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ISBN : 2264051361
Éditeur : 10-18 (19/04/2012)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Le roman des villes assiégées. Comment, pendant vingt-deux jours, un musicien, un boulanger, un simple père... bravent la mort à Sarajevo. Sarajevo assiégée. Un obus fauche vingt-deux victimes devant une boulangerie. En hommage à ses voisins disparus, un violoncelliste virtuose va pendant vingt-deux jours, à seize heures précises, jouer l'Adagio d'Albinoni là où la bombe a frappé. A partir de cette histoire authentique qui commença le 22 mai 1992 et décida l'acte de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
volubilae
  13 février 2017
Tombée au hasard d'une brocante sur ce livre, juste pour pratiquer mon anglais, il m'a profondément touché.
Je suis de la génération qui a entendu quotidiennement au journal parlé "Sarajevo" blablabla "Sarajevo" blablabla du fait des tristes circonstances, trop jeune pour vraiment comprendre les implications humaines et géopolitiques de ce conflit armé.
C'est un mélange de narrations contrastées et existentielles de divers personnages : sur la dure réalité de la guerre, sur les rapports humains, la poésie (de la musique, de cette si belle ville en cours de destruction à l'époque du récit, ...), sur les réalités bouleversées d'êtres humains obligés de s'adapter à l'évolution du conflit, l'espoir, l'humanité/l'inhumanité ...
Comment continuer sous le feu des snipers et des bombes, quand on devient une cible vivante dans une cuvette, la superbe ville de Sarajevo.
Toujours faire des choix et avancer, quoi qu'il se passe, d'une manière où d'une autre, observer, espérer, rêver ... pas après pas, en courant à toute vitesse, en se terrant, en visant, en tendant la main .... .
Vivement recommandé
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bilodoh
  31 décembre 2013
Dans la Sarajevo occupée, des hommes et des femmes ordinaires luttent pour rester eux-mêmes, pour demeurer humains.
Malgré la peur, la destruction et les privations, un homme apporte de l'eau à sa voisine acariâtre, un vieux boulanger traverse la ville et un violoncelliste, protégé à son insu par une championne de tir devenue « sniper », joue un adagio tous les jours à 16 h, dans sa rue où un obus a tué 22 personnes.
Un texte émouvant par sa proximité, car cette guerre n'a pas eu lieu à l'époque de mon grand-père ou dans un pays exotique, mais dans les années 90, dans une ville qui avait tenu les Jeux olympiques quelques années plus tôt.
Inspiré de fait réel, c'est à partir de témoignages de survivants de Sarajevo que le l'auteur canadien Steven Galloway a bâti ce roman et son écriture habile décrit les émotions avec authenticité.
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marlene50
  21 mai 2019
J'ai tout de suite été attirée par la couverture de ce livre à la médiathèque et ai absolument voulu le lire et comprendre pourquoi ce violoncelliste au milieu des décombres pleurait dans sa main. Bouleversante image.
L'auteur raconte le siège de Sarajevo le plus long de l'histoire moderne, qui a duré du 5 avril 1992 au 29 février 1996.
L'ONU a estimé qu'il y a eu environ dix milles morts et cinquante six mille blessés. Une moyenne de 329 obus s'est abattue chaque jour sur la ville, avec un niveau record de 3277 le 22 juillet 1993.
Le 27 mai 1992 à 16 heures plusieurs mortiers s'abattirent sur un groupe d'habitants de Sarajevo qui faisaient la queue devant une boulangerie.
Vingt-deux personnes furent tuées et au moins soixante-dix blessées.
Pendant les vingt deux jours suivants, un violoncelliste renommé de la ville, Vedran Smailovic, joua sur le site même "l'Adagio en sol mineur" d'Albinoni en l'honneur des morts.
C'est ce geste qui a inspiré le roman de l'auteur.
Mais il décrit également la vie de la population par le biais de trois personnages :
- Dragan boulanger qui vit chez sa belle soeur ,
- Kenan qui essaie de vivre dignement avec femme et enfant et est chargé d'aller chercher de l'eau potable chaque jour, avec le risque à chaque fois de ne pas revenir, les snipers embusqués sur les collines prenant pour cible les passants,
- Alisa enrôlée comme sniper pour tuer le plus d'ennemis possible, ceux là mêmes sur les collines qui détruisent et tuent sans discontinuer. Alisa jeune femme qui s'est nommée "Flèche" elle-même tant que dure son enrôlement, et qui se pose tant de questions sur le bien fondé de ces tueries.
