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EAN : 9782343163055
102 pages
Éditeur : Editions L'Harmattan (24/01/2019)

Note moyenne : 4.7/5 (sur 15 notes)
Résumé :
L'Album CD de notre spectacle à Vannes est sorti.
La lecture des Fissures de l'Aube
par Emmanuel Delivet et Erik Kruger ( TNP ) qui
dialoguent avec François Cheng, Xavier Grall, et Jean Giono
intermèdes musicaux par Bruno Cocset
Livre et CD disponibles Vu le confinement,
me passer un message (moins 20%), envoi par la poste.


Livre Audio toujours + accompagnement au violoncelle+ une ballade Irlandaise Th... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
babounette
  17 février 2020
Les fissures de l'aube - Témoignages poétiques - Alain Fleitour - Editions L'Harmattan - lu en février 2020 - Lecture papier et audio.
Alain Fleitour m'a fait l'honneur de m'envoyer son livre" Les fissures de l'aube", témoignages de vie sous forme de poèmes, accompagné du livre audio, avec une dédicace qui m'a beaucoup touchée. Un tout grand merci Alain. J'ai été complètement déconnectée du monde pendant l'écoute et la lecture de ce recueil divisé en 12 tranches de vie : Partir - Exister - Les couleurs - Découvrir - La main - Voyages - Silences - Cosmos - Différences - La guerre ou la paix - le blanc et le noir - Combattre.
12 tranches de vie divisées en poèmes, chacune d'elles débute par un haïku illustré par un idéogramme de Wenjue Zhuang, artiste chinoise enseignant la calligraphie.
La superbe couverture, oeuvre de l'auteur il faut le souligner, illustre à merveille le contenu du livre, Elle m'a fait penser à la tempête qui a traversé la Belgique ce week-end, un ciel mêlant la violence des éléments, l'éclaircie et l'accalmie. La vie en quelque sorte.
Comme Alain Fleitour l'écrit dans sa préface," il a voulu devenir le témoin de son temps, de son histoire, témoigner de ses émerveillements, de ses déchirures. Des témoignages de vie, de mort, de l'inéluctable à la renaissance."
C'est beau - C'est simple - C'est sombre et lumineux - C'est gai et triste - C'est le yin et le yang.
C'est un voyage dans ses souvenirs et ses rencontres.
Certains de ces poèmes sont un hommage à ceux et celles qui sont passés dans sa vie et qui resteront à jamais gravés dans son coeur.

Le livre audio est une merveille, la belle voix d'Emmanuel Jolivet et la musique de Bruno Cocset (qui a créé son propre ensemble baroque "Les Basses Réunies"), avec son violoncelle dont l'archet sait si bien vous arracher des larmes, sont un plaisir pour les oreilles.
Vous dire quel poème j'ai plus particulièrement apprécié m'est très difficile, mais je retiens malgré que tous m'ont plu, "Ils sont partis avant nous -
Tu viens - Prendre ta main.
Ils sont tous magnifiques.
J'espère que d'autres lecteurs vous découvriront dans" Les fissures de l'aube".

