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ISBN : 2264033002
Éditeur : 10-18 (03/01/2002)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 548 notes)
Résumé :
Bandini, publié en 1938, est le premier volet d'une véritable saga familiale dont les thèmes et les personnages jalonnent toute l’œuvre de John Fante.

Figure emblématique de ce premier roman, Svevo Bandini est maçon, comme l'était le père de l'auteur. Immigré italien de fraîche date, il s'est installé avec sa famille dans le Colorado.

Durant tout l'hiver, Svevo cherche désespérément du travail et finit par trouver une riche maîtresse. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  25 février 2012
Il vous est surement arrivé de découvrir un nouvel écrivain et de vouloir enquiller sur toute l'oeuvre , dans la foulée , tant le style vous avait tapé dans l'oeil ! C'est mon cas avec John Fante . Demande à la Poussiere fut une tres belle surprise . Mon Chien Stupide confirmait largement ce sentiment . Quid de Bandini ? ?
Fante n'a jamais véritablement eu à se décarcasser pour dégoter un sujet d'écriture . Son domaine de prédilection , sa vie ainsi que celle de toute son Italienne de famille qu'il a largement romancé . Bandini en représentant un premier opus accrocheur !
La famille Bandini tire le diable par la queue . Ce nouvel hiver dans le Colorado , aux antipodes de celui de leur Italie natale , n'est porteur que de famine et de froid . le reve Americain semble bien loin...
Maria , bigote de la premiere heure et Svevo , son mari , pourtant contraint au chomage par un climat ne lui permettant plus d'effectuer son boulot de maçon , semblent unis comme au premier jour . Trois marmots viennent completer le foyer : Arturo ( 14 ans - alter égo de Fante ) , August ( 10 ans ) et le petit dernier , Fédérico ( 8 ans ) . Famille Italienne typique ! Mere dévouée corps et ame à son mari et sa famille ( Dieu étant hors compétition ) alors que l'homme , dans un souci de générosité altruiste qui l'honore , vient assurer la pitance journaliere . L'hiver perdure , les traites sur la maison s'accumulent , l'ardoise aupres des divers commerçants prend des allures de Titanic ! Svevo a un pote de jeu : Rocco , qui se désiste à son profit en lui demandant d'aller effectuer quelques menus travaux chez une riche veuve en mal de compagnie . Et là , c'est le drame !
Demande à la Poussiere était loufoque et barré alors que Bandini fait dans l'analyse et l'introspection . Fante décrit d'autant mieux cette histoire d'immigrés Italiens dans la tourmente qu'elle semble etre largement autobiographique . Un pere que l'on suppose adultere , une mere en perdant la raison et c'est un Arturo tour à tour gouailleur , amoureux fou , rongé par le doute , hanté par l'enfer d'ou cette propension quasi journaliere à vouloir se confesser , complexé par ses origines , qui se découvre et s'ouvre à cette chienne de vie . Un fardeau bien trop pesant pour ses freles épaules...
Un mot pour définir Arturo : l'ambivalence ! Ambivalence des sentiments et des actes . Arturo deteste cette mere passive et soumise face aux évenements qui l'ébranlent , ce qui ne l'empechera jamais de veiller affectueusement sur elle...Il déteste ce pere démissionnaire tout en admirant sa volonté de vouloir s'éléver socialement , de s'extraire de cette fange qui leur colle à la peau...Il aimerait voir mourir cette Rosa qui se refuse à son amour , cette meme Rosa qu'il vénere en silence depuis des années...Touchant ce gamin pétri de contradictions , de doutes mais néanmoins donnant l'image d'une assurance inébranlable . Des personnages attachants , parfois exaspérants mais toujours justes . Tout comme les situations . Integration , rejet , recherche éperdue de l'ascenseur social ( deja en panne à l'époque ; ) , quete identitaire , misere noire...Le récit amalgame tout cela avec un réalisme confondant et une justesse affirmée . La famille Bandini vaut vraiment le détour ! Elle est excessive , tourmentée et passe du rire aux larmes , de l'amour à la haine en moins de temps qu'il n'en faut à certains politiques pour retourner leur veste . La comédie à l'Italienne dans toute sa splendeur !
