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EAN : 9782707141972
174 pages
Éditeur : La Découverte (18/08/2003)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 61 notes)
Résumé :
En 1904, un « inspecteur général de l'éducation » de Lawton (Oklahoma) rencontre un vieil Indien, prisonnier de guerre et déporté, loin de son Arizona natal, à Fort Sill où il terminait ses jours en cultivant des pastèques : il s'agissait du célèbre chef apache Géronimo qui avait tenu en respect victorieusement, des années durant, les meilleures troupes et les plus glorieux généraux des États-Unis. Des liens se nouèrent entre eux, sinon d'amitié (vu la méfiance légi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
  24 octobre 2020
Je vais être honnête.
Je suis contente que Géronimo ait donné du fil à retordre aux armées, mexicaines et américaines. J'en ai rien à faire qu'ils aient été une tribu sanguinaire "de nature". Au contraire. Même s'ils ont donné un prétexte tout trouvé au génocide, au moins ils ne se sont pas (trop)(parce que si, quand même, à la fin) laissé berner par ces pourritures "d'hommes blancs" aux promesses toujours fallacieuses, qui de toute façon n'avaient aucune intention de leur laisser leurs terres, alors ils auraient trouvé n'importe quel autre prétexte.
Il est bon que ceux qui se croient tout permis subissent eux aussi la loi du talion, de temps à autre.
Alors oui je me suis réjouie des réussites de ce shaman de guerre, comme dit l'auteur de l'introduction.
Introduction qu'il faut impérativement lire, car les explications ethnologiques qui y sont données sont très importantes. Turner explique l'attachement des Apaches à leur terre natale, et pourquoi Géronimo, à la fin de ses mémoires, demande pour son peuple et lui-même leur retour sur leurs terres. Qui, comme toute demande de la part de n'importe quel indien pour son peuple, restera lettre morte.
Comme je disais ailleurs, c'est pas tant (enfin si, mais pas que) la guerre pour le territoire qui me révolte, que la façon HONTEUSE des blancs de la mener. Prosélytisme chrétien inepte dans un contexte de violence permanente (dire que les Indiens étaient les barbares et les hommes blancs les gens civilisés, mais quel FOUTAGE DE GUEULE !), meurtres à répétition des femmes, vieillards, enfants indiens sans défense, mensonges et promesses non tenues à répétition, abus de confiance à répétition.
On voit ce que ça donne aujourd'hui un peu partout dans le monde, aujourd'hui, ces "bases de la civilisation". Les victimes sont toujours et encore plus punies que les vrais coupables. Les gens intelligents et qui pensent par eux-mêmes, et qui exhortent les jeunes à en faire autant sont assassinés, sans que personne, au final, ne lève le petit doigt pour que ça s'arrête, parce qu'aucun gouvernement n'aime que les individus pensent par eux-mêmes.
Alors merci l'être humain d'être aussi con. ça fait toujours plaisir, le constat de faire partie d'une race qui s'entretue depuis la nuit des temps pour un bénéfice temporaire et illusoire sans évoluer d'un iota...
Et le pire, c'est qu'il n'y a aucune solution.
Et je m'en vais lire maintenant des histoires de cow-boys, pour changer un peu...
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ErnestLONDON
  10 janvier 2018
Au début du XX ème siècle, un vieil indien, prisonnier de guerre, raconte sa vie à S.M. Barret. le célèbre chef apache Géronimo revient pour lui sur sa naissance en 1829 et son enfance dans l'Arizona.
(...)
Ce document constitue une pièce à charge dans le procès du génocide des indiens.
Article complet en suivant le lien.
Lien : https://bibliothequefahrenhe..
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JacquesLarcher
  07 janvier 2021

Ouvrage d'ethnologie, avec une préface suffisante pour comprendre le récit de la vie de cet indien Apache qui a vécu de la fin du XIXe au début du XXe siècle , victime du racisme blanc et des ravages causées par la conquête du territoire américain par les immigrés européens. La fin du récit est triste car il meurt prisonnier sans la possibilité de retourner sur les terres de ses ancêtres. La description des moeurs et des habitudes de vie de ses tribus constitue une matière pour ancrer notre réflexion sur l'avenir de l'humanité loin de la Nature que ces derniers respectaient au quotidien. Peuple premier, il fait toujours mon admiration quand je lis ces histoires de vie loin de nos manières de civilisés-consommateurs. Cet ouvrage m'a plu car il vient s'ajouter au livre que j'avais rapporté du Québec en 2019 sur Sitting Bull raconté par son arrière petit fils, Ernie Lapointe. Il y parle de la spiritualité des indiens lakota et du vrai nom de son ancêtre Tatanka Iyotake. Il pose la question de notre sens des valeurs à la lumière des récits amérindiens.
