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ISBN : 2343163057
Éditeur : Editions L'Harmattan (24/01/2019)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Livre Audio + accompagnement au violoncelle+ une ballade Irlandaise The Foggy Dew+ Livre numérique+ Livre broché = Une première dans le domaine de l’Édition

la couverture est une estampe de l'auteur "la Mer"

Suite : La 4ème de couverture de l'éditeur

J’ai visité la terre celle peuplée d’ humains, j’ai voyagé en ses contrées.
Alain Fleitour, homme pudique et fougueux, s’imprègne de ses rencontres, guidé par des mo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
TerrainsVagues
  24 février 2019
Petite devinette :
Quel point commun y-a-t-il entre Bernard Menez, The Edge (guitariste de U2), Francis Lalanne, Martine Aubry, Dustin Hoffman, Emiliano Zapata, Roger Federer, Alain Fleitour et moi ?
Nous sommes nés le même jour, à quelques années près.
Quel autre point commun y-a-t-il entre Alain Fleitour et moi à part babel ?
Nous nous sommes croisés lors d'une rencontre de babelioteurs de la région de Vannes. Pas eu le temps de faire vraiment connaissance puisque je partais quand il arrivait et que si le groupe semble bien lancé, je n'ai pour ma part pas donné suite.
Quelques mois plus tard, Alain m'a gentiment envoyé son recueil de poésie sachant que ce genre de lecture est probablement celui qui me « nourrit » le plus. Merci à toi.
Pourquoi ces précisions ? Parce que je crois que c'est le billet le plus compliqué que j'ai eu à faire depuis que je m'essaye à l'exercice sur babel. Rester objectif et faire un billet qui ne soit pas complaisant sur le bouquin de quelqu'un avec qui j'ai échangé quelques mots et quelques messages (parce que je ne peux pas mettre que je « connais »).
Les Fissures de l'Aube, quel magnifique titre, évocateur, qui ouvre le champ de tous les possibles.
Et puis cette couverture, superbe, entre ciel et océan, entre nuage et vague, entre brume et écume. Une couverture tout droit sortie du texte Ouessant avec cette ambiance d'Iroise déchaînée. Une Estampe due à Alain aux multiples talents, si j'ai bien compris, qui ne se contente pas d'écrire.
Je me suis engouffré dans cette fissure en me demandant malgré tout ce que j'allais y trouver.
Douze thèmes dans lesquels viennent se mêler de ci de là un t'aime venant adoucir une fêlure, un cri, venant soutenir un espoir, un souvenir.
Douze parties comme douze mois d'une année, comme le temps d'une vie, le temps qu'il aura fallu à celle-ci pour nous façonner à coups de burin ou à coups d'amour.
Douze comme les apôtres, navigant entre l'Ô-dieux et l'Amour, l'ode yeux et l'amor, un regard sur la vie et la mort, entre abandon et trahison.
Douze comme… comme, oui c'est comme ça que j'aime partir dans un recueil, m'approprier les mots, les coller à mon histoire, les tatouer à un ressenti venu de je ne sais où. J'aime quand les mots me donnent cette sensation étrange de déjà vu, de déjà vécu, ailleurs, dans une autre vie diraient certains. J'aime pouvoir interpréter peut être parce que j'ai du mal avec l'autorité, j'ai du mal quand on m'impose.
Dans Les Fissures de l'Aube, les premiers textes m'ont vraiment parlé. Tu viens, Un fol espoir, le « terrible » J'apprenais ses Mains ou encore Aux Couleurs de l'Automne pour ne citer que quelques titres, m'ont donné un vrai plaisir de lecture parce qu'ouverts.
Malheureusement tous les textes ne m'ont pas fait le même effet. Pas qu'ils soient mal écrits ni qu'ils n'aient aucun sens pour moi mais pour les raisons que j'évoquais plus haut quant à mon gout pour la poésie. Dans la majorité des textes qui touchent à l'intime de l'auteur, je me suis senti « prisonnier ». Des faits bruts sans aucune issue de secours. Je me suis éloigné de l'estampe qui couvre si joliment les maux de ce recueil, je me suis senti un peu à l'étroit.
« La main des Roches Sèches » par exemple m'a parlé parce que j'ai vécu ce jour où le TK Bremen est venu s'échouer à quelques centaines de mètres de Gâvres et que j'étais à Etel ce jour là, trempé comme jamais sous l'orage comme il est dit dans le texte. J'aurais aimé deviner (avec bonheur ou pas) de quoi il s'agissait, me raconter mon histoire à partir de celle d'Alain alors que là tout est mâché, tout est écrit, tout est dévoilé. de belle manière certes mais sans surprise.
C'est comme pour certains textes plus militants que j'ai trouvé trop soft. Dans ces cas là j'aime quand ça crache, quand ça éparpille façon puzzle mais tout ça n'est qu'une question de gout, de ressenti et n'a rien à voir avec une notion de qualité qui ne reste dans tous les cas que subjective.
