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ISBN : 2841567176
Éditeur : Editions du Rouergue (17/01/2006)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 213 notes)
Résumé :
Mortagne n'est pas un patelin tranquille. Ceux qui travaillent le bois ne peuvent pas encadrer les vignerons et inversement. La haine fouette les murs. Les coups tordus pleuvent sans prévenir. Martial préfère apprendre la mécanique le plus loin possible. Pour fuir la scierie. Éviter les incidents. Et échapper à la phrase que répètent aussi bien les scieurs que les gars de la vigne " Je suis né chasseur ! je mourrai pas gibier ! " Parce que la chasse, ici, tout le mo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
DoVerdorie
  21 septembre 2017
Guillaume Guéraud s'est inspiré d'un fait divers pour écrire ce petit roman (très) noir pour adolescents... matures ! L'auteur aborde ici le sujet de ces jeunes tueurs devenus "fous", comme Martial, qui raconte, à la première personne et par flashbacks, comment il en est arrivé là... le jour d'un mariage.
Le contexte social du petit village de campagne où employés de la scierie et ceux travaillant pour le domaine viticole se cherchent constamment noises et querelles, est à l'origine des ressentiments de Martial. le fait que les habitants (et quelqu'uns en particulier) se comportent comme des bourrins conduit finalement l'adolescent à perpétrer un carnage.
Un petit livre poignant et implacable. L'auteur qui va à l'essentiel, assène des courtes phrases comme des coups de poings et le lecteur se prend toute la violence en pleine figure.
L'acte de Martial est certes condamnable, mais Guéraud a su retranscrire les sentiments de cet ado -d'ailleurs parfaitement sain d'esprit- avec une telle force qu'on arrive, sans mal, à comprendre son geste irrépressible.
75 pages de pure intensité.
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Musardise
  02 février 2015
J'ai eu une joyeuse conversation, pas plus tard qu'hier, avec mon conjoint, conversation qui tournait d'abord autour des films de fantômes, puis des films d'horreur, puis des films gore, trash... Bref, une conversation qui tournait mal ! C'est parce qu'il m'a parlé d'une particularité des scénarii de Massacre à la tronçonneuse et de Hostel (je vous avais prévenus que c'était une conversation dégueulasse), à savoir la conversion de la proie en prédateur, que j'ai pensé à ce très court roman de Guillaume Guéraud et que je me suis mise à lui en parler. Rien à voir avec le genre du gore, c'est juste un bouquin extrêmement sordide qui m'a traumatisée.
 
En 2007, ce livre a remporté le prix Sorcières - prix du livre jeunesse (oui, oui) attribué par les libraires et les bibliothécaires - dans la catégorie "roman ado". Je ne dirai pas que ce prix n'était pas mérité, au sens où il est excellent d'un point de vue littéraire. C'est juste que le faire concourir pour un prix destiné à la jeunesse, c'est un peu... malsain. Ainsi, et surtout, bien entendu, que de l'avoir publié dans une collection destinée aux adolescents (si vous voulez provoquer des suicides collectifs ou des shootings, y'a pas mieux à proposer). A cette époque, je travaillais à la section jeunesse de la bibliothèque municipale de Dijon et tout le monde en parlait... avec un air bizarre. Une de mes collègues m'a même dit : "J'adore les films d'horreur, les films gore, j'en regarde plein, j'adore ça, mais en lisant ça, j'étais traumatisée". Bref, je l'ai lu. Et il était bien à la hauteur de sa réputation sulfureuse.
 
Je choisis donc de vous raconter l'histoire, parce que si je ne le faisais pas, ça n'aurait aucun sens (rassurez-vous, lire le résumé est supportable ; enfin, plus ou moins). le narrateur, Martial, est un adolescent coincé dans le village de Mortagne, où les gens (tous les gens) se divisent en deux clans : ceux de la scierie et ceux des vignes. Ils se détestent, mais ont tous un point commun (du moins les hommes) : la chasse. Et de répéter inlassablement : "Je suis né chasseur ! Je mourrai pas gibier ! ". Martial les déteste tous, y compris sa propre famille (il faut dire qu'il y a de quoi). Pour échapper à cette fatalité de la vie à Mortagne, il part en internat pour étudier la mécanique. Et se lie d'amitié, pendant les week-ends où il revient dans sa famille, avec la seule personne agréable et gentille du village, Terence, handicapé mental, considéré par tous comme l'idiot du village (quand on voit le niveau intellectuel des autres, on se demande pourquoi...). Et comme du gibier. C'est là, vous vous en doutez, que ça tourne au sordide. Pour sceller une pseudo-alliance entre "ceux de la scierie" et "ceux de la vigne", le frère et le beau-frère de Martial décident donc de se bourrer la gueule, puis d'aller se défouler sur Terence. Arrivée de Martial après les dégâts, qui soigne son ami, mais... ne réagit pas. Quelques temps plus tard, re-alliance et re-séance de défoulement sur Terence. Que Martial trouve à nouveau, dans un état... bref, dans un état qui le rend complètement fou, au sens propre. A un point qu'il en oublie toute compassion pour Terence, à un point que son unique but, son obsession soudaine, c'est la vengeance. le roman se termine par un carnage (tout le monde y passe, et surtout la famille de Martial, à coups de hache, puis de fusil).
