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ISBN : 1093209038
Éditeur : La maison brûlée (07/06/2017)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Milliard de la pluie dans les yeux du ciel, trois araignées esquissent des pas de danse dans l'au-delà, des ascètes déjeunent de quelques amandes, une dame vient, elle est nue, et un faune porte à la table une mandarine pourrie, des fruits pelés, un pied de persil, et une éponge dégoulinant de sang.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  04 octobre 2017
Euh....hum......comment dire !?
Erreur de casting !? Erreur de castre-string !?
Skate au logis ou délires d'un érotico-cocaïnoman !?
Même si ce livre m'a été gentillement envoyé par masse critique, on ne peut pas dire qu'il m'a plu des masses ....
j'avais été alléché par la quatrième de couverture :
sic p60 "trois araignées esquissent des pas de danse dans l'au-delà"
sic p87 "la pondeuse aux oeufs d'or et un drôle de phoque sirotent à la paille une bouteille de tequila qui les met d'humeur acariâtre et invincible. Bon gré mal gré, ils décident de se mettre à la diète et au thé pour éviter le pire du phénomène alcoolique"
Epeire du Mans des os laids écrémés,
j'espérais very thé devin 4 h
sic p62 "Dans le dépotoir de l'enfance, les harengs susurrent au milieu des étrons"
sic p73 "Une pluie en gélatine gicle de la queue des voyeurs derrière les pendrillons... Des censeurs dans la salle, électrisés par le réel qui pond des étrons !"
L'étron pète d'oeuf tachent.....hihihi
l'étron pète d'oeufs, j'ai ri chaud, raisonnent encore au son du clairon....
sic p12 "Un sanglier la surprend et s'approche de la fente étroite...son oeil exorbité roule comme une bille d'agate dans le sexe."
sic p68 "...il virevolte dans les airs et éclate sur la bite de la licorne."
Fume en bulle ou somme en bulle
eh l'édition ta maison brûle !
Un vomi pour un rendu
j'aurais préféré un bon rébus
Un pot cible à L'IRA cible
un vomi rempli de bile
si t'es fatigué t'a qu'à prendre l'autobus
mais tu t'es vu quand t'as bu !?
sic p74 "clic, clic...clique encombrante des injustices..."
sic p71"les syllabes hachées mécaniquement retournent à la nullité idiotique"
la tac tac tique ...pas tes tiques !
Cet "Art-Gent", n'a pas fait mon bonheur
J'étais sans dec' Odeur....

sic p71 "une secousse sismique retrousse la pelure des pommes de terre."
Deux étoiles pour la préciosité de ton vocabulaire....
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Antoninnalpas
  17 août 2017
Critique de Didier Ayres dans La Cause Littéraire (août 2017) :
De la vie - À propos de la Somnambule dans une Traînée de Soufre, Catherine Gil Alcala
On commence à connaître la voix de Catherine Gil Alcala, surtout en relation avec son travail de dramaturge, mais un peu moins en regard de sa poésie. D'ailleurs, les deux exercices lui procurent une originalité qui ne dément pas de livre en livre. Ce recueil, La Somnambule dans une Traînée de Soufre, qui pourrait peut-être être sous-titré par : une élégie des animaux ou une érotique du vocabulaire, est surtout un texte hybride et complexe, à la fois matière vivante et organisation de signes.
Il faudrait pour une étude scientifique (dont ces lignes d'aujourd'hui ne sont pas l'objet) se pencher sur les occurrences des noms d'animaux, et souligner en cela le caractère matériel des métaphores de la poétesse. Car c'est bien ici le secret de cette poésie où sa valeur vitale dépasse l'écriture et lui fait un climax. Cependant, en réfléchissant avant d'écrire cette note, il est apparu impérieux de rapprocher ce recueil des belles pages de Jean à Patmos, et souligner l'écho de ce texte dans le background de C. Gil Alcala, avec les figures de l'Apocalypse. Figures sexuelles aussi, dynamisantes et vives.
On voit ici ou là Baal, le Léthé, Médée, la pythie, personnages ou éléments mythologiques qui mettent la poésie du recueil sous un statut épique, un grand récit à la fois personnel et universel. Oui, récit mythique au sein de bacchanales, de soûleries de sons et de langue (et si on peut comprendre avec « langue » toute la polysémie du mot). Et si l'on veut suivre ce raisonnement, on pourrait arc-bouter la vie avec des formes d'hybridité. Avec d'ailleurs des figures proprement hybrides : faune, centaure, Minotaure…, ou encore cosmologiques (cosmogoniques et eschatologiques aussi) tels les Gémeaux, ou Castor et Pollux. Donc à la jonction de plusieurs mondes, humain, divin, naturel, corporel, spirituel…
Il faut encore mettre en valeur le caractère sexuel du recueil. On y est invité tout autant que dans Les Onze Mille Verges d'Apollinaire, à lire sans tabou. Ou encore, du même Apollinaire, tenter un rapprochement avec le lapin du Bestiaire (si joliment illustré par Dufy). Tout cela pour célébrer la vie. Donc, de l'Apocalypse johannique aux figures d'Apollinaire, la voie est tracée pour se camper dans une poésie verte (encore un terme qui se prête à la polysémie) et capiteuse, où coulent les semences et les sécrétions, qui versent une sorte le lait brûlant du désir au milieu des pages.

