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ISBN : 2012630766
Éditeur : Hachette Livre BNF (01/06/2012)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Ces trois pauvres petites vertus théologales ne sont réellement pas de force à lutter contre sept gros gaillards de péchés capitaux !” voici comme Satanas, l’un des personnages principaux de cette comédie en dix-sept scènes résume la lutte du Bien contre le Mal. On connaissait déjà le Théophile Gautier de La Morte amoureuse, l’auteur infatigable de nouvelles fantastiques... on connait moins bien l’auteur de théâtre, humoristique, subversif et peu catholique. Dans Un... >Voir plus
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Virgule-MagazineVirgule-Magazine   12 mars 2019
Autour du château il y avait un beau parc.
Dans le parc il y avait des oiseaux de toutes sortes : rossignols, merles, fauvettes ; tous les oiseaux de la terre s’étaient donné rendez-vous dans le parc.
Au printemps, c’était un ramage à ne pas s’entendre : chaque feuille cachait un nid, chaque arbre était un orchestre. Tous les petits musiciens emplumés faisaient assaut à qui mieux mieux. Les uns pépiaient, les autres roucoulaient ; ceux-ci faisaient des trilles et des cadences perlées, ceux-là découpaient des fioritures ou brodaient des points d’orgue : de véritables musiciens n’auraient pas si bien fait.
Mais dans le château il y avait deux belles cousines qui chantaient mieux à elles deux que tous les oiseaux du parc ; l’une s’appelait Fleurette et l’autre Isabeau. Toutes deux étaient belles, désirables et bien en point, et, les dimanches, quand elles avaient leurs belles robes, si leurs blanches épaules n’eussent pas montré qu’elles étaient de véritables filles, on les aurait prises pour des anges ; il n’y manquait que les plumes. Quand elles chantaient, le vieux sire de Maulevrier, leur oncle, les tenait quelquefois par la main, de peur qu’il ne leur prît la fantaisie de s’envoler. […]
Elles passaient leur temps à jeter de la graine aux petits oiseaux, à dire leurs prières, et principalement à étudier les œuvres des maîtres, et à répéter ensemble quelque motet, madrigal, villanelle, ou telle autre musique ; elles avaient aussi des fleurs qu’elles arrosaient et soignaient elles-mêmes. Leur vie s’écoulait dans ces douces et poétiques occupations de jeune fille ; elles se tenaient dans l’ombre et loin des regards du monde, et cependant le monde s’occupait d’elles. Ni le rossignol, ni la rose ne se peuvent cacher ; leur chant et leur odeur les trahissent toujours. Nos deux cousines étaient à la fois deux rossignols et deux roses.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   20 juin 2017
Scène I.
La chambre d’Alix et de Blancheflor.
ALIX.
J’ai beau travailler, ma sœur, je n’aurai jamais fini de broder cette chape pour le saint jour de Pâques.
BLANCHEFLOR.
Je t’aiderai, ma très chère Alix, et avec la grâce de Dieu nous arriverons à temps. Voici que j’ai fini la couronne que je tresse à la sainte Vierge avec des grains de verre et de la moelle de roseau.
ALIX.
J’ai encore à faire tout ce grand pavot aux larges feuilles écarlates. J’ai bien sommeil, mes yeux sont pleins de sable, la trame du canevas s’embrouille, s’embrouille, la lampe jette des lueurs douteuses, l’aiguille s’échappe de mes doigts ; je m’endors…
L’ANGE GARDIEN.
Mon enfant, mon Alix, tâche de te réveiller ; tu n’as pas fait ta prière ce soir.
ALIX.
Pater noster, qui es in cœlis…
BLANCHEFLOR.
Je m’en vais te délacer et te coucher ; tu rêves tout debout. Après je me déshabillerai moi-même et dormirai à mon tour.
L’ANGE GARDIEN.
La voilà presque nue ; on dirait une des statues d’albâtre de la cathédrale à la voir si blanche et si diaphane ; elle est si belle que j’en deviendrais amoureux, tout ange que je suis, si je continuais à la regarder plus longtemps. Ce n’est pas la première fois que les fils du ciel se sont épris des filles des hommes. Voilons nos yeux avec le bout de nos ailes.
BLANCHEFLOR.
Bonne nuit, Alix.
ALIX.
Blancheflor, bonne nuit.
PREMIER ANGE GARDIEN.
Elles dorment dans leur petit lit virginal comme deux abeilles au cœur d’une rose. Soufflons la lampe et remontons là haut faire notre rapport au Père éternel.
SECOND ANGE GARDIEN.
Frère, attends encore un peu ; n’as-tu pas remarqué comme la pauvre Alix avait ses beaux yeux tout rouges à force de travailler. Je veux lui achever son pavot afin qu’elle ne se fatigue plus la vue, et que messire Yvon, le chapelain, puisse mettre sa chape neuve à la grand’messe du jour de Pâques.
PREMIER ANGE GARDIEN.
Je le veux bien, mais prends garde de te piquer les doigts avec l’aiguille.
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Vidéo de Théophile Gautier
Le poète et critique littéraire Théophile Gautier a lui aussi rendu hommage à Notre-Dame en son temps. C'était en 1838, avec l?un de ses plus beaux et plus longs poèmes. Plus de 150 vers qui célèbrent la grandeur de ce lieu qu'est la cathédrale de Notre-Dame de Paris.
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Thème : Le pied de momie et autres récits fantastiques de Théophile GautierCréer un quiz sur ce livre