AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2290305952
Éditeur : J'ai Lu (15/05/2000)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.04/5 (sur 279 notes)
Résumé :
Admirateur de Sade, Apollinaire a retenu les leçons du Marquis dont on sent ici la nette influence. "Les onze mille verges" sont celles auxquelles le prince Mony Vibescu se condamne s’il ne parvient pas à honorer vingt fois de suite la délicieuse Culculine. L’auteur d’"Alcools" s’amuse à faire passer son héros par tous les interdits sexuels: masochisme, scatophilie, gérontophilie, pédophilie, saphisme et vampirisme. Un précis de pornographie tempéré par l’utilisatio... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
isajulia
  05 mai 2013
Si vous avez cru hot le pâlichon Christian Grey, foutez ses cinquante nuances au placard et préparez vous à nager dans le foutre et la merde avec Mony Vibescu.
J'en vois déjà certains rigoler, Apollinaire vous me direz? L'auteur du Pont Mirabeau?
Oui, oui on parle bien du même et si vous pensiez avoir fait le tour de son oeuvre vous n'avez encore rien vu.
Dans les onze mille verges n'attendez surtout pas le meilleur mais imaginez d'ores et déjà le pire.
A travers son héros, le poète s'en donne à coeur joie et nous plonge dans le vice et la débauche la plus complète.
A défaut d'érotisme et d'esthétisme, vous allez en prendre pour votre grade et assister aux pires horreurs auxquelles on puisse penser. Un peu de scatologie par-ci, un peu de pédophilie par là et pour rajouter un peu de piquant, pourquoi ne pas commettre quelques meurtres et s'adonner aux plaisir de la chair sur leurs cadavres (ou du moins ce qu'il en reste)...
Vous pensez que j'abuse? Parole d'Isa, si vous arrivez au bout de ce roman, qui pourtant ne fait qu'une centaine de pages, sans avoir eu envie de vomir au moins une fois je vous tire mon chapeau. Oui c'est gore et crade mais aussi terriblement d'avant garde, Apollinaire n'a eu besoin que de son regard sur la société dans laquelle il vivait et de sa plume pour nous pondre ce qu'un réalisateur de porno ou de snuff-movie croit avoir inventé.
Il faut prendre pas mal de recul pour lire ces onze mille verges qui ne sont pas à mettre dans toutes les mains. C'est une oeuvre très dure et insoutenable, même si elle a été écrite avec humour, je dois avouer que j'ai eu du mal à certains moments et pourtant je suis pas bégueule et je prend pour principe qu'il faut savoir rire de tout, mais certaines choses ça passe pas.
Pour lecteurs avertis!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          7818
Luniver
  08 mai 2013
Mony Vibescu, prince roumain autoproclamé, en a un peu assez de se faire sodomiser tous les jours par son vice-consul, et décide de partir pour Paris, où, pense-t-il, un sort plus enviable l'attend. Son périple ne s'arrêtera toutefois pas là, et ses aventures se poursuivront en Allemagne et en Chine.
C'est la transgression qu'a cherché l'auteur bien plus que l'érotisme. Alors on liste tous les tabous : sodomie, viol, meurtre, torture, scatophilie, zoophilie, nécrophilie,... et on écrit un passage sur chacune de ces pratiques. L'ensemble est plutôt indigeste. Seuls quelques traits d'humour de temps en temps permettent de retenir l'attention jusqu'au bout.
J'avoue ma totale incompréhension des Sade et autres artistes, anciens ou modernes, qui ne font rimer le sexe qu'avec le sang, la violence et les corps torturés. Au vu de l'enthousiasme de leurs défenseurs, il doit sans doute y avoir quelque chose à en retirer, mais clairement ça me restera inaccessible.
Commenter  J’apprécie          5415
kuroineko
  29 octobre 2017
Jusqu'à la lecture des Onze mille verges, Apollinaire était pour moi le pont Mirabeau et les calligramme pleins de poésie... Naïve innocence que tout cela.
Je me suis attelée à la lecture de ce court roman sur les conseils d'un ami plus âgé, arguant qu'on ne pouvait passer à côté de ce classique. Il a dû bien rigolé...
Certes l'écriture est de qualité et les descriptions, ô combien imaginatives et parlantes! Mais quelle histoire! On suit le périple de Mony Vibescu et de Cuculine d'Ancône. Et oui, rien que les noms laissent présager qu'on ne va pas parler de la culture du haricot vert au XIXème siècle...
S'ensuivront, dans le droit fil du marquis de Sade, tout ce qui peut exister en matière de déviances sexuelles. Gérontophilie, viol, pédophilie, nécrophilie, vampirisme, et j'en passe. Les perversions des personnages vont crescendo. le tout dans des scènes bien crues, voire soignantes. Ici pas de voile pudique couvrant les turpitudes des personnages. Que nenni, on tape dans le gore extrême et mieux vaut prévoir de ne pas trop s'éloigner des toilettes en lisant ce livre, chaque page où presque donnant envie de vomir.
Les Nuances de Grey et touches de jaune ou notes de violet passent pour des Harlequin prudes à côté de la prose subversive et provocatrice de Guillaume Apollinaire.
Péniblement, et par orgueil, je suis allée jusqu'au bout de ma lecture. "Heureusement" le livre ne compte qu'une centaine de pages. Ce n'est décidément pas le genre littéraire que j'affectionne. Sans être pudibonde ou bigote, je ne comprends pas ce besoin de faire rimer sexualité avec perversité, jouissance avec démence. Un classique dont, finalement, j'aurais pu me passer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          275
steka
  07 avril 2013
Apollinaire avait le sens de l'humour et de la provocation ainsi qu'une forte détestation pour la morale bourgeoise et son hypocrisie; ce même milieu qui aujourd'hui encore fait mine de s'extasier sur ses poèmes mais s'offusque de la crudité de ce livre ou de ceux de Pierre Louys sans parler de ceux du Marquis de Sade, pour citer quelques illustres prédécesseurs.
Certains trouveront donc la "vigueur" du prince Vibescu, décidément abusive et scandaleuse et sans doute fort politiquement incorrecte. Oubliant qu'Apollinaire fut aussi l'inventeur du terme "surréalisme". Un surréalisme qu'il illustre donc ici dans un domaine particulier avec le lyrisme et l'enthousiasme qui lui était propre. Ce qui est toujours surprenant avec la morale des bien-pensants, ce n'est pas tellement ce dont elle s'offusque, mais bien plutôt tout ce dont elle ne s'offusque pas et qu'elle cautionne benoitement.
Commenter  J’apprécie          236
Chrichrilecture
  06 avril 2018
Bof
Un assez bon roman qui se lis très vite mais hélas une histoire dure à suivre car beaucoup trop décousue. Un classique hors norme qui change des classiques débiles que l'on a pu étudier
Commenter  J’apprécie          252
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
ChrichrilectureChrichrilecture   06 avril 2018
Un jour, le prince s’habilla correctement et se dirigea vers le vice-consulat de Serbie. Dans la rue, tous le regardaient et les femmes le dévisageaient en se disant : « comme il a l’air parisien ! » En effet, le prince Vibescu marchait comme on croit à Bucarest que marchent les Parisiens, c’est à dire à tout petits pas pressés et en tortillant le cul. C’est charmant ! et lorsqu’un homme marche ainsi à Bucarest, pas une femme ne lui résiste, fût-elle l’épouse du Premier ministre
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
Gwen85Gwen85   23 mai 2012
- Mademoiselle, je ne vous ai pas plutôt aperçue que, fou d'amour, j'ai senti mes organes génitaux se tendre vers votre beauté souveraine et je me suis trouvé plus échauffé que si j'avais bu un verre de raki.
- Chez qui? Chez qui?
- Je mets ma fortune et mon amour à vos pieds. Si je vous tenais dans un lit, vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille vierges ou même onze mille verges me châtient si je mens!
- Et comment!
- Mes sentiments ne sont pas mensongers. Je ne parle pas ainsi à toutes les femmes. Je ne suis pas un noceur.
- Et ta soeur!
Cette conversation s'échangeait sur le boulevard Malesherbes, un matin ensoleillé. Le mois de mai faisait renaître la nature et les pierrots parisiens piaillaient l'amour sur les arbres reverdis.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
mandarine43mandarine43   06 novembre 2011
[ **** ATTENTION ***
*** LIVRE POUR PUBLIC AVERTI **** ]

