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ISBN : 2070398404
Éditeur : Gallimard (22/10/2009)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Un homme arrive dans un village du Nord. Ses parents se sont suicidés. Il n'en connaît pas la raison. Commence alors une quête aux souvenirs. Flash-back : nous sommes pendant la Seconde Guerre mondiale, les parents du narrateur viennent de se rencontrer. Ambiance d'un atelier de couture où les ouvrières chantent, aiment et pleurent leurs amours défuntes. Tout est prétexte à oublier les noirceurs de la guerre. Arrive un espion anglais qu'il faut cacher, mais un Allem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  02 août 2014
Voilà un livre que j'ai beaucoup aimé, sans toutefois vraiment rentrer dedans, et aussi beaucoup détesté, mais en l'aimant bien quand même... Un jugement étrange, paradoxal et inutilement compliqué ? Non, simplement un jugement à l'image de ce roman intéressant, émouvant, alambiqué et agaçant.
Dans la lignée de ses magnifiques 'Effroyables jardins', Michel Quint nous plonge dans l'univers trouble de la seconde guerre mondiale, entre résistants, collaborateurs, gens normaux, petites trahisons, grand amour, lâchetés honteuses et la longue cohorte des secrets et des compromissions. Voilà à mon sens l'intérêt principal du livre, associé à un style original, quasi-oral et et très imagé, qui m'a bien plu.
Sauf que le roman ne se limite pas à ça, avec aussi, pêle-mêle, des flash-backs imaginaires dans l'Espagne de 1936, des rencontres mi-nostalgiques mi-sexuelles en 2004, des espions, des adultères et des mensonges dans tous les sens, des chapitres sans aucune suite logique ou temporelle, des apartés sur les soirées foot, la couture ou les tragédies des 40 dernières années, et une tripotée de névrosés en quête de vengeance ou de rédemption. Bref, un sacré bazar, qui aurait pu être joyeux mais ne l'est pas tout à fait et rend la lecture un peu pénible et hachée.
Une ombre, sans doute ? Un drôle de livre, sans aucun doute !
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ladesiderienne
  20 février 2015
CHALLENGE ABC 2014/2015 (19/26)
Mon avis rejoint complètement celui de Marple, quelle lecture ambigüe que ce roman, à y choper un chaud et froid ! Tantôt enthousiasmée par une tournure de phrase, tantôt complètement désorientée par la complexité d'un paragraphe qui m'obligeait à une relecture pour ne pas perdre le fil de l'histoire.
George (sans s, c'est important car une partie de l'intrigue repose sur l'absence de cette lettre !), la soixantaine, revient dans son village natal du Pas-de -Calais. Architecte à travers le monde, il vient d'apprendre la mort de ses parents, décédés à une semaine d'intervalle. Ses propres souvenirs vont être confrontés aux révélations de la vieille Antonia, ancienne employée dans l'atelier de couture de sa mère, et à ceux de Nadine, la fille du garde-barrière dont il était amoureux à l'époque. Sous fond d'Occupation, de jalousie et de trahison, les fantômes du passé vont refaire surface.
Allez, j'avoue : pour moi, l'ombre ne s'est pas dissipée. Impossible de démêler le faux du vrai entre les affabulations dues à la mémoire défaillante d'Antonia et l'imagination débordante de George qui reconnait inventer parfois son passé. La fin a continué de semer le doute dans mon esprit. Les flashbacks incessants entre les différentes périodes de l'Histoire, sans lien chronologique, ont eu raison de mon attention et je n'ai pas vraiment ressenti d'émotions devant le destin de certains personnages ne sachant pas si c'était réalité ou invention du narrateur. le seul moment que j'ai vraiment apprécié reste l'ambiance fort bien reconstituée de l'atelier de couture pendant la guerre ainsi que la confrontation de l'Anglais Rob et de l'Allemand Rainer qui vont y semer le trouble et entrainer de funestes conséquences. le reste n'est, à mon humble avis, que du remplissage qui part dans tous les sens, dans un roman trop intellectuel pour moi. 8/20
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Annette55
  28 février 2014
Après la mort de ses parents,George,architecte industriel international,retourne à Crecy en Artois,dans une atmosphère étouffante de canicule et de vieux souvenirs.
Le sexagénaire tente de retracer le passé de ses parents,l'atelier de couture de sa mère Valentine avec ses ouvrières,la rencontre touchante avec son père Paul,et parce que....ils se seraient suicidé? parce que....
