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Sidonie Van Den Dries (Traducteur)
EAN : 9782747023672
324 pages
Éditeur : Bayard Jeunesse (29/10/2009)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 23 notes)
Résumé :
America a quinze ans et il a essayé de se tuer. Aujourd'hui, il refuse de répondre aux questions du docteur B. Il veut qu'on le laisse oublier. Pourtant, au fil des séances, à force de patience et d'écoute, le docteur B. parvient à établir une relation avec ce garçon au terrible passé. America égrène alors ses souvenirs. Il se rappelle sa petite enfance heureuse auprès de Mme Harper, qui espérait l'adopter. Son terrible retour chez sa mère biologique, toxicomane. So... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Gaoulette
  14 avril 2017
Note : 4.5/5
Je voulais lire ce roman jeunesse à tout prix.
Une photo poignante : un jeune homme seul qu'on sent solitaire et en colère. Une accroche qui veut tout dire. Et un titre très fort surtout quand on cherche l'explication du prénom AMERICA.
Donc AMERICA est un garçon de 15 ans, métisse, délinquant qui a fait une tentative de suicide. Il sera suivi par le Docteur B dans un foyer pour mineur. A partir de là America va replonger dans son passé et le Docteur B va essayer de faire sortir America de sa bulle.
Je préviens la narration ce roman est particulière. E.R Franck rentre complétement dans la tête de ce jeune homme et il faut le suivre. C'est un roman saccadé et du coup il y a un sacré rythme à prendre. America est un garçon torturé et perdu donc je vous laisse deviner comment c'est dans sa tête. Je pense que personne ne peut le faire. Et c'est cette manière qu'E.R Franck raconte l'histoire d'America qui fait tout et en devient un sacré récit et une jolie pépite.
Avec son métier principal ; l'auteure apporte beaucoup d'élément et de réalisme sur le parcours social d'America mais aussi le fonctionnement des centres pour mineurs. L'échange entre patient/docteur est plutôt bien amené. On s'y croit parfaitement. Je me voyais devant ma télé à regarder les 3 années d'America.
Je sais que ce roman a eu du succès aux USA et qu'il a été adapté en film. Je regrette que la sortie ne se soit pas faite en France.
Je ne mets pas la note maximale, ni coup de coeur d'ailleurs car il me manque juste une fin compréhensible. Ok j'ai compris mais j'ai dû me torturé. Je déteste ces fins de romans imagés ou poétiques. Mais à part ça, ce roman est super, une vraie pépite pour la jeunesse.
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BMSion
  01 décembre 2010
America, jeune noir de 15 ans, traîne son mal de vivre. Au fil des séances avec le docteur B., il parvient à établir une relation de confiance et partage ses émotions. On découvre ainsi la misère de sa vie : abandonné par sa mère toxicomane, il ne peut être adopté par celle qui le recueille. Rendu à sa mère, il sombre dans la violence, fugue des foyers d'accueil où il est placé et tente de mettre fin à ses jours. L'écoute et la patience du docteur B. vont l'amener à se livrer et à puiser en lui pour trouver les ressources nécessaires à sa survie. le livre se termine sur une note optimiste, tout en laissant la porte ouverte à tous les possibles. L'auteure, elle-même travailleur social dans une clinique, nous livre un témoignage poignant, véritable condensé des son expérience avec les traumatisés de l'existence. Une belle leçon d'espoir. / lb
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Lindorie
  18 mai 2011
Un livre très prenant, rédigé dans un style prompt et direct. Je m'appelle America est un récit d'une grande intensité s'articulant autour de deux pôles bien précis: le présent d'America, ponctué par ses séances hebdomadaires avec le docteur B, et son passé, évoqué par bribes dans le cadre de sa thérapie. Au fil de leurs rencontres, les défenses d'America s'abaissent, laissant filtrer des souvenirs parfois violents, souvent choquants, mais toujours poignants.
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Mariliv
  13 mars 2016
Roman jeunesse, pour lecteurs avertis lit-on sur la 4eme de couverture.
C'est un roman dur, émouvant, attachant. On est au coeur des émotions et pensées du jeune homme, qui égrène ses souvenirs de ses 5 ans environ à ses 18 ans. Beaucoup de silence, des choses non dites mais tellement claires à comprendre. Voir ce jeune homme se reconstruire, petit à petit et se retrouver nous fait osciller entre l'émotion, l'horreur, le drame et l'affection. J'aime beaucoup l'écriture. La relation entre America et le docteur B. aussi : America a un tempérament fort et authentique.