Brandi en souriant fit pénétrer sa pine dans le trou élastique qui se trouvait entre les deux fesses du prince. Entré là, et tandis que les trois femmes le regardaient, il se démena comme un possédé en jurant :
- Nom de Dieu ! Je jouis, serre le cul, mon joli giton, serre, je jouis. Serre tes jolies fesses. Et les yeux hagards, les mains crispées sur les épaules délicates, il déchargea. Ensuite Mony se lava, se rhabilla et partit en disant qu’il reviendrait après dîner. Mais arrivé chez lui, il écrivit cette lettre :
« Mon cher Brandi,
« J’en ai assez d’être enculé par toi, j’en ai assez des femmes de Bucarest, j’en ai assez de dépenser ici ma fortune avec laquelle je serais si heureux à Paris. Avant deux heures je serai parti. J’espère m’y amuser énormément et je te dis adieu. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Nostradamus27Nostradamus27   19 octobre 2017
Mon beau Roumain,

Que deviens-tu ? Tu dois être remis de tes fatigues. Mais souviens-toi de ce que tu m’as dit : si je ne fais pas l’amour vingt fois de suite, que onze mille verges me châtient. Tu ne l’as pas fait vingt fois, tant pis pour toi.

L’autre jour tu as été reçu dans le foutoir d’Alexine, rue Duphot. Mais maintenant que nous te connaissons, tu peux venir chez moi. Chez Alexine, ce n’est pas possible. Elle ne peut même pas me recevoir, moi. C’est pour ça qu’elle a un foutoir. Son sénateur est trop jaloux.

Moi, je m’en fous ; mon amant est explorateur, il est en train d’enfiler des perles avec des négresses de la Côte d’Ivoire. Tu peux venir chez moi, 214, rue de Prony. Nous t’attendons à quatre heures
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
isajuliaisajulia   19 mars 2013
De même que les autres Roumains, le beau prince Vibescu songeait à Paris, la Ville-lumière, où les femmes, toutes belles, ont toutes aussi la cuisse légère. Lorsqu'il était encore au collège de Bucarest, il lui suffisait de penser à une Parisienne, à la Parisienne, pour bander et être obligé de se branler lentement, avec béatitude. Plus tard, il avait déchargé dans maints cons et culs de délicieuses Roumaines. Mais il le sentait bien, il lui fallait une Parisienne.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Videos de Guillaume Apollinaire (75) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guillaume Apollinaire
Emmanuel de Waresquiel - Le livre qui a changé ma vie
Apollinaire : "Alcools"
autres livres classés : érotiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle



Quiz Voir plus

Apollinaire

Dans quelle capitale européenne est né Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky, dit Guillaume Apollinaire ?

Paris
Rome
Londres
Varsovie

10 questions
84 lecteurs ont répondu
Thème : Guillaume ApollinaireCréer un quiz sur ce livre
. .