AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 9791021405929
Éditeur : OSKAR ÉDITEUR (28/09/2017)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 50 notes)
Résumé :
D'après une histoire vraie.
Comme tous les jeunes Indiens, Mukwa, 11 ans, est arraché à sa famille et envoyé à Sainte Cécilia, un pensionnat canadien. Pour tout apprentissage, le jeune Ojibwé découvre l'humiliation, la privation de nourriture, les mauvais traitements... Car le mot d'ordre est Kill the Indian in the child : éliminer l'Indien dans l'enfant, lui faire oublier sa culture, sa religion, ses origines.
Mais Mukwa se rebelle, décide de fuir et ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
Ladybird123
  26 décembre 2018
Kill the indian in the child est un récit tiré d'une histoire vraie, une histoire à vous glacer le sang! L'histoire est celle de Mukwa et beaucoup d'autres indiens, rejoignant l'internat de Sainte-Cecilia au Canada espérant y recevoir savoir et échoués en plein cauchemar, victimes des pires sévices. Pour le simple motif d'être indiens, on aura inculqué à ces enfants la honte, la décadence et brisé toute une enfance. Une histoire sordide et à vomir entre 1966 et 1996, trente ans de barbarie et de maltraitance par des religieux dénués d'humanité, obsédés par la dénaturation d'enfants indiens que ces religieux jugeaient indignes de dieu et de tout respect. On comptera des centaines de morts dans ces internats, ces boucheries avant qu'en 1996 l'affaire éclate au grand jour.
Le petit Mukwa du haut de ses onze ans n'aura de cesse de rêver à ses parents si bons et à les retrouver. Il fuira mais les larmes du train de la vie sont longues à essuyer. Quel récit !
Je remercie mon amie Anne de m'avoir si gentiment conseillé ce roman dans le cadre d'une lecture scolaire à la recherche d'une histoire vraie. Je te dirai les impressions de mon fils... Difficile de garder le coeur sec après une telle histoire...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          899
le_Bison
  18 décembre 2017
Mukwa est un jeune Ojibwé. Je suis en terre indienne, terre froide et enneigée, à l'ouest du Québec, à l'est de la Colombie-Britannique, avec un territoire qui s'étend jusqu'au nord du Michigan. Il n'y a pas si longtemps que ça, quelques années en arrière, à peine quelques décennies. Dans la tradition, il aurait dû certainement prouvé qu'il était un homme, avec sa longue chevelure noir-corbeau, en chassant peut-être l'ours avec un couteau, ou en digne fils de trappeur poser seul des pièges à vison. Mais à l'heure où les hommes mettent un pied sur la lune pendant que d'autres hommes regardent à la télévision ces hommes mettre un pied sur la lune, blue moon sous le hurlement du loup solitaire, que valent ces traditions ancestrales ?
Le jeune Mukwa est contraint par les autorités de prendre le train des larmes. Il se trouve sur le quai, avec d'autres indiens comme lui, en pleurs. Railway of tears... Direction le pensionnat Sainte-Cecilia. Quitter son monde, et découvrir celui des blancs. Un monde fait de brimades, d'humiliations, de torture même. Des nonnes sadiques, des prêtres pédophiles, le regard tourné dans la direction opposée à ces pensionnats canadiens pour ne pas voir cette triste vérité de l'âme humaine et ces cimetières improvisés. Exterminer l'âme indienne, tuer l'indien dans l'enfant. Lui faire oublier sa culture, sa religion, ses origines. « Kill The Indian in The Child ».
Après cette courte histoire de 12 à 122 ans, au goût de sirop d'érable et à l'amertume blanche, plume d'Élise Fontenaille, journaliste-écrivaine et qui fut attachée de presse au consul de France à Vancouver, je découvre en toute fin du livre, l'ampleur de la vérité. le dernier pensionnat a fermé ses portes en 1996, plus de 150.000 enfants y ont été déportés, brimés, torturés, 30.000 ont trouvé la mort. AU MOINS. Maintenant, les indiens pleurent, et je ne regarderai plus un corbeau sans penser à ces enfants ojibwés.
LE CRIME D'EXISTER.
Lien : http://memoiresdebison.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          529
rabanne
  21 octobre 2018
Un récit sous forme d'auto-fiction, tiré d'un fait réel ayant eu lieu en 1966 au Canada. Ce sont 89 pages à la fois douloureuses et désarmantes, glaçantes de réalisme également, dont on ne sort pas complètement indemne.