L'écriture est maitrisée et impose une adhésion immédiate !
Bandini , s'il m'a rendu moins enthousiaste que ses précédentes lectures , n'en demeure pas moins un tres agréable moment...
3.5 / 5
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colimasson
  26 septembre 2015
John Fante a décidemment un vrai problème avec les clébards. Non content de nous raconter sa vie avec son « Chien Stupide », il proclame ici que « Dieu est un chien ».

Quand on découvre sa famille à travers ce roman à la veine autobiographique à peine voilée, on comprend mieux pourquoi John Fante a toujours préféré les chiens aux êtres humains. Même comme ça, John Fante a le fond d'un brave type qui trouve des excuses à tout le monde et qui, en voulant dénigrer père, mère, frères et amis, se découvre un talent de portraitiste prêt à souligner les défauts les plus laids pour en faire de charmantes trouvailles.

On ne se sera peut-être pas beaucoup aimés entre humains aux dents longues mais on aura bien ri quand même, et c'est peut-être le plus important.
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marina53
  05 juin 2013
Bandini, c'est l'histoire d'une famille italienne habitant le Colorado, pays où les hivers sont rudes et la neige abondante, empêchant ainsi Svevo, le père maçon de son état, de travailler. le couple croule sous les dettes, même les dépenses chez l'épicier du coin ne sont pas honorées. Maria, la mère bigote ne jurant que sur son rosaire pour espérer une vie meilleure pour elle et ses trois enfants, voue un amour inconsidéré pour son mari parfois violent et volage. Elle n'ose lui faire front et le laisse aller jouer avec son ami au poker, dilapidant ainsi les quelques menues monnaies mises de côté. Arturo, August et Federico sont les trois enfants de ce couple mal assorti. Arturo est un jeune garçon qui porte sur ses parents un regard à la fois tendre et sans pitié: il regrette la passivité de sa maman et les accès de colère de son papa. Amoureux fou de Rosa, une camarade de classe, il se retrouvera fort déçu de voir que son amour n'est pas partagé. Puis, la vie de toute la famille se trouve bouleversé le jour où Svevo accepte un boulot pour une riche veuve...
Tour à tour dans la peau de Svevo, de Maria ou d'Arturo, John Fante nous livre ici un roman cinglant et sans pitié où la misère est omniprésente. Largement autobiographique, ce Bandini retrace la jeunesse de Fante, jeune garçon à la fois fougueux et sensible. Il nous décrit le quotidien d'une famille italienne teinté de misère, d'alcool, de ségrégation et de religion. Même si la première partie de ce roman est un peu longue à se mettre en place, j'ai trouvé la seconde beaucoup plus intéressante, mélancolique et pleine de bons sentiments, d'émotion et parfois d'humour. Dans un style tranché et sans détour, mêlant ironie et mélodrame, Fante nous livre avec Bandini le premier tome d'une fresque américaine.
Bandini... Ni Fante-astique... ni Stupide!
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Franckync
  13 juillet 2017
Souvenir de lecture
Titre : Bandini, la route de los angeles, demande à la poussière, mon chien stupide, pleins de vie, les compagnons de la grappe, l'orgie.....