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Tandarica
  15 mai 2020
J'aime devoir sortir mon dictionnaire (bernaches, pétole, ligule, merisier, sterne, houe, latérite) pour lire une oeuvre (je suis une métèque qui n'a de cesse de s'approprier la langue française) et j'aime surtout beaucoup la poésie. Ici, de la liberté prosodique, même si parfois les sonorités et les sororités lexicales engendrent de belles rimes.
Une couverture très originale qui est également l'oeuvre du poète (élève de Wenjue ZHUANG) d'après ce que j'ai compris : le titre de cette estampe est « La Vague ».
Avec les épigraphes, je fais la découverte, bienheureuse de Alain Borne (dont on trouve sur ce site quelques autres citations).
Il y a ensuite le moment très émouvant de la dédicace « à toutes mes familles » (suivi d'une liste de prénoms) à mettre en parallèle tout d'abord avec le poème « Ils sont partis, avant nous » (p. 16-17). Quel bel éloge aux morts !
Dans une judicieuse préface, le poète nous propose un fond sonore supplémentaire : « […] j'ai songé à faire accompagner ces textes par le violoncelle de Bruno Cocset […] » « À la fulgurance de l'interprétation de la pièce de musique “La Nascita del Violoncello” de Domenico Gabrieli d'une mélodie exceptionnelle se mêle la voix d'Emmanuel Jolivet libérant de mes textes une version épurée et fluide ».
Les différentes parties sont introduites par une belle calligraphie et par une sorte de haïkus (mon préféré c'est le coquelicot à la page 29).
Une poésie qui me semble très sensorielle et aussi très engagée, envers les proches, envers les aveugles (avec « Les fissures de l'aube » p. 79-80), avec la dénonciation des horreurs de la guerre (au Liban, en Syrie), envers la mer, envers la nature bienfaitrice (parfois cruelle : cf. « Ce soir sur BAAM » consacré au tremblement de terre du 26 Déc. 2003). Un lyrisme subtil et sobre. Une très belle découverte.
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TerrainsVagues
  24 février 2019
Petite devinette :
Quel point commun y-a-t-il entre Bernard Menez, The Edge (guitariste de U2), Francis Lalanne, Martine Aubry, Dustin Hoffman, Emiliano Zapata, Roger Federer, Alain Fleitour et moi ?
Nous sommes nés le même jour, à quelques années près.
Quel autre point commun y-a-t-il entre Alain Fleitour et moi à part babel ?
Nous nous sommes croisés lors d'une rencontre de babelioteurs de la région de Vannes. Pas eu le temps de faire vraiment connaissance puisque je partais quand il arrivait et que si le groupe semble bien lancé, je n'ai pour ma part pas donné suite.
Quelques mois plus tard, Alain m'a gentiment envoyé son recueil de poésie sachant que ce genre de lecture est probablement celui qui me « nourrit » le plus. Merci à toi.
Pourquoi ces précisions ? Parce que je crois que c'est le billet le plus compliqué que j'ai eu à faire depuis que je m'essaye à l'exercice sur babel. Rester objectif et faire un billet qui ne soit pas complaisant sur le bouquin de quelqu'un avec qui j'ai échangé quelques mots et quelques messages (parce que je ne peux pas mettre que je « connais »).
Les Fissures de l'Aube, quel magnifique titre, évocateur, qui ouvre le champ de tous les possibles.
Et puis cette couverture, superbe, entre ciel et océan, entre nuage et vague, entre brume et écume. Une couverture tout droit sortie du texte Ouessant avec cette ambiance d'Iroise déchaînée. Une Estampe due à Alain aux multiples talents, si j'ai bien compris, qui ne se contente pas d'écrire.
Je me suis engouffré dans cette fissure en me demandant malgré tout ce que j'allais y trouver.
Douze thèmes dans lesquels viennent se mêler de ci de là un t'aime venant adoucir une fêlure, un cri, venant soutenir un espoir, un souvenir.
Douze parties comme douze mois d'une année, comme le temps d'une vie, le temps qu'il aura fallu à celle-ci pour nous façonner à coups de burin ou à coups d'amour.
Douze comme les apôtres, navigant entre l'Ô-dieux et l'Amour, l'ode yeux et l'amor, un regard sur la vie et la mort, entre abandon et trahison.
Douze comme… comme, oui c'est comme ça que j'aime partir dans un recueil, m'approprier les mots, les coller à mon histoire, les tatouer à un ressenti venu de je ne sais où. J'aime quand les mots me donnent cette sensation étrange de déjà vu, de déjà vécu, ailleurs, dans une autre vie diraient certains. J'aime pouvoir interpréter peut être parce que j'ai du mal avec l'autorité, j'ai du mal quand on m'impose.
Dans Les Fissures de l'Aube, les premiers textes m'ont vraiment parlé. Tu viens, Un fol espoir, le « terrible » J'apprenais ses Mains ou encore Aux Couleurs de l'Automne pour ne citer que quelques titres, m'ont donné un vrai plaisir de lecture parce qu'ouverts.
Malheureusement tous les textes ne m'ont pas fait le même effet. Pas qu'ils soient mal écrits ni qu'ils n'aient aucun sens pour moi mais pour les raisons que j'évoquais plus haut quant à mon gout pour la poésie. Dans la majorité des textes qui touchent à l'intime de l'auteur, je me suis senti « prisonnier ». Des faits bruts sans aucune issue de secours. Je me suis éloigné de l'estampe qui couvre si joliment les maux de ce recueil, je me suis senti un peu à l'étroit.
« La main des Roches Sèches » par exemple m'a parlé parce que j'ai vécu ce jour où le TK Bremen est venu s'échouer à quelques centaines de mètres de Gâvres et que j'étais à Etel ce jour là, trempé comme jamais sous l'orage comme il est dit dans le texte. J'aurais aimé deviner (avec bonheur ou pas) de quoi il s'agissait, me raconter mon histoire à partir de celle d'Alain alors que là tout est mâché, tout est écrit, tout est dévoilé. de belle manière certes mais sans surprise.
C'est comme pour certains textes plus militants que j'ai trouvé trop soft. Dans ces cas là j'aime quand ça crache, quand ça éparpille façon puzzle mais tout ça n'est qu'une question de gout, de ressenti et n'a rien à voir avec une notion de qualité qui ne reste dans tous les cas que subjective.
Le recueil existe aussi en version audio, accompagné par le son d'un violoncelle. Je n'ai malheureusement pas réussi à le télécharger (j'ai encore merdé dans je sais pas quoi ^^) donc pas d'avis sur le mariage des deux.
Rares sont les recueils de poésie qui emportent de la première à la dernière page. Les Fissures de l'Aube ressemble finalement à sa couverture. Des hauts et des bas, une vague qui se creuse, un nuage qui perce, des embruns qui vivifient, une bruine qui chagrine. La vie quoi.
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Cricri124
  12 mars 2019
Un grand merci à Alain Fleitour pour l'envoi de ce recueil de textes poétiques, à lire et/ou à écouter, selon ses aspirations.
Les fissures de l'aube se révèlent (et se lèvent) avec sensibilité et pudeur au détour de 12 thèmes (Partir, exister, les couleurs, découvrir, la main, voyages, silences, cosmos, différence, la guerre ou la paix, le blanc et le noir, combattre).
« C'est ma vie qui se blesse
Aux couleurs de l'automne. » P31
Elles racontent un voyage intérieur - des témoignages poétiques, comme le souligne la couverture - au coeur de la fragilité et la douceur de la vie ; un voyage qui se nourrit de fêlures, des blessures de l'enfance, de la mémoire des absents, d'évènements marquants, de combats, mais également de l'amour des êtres chers et, tout simplement de la vie !
« de leur voyage au-delà de la mer
Des terres perdues, de la mémoire trompée
Tu viens des herbes sauvages
Saturées de brûlures
Tu viens des ciels trop bleus, trop durs
Dans l'émerveillement des vols d'oiseaux
Tu viens des douleurs de l'aube et du couchant. » P18
Des textes souvent empreints de mélancolie, de silences murmurés, de cris muets, de révoltes, mais également de tendresse et de chaleur, comme un arc en ciel jaillirait d'un ciel tourmenté, l‘envelopperait, l'éclairerait, se diluerait. Il n'est d'ailleurs pas rare que mélancolie et douceur se mêlent dans un même texte…
« Ne me cherche plus
Ce soir tes bras me tiennent éveillé
Tes yeux me noient de ciels
Je suis un soupir dans la gamme des souvenirs
Au matin tu me ravives dans le ruisseau du soleil
Au murmure de ton chant. » P26
Mais c'est aussi un chemin de résilience, une renaissance de chaque instant…
« Il y a tant de choses qui vibrent et qui résonnent
Tant de couleurs et de cris
Tant de ciels changeants et tant de douleurs
Tant de mal de vivre
De combattre
A renaître» P86
Certains textes ont plus résonné en moi que d'autres. Mais à ma grande surprise, j'ai aimé les écouter (à l'exception de quelques-uns que je n'ai pu appréciés pleinement qu'en les lisant). Pourquoi à ma grande surprise ? Parce que ma dernière expérience en audio a mis en évidence que le rythme et la tonalité imposés par le conteur ne me convenaient pas forcément. Mais là, racontés par la voix harmonieuse d'Emmanuel Jolivet, avec en musique de fond le superbe morceau « la nascita del violoncello » interprété par Bruno Cocset, ils prennent une toute autre dimension. Pour certains d'entre eux, tels ces hommages qui égrènent ce recueil par exemple, c'est même particulièrement bien adapté. Ils s'écoutent comme un récit, un morceau d'histoire arraché au temps. Je les ai écoutés le regard vagabondant au loin, au-delà des façades bétonnées que j'avais parfois devant les yeux au moment de mon écoute ;)
Un mariage de la lecture et de l'audio tout à fait réussi et complémentaire en ce qui me concerne, et que j'ai beaucoup apprécié.
+ Lire la suite
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AlbaneCorti
  05 octobre 2019
Ces textes m'ont bouleversée.
Je n'imaginais pas que quelques mots choisis pouvaient suffire à dénoncer certaines absurdités humaines.
J'ai été très émue. Avec des mots simples, sincères, Alain Fleitour fait vibrer la VIE, le vide, ou la chaotique marche de monde. 
J'ai aimé cette écriture limpide, humaine, tendre et pudique. Nul besoin de fioritures pour exprimer des émotions.
 