C'est peut - être moins douloureux de se souvenir et faire revivre ses parents que de s'appesantir sur ses propres regrets....
Parce qu'il y a eu trop de mensonges,de disputes, de non dits,à présent qu'ils sont morts ils ne peuvent l'empêcher de fouiner encore, moins le reprendre si parfois il venait trop à réinventer....
Un homme nous entraine dans un passé familial où Augusta,l'ancienne couturière de Valentine va lui raconter le passé de ses parents.
"Et je me force à commencer mon inventaire par mes propres trésors d'enfance"
"Et j'ai besoin aujourd'hui de ces passages assurés,comme un gué de la mémoire"
"Vérifier mes promesses de l'aube,surtout celles que j'ai trahies......"
C'est un très beau livre dont je ne peux dévoiler l'essentiel surprenant jusqu'à la dernière ligne entre polar,espionnage, guerre,une réflexion sur la trahison,la vérité,le travestissement de la vérité,la compassion,l'amour,la mémoire reconstituée,les événements remaniés grâce au talent de l'auteur.

"Aujourd'hui,au ballet de mes ombres intimes ,j'ai été torturé dans les caves de l'hôtel Colin,j'ai exhumé les nonnes...."
"Cette descente aux enfers m'a suscité le besoin de revoir aussi dans Ces Miroirs
Tavelés du temps,mes repères intimes même à reconstruire à ma mode,dire,inventer ce dont personne ne m'a jamais parlé,rectifier la géométrie de toutes ces vies.....Pour rendre la mienne cohérente,supportable...."
Michel Quint convoque le passé,convoque son héros ambigu ,énigmatique et tortueux qui avoue ses faiblesses,met en lumière sa part d'ombre,jusqu'au moment ou il n'y aura plus de retour en arrière possible.
C'est un texte dense et complexe dont il n'est pas facile de parler sans en révéler l'essentiel.
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Chrystaalle
  26 juillet 2016
J'ai trouvé l'écriture magnifique , mais l'histoire manquant de cohérence et les personnages de consistance.
Entre réflexions, digressions et extrapolations du narrateur il est assez difficile de cerner les personnages du passé. Existent ils réellement ? Qu'en est il de leur histoire ? A plusieurs moments je me suis posé la question, sommes nous dans les souvenirs des parents ou d'Augusta ou dans la pensée du narrateur ? Cela est sans doute voulu mais, pour moi, cela alourdit considérablement la lecture.
Je regrette que l'auteur n'ait pas choisi de développer d'avantage l'histoire des 5 filles couturières dans un petit village du Pas de Calais pendant la guerre, et en faisant glisser leur histoire vers le devenir de leurs enfants et en mettant leur destin en perspective, il y avait vraiment toute la matière pour illustrer que "l'avenir est tributaire du passé" ( Aragon) .
J'ai particulièrement apprécié la révélation du secret, qui n'aurait pas du en être un, puisque le narrateur a eu toute sa vie l'occasion de s'interroger, de poser des questions ou simplement de faire le rapprochement entre des événements et qu'il ne l'a jamais fait, tant les événements pourtant publics étaient tabous.
Pour moi c'était la partie centrale du livre et la plus intéressante parce qu'ensuite trop d'éléments sont amenés qui n'apportent rien à l'histoire et qui alourdissent la narration.
L'histoire de Reiner en Allemagne et l'évocation de la guerre d'Espagne à travers le destin de Rob dans les Brigades Internationales apportent quelque chose au récit, en illustrant le passé de deux personnages importants (?) du roman, qui font chacun leur devoir, malgré leur convictions personnelles ou leurs sentiments.
Mais ce n'est pas le cas du catalogue qui est fait ensuite de tous les événements abominables qui ont secoué la planète pendant les soixante années qui ont suivies. En vrac, la crise de Suez, du génocide Rwandais, des guerres civiles d'Amérique du Sud , de la guerre anglo-irlandaise, des guerres et des révoltes en Afrique, du Moyen Orient... et j'en passe.
D'où trois étoiles et une certaine déception pour moi qui ai adoré " et mon mal est délicieux". du coup je m'interroge peut être est ce aussi une question de format, est ce que ce roman n'aurait pas gagné à être plus court, édité sous la forme une longue nouvelle pour éviter toutes les digressions.
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Marcelline
  12 janvier 2012
Compliqué! Voilà ce qui, pour moi, définit le mieux ce livre...