"Éliminer l'indien dans l'enfant", éradiquer toute appartenance à ses origines, à sa langue maternelle, à ses croyances, c'est la mission des religieux qui dirigent le pensionnat de Sainte-Cécilia. Mais en guise de réelle acculturation, les enfants indiens y subissent un véritable enfer quotidien : coups, privations, viols, sévices sadiques et tortures. L'on détruit bien plus que l'identité culturelle de ces enfants, ils sont en réalité brutalement déshumanisés. La fugue paraît la seule issue salvatrice, l'unique possibilité de survie. Mukwa, 11 ans, va avec un ami tenter sa chance pour retrouver les siens...
Un roman nécessaire, à transmettre à tous, car le sujet est en majorité méconnu (il me l'était jusqu'ici), à l'instar de toutes ces effroyables découvertes et ces témoignages sur les abus abjects commis par l'institution catholique, sous couvert d'éducation et d'intérêts politiques, des décennies durant. (suis d'ailleurs effarée d'avoir lu que le dernier pensionnat de ce genre n'ait été fermé qu'en 1996 !).
Comme le souligne si bien l'auteure en postface, ces Indiens survivants de cette sombre période obtiendraient-ils un jour reconnaissance collective et réparation (des procès sont toujours en cours) que cela ne pourra jamais effacer l'horreur du traumatisme subi...
(A lire dès le collège, niveau 4e-3e)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4519
Under_The_Moon
  02 décembre 2018
J'avoue avoir eu beaucoup d'a priori et de réticences avant de commencer ce livre.
Le sujet de l'assimilation forcée des Amérindiens aux Etats-Unis est un sujet qui me touche énormément, et parmi mes auteurs préférés, il faut compter deux des romanciers amérindiens les plus célèbres aujourd'hui.
Alors, même s'il est vrai que je ne connais pas du tout le contexte canadien, j'appréhendais de lire cette histoire dans un roman pour la jeunesse.
Et bien la preuve que j'ai eu tort, car c'est un roman très émouvant que livre ici Elise Fontenaille. C'est un très court roman mais où tout est dit. On sent la passion et la révolte qui ont animées l'auteur pour l'écriture de ce récit.
Le travail de recherche autant que celui d'écriture est de qualité et a de quoi sensibiliser les ados à ces chapitres mal assumés par les gouvernements nord-américains.
Le choix d'un récit à la 1ère personne (avec le jeune Mukwa racontant sa "vie" au pensionnat) permettra donc aux plus jeunes lecteurs de comprendre au mieux ce phénomène, ainsi que de découvrir quelques aspects de la culture obijwe sans pour autant rentrer dans les clichés.
Rien à ajouter de plus, les faits parlent d'eux-mêmes, et il reviendra à chacun d'en tirer les conclusions qu'il jugera nécessaire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          261
RosenDero
  09 novembre 2018
Ce court roman jeunesse nous est conté par Mukwa, un jeune indien ojibwé du milieu des années 60. le jeune homme doit partir rejoindre un pensionnat catholique, comme tous les enfants indiens. Là-bas, tout sera fait pour qu'il perde son identité le plus rapidement possible, avec comme mot d'ordre "Kill the Indian in the child".
Ce texte fort met en lumière une partie sombre et (on comprend bien pourquoi) peu connue de l'histoire du continent américain et des suites de la colonisation : la "rééducation" des enfants indiens au sein d'établissements religieux aux pratiques violentes et inhumaines.
Si le roman permet d'évoquer le sujet et d'amener à une prise de conscience, on pourra trouver les explications post-fiction trop succinctes.
J'ai été écoeuré par la première partie du roman, et ce n'est qu'à la lecture de la post-face que j'ai cru comprendre qu'il ne s'agissait pas d'un pastiche littéraire de camps de concentration nazis mais d'exactions réelles et documentées. En effet, le roman s'appesantit beaucoup sur les sévices et les déviances des religieux (tout y est : abus sexuel, racisme, cruauté, torture ; les habits gris, les jeunes indiens rasés et affamés ; les blancs qui mangent à leur faim pendant que les indiens n'ont que de la nourriture moisie ; les morts enterrés à la va-vite dans le jardin ; etc.) sans mentionner les tenants et les aboutissants, laissant planer le doute sur les responsabilités étatiques que l'on ne peut ignorer...
La preuve que l'homme n'apprend pas toujours du passé et que les haines, quelles qu'elles soient, aboutissent toujours aux mêmes résultats désastreux.
Finalement, la seconde partie du roman, où le narrateur devient omniscient, amène le lecteur à un sentiment de froide colère et de révolte par son ton plus poétique, à la limite du fantastique.
Je garderai le souvenir d'un roman dérangeant, qui traite d'un sujet méconnu et incite à la documentation et à la discussion, sans me défaire de l'idée que l'écriture aurait pu être tournée différemment ou au moins la post-face plus complète.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220

critiques presse (1)
Ricochet   28 septembre 2018
Elise Fontenaille a voulu rendre hommage à l'ensemble de ces Indiens dans un court roman raconté par Mukwa, onze ans. Le narrateur nous dit son impuissance face à la réalité, sa façon éperdue de se réfugier dans ses souvenirs et ses rêves de nature.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
GrandhuitGrandhuit   16 février 2019
Soudain, un éclair bleu jaillit de la machine, qui parcourut mes membres, une douleur folle déchira mon corps.