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jarkus
  01 janvier 2013
J'ai été surpris par ce ouvrage. Je m'attendais à un livre sur Géronimo et j'ai lu un livre dicté par Géronimo. C'est un témoignage que l'Etat Américain a accepté qu'un journaliste recueille auprès du chef indien dans les derniers moments de sa vie.
Tout d'abord, ne vous attendez pas à un roman: pas d'épique, pas de narration proprement dite.
Le livre commence par la cosmogonie indienne et nous passons beaucoup de temps sur la culture indienne. Nous somme davantage proche d'un témoignage sociologique que du roman.
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leslecturesdophechups
  22 novembre 2016
Ce témoignage poignant et touchant est d'une grande valeur, et cet ouvrage est donc fort logiquement une grande réussite. Quelle fierté d'avoir l'histoire d'un grand homme comme lui dans ma bibliothèque, qui a enduré les pires mensonges, les pires traîtrises, les pires combats. Jeune, il était libre, heureux et épanoui. Vieux, le voilà prisonnier, malheureux et usé par le mensonge des blancs. Une telle vie mérite d'être lue. Et si je pouvais m'adresser à l'Homme blanc (que je suis) une bonne fois pour toute, voilà ce que je lui dirais : Ne reproduisons plus ces terribles erreurs du passé. Non, notre place n'est pas partout en ce monde. Non, toutes les terres, même inexplorées ou mal exploitées, ne nous appartiennent en aucun cas. Et non, toutes ces vies qui étaient là bien avant nous, n'ont pas à subir les conséquences de nos mauvais choix.

Lien : http://www.leslecturesdophec..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
TatooaTatooa   23 octobre 2020
A la fin d'avril 1871, un groupe de 146 assassins, parti de Tucson, attaqua le camp endormi des Apaches Arivaipas qui vivaient en paix sur la réserve du camp Grant. Des indiens Papagos, des Mexicains et les citoyens blancs de Tucson en tête se glissèrent parmi les huttes et commencèrent la boucherie en silence, avec de lourds gourdins et des couteaux. Quelques minutes après, quand le camp se réveilla, les fusils entrèrent en action et, en une demi-heure, le travail était terminé : on estima que 108 Apaches avaient été tués, dont 8 hommes seulement, la majorité des autres étant partis chasser. Plus tard, on intenta un procès aux assassins ; le jury délibéra 20 minutes avant de prononcer l'acquittement.
On peut mieux comprendre maintenant cette méfiance envers tous les blancs qui caractérisait si nettement l'attitude de Géronimo.
(Introduction)
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KhatKhat   26 janvier 2015
Pendant ma minorité, nous n'avons jamais vu un missionnaire ou un prêtre. Nous n'avons jamais vu un homme blanc. C'est ainsi que vivaient , tranquilles, les Apaches Be-don_ko_he.
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TatooaTatooa   24 octobre 2020
L'Américain blanc du XIXème siècle reçut respectueusement le message de la civilisation occidentale : les Apaches devaient effectivement s'en aller ; il fallait bien les parquer dans des réserves pour qu'ils apprennent les coutumes civilisées ; et il n'y avait décidément rien chez ces voleurs rapaces qui méritât d'être sauvegardé.
Or, il y avait quelque chose.
Les Chiricahuas, en fait tous les Apaches, détenaient l'héritage inestimable de ceux qui vivent si proches de la nature qu'ils ne peuvent jamais oublier qu'ils en font partie et qu'elle fait partie d'eux.
(Introduction de F. W. Turner III)
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Video de Géronimo (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Géronimo
Geronimo (Geronimo, An American Legend) (1993), film américain réalisé par Walter Hill. Avec Gene Hackman, Robert Duvall, Wes Studi, Matt Damon. Extrait
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