Compliqué par le style de l'auteur, son écriture: il donne l'impression d'écrire comme il parle ou comme il pense, d'où des phrases très longues avec des virgules où je ne les attendais pas et pas de ponctuation là où j'en aurais eu besoin. Cela m'a vraiment beaucoup gênée et a influé sur tout mon ressenti quant à l'appréciation de ce récit.
Compliqué par l'imbrication des histoires les unes dans les autres et par les nombreux personnages (George, Rob, Rainer, Fred, Amédée, Augusta, Valentine, Paul, Mado, Cécile, Nadine, Myriam,...) dont les trajectoires se croisent, ou pas, à des endroits et des époques différents.
Compliqué par le dénouement, que j'ai trouvé un peu "tiré par les cheveux", et en même temps trop rapide.
C'est le premier livre de Michel Quint que je lis et j'ai dû m'accrocher pour aller jusqu'au bout: malgré tout, il forme un ensemble construit qui m'aurait certainement donné une tout autre impression si je n'avais pas été autant déstabilisée par l'écriture. J'aurais alors pu insister sur ce qui m'a plu, par exemple l'évocation de la concomitance des événements en Espagne, en France et en Allemagne durant l'année 1936.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   19 février 2015
Et je me force à commencer mon inventaire par mes propres trésors d'enfance... Vérifier mes promesses de l'aube, surtout celles que j'ai trahies... Tout le sanctifié par ma mère, des chaussons de bébé tricotés main aux bulletins trimestriels du lycée, mes vinyles, mes bouquins, savoir même si mes poèmes à la fille du garde-barrière ne traînent pas au fond d'un tiroir. Je grimpe à ma chambre et je n'examine pas, malgré la tentation, je bazarde les vieux shorts, les chemises petite taille, les cahiers de primaire, les 33 tours des Beatles, les Bibliothèque Verte, le Club des Cinq au diable, tout dans des sacs-poubelles. Surtout ne rien relire, ne rien respirer, ne pas laisser filer la mémoire anecdotique, remonter aux heures bleues, pas de nostalgie, pas de regrets, rien que du terrain préparé pour l'oubli. Ce qui était, à l'évidence aujourd'hui, me surestimer.
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ladesiderienneladesiderienne   14 février 2015
Les survivants d'Hiroshima, les hibakushas, ont eu des enfants et des petits-enfants qui portent aujourd'hui sur leur corps et au fond de leurs yeux les stigmates d'une explosion, avant leur naissance, qui a fait d'eux des monstres. Nous sommes tous des monstres issus de cataclysmes anciens. Moi, autant qui quiconque, je le sais désormais.
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ladesiderienneladesiderienne   20 février 2015
Toinette a clos la question, le nez tout froncé d'envie de péter encore de rire, fait des clins d’œil à Rob qui se sent abandonné pire que chez lui, pas vraiment dépaysé. Évidemment manquent le mobilier Chippendale et le rituel des repas, mais ces gens-là sont définitif plein de préjugés d'une classe à laquelle ils n'appartiennent pas. Des montés-en -graine froussards et conservateurs de ce qu'ils ne possèdent pas, des petits bourgeois de vaudeville. Est-ce qu'ils s'aiment seulement ? Leur mariage est cimenté par leur portefeuille.
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ladesiderienneladesiderienne   20 février 2015
Si j'écoute bien, au fond, dans le bureau à verrière où ma mère avait transporté son fourbi de couture, machine Singer et compagnie, après la fermeture de l'imprimerie, j'entends aussi l'aiguille piquer nerveusement les tissus, le tac-tac du moteur bidouillé par mon père sur l'engin à pédalier. Un jour, maman m'a dit qu'on faisait le même métier, que j'étais couturier en bâtiments, que je dessinais des robes de brique et de pierre. A l'époque, le compliment m'a paru braire, aujourd'hui il me touche, de ce qu'elle a pu me transmettre.
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ladesiderienneladesiderienne   19 février 2015
Je laisse voleter et s'ordonner des mots lointains et proches, je m'écoute venir du fond du temps. J'ai cinquante-neuf ans depuis peu et je ne sais plus qui je suis. Sinon le roman d'inconnus en quête d'auteur. peut-être la littérature n'est rien d'autre que cela, un destin lu à rebours, corrigé, cette invention de soi qui devient la seule réalité. J'ai tiré une chaise vide à mon côté, vous n'avez qu'à vous installer.
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