Les petites lâchetés des uns et des autres, le courage et surtout la peur qui est omniprésente ; tout cela décrit avec un certain fatalisme, tranquillement mais avec une telle profondeur que cela vous prend aux tripes.
"Il se peut que vous ne vous intéressiez pas à la guerre, mais la guerre s'intéresse à vous". (Léon Trotski)
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noos
  22 décembre 2016
J'ai pratiquement lu tout le livre en écoutant l'Adagio d'Albinoni, ce qui a apporté une toute autre dimension à ma lecture. Je viens de tourner la dernière page à peu près en même temps que les dernières notes de la musique. Je tourne cette page, le coeur serré, la gorge nouée… Quel livre émouvant et plein d'humanité.
On suit les journées de quatre personnes : flèche, une jeune fille devenue sniper mais qui tient à la liberté de son jugement dans le choix de ses cibles et qui refuse de rentrer dans les rouages de l'armée.
Kenan, le père de famille qui tous les quatre jours part en « expédition » chercher de l'eau potable pour sa famille et sa voisine.
Dragan le boulanger qui en allant au travail ne sait pas si il va survivre à la route ou pas.
Et puis le violoncelliste qui joue pendant vingt deux jours l'adagio d'Albinoni pour rendre hommage aux vingt deux personnes décédées d'un obus juste en bas de chez lui.
Chacun, essaie tant mieux que mal de non seulement survivre physiquement mais aussi moralement … Comment peut on tenir alors qu'on traversant la rue, nous ne savons pas si un sniper va décider de nous tuer ou pas, Comment peut on tenir en voyant des cadavres, des balles qui traversent une tête et qui font gicler sang et cervelle devant nous… comment peut ont tenir si nos proches meurent devant nous… Et puis les question pleuvent dans ce roman : le courage, la lâcheté, la reconstruction, la haine et surtout : l'espoir , peut on garder espoir ? Comment ? Jusqu'à quand ?
Ce roman rend un bel hommage non seulement à toutes les victimes du siège de Sarajevo mais aussi à toutes les victimes de toutes les guerres. Un livre qui nous rappelle encore une fois que L'Homme est capable du meilleur comme du pire…
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Opaline
  22 octobre 2013
En plein siège de Sarajevo, un obus éclate et fauche vingt-deux civils qui font la file devant une boulangerie. En hommage à ses voisins disparus, et parce qu'il aurait dû être dans cette file et faire la queue avec eux, un violoncelliste virtuose va pendant vingt-deux jours revenir sur les lieux du drame et jouer l'Adagio d'Albinoni.
Nous sommes plongés sans ménagement dans l'enfer du siège de Sarajevo … un siège qui a duré presque 4 ans dans la quasi indifférence des Etats d'Europe occidentale.. Des événements qui nous marquent d'autant plus qu'ils sont survenus dans un passé relativement proche (à peine 20 ans) et surtout très très près de chez nous : à peine deux-trois heures d'avion … dans une ville qui ressemble en tout point à la nôtre, habitée pas des gens qui nous ressemblent et qui pourraient être nous!
Au fil des pages, on vit avec les personnages la peur au ventre, partageant leur souffrance et leur angoisse, prenant des risques à tout instant pour essayer de survivre en allant se ravitailler en eau potable, en cherchant un peu de bois pour se chauffer ou simplement en allant travailler.. On court dans les rues de Sarajevo, commes des ombres, le front courbé en priant pour qu'un sniper ne nous choisisse pas pour cible et ne décide de mettre fin à nos jours.
Mais malgré cette peur et cette angoisse omniprésente, chaque personnage fait preuve d'un courage incroyable et s'accroche au souvenir de la Sarajevo d'avant, celle du temps de la paix. Il refuse de céder à la haine et au désespoir…
… et, pendant ce temps, des ruines de la ville assiégée s'élève le chant de paix d'un violoncelle, symbole d'espoir et d'humanité!