Auteur : John Fante
Années : 1909/1983
Mon humble avis : Ceux qui suivent mes chroniques auront surement remarqué mes incessantes références à un auteur vénéré par beaucoup et pourtant pas assez reconnu à mon goût : j'ai nommé l'illustre John Fante. Fidèle à mes premiers émois de lecteur passionné, il était temps que je vous livre mes impressions sur les écrits d'un homme qui pour moi, fut l'un des plus grands écrivains américains du XXe siècle. Fante fut assurément un maître, précurseur et idole de Bukowski, il inspira toute une génération d'écrivains alors que tous ses romans ne traitaient que d'un seul et unique thème : lui-même. Alcoolique, invivable et sûr de son génie, Fante sacrifiera sa famille à l'écriture, au jeu et aux femmes. J'envie ceux qui vont découvrir cet auteur rare et exigeant dont les romans sont des trésors d'humanité et de désespérance. Commençons par Bandini où l'auteur italo-américain évoque ses souvenirs d'enfance. Roman de la pauvreté, du désir d'intégration d'un jeune rital face à une société américaine majoritairement Wasp qui le rejette. Roman écrit avec le coeur et les tripes, tourbillon mené d'une main de maître par un auteur qui n'a jamais peur de l'émotion où l'énergie du désespoir et la rage de vivre sont présentes à chaque page, où les relations familiales sont disséquées avec une acuité exceptionnelle. Bandini est, à mon humble avis, l'un des meilleurs livres jamais écrit sur l'enfance, sur la naissance d'un artiste, sur la volonté de se sortir d'un quotidien triste et banal. Oui Fante fut un géant et Bandini un chef d'oeuvre où l'auteur tente, à travers ses mots, de s'approcher au plus près de la moelle de la vie. Projet ambitieux que seuls certains auteurs auront eu la prétention d'atteindre et Fante fut l'un d'eux, à n'en pas douter. Suivront plusieurs romans autobiographiques tels que demande à la poussière, plein de vie, la route de Los Angeles ou l'excellent et hilarant mon chien stupide. Tous ces écrits ont une chose en commun : le génie de leur auteur. Tout d'abord génie dans le style avec une écriture rapide, sèche et énergique puis génie dans l'émotion, dans la dignité des thèmes abordés. Là où d'autres se seraient noyés dans le pathos d'une enfance pauvre puis d'un quotidien misérable, Fante survole son sujet avec une grâce, une élégance et un humour assez prodigieux. Ecrivain de l'émotion, tout à la fois monstre d'égoïsme et capable d'une tendresse infinie, je voue à cet homme et à son oeuvre une admiration sans borne vous l'aurez compris. Pour finir cette petite chronique je m'effacerais devant un autre grand auteur qui par ces mots je l'espère, vous donnera envie de découvrir ou de redécouvrir toute l'oeuvre du merveilleux John Fante :     "Un jour j'ai sorti un livre et c'était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l'or à la décharge publique. J'ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n'avait pas peur de l'émotion. L'humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J'avais une carte de la Bibliothèque. Je sortis le livre et l'emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu'il y avait là un homme qui avait changé l'écriture.
Le livre était "Demande à la poussière" et l'auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m'influencer dans mon travail. je terminai "Demande à la poussière" et cherchai d'autres Fante à la bibliothèque. J'en trouvai "Le vin de la jeunesse" et "Bandini". Ils étaient du même calibre, écrits avec les tripes et le coeur [...]"   CHARLES BUKOWSKI
J'achète ? : ai-je besoin d'en rajouter ? Si tu as la chance d'être passé à côté de cet auteur, je t'envie et te conseille de te ruer vers la librairie la plus proche pour te procurer l'oeuvre d'un auteur qui se considérait lui-même comme le plus grand écrivain américain du siècle. Abusé me direz-vous ? Pas tant que ça dans la mesure ou je perds tout sens commun lorsqu'il s'agit d'un des auteurs qui me donna la passion du livre et dont le souvenir de lecture reste encore aujourd'hui éblouissant et précieux.  Indispensable vous dis-je...
Lien : http://francksbooks.wordpres..
