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ISBN : 2253089230
Éditeur : Le Livre de Poche (30/01/2013)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Inventeur du paratonnerre et respectable rédacteur de la Constitution américaine, Benjamin Franklin était aussi, on le sait moins, un facétieux chroniqueur. Dans ces textes impertinents et excentriques, il prodigue une série de recommandations réjouissantes, de l'art de choisir sa maîtresse (en huit excellentes raisons, dont la plus surprenante est sans doute qu’elle ne doit pas être trop jeune…) à la meilleure façon de transporter un serpent à sonnettes, ou de deve... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  07 décembre 2018
Benjamin Franklin, nous lui devons l'invention du paratonnerre et les Américains d'être un des Pères fondateurs de la Constitution des États-Unis. Ça pose son homme, un tel curriculum vitae! Mais Benjamin Franklin fut également un facétieux chroniqueur. La collection Les Lettres et la Plume du Livre de Poche a rassemblé dans cet opuscule quelques textes de l'auteur qu'il signait souvent du pseudonyme de veuve Dogwood.
Le titre L'art de choisir sa maîtresse m'a plu d'emblée, surtout posé sur une jolie couverture. Cette première chronique est suivie d'autres "conseils indispensables" qui font la part belle à l'ironie et à la satire. Il dépeint les moyens de devenir une langue de vipère ou un importun grincheux avec humour.
Quant aux conseils pour bien choisir sa maîtresse, sans doute faudrait-il l'offrir aux hommes mariés tentés par l'adultère ou aux célibataires ne souhaitant pas s'engager trop avant. On est surpris, en lisant, par les qualités requises par la parfaite maîtresse.
Bien sûr, ces textes ont aujourd'hui un peu vieilli. Pourtant l'humain reste fidèle à certains points de mentalité. Il n'y a qu'à changer les tenues vestimentaires, échanger la calèche pour une voiture, et le tour est joué.
Le style de Benjamin Franklin, de plus, est piquant et plein de verve, jouant avec les patronymes pour de ce seul nom, poser tout un personnage.
Assurément une petite lecture plaisante et divertissante.
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Pecosa
  09 février 2013
Si Michaël Douglas avait lu ce livre, il n'aurait pas expédié Glenn Close ad patres depuis la salle de bain familiale. En quelques billets et lettres, drôles, caustiques, impertinents, Benjamin Franklin, Monsieur paratonnerre et accessoirement père fondateur des Etats-Unis d'Amérique nous livre ses points de vue sur la société américaine. Editeur de livres, journaux et almanachs populaires, journaliste doté d'une plume élégante et efficace, il use de pseudonymes pour faire passer ses idées, sur un ton faussement badin, et fort réaliste. Il devient ainsi Anthony Afterwit (Anthony le-sage-tardif) pour convaincre les habitants de la Nouvelle-Angleterre de la nécessité d'être économe, Alice Addertongue (Alice langue-de-vipère) pour colporter des scandales et égratigner la bonne société, ou s'auto-adresse des réponses dans ses propres journaux. Homme politique et scientifique, il aborde tous les sujets, dès qu'il s'agit de critiquer les convenances et de défendre ses convictions. Favorable à l'indépendance des Etats-Unis, il ridiculise les Britanniques dans "Pour transporter des serpents à sonnette" ou "Pour humilier les rebelles américains", et parvient à vulgariser la théorie copernicienne dans "Un cuisinier fantasque". Tous les textes sont drôles, habiles et d'une incroyable modernité.
"L'art de choisir sa maîtresse" qui rappelle certains lignes des Petites misères de la vie conjugale d'Honoré de Balzac, s'adresse à un ami qui refuse le mariage. Pour l'aider à faire le bon choix, Benjamin Franklin croque en huit points, l'art de choisir une compagne quand on ne veut pas s'engager. Il faudra, lui écrit-il, qu'elle ne soit pas trop jeune, mais plus âgée, car moins sotte, plus expérimentée ("c'est grâce à la pratique que le tour de main s'améliore") et surtout beaucoup plus discrète: "Quant à la leur (réputation), si l'affaire venait à se savoir, on peut considérer que les gens seraient plus enclins à absoudre une femme d'un certain âge de s'être gentiment préoccupée d'un jeune homme, de l'avoir formé par ses conseils et d'avoir évité ainsi qu'il ruine sa santé et sa fortune avec de vénales prostituées". Et enfin, "parce que le remords est moindre. Avoir rendu une jeune fille malheureuse peut vous faire ressasser de sombres pensées. Rien de tout cela pour avoir rendu une femme mûre heureuse."
Pour connaître les règles afin de devenir un compagnon détestable ou construire un cadran solaire détonant, il ne vous reste plus qu'à lire cette merveille, rééditée par le Livre de poche dans l'amusante collection" La lettre et la plume", dans laquelle on trouve aussi "Je ne suis pas jolie, je suis pire" de la princesse de Metternich ou " Cette pute me fera mourir" du duc de Saint-Simon, étrangement absents du Lagarde et Michard.