C'est un coup de coeur
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Adolespace
  18 mai 2011
Roman bien ficelé, vivant grâce à son récit à la première personne et ses aller-retour présent/passé. Roman touchant, poignant de l'histoire d'un adolescent abandonné par sa mère toxicomane. Blessé dans ses émotions, dans sa chair et sa confiance dans le monde.
L'histoire débute par la rencontre d'America et de son thérapeute le Docteur B. Complètement fermé, sur la défensive, ne laissant passer que quelques courtes phrases, America est comme un animal sauvage. A force de ténacité et d'affection réelle, Doc B. arrivera à pénétrer l'univers d'America. Petit à petit l'adolescent lâchera des vérités parfois terribles et retrouvera la possibilité d'exprimer sa sensibilité et des émotions plus douces. Il finira aussi par se trouver une passion jusqu'à en faire un métier.
Lien : http://adolespace.hebergratu..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
MarilivMariliv   13 mars 2016
Tout allait bien, puis ils m'ont apporté des carottes. Je m'en suis débarrassé de toutes les manières possibles. J'en ai balancé des tas par la fenêtre et dans le broyeur. J'en ai jeté des brassées dans le vide-ordures et dans l'incinérateur. J'en ai vidé des cageots dans les bacs de compost et dans la benne à ordures, derrière.
- Tu sais qui balances les carottes , me demande le chef.
- Non.
Il revient avec un cageot :
- épluche-moi ces carottes. Tu en râperas la moitié pour la salade de ce soir et tu mettras l'autre dans le sauté de veau.
- Ouais.
J'attends qu'il parte, mais il reste planté là.
- Qu'est-ce que vous foutez ?
- Pardon ?
- Qu'est-ce que vous faites, man ?
- Je te regarde.
- Cassez-vous.
- Je veux te voir éplucher les carottes.
- Vous avez perdu la boule ?
- Je rentre chez moi tous les soirs, gamin. C'est pas moi qui ai perdu la boule.
- J'aime pas les carottes.
- C'est bien ce que je pensais.
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EclaireurEclaireur   28 décembre 2018
I don't know too much else about it, though, because there's this thing you can do. You can make yourself fly up past the ceiling. You can make yourself stay up there, high and far away from everything. You can go right to Mount Everest, where the clouds and the snow look so much the same, you don't know where the clouds start or the snow ends. You can feel small and big and close and far all at the same time. You can feel dizzy and safe, both. You have to be careful not to look down and see what all's going on, because that's worse than anything and can make an avalanche crush you, but if you stay flying high looking up and out, you can freeze yourself and glide all the way through until the cold gets so cold, you just go numb all over, and it's like you're the last drip of an icicle that never got to drop but just froze instead. Every time you fly up high, past the ceiling all the way to Mount Everest, a little chip of yourself gets lost up there in all that cold, but you don't much care because it's better to lose a little piece of yourself than to let Browning find you and maybe make something dirty feel good.
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GaouletteGaoulette   14 avril 2017
Ici, tu as intérêt à faire attention quand tu parles : tout ce que tu dis a un sens, et il y a toujours quelqu'un pour te l'expliquer.
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EclaireurEclaireur   06 novembre 2018
Now sometimes when we're playing, and I'm about to start floating with those flashes sliding through, I want to tell him some. Then I get scared. Then I get mad because I don't know what all I'm so scared of. Then I get more mad because he already knows I'm scared. Then I feel like a pussy and I hate my sorry-ass self. Then I still want to tell him.
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EclaireurEclaireur   28 décembre 2018
I'm scared shitless. I'm afraid to sleep because of the dreams, and I'm afraid to be awake because all these flashes keep squeezing through and I can't stuff them back the way I used to. I'm afraid of never being able to get back up there to Everest, and I'm afraid that if I get back up there, I'll never come down, and I'm afraid of Dr. B. because he sees me and he knows things and when they see you and know things they mess up everything up, and I'm afraid I'll be stuck in this place forever, and I'm afraid I won't, and I'm the biggest sorriest-ass pussy there ever was, and I'm just plain old fucking afraid.
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