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trust_me
  13 juin 2013
La famille Bandini va mal. Il faut dire qu'être maçon en plein hiver dans le Colorado n'est pas la meilleure façon de faire rentrer un salaire régulier à la maison. Svevo, le paternel, compte sur l'arrivée prochaine du printemps pour se remettre à l'ouvrage. En attendant il perd le peu d'argent du foyer au poker. Joueur et coureur, ce Svevo est un fieffé salopard qui mène la vie dure aux siens. La mère, Maria, voit son ardoise chez l'épicier augmenter de jour en jour : « Bon Dieu, […] va falloir songer à me rembourser c'crédit Mme Bandini ! Ça peut plus durer. Vous m'avez pas donné un seul centime depuis le mois de septembre. » Une mère bigote, toujours le rosaire à la main, victime des frasques de son incontrôlable mari et qui ne lui pardonnera pas de disparaître du jour au lendemain pour, croit-elle, se jeter dans les bras d'une richissime veuve. Quant aux trois frangins Bandini, s'ils fréquentent l'école catholique du coin, ce ne sont pas des anges. Arturo, l'aîné, est un sale gosse qui multiplie les bêtises. En proie aux remords, il passe son temps à se demander si ses péchés sont véniels ou mortels. Heureusement, un tour au confessionnal et une absolution rapide effacent ses tourments : « Ils étaient potes, Dieu et lui ; Dieu était un sacré chic type. » Une drôle de famille pour laquelle il est bien difficile de ressentir la moindre empathie.
Chronique en grande partie autobiographique d'une tribu italo-américaine tirant le diable par la queue au coeur des années 20, Bandini est un roman plein de verve. Une galerie de personnages principaux truculents ou détestables et quelques seconds rôles pas piqués des hannetons pimentent ce récit où se côtoient en permanence humour et méchanceté.
Ayant lu Bandini au début des années 90, je me demandais si j'y trouverais aujourd'hui le même plaisir qu'à l'époque. Quand on est étudiant en lettres modernes, que l'université restreint vos lectures aux grands classiques et que vous tombez sur Fante, le choc est énorme. Découvrir la littérature américaine avec lui, c'est un peu comme quand vos parents vous lâchent la main à l'entrée du grand bain, ça fait un peu peur mais en même temps c'est tellement grisant. Vingt ans plus tard, alors que mes lectures « américaines » se comptent par centaines, l'effet n'est évidemment plus même. Il n'y a plus de surprise et j'ai trouvé quelques longueurs mais je ressors néanmoins de ce roman avec la confirmation que Fante restera à jamais un des chouchous de ma bibliothèque personnelle. le ton du narrateur, plein de fiel, d'ironie et d'acidité me convient parfaitement. Et que dire de ces personnages qui s'emportent pour un rien, sont le plus souvent d'une totale mauvaise foi et voient constamment midi à leur porte. L'écriture est fluide, proche d'une certaine forme d'oralité et par moments des passages presque lyriques font prendre de la hauteur à l''ensemble. En un mot comme en cent, je suis toujours fan !


Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   22 juin 2012
Il faisait un froid de canard : pas question de prendre un bain ce soir. Il décida de faire semblant. Il remplit un baquet, verrouilla la porte de la cuisine, sortit un exemplaire de Scarlet Crime, s'assit nu sur la porte chaude du poêle, ses pieds et chevilles barbotant dans le baquet, et entreprit de lire Crime Gratuit. Quand ce qu'il considérait comme le temps d'un bain normal se fut écoulé, il cacha l'exemplaire de Scarlet Crime sur le porche de derrière, mouilla soigneusement ses cheveux avec la paume de sa main, frotta vigoureusement son corps sec avec une serviette jusqu'à ce que la peau devînt rose vif, et courut en tremblant dans le salon. Maria le regarda s'accroupir près du poêle et se frotter les cheveux avec sa serviette, tout en grommelant et en pestant contre l'obligation de prendre un bain en plein hiver. Puis il alla se coucher en se félicitant de son habileté à duper son monde. Maria souriait. Quand il disparut pour la nuit, Maria distingua autour du cou d'Arturo un anneau de crasse aussi visible qu'un col noir. Mais elle ne dit rien, car la nuit était bien trop froide pour obliger quiconque à prendre un bain.