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AmandineMM
  02 mars 2013
Après mes nombreuses déconvenues dans cette collection, dont l'une à la lecture des Mémoires de Pauline de Metternich réputée pour son ton caustique, j'ai été ravie de m'amuser (enfin !) à la lecture de ces chroniques de Benjamin Franklin : sans aller jusqu'à dire, comme l'éditeur, que l'humour ne connaît ni les frontières ni les âges, j'ai souri à plusieurs reprises. L'auteur joue énormément de l'ironie dans ces chroniques journalistiques ou lettres envoyées sous couvert d'un pseudonyme, lui aussi très humoristique et choisi en fonction du sujet développé : Alice Addertongue [Languedevipère] disserte sur les commérages (je me suis régalée à la lecture de ce texte, bien entendu), tandis qu'Anthony Afterwit [Le-sage-tardif] narre sa tardive résolution pour améliorer son mode de vie. de nombreux sujets sociaux ou politiques sont abordés par ce biais ou par celui de la fable. Ces dernières sont plus explicitement moralisatrices et visent souvent à promouvoir un mode de vie modeste et industrieux. Dans ce domaine, Benjamin Franklin m'a semblé très traditionnaliste et un peu mal vieilli quant à sa perception du rôle social de la femme (faire des enfants). Cet aspect de sa personnalité apparaît également dans ses Almanach, dont celui où il enseigne quelques notions d'astronomie à l'aide d'une brève parabole.
En conclusion, il s'agit selon moi d'une anthologie de textes courts très plaisante, que j'aurais aimé plus longue et fournie (j'en redemande !)
Lien : http://minoualu.blogspot.be/..
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Demoiselle-Coquelicote
  29 novembre 2015
J'adore les livres de la collection La lettre et la plume du Livre de Poche, je les ai tous je crois (rien que les couvertures sont magnifiques !), mais je n'en ai pas encore lu beaucoup – quatre avec le dernier lu, L'Art de choisir sa maîtresse et autres conseils indispensables, qui est un recueil de courts textes de Benjamin Franklin. Ce sont majoritairement des textes sarcastiques, humoristiques, d'apparence légère mais qui abordent souvent de vraies questions pour les contemporains de Franklin.
Comme à l'habitude, le livre s'ouvre sur une introduction en forme de mini-biographie et présentation de l'auteur des textes. C'était une découverte totale pour moi, et ça m'a beaucoup intéressée. Benjamin Franklin me fait penser à un homme De La Renaissance à certains égards ; un humaniste tout-à-tout, sciences « dures » et sciences humaines, curieux presque à outrance, défenseur ardent de la cause des colonies américaines. Après avoir lu ces quelques pages (l'ensemble du livre en fait moins de 130), je n'ai pas pu m'empêcher de lire les premiers textes, et j'ai dévoré tout le livre.
La plume et l'humour sont absolument délicieux, je savourais chaque phrase, tout en ne pouvant m'empêcher de lire vite. J'ai franchement éclaté de rire plusieurs fois. Ces textes sont en plus une source intéressante sur le contexte du XVIIIème siècle en Amérique du Nord. Alors que cette partie du XVIIIème ne m'intéressait pas particulièrement auparavant, ainsi que ce personnage, maintenant si !
Je vous donne un petit florilège de mes textes préférés. Dans ceux qui sont drôles et moquent gentiment certaines catégories de personnes, il y a Quelques règles pour devenir un compagnon détestable (ou comment faire comprendre aux notables pontifiants qu'il faut la fermer à un moment) et Lettre à l'Académie Royale (celle-là m'a vraiment fait mourir de rire, vu certaines inventions modernes !). Dans les plus engagés, c'est le Discours de Mlle Polly Baker, mère de cinq bâtards, que j'ai préféré. Il y a également un texte qui taille pas mal, et qui en plus a été directement rédigé en français : In vino veritas. Je vous laisse imaginer !
Si vous ne connaissez pas cette collection, lancez-vous, elle est formidable, et ce titre en particulier est un coup de coeur !
Lien : https://withoutmuchinterest...
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leinavaleski
  06 mars 2016
Ce livre est très court : 120 pages, et c'est là son seul défaut. Je ne connais B. Franklin que de nom et en voyant ce recueil, et surtout son titre, j'ai été plus qu'intriguée.
C'est évidemment bien écrit, comme tous les livres de cette collection que j'ai lus jusqu'à présent, mais ça va bien plus loin que ça. Ce qui est le plus remarquable, c'est le ton.
Chaque texte fait réfléchir et ce de plusieurs manières. Parfois c'est avec un raisonnement juste mais absurde et tellement absurde qu'on ne peut que comprendre qu'il s'agit d'un dénonciation que de réelles propositions. Dans d'autres textes, il reprend les arguments d'autres et les pousse à l'extrême, les rendant invalides. Ce sont aussi des anecdotes qui dénoncent des types de comportements où les vilaines personnes sont punies pour leur caractère.
Mais surtout, ce sont des textes très amusants. Les idées absurdes, les exagérations et les retours de bâton rendent tout cela très drôle sans pour autant dénaturer le message. J'ai passé un excellent moment avec ce livre.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
MadimadoMadimado   18 mars 2013
Les Commérages, comme toute vertu, portent en eux-mêmes leur propre récompense en nous donnant la satisfaction de paraître meilleure que les autres, tout en constatant qu’ils ne nous sont réellement pas supérieurs.
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