 
Voilà : c'est l'histoire d'un adolescent qui cherche à tout prix à échapper à un destin minable, mais qui est rattrapé par l'horreur, qui franchit la ligne et se retrouve à la fois dans le rôle de prédateur et de vengeur (on a un  sentiment presque jouissif à le voir tuer tout le village). C'est l'histoire de la cruauté des gens "ordinaires", de la barbarie au quotidien. C'est une analyse très juste des pires aspects de l'être humain. Et c'est sordide et déprimant parce que terriblement réaliste, très bien écrit, avec une grande économie de moyens. Pas de complaisance non plus : les scènes de torture ne sont pas décrites, mais avec le moment (très court, d'ailleurs) où Martial retrouve Terence qui s'est fait massacrer pour la seconde fois, on atteint le paroxysme du roman. On a envie de pleurer, de vomir...
 
A lire donc, parce qu'excellent, mais à ne pas mettre entre toutes les mains  (et prévoir un truc gai à faire juste après la lecture) !
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Shan_Ze
  29 janvier 2016
Un roman sombre à ne pas mettre entre toutes les mains… c'est l'histoire de Martial, un adolescent dans le village de Mortagne. Il semble coincé entre sa famille, ses souhaits, la lutte entre les camps de la vigne et de la scierie.
Sa colère monte sûrement et le drame éclate… Je mourrai pas gibier, c'est l'histoire d'une rébellion contre un monde un peu ancré dans une certaine vision des choses. Guillaume Guéraud livre ici une critique sociale très dure et difficile. Je relirai cet auteur, je me demande si ses autres livres ferront le même effet que celui-ci…
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Ziliz
  24 mars 2015
Deux clans à Mortagne : ceux du bois, qui bossent à la scierie, ceux du vin, qui bossent pour la vigne.
On ne se mélange surtout pas. Si on s'approche, c'est pour se f*utre sur la gu3ule.
Il n'y a que le pharmacien qui fréquente tout le monde, c'est mieux pour le commerce. Et pour se faire élire, puisqu'il est maire.
Tous ces gens ont quand même un point commun : la chasse et la devise qui va avec "je mourrai pas gibier".
Deux intrus dans ce paysage : Martial qui a fini par partir en apprentissage le plus loin possible de tous ces cons, dans la mécanique, "histoire de faire chier tout le monde", au moins il ne bossera ni à la scierie ni dans les vignes, celui-là. Et puis Terence, le "pleu-pleu" (sic) du village, la tête de turc. Martial est le seul à avoir des égards pour lui.
Le récit s'ouvre sur un massacre, et c'est Martial qui tient le fusil. La journée s'annonçait belle pourtant, c'est le mariage du frangin. Mais depuis quelques jours la situation est explosive dans le patelin : Frédo, l'ancien grand copain du frère en question, sort de prison après s'être fait balancer par un de son clan. Frédo a la rage, il faut que ça pète, ça va saigner. Ça a saigné, d'ailleurs. Martial rembobine et raconte comment il en est arrivé là, à buter quelques abrutis.
Roman très noir pour adolescents, sombre et triste du début à la fin. Pas d'issue heureuse possible (comme souvent chez Guillaume Guéraud quand ça démarre mal), on le sait d'emblée puisque ça commence par la fin. J'avais lu l'excellente adaptation par Alfred en BD, l'histoire m'est revenue au fur et à mesure de la lecture. Je l'ai trouvée aussi terrible que la première fois, même si le dessin rend l'ambiance encore plus dramatique dans l'album - une page en particulier, triste à hurler.
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AnneClaire29
  19 septembre 2017
Mortagne, petit village où tout le monde se connait et diviser en deux clans (ceux qui travaillent le bois et les autres qui travaillent la vigne) qui ne peuvent pas se voir.
Martial lui décide d'apprendre la mécanique pour aller dans un lycée professionnel qui le tient éloigné la semaine de son village et de sa famille. Il rendre chaque weekend, même s'il s'en passerait bien.
