd. Les légumes causent des aigreurs, le macaroni donne des rêves, les fromages « considérés généralement, sont d’une digestion difficile ». Un verre d’eau le matin est « dangereux » ; chaque boisson ou comestible étant suivi d’un avertissement pareil, ou bien de ces mots : « mauvais ! – gardez-vous de l’abus ! –ne convient pas à tout le monde. » - Pourquoi mauvais ? où est l’abus ? comment savoir si telle chose vous convient ?
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colimassoncolimasson   29 juillet 2013
Une excellente habitude c’est d’envisager les choses comme autant de symboles. Si le tonnerre gronde, figurez-vous le jugement dernier ; devant un ciel sans nuages, pensez au séjour des bienheureux ; dites-vous dans vos promenades que chaque pas vous rapproche de la mort. Pécuchet observa cette méthode. Quand il prenait ses habits il songeait à l’enveloppe charnelle dont la seconde personne de la Trinité s’est revêtue. Le tic-tac de l’horloge lui rappelait les battements de son cœur, une piqûre d’épingle les clous de la croix. Mais il eut beau se tenir à genoux pendant des heures, et multiplier les jeûnes, et se pressurer l’imagination, le détachement de soi-même ne se faisait pas ; impossible d’atteindre à la contemplation parfaite !
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colimassoncolimasson   09 mai 2013
Quelle merveille que de retrouver chez les êtres vivants les mêmes substances qui composent les minéraux. Néanmoins, ils éprouvaient une sorte d’humiliation à l’idée que leur individu contenait du phosphore comme les allumettes, de l’albumine comme les blancs d’œufs, du gaz hydrogène comme les réverbères.
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colimassoncolimasson   23 avril 2013
La littérature (profane –c’est-à-dire la vraie) commence avec Homère (déjà grand sceptique) et toute grande œuvre est soit une Iliade soit une Odyssée, les odyssées étant beaucoup plus nombreuses que les iliades : le Satiricon, la Divine Comédie, Pantagruel, Don Quichotte, et naturellement Ulysse (où l’on reconnaît d’ailleurs l’influence directe de Bouvard et Pécuchet) sont des odyssées, c’est-à-dire des récits de temps pleins. Les iliades sont au contraire des recherches du temps perdu : devant Troie, sur une île déserte ou chez les Guermantes.

-Une préface de Queneau-
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Vidéo de Gustave Flaubert
Rome Re?invente?e . L'Antiquité dans l'imaginaire occidental, de Titien à Fellini.
Rome : un fantasme, une énigme, un grand livre d?images qui a traversé les siècles, jusqu?aux séries d?aujourd?hui, aux jeux vidéo ou aux bandes dessinées. Dès la Renaissance, artistes et écrivains n?ont cessé en effet de puiser à la source intarissable de l?Antiquité. Gustave Flaubert dédia plusieurs années de son existence à la rédaction de "salammbô", Federico Fellini retrouva son énergie créatrice lors du tournage du "Satyricon", Cléopâtre, Spartacus ou Jules César donnèrent au cinéma ses plus grands succès publics, l?empereur Hadrien fournit à Marguerite Yourcenar la matière d?un best-seller et Oscar Wilde érigea l?éphèbe Antinou?s au rang de porte-étendard homosexuel? C?est l?objet de cet ouvrage que de montrer, à travers une dizaine d??uvres d?art, comment la référence à l?histoire romaine a nourri l?imaginaire collectif occidental, dessiné les contours de notre univers culturel, structuré nos représentations politiques, notre conception de la religion, du destin, ou encore des rapports entre l?homme et la femme. Et comment l?effondrement de l?Empire n?a cessé d?être un miroir dans lequel les sociétés projetaient les angoisses de leur temps.
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Fumichon, concernant la propriété, évoque les arguments d'un homme politique dont Flaubert parle en ces terme dans une lettre à George Sand: "Peut-on voir un plus triomphant imbécile, un croûtard plus abject, un plus étroniforme bourgeois! Non! Rien ne peut donner l'idée du vomissement que m'inspire ce vieux melon diplomatique, arrondissant sa bêtise sur le fumier de la Bourgeoisie!". De qui s'agit-il?

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