Le recueil existe aussi en version audio, accompagné par le son d'un violoncelle. Je n'ai malheureusement pas réussi à le télécharger (j'ai encore merdé dans je sais pas quoi ^^) donc pas d'avis sur le mariage des deux.
Rares sont les recueils de poésie qui emportent de la première à la dernière page. Les Fissures de l'Aube ressemble finalement à sa couverture. Des hauts et des bas, une vague qui se creuse, un nuage qui perce, des embruns qui vivifient, une bruine qui chagrine. La vie quoi.
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Cricri124
  12 mars 2019
Un grand merci à Alain Fleitour pour l'envoi de ce recueil de textes poétiques, à lire et/ou à écouter, selon ses aspirations.
Les fissures de l'aube se révèlent (et se lèvent) avec sensibilité et pudeur au détour de 12 thèmes (Partir, exister, les couleurs, découvrir, la main, voyages, silences, cosmos, différence, la guerre ou la paix, le blanc et le noir, combattre).
« C'est ma vie qui se blesse
Aux couleurs de l'automne. » P31
Elles racontent un voyage intérieur - des témoignages poétiques, comme le souligne la couverture - au coeur de la fragilité et la douceur de la vie ; un voyage qui se nourrit de fêlures, des blessures de l'enfance, de la mémoire des absents, d'évènements marquants, de combats, mais également de l'amour des êtres chers et, tout simplement de la vie !
« de leur voyage au-delà de la mer
Des terres perdues, de la mémoire trompée
Tu viens des herbes sauvages
Saturées de brûlures
Tu viens des ciels trop bleus, trop durs
Dans l'émerveillement des vols d'oiseaux
Tu viens des douleurs de l'aube et du couchant. » P18
Des textes souvent empreints de mélancolie, de silences murmurés, de cris muets, de révoltes, mais également de tendresse et de chaleur, comme un arc en ciel jaillirait d'un ciel tourmenté, l‘envelopperait, l'éclairerait, se diluerait. Il n'est d'ailleurs pas rare que mélancolie et douceur se mêlent dans un même texte…
« Ne me cherche plus
Ce soir tes bras me tiennent éveillé
Tes yeux me noient de ciels
Je suis un soupir dans la gamme des souvenirs
Au matin tu me ravives dans le ruisseau du soleil
Au murmure de ton chant. » P26
Mais c'est aussi un chemin de résilience, une renaissance de chaque instant…
« Il y a tant de choses qui vibrent et qui résonnent
Tant de couleurs et de cris
Tant de ciels changeants et tant de douleurs
Tant de mal de vivre
De combattre
A renaître» P86
Certains textes ont plus résonné en moi que d'autres. Mais à ma grande surprise, j'ai aimé les écouter (à l'exception de quelques-uns que je n'ai pu appréciés pleinement qu'en les lisant). Pourquoi à ma grande surprise ? Parce que ma dernière expérience en audio a mis en évidence que le rythme et la tonalité imposés par le conteur ne me convenaient pas forcément. Mais là, racontés par la voix harmonieuse d'Emmanuel Jolivet, avec en musique de fond le superbe morceau « la nascita del violoncello » interprété par Bruno Cocset, ils prennent une toute autre dimension. Pour certains d'entre eux, tels ces hommages qui égrènent ce recueil par exemple, c'est même particulièrement bien adapté. Ils s'écoutent comme un récit, un morceau d'histoire arraché au temps. Je les ai écoutés le regard vagabondant au loin, au-delà des façades bétonnées que j'avais parfois devant les yeux au moment de mon écoute ;)
Un mariage de la lecture et de l'audio tout à fait réussi et complémentaire en ce qui me concerne, et que j'ai beaucoup apprécié.
+ Lire la suite
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Fleitour
  01 mars 2019
Lettre à mes amis, à vous lectrices et lecteurs.
Les textes qui jalonnent ce livre, témoignent, tous racontent un fait, une histoire, mais derrière l'auteur se cache parfois Moi-de-onze-ans, reprenant à mon compte le livre de Frank Venaille, et sa propre voix Moi-de-onze-ans, dont je ferai la chronique bientôt.
J'ai retrouvé la photo de Moi-de-onze-ans, et j'ai cherché à le retrouver et lui céder ma plume, le faire parler sur quelques textes .
Car Moi-de-onze-ans ne parlait plus, il s'était muré dans ses silences, muré dans un mutisme appelé timidité. Mais ce mutisme venait de son incapacité d'exprimer son chagrin, de pleurer. Je vois dans son regard une telle dureté, comme si derrière ses traits d'angelot, une carapace le protégeait, et disait je n'ai besoin de personne, la beauté des arbres, et de la forêt me suffisent.