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PenelopePenelope   03 décembre 2010
Il avançait en donnant des coups de pied dans la neige épaisse. Un homme dégouté. Il s'appelait Svevo Bandini et habitait à trois blocs de là. Il avait froid, ses chaussures étaient trouées. Ce matin-là, il avait bouché les trous avec des bouts de carton déchirés dans une boîte de macaroni. Les macaronis de la boîte n'étaient pas payés. Il y avait pensé en plaçant les bouts de carton dans ses chaussures.
Il détestait la neige. Il était maçon, et la neige figeait le mortier entre les briques qu'il posait. Il rentrait chez lui en se disant que c'était absurde.
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Caro29Caro29   19 novembre 2013
Le petit-déjeuner pour trois garçons et un homme. Il s’appelait Arturo, mais détestait ce prénom ; il aurait aimé s’appeler John. Son nom de famille était Bandini, mais il aurait préféré Jones. Sa mère et son père étaient italiens, il les aurait voulu américains. Son père était poseur de briques, il l’eût préféré lanceur pour les Chicago Cubs. Ils habitaient Rocklin, Colorado, dix mille habitants, et il voulait habiter Denver, à trente milles de là. Son visage était couvert de taches de rousseur qu’il haïssait. Il fréquentait une école catholique, il aurait préféré une école publique. Sa petite amie s’appelait Rosa, mais elle le détestait. Enfant de chœur, il était un vrai diable et haïssait les enfants de chœur. Il voulait être bon garçon, mais il redoutait d’être bon garçon, car il craignait que ses amis ne le traitent de bon garçon. Il s’appelait Arturo et il aimait son père, mais il vivait dans la hantise du jour où il serait assez costaud pour rosser son père. Il adorait son père, mais prenait sa mère pour une mijaurée doublée d’une idiote.
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LydiaBLydiaB   04 décembre 2010
Une belle journée, aussi belle qu'une fille. Il roula sur le dos et regarda les nuages filer vers le sud. Tout là-haut le vent soufflait en tempête ; il avait entendu dire qu'il venait du fin fond de l'Alaska et de la Russie, mais les hautes montagnes protégeaient la ville. Il pensa aux livres de Rosa, à leurs couvertures de toile cirée aussi bleue que le ciel ce matin. Une journée paisible, deux chiens en balade, s'arrêtant brièvement au pied de chaque arbre. Il colla son oreille contre le sol. Là-bas, au nord de la ville, dans le cimetière des hautes terres, on descendait Rosa dans sa tombe. Il souffla doucement sur le sol, l'embrassa, mit un peu de terre sur le bout de sa langue. Un jour, il demanderait à son père de tailler une stèle pour la tombe de Rosa.
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SophiePatchouliSophiePatchouli   14 septembre 2017
POSTFACE :

""Here, at last, was a man who was not afraid of emotion." C.Bukowski, préface à la réédition de 'Ask the Dust'. Les deux meilleurs romans jamais écrits sur Los Angeles sont sortis la même année, en 1939. Typiquement, leurs auteurs n'étaient pas natifs de la ville; et, encore plus typiquement, les deux livres ne se vendirent pas du tout malgré des critiques élogieuses mais mal exploitées. 'Ask the Dust' et 'The Day of the Locust' ont dû avoir droit chacun à leur vitrine chez Stanley Rose, le libraire ami des écrivains, juste à côté de Musso-Frank's, sur Hollywood Blvd. John Fante et Nathanael West étaient tous deux des habitués et protégés de Stanley Rose, bien que West ait été plus intime avec lui. Ils allaient souvent chasser ensemble parfois avec Faulkner."...
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Le choix d'Alex Beaupain : « Mon chien stupide » de John Fante
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