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Bernard Cohen (Traducteur)
ISBN : 2266133993
Éditeur : Pocket (03/06/2004)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 567 notes)
Résumé :
À Hollywood, comme chacun sait, tout va plus vite, plus haut, plus fort! Les succès peuvent être soudains et tonitruants, les chutes foudroyantes. David Armitage, scénariste en quête de reconnaissance va en faire la redoutable expérience... Alors qu'il écrit depuis plus de dix ans des textes qui ne recueillent que l'indifférence des grands pontes de l'usine à rêves, l'impensable se produit : son dernier scénario est acheté par une chaîne branchée du câble. Sa série ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
Lolokili
  24 septembre 2012
Oui, bon, un Kennedy quoi. Surtout ne pas faire la fine bouche : l'avantage non négligeable d'un Kennedy, c'est que ça se lit tout seul (facilement j'entends ; cela dit, lire tout seul c'est bien aussi).
Et ce Kennedy là est un bon cru, qui reprend les thèmes coutumiers de l'auteur souvent traités dans ses romans : traversée du désert, montée au firmament, descente aux enfers, rédemption, fric, scandales et manipulations. Efficace et fluide, l'écriture ne présente quand même pas un intérêt exceptionnel mais force est de reconnaître que ce bouquin plutôt captivant vient de m'offrir une bienfaisante et sympathique récréation dans ce monde de brutes. Et pour conclure l'intrigue sur une note hautement philosophique, l'ami Doug nous propose en prime une aimable ouverture de réflexion sur le rôle que nous jouons dans le déroulement de notre propre destin.
Allez hop... ça se lit tout seul un Kennedy je vous dis.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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Malaura
  30 mai 2012
Après des années de vache maigre, le scénariste David Armitage voit enfin le bout du tunnel.
L'un de ses scénarii est acheté par la télévision et David devient du jour au lendemain la nouvelle coqueluche du tout Hollywood.
Riche, admiré, encensé, il peut enfin vivre sur un grand pied comme il l'a toujours rêvé.
Mais la gloire est bien souvent éphémère et les revers de fortune sont durs à L.A...
Subitement accusé de plagiat, David voit tous ses "amis" se détourner de lui.
Une ignoble machination a été ourdie contre lui mais malheureusement personne ne semble prêt à croire en sa parole.
L'argent si chèrement acquis s'évapore, tout comme sa notoriété nouvelle et la vie de rêve qu'il commençait à peine à mener. Il ne lui reste rien.
Ruiné, accablé, acculé, méprisé, ce n'est qu'au prix d'une totale remise en question que David pourra parvenir à remonter la pente…

Douglas Kennedy, c'est l'américain préféré des européens ! Depuis « L'homme qui voulait vivre sa vie », « Les désarrois de Ned Allen » - tous deux adaptés au cinéma - ou « Les charmes secrets de la vie conjugale », l'écrivain anglo-saxon n'a cessé de susciter l'engouement des lecteurs. Une revanche pour ce new-yorkais boudé dans son propre pays, les Etats-Unis n'ayant jamais été prêts à apprécier le non-conformisme de l'auteur ainsi que ses opinions et ses engagements politiques.
Mais pour nous autres, lecteurs français, Douglas Kennedy équivaut à la quasi-assurance d'un moment de lecture agréable, sans chis-chis ni prise de tête.
Lorsqu'on commence un livre de Douglas Kennedy, on se dit qu'on va monter dans un train à grande vitesse dont le rythme et le suspense vont nous donner le tournis et nous entraîner dans une histoire haletante menée tambour battant.
Une mécanique bien huilée, une écriture nerveuse, une intrigue efficace, un style incisif et tranchant…c'est un peu tout cela l'univers de Douglas Kennedy, s'intégrant de surcroît à une sensation de vitesse, à un emballement jouant sur les nerfs et causant un empressement de lecture assez ahurissant, comme dans « Piège nuptial ».
Pour arriver à ce résultat, l'auteur, malin, à une recette magique que l'on retrouve pratiquement dans la trame de tous ses romans : le don unique de précipiter ses héros dans une spirale infernale en s'employant à décrire le moment où, dans une vie stable, tout bascule.