C'est lui qui témoigne, de son père, de sa mère, de sa sœur, de sa famille, avec les mots à lui. Je voulais le faire renaître, avec ses émotions à lui. le premier texte c'est le sien écrit avec une naïveté d'enfant. Moi-de-onze-ans sait qu'il a basculé du bon côté, du côté de la vie, il l'a écrit sur les arbres dans son jardin de Sceaux, simplement. Pierre de Grauw est là, Claude James est là avec cette pension St Gab, sa soeur aînée est là, son frère aîné a pris sa place ; Moi-de-onze-ans a les yeux qui portent au loin, très loin déjà.

Le chapitre, les Silences a été écrit par Moi-de-onze-ans.

D'autres fracas viendront, d'autres abandons, puis d'autres lueurs, sa découverte de la montagne, l'enthousiasme paternel de Pierre Gillet, ses premiers amis, sa douceur irlandaise, la renaissance de son père mettant un terme à 10 ans de solitude, puis d'autres frères. Mais Moi-de-onze-ans, ne sais rien encore ni des écueils à franchir ni des pétales lancées par douze soleils, aux noms si doux.

Au cœur de mes écrits, il y aura toujours la neige car il neigeait ce 25 février 1955.
Le texte page 25, « Il Neige évoque la douleur des femmes aux ventres tissés de sang », c'est la douleur des femmes qui perdent leur enfant avant la naissance, mais les mots sont impuissants.
C'est mon interrogation sur le rôle de l'écriture poétique qui ouvre la nuit au jour. Une interrogation qui a aussi pour vocation de mettre à jour les failles. Les failles de notre existence et de nos systèmes trop bien huilés.