Dans le virage d'un rêve apparaît le visage bleu d'un homme, il s'étend et fait le mort près d'une oie vermillonnée de sang.
On voit dans un halo surnaturel les chaussettes dépareillées du commandeur qui descend du Mont Olympe par l'inspiration des qu'en-dira-t-on.
Les peuples élus, animés d'une honte féroce, arrivent portant sur l'omoplate le mécanisme carillonnant du tonnerre.
La queue de joyaux des conquérants s'immisce dans l'entrebâillement de la porte.

Ainsi, entre animalité et spiritualité, on pourrait évoquer la culture totémique des Indiens, qui plonge ses racines dans le monde animal, comme le souligne Walter Benjamin. Nous sommes à la croisée de trois régimes : celui du divin – avec les spiritualités orientale et occidentale –, le régime animal – et son caractère métaphorique – et le régime de l'érotique – qui draine profondément l'ouvrage.
Que l'on s'adresse aux daïmons, entité entre animal et spiritualité, ou que l'on fixe des feux grégeois dans le regard de l'amant (et l'on se trouve ainsi entre feu et eau) on peut dire que cette poésie est vitale, pleine peut-être d'un vitalisme à la Bergson. Poème vital, poème matière.

Nomme Homère, le veilleur inouï qui va de porte en porte, chantant le danger d'aimer un amant dans l'au-delà.
Ou
Une larme hérisse la peau du serpent qui mue
un pet de faisan perce un nuage,
un oeuf de cantharide sort de l'anus d'un porc.
Innommables écritures d'une main mélancolique !

Poème de vie donc, poème priapique et enivré, poésie avançant dans la pâte littéraire des émulsions, de l'humidité des chairs, de la valeur de l'écume, et tout cela sous le regard des dieux (Shiva, Éros…). Oui, une étude scientifique serait fondée à inventorier tout ce qui est organique, ce qui fait les humeurs du corps, ce qui fait en définitive le principe de la vie.

Lien : http://www.lacauselitteraire..
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editionslamaisonbrulee
  24 juin 2017
Critique de Dina Sahyouni dans le Pan poétique des muses :
Catherine Gil Alcala, La Somnambule dans une Traînée de Soufre
Joliment présenté, le recueil intitulé La Somnambule dans une Traînée de Soufre, ne contient ni d'épigraphe, ni de sous-titres, ni de table des matières. En revanche, il expose deux illustrations réalisées par Catherine Gil Alcala, le premier dessin est un autoportrait de face, biffé, de la comédienne Catherine Gil Alcala qui illumine la première de couverture et la page de titre en frontispice*, quant au deuxième, il représente un visage de profil et il fait office de rideau théâtral qui clôt l'ouvrage...
Minimaliste et épuré dans sa présentation, composé d'un long poème en prose structuré de blancs, d'espaces et de trois points, ce recueil se lit d'une traite. Comme les autres ouvrages de Cathernine Gil Alcala aux éditions La Maison Brûlée, ce livre de peintures métaphoriques et allégoriques renferme plusieurs pensées transformées en toiles de nature morte et de portraits de personnes noctambules. La dramaturge-conteuse se métamorphose ici en portraitiste aux univers symboliste, dadaïste et surréaliste.