L'ingéniosité de l'auteur vient de la façon de camper essentiellement des personnages proches du lecteur et auxquels il peut aisément s'identifier. Ceux sont généralement des personnes de la middle-class, souvent en pleine crise existentielle ou relationnelle ; des individus pris au piège de la vie domestique, derrière laquelle se tapie l'ombre du cauchemar…
Partant de situations de la vie quotidienne, banale, commune, sage, propre à chacun de nous, l'auteur parsème alors ses petits cailloux de suspense et de doute, petits rouages défectueux venant enrayer la grande roue d'une existence ordonnée.
Et une fois que le lecteur s'est identifié au héros et qu'il éprouve de l'empathie pour ses problèmes, vlan ! Douglas Kennedy intègre par surprise à ce scénario bien huilé, des éléments violents qui vont tous nous déstabiliser, héros comme lecteurs. Lu dans un magazine, l'auteur définit cette stratégie d'écriture par l'expression « claquer le lecteur ».
Et c'est vrai que nous sommes claqués, bouleversés, malmenés, tellement est grand le contraste entre la situation de départ du héros et ce qu'il va désormais devoir endurer !
Une véritable descente aux enfers attend le personnage principal, une chute vertigineuse doublée d'inquiétude, d'angoisse et de peur, à l'instar du scénariste David Armitage, pris dans les pièges du monde impitoyable et corrompu du cinéma d'Hollywood et des mirages de Los Angeles.
Un monde où les milliardaires mégalomanes sont dépourvus de tous scrupules et jouent votre tête comme les Dieux des tragédies antiques, un univers d'hypocrisie et de mensonges où seuls comptent l'argent et la réussite sociale, et que l'auteur dépeint avec un humour empreint d'une ironie féroce doublée d'une fraîcheur espiègle.
L'occasion pour l'écrivain de railler ce qui caractérise notre société moderne et son mode de fonctionnement et de s'indigner de certains de nos comportements : la perte des idéaux, le sacrifice des rêves sur l'autel de l'argent ou de la célébrité, les actions mensongères, la duplicité, les artifices destinés à tromper, les dissimulations…
Mais paradoxalement, cette plongée dans l'abîme va confronter David Armitage à ses choix, à ses dilemmes, à ses erreurs, et l'amener à réfléchir à sa propre vie, à ce qu'il en a fait et pourquoi il en est arrivé là. Une histoire dont il sortira peut-être grandi finalement…
« Touchant portrait d'un homme en proie aux incertitudes et aux caprices du destin », « Rien ne va plus » est de ces romans pétillants et addictifs, qu'on lit dans un souffle, d'une seule traite, et qui offrent un savoureux moment de lecture.
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carre
  04 février 2013
Amouououour, gloire et beauté !!! C'est le refrain d'un soap diffusé sur France 2, je crois.
La vie de David Armitage, devient du jour au lendemain, celle du cultissime feuilleton (on peut rigoler tout de même !!!). Après une longue période de vaches maigres, notre héros devient le scénariste bankable du moment. Il jette son ancienne vie (femme et enfant compris) pour se laisser subjuguer par le superficiel et les paillettes. Mais, la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Attachez vos ceintures, la montée fut fulgurante, la descente sera infernale.
Comme d'hab, histoire qui tient la route, écriture agréable, sens du rythme, avec en prime les thèmes chers à Kennedy. Rien ne va plus, faites vos jeux, Je parie sur Kennedy c'est du sûr, même si sans surprise, le résultat est toujours sympa.
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PiertyM
  03 juillet 2015
Un bon moment de lecture!
On se faufile tout bonnement dans la vie de David Armitage, on compatit avec lui dans ses moments de vaches maigres, on saute de joie au moment de sa percée
professionnelle comme une flèche, on vole avec lui dans les airs, on côtoie des nuages blancs, on essaie de soulever sa tête dans le plus fort le moment, celui de sa décrépitude , on dégringole les marches d'un trait, on se retrouve au plus bas de l'étage comme si l'on avait jamais franchit le seuil, c'est vraiment déroutant!
Douglas Kennedy nous fait côtoyer de différents genres de vie, on tâte du doigts la nature de ceux qu'on appelle des amis, et même de la vie conjugale. Il nous fait glisser dans les couloirs de Hollywood, le grand univers des arts, le royaume des rêves, le grand monde du show biz et de l'arnaque, la grande fabrique des célébrités et des grosses fortunes, et en même temps l'instigateur de leur chute et aussi de leur ruine, ça te donne le pain le matin et le cailloux le soir...