Bientôt le simplet du village, Terence, fait le chemin avec lui, de son arrêt de bus situé en dehors de la commune.
L'histoire commence par un massacre, Martial aurait tué plusieurs personnes. Mais pourquoi ? C'est ce que nous allons apprendre au fil des pages.
Un court roman coup de poing qui nous dépeint un petit village où les rancunes sont tenaces et où ceux qui font les caïds se croient tout permis et où les autres accepte et ferme les yeux sur ce qui se passe. Même si on excuse pas le geste de Martial on arrive à comprendre le pourquoi de ce qu'il à fait.
Comme à l'habitude, l'auteur emploie des phrases courtes qui rythme et qui donne le ton à son récit.
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critiques presse (1)
Lecturejeune   17 février 2012
Lecture Jeune, n°129 - mars 2009 - Mettre en image le roman de Guillaume Guéraud était un pari risqué et audacieux, mais Alfred nous propose une adaptation réussie qui permet une nouvelle lecture de l'oeuvre. Le village de Mortagne, où évolue l'adolescent Martial, est scindé en deux clans : ceux qui travaillent à la scierie de M. Listrac et les autres, qui se consacrent à la vigne, au Château Clément. Martial gravite autour de ces groupes, tout comme Terence, le simple d'esprit de la bourgade. Ce dernier est attaqué de toute part. Il est victime d'insultes, jusqu'au jour où il est passé à tabac.
Alfred a choisi de dessiner avec un simple stylo bic, sur du vieux papier. Le trait est vif, précis, les visages, comme taillés au couteau. La mise en scène graphique de l'auteur révèle de nouveaux aspects du texte de Guéraud. Ici, le malaise général et intrinsèque qui plane sur Mortagne marque le lecteur. Certainement plus que la tuerie finale. Le ciel, terne, pèse sur la campagne, les regards sont tour à tour vides ou apeurés. Les couleurs servent admirablement le dessin d'Alfred. Une adaptation réussie qui saura toucher un nouveau public, non habitué à la lecture des romans destinés aux adolescents. ? Anne Clerc
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
chardonettechardonette   23 avril 2013
J'aurais certainement dû contacter les flics. Mais je ne l'ai pas fait. Je voulais pas balancer Frédo. J'aurais mieux fait. Mais je ne pouvais tout si simplement pas faire ça. Malgré le mépris soulevé par tous les coups qu'il avait portés sur Terence. Malgré la brutalité avec laquelle il avait frappé. Malgré tout.
Mais une chose était aussi sûre: je devais à tout prix éviter de le croiser. Pour éviter de le dénoncer. Ou pour éviter de me jeter sur lui. Pare que déjà, sous la vague du mépris, émergeait la haine."
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GregorGregor   05 janvier 2012
J'ai voulu chercher un téléphone pour prévenir les urgences. Un téléphone pour avertir la gendarmerie. Un téléphone pour entendre quelque chose. Sauf que Terence est un pleu-pleu. Alors Terence n'a pas de téléphone. J'ai ouvert le jet de la douche. J'ai plongé une serviette sous l'eau fraîche et j'ai passé cette compresse sur son visage et son ventre. ça l'a calmé. Le rythme de sa respiration a ralenti. (...) Et je suis resté là. Sans le lâcher.
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Shan_ZeShan_Ze   15 janvier 2016
Le pharmacien ne fait que déchiffrer des ordonnances et vendre des médicaments. Il doit en même temps gérer les affaires municipales. Vu que c'est aussi le maire de notre patelin.
C'est un malin. Ou un crétin.
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chardonettechardonette   23 avril 2013
Je ne sais pas combien de temps j'ai pensé à tous ces trucs incohérents, du haut de la chambre de mes parents, mais j'ai fini par recaler ma joue contre la crosse du fusil, j'ai orienté le canon vers le soleil et j'ai appuyé sur la détente.
Je me suis aperçu qu'il n'y avait plus de cartouches quand j'ai voulu recharger. Plus une seule.
J'ai balayé les douilles vides d'une main.
Puis j'ai posé le fusil et je me suis levé et j'ai enjambé la fenêtre.
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SolarineSolarine   20 mars 2012
Tout le monde boit et il y a toujours des coups qui se mettent à pleuvoir. Des coups de poing, quelquefois des coups de fusil, le plus souvent des coups tordus.
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Videos de Guillaume Guéraud (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guillaume Guéraud
? Voir l'article de Guillaume Guéraud sur Éclairs : http://eclairs.aquitaine.fr/le-cinema-de-guillaume-gueraud.html ? Musique : http://sympatiks.blogspot.fr/
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