Vous êtes prêts pour un beau voyage ?
Fermez les yeux et laissez votre âme vagabonder au gré des mots qui se posent sur les accords de violoncelle.
Vous frissonnez ? Laissez-vous aller.
C'est la magie de la poésie d'Alain Fleitour qui vous enveloppe.
« Avril, l'ivresse nous embaume,
la nature toute en fleurs
explose ses bourgeons, en éclats de couleurs,
les fruits, les bouquets s'étalent sur les marchés.
C'est la belle saison.
Sur Damas c'est le printemps
à l'ombre des bombardiers.
Dans les villages, c'est la belle saison des giboulées,
de bombes et de fracas.
Le vent porte la clameur des enfants qui se meurent
et les talus de braises des enfants qui se taisent,
les jeux pulvérisés, l'air et les peaux asséchés.
Alors viennent les mères, leurs sanglots étouffés
dans l'horreur du sarin, des bébés sont bercés
Au vent d'avril s'égouttent les pleurs d'enfants fanés,
On n'entend plus la clameur des enfants qui se meurent. »
+ Lire la suite
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
TandaricaTandarica   15 mai 2020
Mon esprit aura-t-il l’énergie ?
Nous aurions eu des œuvres lumineuses à construire
Peindre l’absence
Combattre le silence