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livrevie
  19 août 2014
Le problème avec quelque chose qu'on a beaucoup aimé, c'est que quand on en abuse, on est vite écoeuré, et qu'ensuite, on ne l'apprécie plus à sa juste valeur. Un peu comme le chocolat.
J'avais adoré la lecture de L'homme qui voulait vivre sa vie, et comme je suis un brin obsessionnelle, j'ai embrayé tout de suite sur un autre Kennedy. Je n'aurais pas dû. J'aurais dû attendre un peu.
Les similitudes avec L'homme qui voulait vivre sa viel m'ont tout de suite sauté aux yeux, tant sur le fond que sur la forme, et ce qui m'avait enchanté m'a légèrement agacée.
Le narrateur, encore un homme un peu perdu, vit une vie qui l'étouffe en quête d'un succès qu'il désire ardemment. Et ce succès arrive, et il le grise... Et tout dérape. Pendant toute la première moitié du roman, ce schéma classique m'a presque fait regretter de l'avoir sorti de ma PAL. Ce n'était pas vraiment le bon moment, je n'étais pas sensible à ce récit trop répétitif à mon goût.
Mais je dois reconnaître une chose, Kennedy a le talent de susciter la curiosité, car même si les évidences m'énervaient, j'ai été incapable de lâcher ce roman, et passée cette première moitié, j'ai même été agréablement surprise par la tournure des évènements, et j'ai voulu en savoir plus, cessant de soupirer à cause de ce que je considérais comme du "déjà vu".
Et finalement, je suis seule responsable de mon désenchantement initial. J'aurais dû attendre... Laisser l'oubli oeuvrer, pour savourer cette écriture mordante et diablement efficace...
Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
GwordiaGwordia   08 juillet 2012
- (...) Non, désolé, mon amour, mais sans le Grand Méchant Loup ça ne marche pas vraiment...

Et pourquoi ? Parce qu'une "histoire", c'est un drame. Le vôtre. Le mien. Celui du type qui est en train de lire assis dans le métro en face de vous. Tout est récit, et le simple fait de conter, de narrer, renvoie à cette vérité première : nous avons besoin de crise, d'angoisse, d'attente, d'espoir, de la peur de se tromper, de soif de la vie que nous pensons vouloir et de la déception que nous inspire celle qui est la nôtre. D'un état de tension qui nous fasse croire à notre importance, à notre capacité à aller au-delà du trivial. Du constat que nous restons constamment dans l'ombre du Grand Méchant Loup, même si nous avons tenté de le nier. De la menace qui se tapit derrière le moindre geste, la moindre décision. Du danger que nous constituons pour nous-mêmes.
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LolokiliLolokili   25 septembre 2012
Un pyjama, dès que l’on sort de la chambre à coucher, évoque irrésistiblement l’asile d’aliénés ; quand il est porté par un individu visiblement hors de lui, devant l’entrée d’une chaîne de télévision et en plein jour, il suggère que l’individu en question aurait besoin au plus vite de l’attention médicale subséquente. Si j’avais été capable de considérer ce cliché d’un œil impartial, ma conclusion aurait été sans appel : ce mec a pété les boulons.
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manU17manU17   28 décembre 2011
La vie est ainsi, voyez-vous. Une succession de choix qui affectent notre situation, et, lorsqu'ils se révèlent négatifs, nous n'avons qu'une hâte : en rejeter la faute sur la méchanceté des autres. Alors qu'il n'y a d'autre coupable à chercher que soi-même.
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LolokiliLolokili   23 septembre 2012
Instructrice New Age avec plus qu’une tendance à l’embonpoint, Marge vivait toute seule dans son studio-ashram avec ses chats adorés, ses boules de cristal et ses disques de chants de chèvres népalaises.
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PiertyMPiertyM   22 juin 2015
La vie est ainsi, voyez-vous. Une succession de choix qui affectent notre situation, et, lorsqu'ils se révèlent négatifs, nous n'avons qu'une hâte : en rejeter la faute sur la méchanceté des autres. Alors qu'il n'y a d'autre coupable à chercher que soi-même.
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Videos de Douglas Kennedy (71) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Douglas Kennedy
Extrait de "La Symphonie du hasard 3" de Douglas Kennedy lu par Ingrid Donnadieu. Editions Audiolib. Parution le 17 avril 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/la-symphonie-du-hasard-3-9782367625799
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