Qui sont les véritables aveugles? Ceux qui se croient sans failles, ceux qui ne savent plus se laisser émouvoir par la vie au delà de ses manques? Même ce qu'il y a de plus lisse, de plus pure, l'aube se découvre des fissures. La neige se tache de noir, la vie touche la mort, la mémoire se heurte à l'oubli et l'homme est confronté a une forme d‘acceptation, la résilience que le poème organise autour de nos vies.
Avec toute ma profonde gratitude pour votre amitié.
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1967fleurs
  04 avril 2019
Elle vient de déposer ses pattes sur clavier, elle veut participer ma petite féline, à l'écriture de ce billet… Sa douceur m'accompagne…. dans la lecture des fissures de l'aube.
Alain, merci pour ton écriture, ta sensibilité, que tu as déposées au travers de 37 poèmes qui se décomposent en 12 thèmes.L'auteur nous propose aussi la version audio, la tessiture de la voix est tout à fait adaptée à la lecture de poèmes en musique.
C'est donc avec beaucoup d'émotions que j'écris ces quelques mots. Merci d'avoir eu l'attention de déposer ce cadeau dans ma boite aux lettres. J'avais le coeur en fête….
Ton recueil est un petit bijou : le titre, sa première de couverture, la préface, les estampes, la quatrième de couverture.
Je ne te connais pas beaucoup, et encore moins ton parcours professionnel, mais lorsque je t'ai lu, je t'ai reconnu.
Cette cohérence entre les mots vécus et choisis résonnent tout au long de ce recueil. L'émotion vraie est palpable. La nostalgie, la mélancolie t'accompagnent, mais jamais avec outrance, tout est calibré.
J'ai pris le temps pour écrire ces quelques mots, car cela ne se lit pas comme un roman et ne se restitue pas n'importe comment.
Merci pour tous ces jolis mots si bien agencés, pour ce cadeau que tu nous fait.
+ Lire la suite
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draseled
  03 février 2019
Les mondes d'Alain Fleitour
Les œuvres originales se distinguent des autres par leur ouverture sur d'autres mondes et souvent ravivent des terres délaissées. Ainsi les « Fissures de l'aube » signées Alain Fleitour, explorent ces fissures à peine assez larges pour laisser deviner un peu de l'intimité de « ses mondes » intérieurs.
Des mondes peuplés des siens, où les âmes disparues, fondent les souvenirs pleins de douleurs qui n'en finissent pas de sourdre, de visages en visages à jamais perdus et d'absences jamais comblées.

Ses terres comme des refuges sont habités d'êtres magnifiques sur lesquels se reconstruit l'équilibre, se recentre l'essentiel.
Sa compagne, rose des sables venue d'une oasis, si frêle a tissé pourtant l'ossature de sa vie.

"Tu viens des herbes sauvages
Saturées de brûlures

 Tu viens des ciels trop bleus, trop durs
Dans l'émerveillement des vols d'oiseaux
Tu viens des douleurs de l'aube et du couchant "
Il éprouve l'enfant de six ans, pour évoquer un homme, son père qu'on imagine plein de gravité, sentinelle familiale souvent silencieuse, ruminant longtemps ses noirs chagrins.

" Le silence de mon père

ne ressemblait pas à celui du dimanche
ce silence de pain frais et de chemise blanche,
de promenades à pas lents,
qui ressemblent à une trêve.

Le sien était plus sombre

comme un ciel de novembre 
plus lourd

enlisé dans les replis du temps. "

Ainsi cet autre figure, qui se perd dans son propre passé, finalement déprise d'elle même au langage défiguré par la maladie.

" Madeleine, trébuchait sur ses mots,

ils se dérobaient ou se précipitaient en désordre,
elle les secouait,
mais ils partaient par lambeaux.
Son regard se ridait, d'une frayeur indicible.

À force de mâcher des mots invisibles. "

Attendez vous lecteurs et lectrices à sentir résonner une sourde musique aux couleurs de l'automne, aux parfums sucrés des sous-bois engourdis, et entendre depuis des pays flamboyants monter de sombres terreurs.
Vous entendrez et reconnaîtrez mieux qu'aucun autre instrument ne saurait l'accompagner, sa voix dans ces textes
 et les voyages qu'il raconte et les êtres rencontrés, ou ces moments de grâce plus éphémères que des rosés.
Seul le violoncelle pourra le prolonger de son chant de bois et de cordes délicatement ourlé de nostalgie et de ce regret du temps qui a passé.

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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
TacomaTacoma   16 mai 2019
Ils ont tiré à blanc ils ont dit qu'il était noir.
Le noir n'est pas rouge,
mais noir de colère,
un cri, une douleur,
un hurlement primal devant le corps inanimé
de son ami Prince Jones.
L'homme a peur
il est blanc comme un linge,
Il est noir la peur au ventre.