Difficile à classer, la poésie de Catherine Gil Alcala émane toutefois d'une réflexion sur la condition dite féminine et s'apparente à une généalogie matriarcale. Son écriture ciselée est marquée des malheurs de l'être féminin abandonné à son sort dans un univers qui le surpasse, le détermine en le violentant. Parmi les thèmes récurrents chez Catherine Gil Alcala que l'on retrouve dans La Somnambule dans une Traînée de Soufre, on cite l'amour-passion, le sexe, la mer, l'eau, le meurtre, le suicide, le sang, l'enfant, la danse, la mort, les femmes, les fruits et légumes. Toutefois, le recueil esquisse un portrait novateur du somnambulisme au féminin revisité par une féministe déplorant la liberté encore conditionnée des femmes réduites aux déboires de la domination masculine : « Les ailes des obus trouent le ventre dentelle des nuages… le démiurge des tyrans métamorphose les décibels des cris en l'écrit dans le chant, pour un hommage innommable et pénétrant au père incestueux. » (Ibid., p. 15).

La poésie de Catherine Gil Alcala est une écriture fragmentaire, elle se caractérise par sa pauvreté en rimes, sa richesse en vocabulaires, la rareté de l'emploi des pronoms personnels sujets, mais également par l'oxymore, l'allégorie, la personnification (des animaux, végétaux et objets), l'aphorisme et le recours aux sources mythiques, légendaires et religieuses. Ce recueil est aussi truffé de références et/ou de clins d'oeil à plusieurs chefs-d'oeuvre littéraires (par exemple : La Dame aux camélias, voir p. 102). En outre, le portrait magique de la danseuse demeure le fil rouge du sujet désirant-désiré dans cet ouvrage. C'est ainsi que dans cette errance poétique, Catherine Gil Alcala dévoile les mots-maux des êtres humains et leur capacité à se renouveler par l'amour-passion comme dans les lignes suivantes : « le parleur atlantique titube : Je meurs d'une rencontre ontologique, vénérienne et sacrée. Étreindre le désir, c'est gagner ce que l'on perd. » (Ibid. p. 29) ou dans « La Somnambule frôle la joue d'un homme dans une traînée de soufre. Son extase sourde, sidérée, nage dans l'espace incommensurable. » (Ibid. p. 58).
Lien : http://www.pandesmuses.fr/cg..
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PierreTristan
  22 janvier 2018
La Somnambule dans une Traînée de Soufre - Catherine Gil Alcala
Critique de Françoise Urban-Menninger dans Exigence: Littérature
Le titre mystérieux nous interpelle d'emblée sur le contenu de ce livre que le mot "poésie" semble sceller tel un cachet de cire. "La Somnambule" nous renvoie dans cet entre-deux hypnotique du rêve éveillé où l'écriture déambule et puise sa source aux racines de l'inconscient. Quant à "La traînée de Soufre", elle a partie liée avec l'alchimie et confère un caractère "sulfureux" aux écrits de Catherine Gil Alcala. Mais une femme qui entre en poésie ne possède-t-elle pas dès lors "Une langue de feu" qui "s'élance sur la terre" ?
Car cette "somnambule" n'est autre que l'auteure qui explore à la lisière de la conscience, entre subconscient et inconscient, des terres où ont frayé les surréalistes comme André Breton ou les dadaïstes comme Tristan Tzara. L'écriture automatique permet à Catherine Gil Alcala d'ouvrir cette fameuse boîte de Pandore où dorment tous les fantasmes et où l'obscur travaille à même la chair des mots. Les images déferlent alors, débordent le surmoi, les tabous s'effondrent car il n'y a plus de garde-fou, seul le fou ou la folle parle... Et le trop plein du vide de devenir ce lieu d'angoisse où "Les jeux d'enfants comme les terreurs dans le noir" creusent en nous l'absence, le désir d'infini, l'échéance inéluctable de notre mort.
Mais cet espace sans limite est aussi celui d'une totale liberté qui permet à l'auteure de transcender tous les diktats de l'écriture dans une poésie hallucinatoire. C'est sur cette scène ouverte que Catherine Gil Alcala danse avec les mots sa rage d'être au monde. Cette danse quasi orgiaque se transforme en transe sur la page blanche où "On entend alors le rire grinçant dans le grondement du tonnerre de celui que l'on nomme danseur".
Poésie expérimentale qui investit les tréfonds de la conscience humaine, fouille les non-dits, met en lumière les rebuts, l'écriture de Catherine Gil Alcala agit tel un philtre instillé en intraveineuse qui nous réveille pour nous sortir de notre torpeur ambiante :
"La pluie caresse la carcasse étonnée du dormeur omnipotent, ce que l'on ne sait pas apparaît dans l'espace d'un instant en équilibre sur l'éternité".
Il nous appartient pour peu que nous le souhaitions de danser à notre tour sur la corde du verbe car "Le funambule au-dessus du précipice ressasse la loi des ténèbres"...
Françoise Urban-Menninger