Je m’arc-boutais contre le dossier, tentant en vain de me dégager - et me mis a hurler.
Un hurlement sans fin, qui tétanisa l’assistance.
Tous les garçons portèrent les mains à leur oreilles. Nonnes et prêtres me fixaient, bouche bée.
Commenter  J’apprécie          00
GrandhuitGrandhuit   10 février 2019
Railway of tears... Jamais train n'a aussi bien porté son nom
Commenter  J’apprécie          00
le_Bisonle_Bison   07 décembre 2017
- Tu n'as pas besoin d'avoir peur : nous sommes ici pour sauver ton âme.
A croire qu'il lisait dans mes pensées.
- Grâce à nous, tu échapperas à l'enfer. Sans nous, tu étais voué à la damnation éternelle. Mais ici, grâce à la bonté de Notre-Seigneur miséricordieux, tu es sauvé : nous extirperons le sauvage en toi.
Je restais immobile, les yeux baissés.
Tout mon corps brûlait, et aussi ma gorge et mes yeux. J'étais couvert de traces de coups, de marques sanglantes infligées par la nonne, mais cela, le prêtre feignit de ne pas le voir.
Sur un ton radouci :
- On s'habitue vite, tu verras.
S'habituer à quoi ? Soudain, il se leva, et, sans dire un mot, éteignit la lumière. Il prit mon sexe recroquevillé entre ses doigts, et se mit à le caresser, en me fixant dans la pénombre avec un sourire narquois. A mon grand effroi, mon sexe se durcit, gonfla, je ne pouvais rien y faire : c'était plus fort que moi. Je me sentais défaillir, je ne parvenais même plus à respirer. Autour de moi, les murs vacillaient.
Je dus me tenir pour ne pas tomber.
- Tu es un beau garçon... dit-il en se redresssant. (Il ralluma la lumière.)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          222
le_Bisonle_Bison   16 décembre 2017
Il retira l'omoplate d'orignal qu'il avait enfouie sous la braise, et entreprit de lire le présage.
[...]
Qu'avait-il vu sur l'os d'orignal ?
Rien de bon sans doute...
Mais fallait-il encore croire à ces anciens oracles ?
Un homme venait de marcher sur la Lune pour la première fois, et nous, nous jetions au feu des os de bêtes sauvages pour y lire notre avenir...
Commenter  J’apprécie          251
rabannerabanne   21 octobre 2018
Je voyais les mèches noires tomber une à une sur le lino, je me sentais comme un corbeau à qui on plumerait les ailes.
Me raser la tête, c'était un peu me tuer.
Tuer l'Ojibwé en moi.
Commenter  J’apprécie          240
Videos de Elise Fontenaille (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elise Fontenaille
Les lecteurs prennent la parole sur Glose ! Glose et MargaudLiseuse ont animé un atelier Booktube au Salon du Livre 2017, dans lequel les lecteurs se sont lancés pour leur toute première chronique de livre en vidéo ! Ici, c?est Cécile qui nous présente La Révolte d'Eva d'Elise Fontenaille, édité chez Rouergue. Merci à elle !!
Sur Glose, vous trouverez plus de 800 000 livres en français et en anglais, dans tous les genres : fiction, essais, éducatif, grands classiques, sciences humaines, thrillers, young adult, philo etc... Nous avons toutes les nouvelles sorties, des promos tous les jours et des dizaines de livres gratuits. Aussi, vous pouvez commencer tous les livres GRATUITEMENT sur Glose, jusqu'à 10% de leur contenu, avant de vous décider à acheter. On vous attend !
? Si vous voulez nous suivre, on est sur Facebook : https://www.facebook.com/GloseFrance/ ? On est aussi sur Twitter : https://twitter.com/Glose_France ? Si vous voulez nous aider : mettez-nous une bonne note sur Google Play ou l'appstore d'Apple https://itunes.apple.com/ch/app/glose/id896681871?l=fr&mt=8 ? Et si vous voulez échanger avec nous: hello@glose.com
Si vous avez lu la description jusqu'ici, sachez qu'on vous aime ! A bientôt dans un livre.
+ Lire la suite
autres livres classés : canadaVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Kill the indian in the child. Marie de Fontenaille

comment s'appelle le jeune garçon ?

mukawa
mukwa
muakawa

5 questions
5 lecteurs ont répondu
Thème : Kill the Indian in the child de Elise FontenailleCréer un quiz sur ce livre
.. ..