(Pour ne pas oublier, p. 86-87)
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TandaricaTandarica   15 mai 2020
Lui calligraphier ma fascination de la forêt
en foulées sonores, fluides et colorées.
Son imaginaire, ses rêves
je les porterai aux prémices de l’espoir.

(Le silence, que je pose sur l’écorce des arbres, p. 62)
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TandaricaTandarica   15 mai 2020
La mer se lasse,
s’endort dans un calme boudeur
le ciel descend,
la pétole.

(On fol espoir, p. 20)
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TandaricaTandarica   15 mai 2020
[…] il faut rompre les silences complices, il n’y a que de vaines explications pour justifier certains actes de guerre, aucun pardon possible.

(Préface, p. 13)
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TandaricaTandarica   15 mai 2020
Le silence de mon père
ne ressemblait pas à celui du dimanche
ce silence de pain frais et de chemise blanche,

(Le silence de mon père, p. 58)
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Videos de Alain Fleitour (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alain Fleitour
Un visage les Fissures de l'Aube lu par Jérôme Pagès arrangements de Jérôme Pagès
Cette Vidéo est le début de mon aventure Audio des Fissures de l'Aube Lier des textes à leurs expressions orales charnelles, les rendre audible, vivants, expressifs... Le résultat offert de Jérôme Pagès dépassait tout ce que je pouvais alors imaginer. Écoutez simplement, laissez vous bercer par la lente évocation d'un visage vivant, qui ne bouge pas , mais qui exprime l'émotion la plus farouche, la douleur la plus intense, la mort d'un frère si jeune.
Merci Génial Jérôme !
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