Lien : http://www.e-litterature.net..
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Nelja
  30 septembre 2017
Merci à Babelio et à l'Opération Masse Critique pour m'avoir offert ce livre ! J'avais été séduite par le poème qui sert de quatrième de couverture. Mais j'ai finalement été un peu déçue par le contenu.
D'abord, je n'aime pas trop la mise en page, les lignes trop longues et trop espacées. Mais c'est secondaire. En fait, je ne suis pas rentrée dans ces poèmes. On y retrouve beaucoup d'imagerie animale, des mythes grecs, du sexe, de l'ordure, et cela pourrait me plaire, mais cela reste seulement cela : de l'imagerie, pas des thèmes. Chaque ligne est intéressante, souvent belle, et éveille des images inattendues, mais sur le poème entier, il n'y a pas de motif, pas de thème global, pas de direction, et cela fait décousu, parfois creux.
J'aime certains poèmes surréalistes qui peuvent avoir le même problème, mais les surréalistes ont souvent une spontanéité qui ressort comme de l'humour, ou au moins de la simplicité. Là, le mélange de mots rares, presque précieux, et de mots orduriers est clairement soigneusement pesé.
Je ne dis pas que ces poèmes ne vont nulle part, ce n'est pas à moi de décider, mais je n'ai aucune idée de où.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ArtichotYvonArtichotYvon   14 décembre 2017
Florilège de phrases puisées dans cet ouvrage :

- Le récit épique s’anime sur l’aréopage,

les mots d’amour roucoulent dans la rivière grenadine.

- De la tombe surchauffée sort la femme éblouissante en sous-vêtements de soie, la hanche devenue bleue et gluante.

- Dans l’ivresse dédaléenne de l’art, les vespales en sueur jettent des fétus à la dérobée.

- Chiennes incestueuses peintes d’indigo, renonçant à leur foi dans une transe affective.

- On fait l’offrande de poèmes sacrés écrits sur un œuf de poule, à la lumière dansante d’une flamme.

Est-ce que j’étais malade ? demande le cadavre sur l’hôtel des prières.

- L’idole hurle de rire au nez des barbus ennuagés dans l’air liquide.

- La nuit s’endormit à cheval, voir trouble dans un tremblement d’alcool, rencontre avec une porque féroce, basculement de quelque haine intime.

- Des petits pieds de geisha trottinent sur un champ de coquillages.

- Presque immobile, s’enfonce dans du beurre, s’épuise à ce jeu de Sisyphe…

Étonnement de l’éjaculation… le laitage…
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NeljaNelja   30 septembre 2017
L'adage dit qu'ils se marièrent à cause d'une éjaculation précoce.
Ils dévorèrent pour leur repas de noce quelques rondelles de saucisson maigre avec un doigt d'alcool de poire.
Un moineau s'invita, pour seul commensal, à ce banquet de miettes !
Et un ancêtre apparut sous la forme d'un serpent venimeux.
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NeljaNelja   30 septembre 2017
L'huile des quenelles, mal digérée par l'éponge, pond des oeufs d'or translucides dans le lave-vaisselle.
Le contrat ne prévoit pas d'honoraires pour les pannes d'oreiller des ménagères.
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larubriquedolivialarubriquedolivia   19 août 2017
L'atout de la dame emporte le pari de l'idylle.
L'oison fume l'âme de ses voix et se rompt le bec
en avalant un feu immortel.
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larubriquedolivialarubriquedolivia   20 août 2017
Les hommages pleins de reproches frelatés délient le duel à mains nues des amants... L'éjaculateur envoie le final de ses turpitudes d'une voix impossible.
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Video de Catherine Gil Alcala (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Catherine Gil Alcala
Extraits du spectacle "Lorsqu’un homme sait tout à coup quelque chose qu’il ne devrait pas savoir. James Joyce fuit.". Représentation au 59 Rivoli (Nuits Blanches 2012). Texte et mise en scène : Catherine Gil Alcala, Chorégraphie et danse : Linda Finkenflügel, Musique improvisée : Charles Sautereau, Interprétation : René Haddad , Laura De Giovanni , Grégoire Pellequer , Catherine Gil Alcala .
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