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ISBN : 2757857479
Éditeur : Points (24/05/2017)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Comment petit-déjeuner avec un parrain de la Mafia et collaborer avec un prix Nobel de littérature ? Gifler ses acteurs pour les aider à jouer et sauver un condamné à mort grâce à un documentaire ? Envoyer un homme armé récupérer des copies pirates et diriger des opéras ? Cinéaste de l'excès, véritable tête brûlée, William Friedkin livre une autobiographie sans concession.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
carre
  25 octobre 2017
Les mémoires de William Friedkin sont une belle surprise. le réalisateur de « French Connection » se livre sans faux-semblants sur une carrière en dents de scie mais que Friedkin assume avec un regard toujours juste et critique. Bien sûr Friedkin parle des nombreuses rencontres tout au long d'une riche carrière mais qui a souvent été incomprise ou rejetée. Il n'hésite pas à parler des désaccords, des incompréhensions voir des disputes dans un monde ou les égos sont souvent surdimensionner. Sa passion du cinéma, de l'opéra, son exigence et ces choix assumés sans regret. Un regard beaucoup moins glamour en tout cas loin des paillettes hollywoodiennes. Une autobiographie aussi passionnante que réussie.
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Pecosa
  20 juin 2017
Quand on pense à William Friedkin, on pense aux deux grands succès populaires de sa carrière, French Connection (1971), et L'Exorciste (1973), deux films de genre a priori pas très académiques, ainsi qu'à la réputation sulfureuse du bonhomme. Redouté sur les tournages, accusé d'être homophobe lors de la préparation du film Cruising, puis d'être un vieux réac à la sortie de L'Enfer du devoir, élu film le plus raciste fait contre les Arabes par Hollywood, son nom est à jamais associé au cinéma d'action américain.
Dans Friedkin Connection, le cinéaste évoque son passé, ses racines familiales ukrainiennes, son enfance dans les quartiers pauvres de Chicago, ainsi que ses débuts à la télévision où il deviendra entre autre réalisateur pour la série Alfred Hitchcock présente. De Good Times en 1967 à Killer Joe en 2011 , Friedkin revient sur plus de quarante années de projets, de rencontres, de films, de succès et d'échecs. Mais le réalisateur n'est pas du genre à se mettre en scène dans des clichés glamour hollywoodiens, dans lesquels Coppola beurrerait les toasts et Linda Fiorentino servirait le champagne dans son penthouse. Friedkin Connection est une autobiographie cash passionnante qui ne manque pas de rythme, on se croirait presque à ses côtés lors de ses débuts, quand il filmait caméra à l'épaule. Il évoque des influences artistiques assez variées (Magritte, La Nouvelle Vague, l'opéra…), la genèse de ses films, ses choix de mise en scène, d'acteurs, rend hommage à ses pairs (Henry-Georges Clouzot, Francis Ford Coppola…), à ses anciens collaborateurs. C'est un excellent ouvrage sur le travail du cinéaste qui ne se donne pas une image lisse à postériori, évoquant ses échecs sans faire pleurer Margot, ses rencontres manquées (il balance un tableau qu'un Basquiat débutant lui envoie par la poste en témoignage de son admiration parce qu'il trouve ça moche…), ses périodes « grosse tête » qui entraînent un manque de discernement.
Il est dommage que sa filmographie compte plus d'échecs que de succès, et que certaines oeuvres comme Le convoi de la peur, Cruising, Police fédérale Los Angeles, Bug et Killer Joe soient peu à peu tombées dans l'oubli. On lui doit du grand, du bon cinéma d'action, qui explore à rebrousse poil les thèmes de l'enfermement, de la démence et du mal, avec des personnages torturés ou antipathiques qui mettent souvent mal à l'aise le spectateur mais ne laissent personne indifférent.
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Bazart
  05 juin 2017

Il débute sagement comme technicien pour une chaine de télé locale à Chicago, il a 25 ans et son enthousiasme lui fait rencontrer les bonnes personnes.
La réalisation d’un documentaire choc qui permet à un condamner à mort d’échapper à la chaise électrique : « People vs Paul Crump » lui ouvre les porte d’une grande agence.