Une Colère Noire
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TerrainsVaguesTerrainsVagues   12 février 2019
Tu viens

Tu viens des sables
Des vents brûlés par le soleil
Des ciels chauffés à blanc
Des nuits peuplées d’étoiles
Quand les rêves berçaient la jeunesse de tes pères
Tu viens des mains tremblantes qui te portaient
Des ombres douces
D’une oasis où l’eau est une délivrance
De celui qui t’a apaisé
Tu viens des regards douloureux
Des baisers qui les ont éblouis
Des doigts qui les ont séparés
Tu es de leurs départs de leurs retours
Tu es de leurs retrouvailles
De leur voyage au-delà de la mer
Des terres perdues, de la mémoire trompée
Tu viens des herbes sauvages
Saturées de brûlures
Tu viens des ciels trop bleus, trop durs
Dans l’émerveillement des vols d’oiseaux
Tu viens des douleurs de l’aube et du couchant.
+ Lire la suite
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TerrainsVaguesTerrainsVagues   13 février 2019
Un fol espoir

La mer se lasse,
s’endort dans un calme boudeur
le ciel descend,
la pétole.
La nuit mange l’horizon devenue indigo.
Les cormorans se camouflent
dans le tabac du ciel.
Tout est celé, calfeutré, masqué.
Une nouvelle nuit de torpeur.

Le sommeil fuit,
c’est de l’intérieur que tout s’agite en avalant les vagues
les remords, les images, les odeurs de souvenirs défaits.
Tenir encore.
Les premières bouffées de froid blessent les reins,
l’humidité, le froid, le sel,
puisés dans les épreuves
fendent les gerçures.

Les bruits enflent, le vent s’est noué, sournois,
le bateau gîte à nouveau,
avance dans une mer qui disjoncte,
le ciel se disloque, blanc d’écumes.
On ne peut plus réprimer la peur.

La mer se déchaîne dans le silence des hommes,
les femmes et les enfants se serrent,
une psalmodie s’ouvre sur les lèvres des femmes
au rythme de la houle,
amplifie la fièvre
dompte le flot
perce le ciel.
+ Lire la suite
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1967fleurs1967fleurs   17 mars 2019
L'étoile du berger

Les brebis émergeaient de la brume
Derniers jours avant les froids
Une torche effleura leur laine embuée de rosée
Le berger raccrocha de sa houe les étoiles

Une ombre un tourbillon de poussières
Sur les frémissements de l'aube
Sa cape noire tremble au vent
Sa main ouvre au loin la lumière

Lueur ouateuse sur un troupeau en éveil
Les agneaux se cachent
Eternels mendiants du ciel
Avec les gelées l'or des pâturages se fait rare

Du bout des lèvres la main respire la terre
Le froid sera bientôt là
Choisir le chemin d'Arès à Artienda franchir l'Aragon
On entend l'espoir des jeunes affamés

Les brebis s'enhardissent,
La grande plaine de Jaca s'ouvre
Le soleil atteindra son zénith
Des risées de latérite dessèchent les heures
+ Lire la suite
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FleitourFleitour   03 février 2019
Les soleils du Connemara.

Les paysages se firent plus amples,
secoués par les vents, Ils se brisaient,
se perdaient comme la mer éclatée par la houle
de si loin venue.
Le gris immuable des eaux installait sa nuit
un gris aux mille nuances de solitudes
un gris de peine aux jus noircis d’angoisses
un gris qui durait des jours, des semaines.
Le ciel se posait alors sur les toits de tuiles rousses
descendant en un brouillard sépia
jusqu’aux prés gorgés d’eau
et par plages couvrait la tourbe.
Alors, parfois,
un rai de lumière perçait ces cieux désespérés
il embrasait alors de couleurs
toutes les rancoeurs du ciel.
Et la mer racontait un enfer flamboyant
de verts orangés
des rouges brûlés
des jaunes meurtris de bleus.
Ces jours de pluies aux ciels nimbés de lumières
Faisaient naître une autre vie
et enfanter les soleils du Connemara.
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Video de Alain Fleitour (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alain Fleitour
Texte de Alain Fleitourt extrait du livre les Fissures de L'Aube paru aux Éditions l'Harmattan le 24 janvier 2019 lu par Emmanuel Delivet, comédien. L’accompagnement musical au violoncelle est de Bruno Cocset et de son groupe les Basses Réunies, sur des extraits de La Nascita del violoncello de Domenico Gabrieli, ou La Naissance du violoncelle.
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