Très très émouvant !
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
noosnoos   17 décembre 2016
En 1945, un musicologue italien découvrit quatre mesures de la partie basse d'une sonate dans les ruines de la bibliothèque musicale de Dresde. Convaincu que ces notes avaient été écrites par Thomaso Albinoni, le compositeur vénitien du XVII siècle, il consacra douze ans de sa vie à reconstituer l’œuvre à partir du fragment carbonisé du manuscrit. Le résultat, connu sous le titre de l' Adagio d'Albinoni, ne ressemble guère aux autres compositions du musicien , et la plupart des savants considèrent que l'attribution est fausse, mais même si l'on doute de son authenticité, il est difficile de contester la beauté de l'Adagio.
Près d'un demi siècle après, c'est cette contradiction qui séduit le violoncelliste. Qu'une œuvre presque anéantie dans une ville dévastée ait pu être reconstituée, comme réinventée, et que cette œuvre soit belle, voilà ce qui lui inspire de l'espoir. [...] C'est pourquoi aujourd’hui, comme il le fait un jour sur deux depuis quelque temps, le violoncelliste joue, assis près de la fenêtre de son appartement au deuxième étage, il jouera jusqu'à ce qu'il sente l'espoir renaitre. L'Adagio il l'interprète rarement. Le plus souvent il a l'impression que le musique le régénère naturellement, c'est aussi simple que de remplir d'essence le réservoir d'une voiture. Mais certains jours ce n'est pas le cas. Si au bout de plusieurs heures , l'espoir n'est pas revenu , il s'arrête pour se recueillir puis use de son art pour que l'Adagio D'albinoni, découvert dans la carcasse incendiée de Dresde, consente à renaitre dans les rues trouées d'obus et infestées de snipers de Sarajevo. Quand les dernières notes s'éteignent , il aura repris espoir mais chaque fois qu'il doit recourir à l'Adagio, il lui faut fournir un effort plus grand; il sait qu'un jour l’œuvre ne sera plus efficace. De combien D'adagio est-il encore capable? c'est une monnaie précieuse qu'il ne faut pas gaspiller.
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marlene50marlene50   21 mai 2019
Flèche avait fermé les yeux ; quand elle les avait rouverts, la musique s'était tue.
Dans la rue le violoncelliste était resté assis sur son tabouret un très long moment.
Il pleurait.
Sa tête était penchée en avant, quelques mèches de cheveux d'un noir d'encre retombaient sur son front.
Une de ses mains couvrait son visage tandis que l'autre soutenait son violoncelle.
A la fin il s'était levé, s'était approché de la pile de fleurs qui s'accumulaient régulièrement depuis le jour où l'obus était tombé, l'avait contemplée un instant puis avait laissé choir son archet sur la pile.
Dans la rue personne ne bougeait : on retenait son souffle, on s'attendait à ce qu'il prononce quelques mots.
Mais le violoncelliste n'avait pas parlé ; il ne lui restait rien à dire.
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marlene50marlene50   21 mai 2019
Les hommes des collines n'étaient pas tenus d'être des assassins, les hommes de la ville de s'abaisser à leur niveau pour les combattre.
Elle-même n'avait pas à se laisser pénétrer par la haine.
La musique exigeait qu'elle ne l'oublie jamais, qu'elle sache que le monde était encore capable de bonté.
Les notes qu'elle entendait en étaient la preuve éclatante.
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bilodohbilodoh   31 décembre 2013
La musique exigeait qu’elle ne l’oublie jamais, qu’elle sache que le monde était encore capable de bonté. Les notes qu’elle entendait en étaient la preuve éclatante. (p.291)
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marlene50marlene50   21 mai 2019
Il sait que le sniper va de nouveau tirer mais il n'a pas peur.
A cet instant la peur n'existe pas, pas plus que le courage.
Il n'y a pas de héros, de méchants, de lâches.
Il n'y a que ce qu'il peut faire, et ce qu'il ne peut pas faire.
Il y a le bien et le mal et rien d'autre.
Le monde est binaire.
Les nuances viendront plus tard.
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Video de Steven Galloway (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Steven Galloway
Présentation du "violoncelliste de Sarajevo" par Steven Galloway. En Anglais.
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