Une des particularités de Friedkin c'est sans doute qu'il ne fait aucune école, il apprend en réalisant et en mouillant la chemise. « Les hommes audacieux » une série pour laquelle il pénètre dans une cage aux lions avec le dompteur (qui se fera dévorer un bras six mois plus tard), il se fait couper une cigarette en bouche par un six coups, William le petit garçon juif a l’audace des timides, il commence sa vie de cinéaste en frôlant la mort.
Cet apprentissage imprègne toute son œuvre.
On rencontre beaucoup de monde dans cette autobiographie : Hitchcock, Sonny and Cher…Coppola, Spielberg, Lucas tout ce qui fait Los Angeles en cette fin de XXe siècle, et bien sur une foultitude d’anecdotes de tournage. La rencontre d’Harold Pinter le dramaturge prodige du Swinging London, la complicité avec Mart Crowle, l’auteur Off Broadway des « Garçons de la bande ».
Hé oui, le réalisateur le plus urbain, le plus âpre, le plus violent, le plus réaliste des années 70’s a débuté au cinéma en adaptant des pièces de théâtre difficiles. S’effacer devant son sujet, la mise en scène au service du scénario : simple et efficace.
« Friedkin Connection » est plein de petites histoires de tournage qui raviront les cinéphiles : Fernando Rey et Gene Hackmann engagé sur des malentendus pour « French Connection » son film au cinq Oscars, le travail de recherche des effets spéciaux sur « L’exorciste ». Le choix et le casting de Linda Blair est assez croquignolet.
L’influence de « Cent ans de solitude » sur son remake du « Salaire de la peur » et le comeback des dernière années avec « Bud » et « Killer Joe » deux adaptations théâtrale comme un retour aux sources….
Friedkin le plus américain des cinéastes fut influencé par Clouzot, Antonioni, Bergman, Fellini et la nouvelle vague française.
« Friedkin Connection c’est le mémoire d’un cinéaste au travail. L’homme esquisse son enfance paisible dans la banlieue de Chicago, évoque à peine son heureux quatrième mariage et ses deux fils, il ne nous parle que de ses films, de ses espoirs, de ses déceptions, de son amour du risque et de la provocation. William Friedkin une grande gueule parfois peu aimable mais sincère et diablement intéressante.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
PecosaPecosa   20 juin 2017
(A propos de L'Exorciste)
L'image qui m'a le plus inspiré et qui est devenue iconique vient d'une peinture que j'avais vue au Musée d'Art Moderne de New-York: L'Empire des Lumières II de René Magritte. Magritte a fait plusieurs versions de cette peinture sur une période de huit ans, mais celle qui force le plus mon admiration est celle qu'il a peinte en 1954 et qui est exposée au musée des Beaux Arts de Bruxelles en Belgique.
Cette peinture représente une maison sombre dans une rue tranquille à la tombée de la nuit. Au deuxième étage, une douce lumière émane des fenêtres de la chambre; d'autres fenêtres sont visibles mais leurs volets sont fermés, et il n'y a pas de porte d'entrée. Au dessus, il fait jour, et des nuages flottent dans un ciel bleu. Dans la rue, devant la maison, se trouve un unique réverbère, mais la version de 1954 montre des reflets pluvieux de la maison et du réverbère. Il n'y a aucun être humain dans cette peinture. J'ai commencé à recomposer cette image dans mon esprit. Je voyais une lumière puissante s'échapper de la fenêtre de Regan pour tomber sur la silhouette d'un personnage se tenant debout à côté du réverbère. L'homme, ce serait le père Merrin arrivant dans la maison de Georgetown. La peinture de Magritte est un bon exemple de la manière dont il juxtaposait des objets réalistes mais qui n'avait aucun lien entre eux. Dans le film, c'est devenu une vraie maison, dans une vraie rue, avec dans la chambre à l'étage une jeune fille qui est possédée par un démon.
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PecosaPecosa   19 juin 2017
Hitchcock ne cachait rien de ses techniques. En ce qui concernait le suspense, il avait compris qu'annoncer ce qui allait se produire faisait vivre aux spectateurs une expérience bien plus puissante que s'ils regardaient juste les évènements se dérouler sous leurs yeux sans qu'ils puissent anticiper quoique ce soit. Imaginez une scène dans laquelle deux personnes sont assises à une table et discutent; puis une bombe explose et les tue toutes les deux. Le public est surpris, choqué même, mais il n'y a aucun suspens. Si la même conversation a lieu, et que le public sait qu'il y a une bombe sous la table, mais pas les personnages, cela créé le suspense. Un bon exemple de l'application par Hitchcock de ce concept, c'est la scène de la douche de Psychose, où l'ombre du tueur apparaît dans la pièce et sur le rideau de douche avant que Janet Leigh ne soit consciente de sa présence.
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BazartBazart   03 juillet 2017
« Orson Welles a déclaré que faire un film, c’était comme jouer avec le plus gros train électrique qu’un gamin ait jamais eu. C’est littéralement ce qui s’est passé sur le tournage de « French Connection ». Certaines des choses que j’ai faites n’auraient jamais pu recevoir l’aval des studios. J’ai mis des vies en danger. Je le dis avec plus de honte que de fierté car aucun film ne vaut la peine de prendre ce genre de risques.

Ceci étant dit, le niveau de danger atteint sur « French Connection » était le plus élevé possible. Si quelqu’un avait été blessé - ou tué-, je serais en train d’écrire ce livre dans une cellule de prison. »
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carrecarre   20 août 2017
Jim (Webb) est un homme complexe, courageux et qui a des principes. Parfois, il peut se montrer pinailleur ou mesquin mais, pour être honnête, il me décrit moi comme étant le seul homme dans le pays qui ait un caractère pire que le sien.
*Jim Weeb ancien vétéran du Vietnam, écrivain, il fut secrétaire d'Etat à la marine sous Reagan.
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Killer Joe (2012) - Bande annonce VOST
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