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EAN : 9782812600654
128 pages
Éditeur : Editions du Rouergue (31/08/2009)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 78 notes)
Résumé :
Sur le papier, c'est un voyage scolaire en Espagne, dans le cadre d'un projet pédagogique qui devrait permettre aux élèves de se familiariser avec leur deuxième langue vivante et de découvrir la vallée de l'Aragon.

Sauf que ça vire au cauchemar. En pleine nuit, au coeur des Pyrénées, le bus quitte la route et bascule. Une chute vertigineuse et un amas de corps broyés entre la tôle et le granit.

Quelques rescapés s'extirpent des décombr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
AliceW
  18 mai 2011
Guillaume Guéraud fait partie des auteurs dont je guette les sorties. Des textes tantôt froids, rudes, un brin critique sociale, qui posent le débat. Je ne mourrai pas gibier, avec ce gamin qui sent fort l'étouffement et la révolte, le contour de toutes mes peurs avec un huit clos tétanique sur le droit à la justice notamment. Pour les plus jeunes, davantage d'humour, des textes courts qui reprennent les petits soucis de la vie, les interrogations des gosses qui peuvent vite devenir des montagnes dans leurs petites têtes, mais surtout, il ne leur sert pas une soupe insipide comme on trouve trop souvent dans la littérature pour jeunes. Ça va valser par exemple, cette histoire d'un grand-père de 79 ans, appelé Léonine parce qu'il s'appelle Léon et qu'il défend les idées de Lénine, ancien révolutionnaire au Mexique, gangster en Bolivie pour le Che, et qui s'est mis à la danse, à la valse. Depuis il passe des concours, avec sa partenaire qu'il ne supporte pas, une mégère avec des idées aux antipodes des siennes.
Avec Déroute sauvage, nous avons ici un clin d'oeil aux films d'horreur pas piqué des hannetons.
Un voyage scolaire en Espagne. le trajet en bus pour s'y rendre. Une route sinueuse de montagne. Un bruit, un dérapage. Et c'est le cauchemar qui commence. Des corps éparpillés, des morceaux de bidoche qui trainent, quelques rescapés, en pleine nuit, dans la forêt. Des bruits de nouveaux, des craquements, des coups de feu. Trois gorets armés avec une soif de sang insatiable surgissent alors et prolongent l'enfer du groupe.
La trame classique me direz-vous : des ados, une forêt, la bascule dans l'horreur. C'est justement ça le but d'ailleurs. Et puis l'atmosphère chargée, tendue, haletante. Très bien fichu en somme. A l'heure des pseudo romans nigaudfantastiques, naïfhorrifiques et consort, ça fait du bien de trouver du bon vieux ketchup qui tâche.
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dibou
  22 mai 2010
La classe de 4ème E du collège Paul Eluard part en voyage scolaire: destination l'Espagne! Accompagné de madame Etchevery professeur d'espagnol, de monsieur Bourgoin professeur de SVT et de monsieur Coulonge professeur d'histoire g éo, les élèves voyagent de nuit et sont attendus le lendemain matin à Saragosse. Mais soudain en pleine nuit c'est l'accident, le car quitte brutalement la route et s'écrase un peu plus bas. Seuls quelques rescapés arrivent à sortir des décombres Sous un amas de tôle froissée c'est l'horreur : plusieurs corps sont broyés, déchiquetés, un vrai carnage. Laure, Romain, Elias et les autres miraculés croient avoir échappé au pire et commencent à s'organiser pour prévenir les secours. Mais en réalité cet accident n'est rien à côté de la nuit d'horreur qui les attend, le cauchemar commence à peine. Trois hommes armés surgissent sur le lieu de l'accident...
Ce roman est une fiction noire, l'auteur impose son style choc et propose un scénario digne d'un bon film d'horreur. du sang, de la chair fraîche, des cadavres, les amateurs de films gores et d'histoires sombres se régaleront. Ames sensibles: s'abstenir! le style cru de Guillaume Guéraud peut paraître dérangeant et provocateur, pourtant le rythme du récit est prenant, le lecteur se prend au jeu et c'est sous tension qu'il suivra les personnages dans leur course folle. Amateur de cinéma, l'auteur fait de « Déroute sauvage » un bon scénario, une parodie de certains films d'horreurs hollywoodiens, Souvent critiqué, accusé d'écrire de la violence gratuite, Guillaume Guéraud assume son style pour notre plus grand plaisir. A lire au second degré, le ton est juste, les personnages attachants, la lecture est intense en émotions jusqu'au bout du récit.
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2ProIsp
  24 janvier 2018
Le livre que Monsieur Guéraud a écrit m'a fait des frissons dans le dos, l'histoire est géniale, le suspense est immense. Ce livre m'a vraiment fait peur ; j'angoissais au fur et à mesure de la lecture pour ce qui allait arriver aux héros. Les personnages sont bien mis en valeur, la couverture exprime bien le début du livre. Ce livre m'a beaucoup plu, il a su répondre à mes attentes.
Lucas D
Même si je ne suis pas un grand fan de lecture, ce livre a su retenir mon attention grâce à son histoire attirante mais aussi en grande partie parce qu'elle débute très rapidement, ce qui fait que, nous lecteurs, entrons directement dans l'action. de plus, l'auteur a su mélanger humour, peur et angoisse à travers l'histoire. J'ai aussi aimé qu'à travers l'écriture, l'auteur a su nous transporter dans l'horreur tout au long de l'histoire.
Loïc K
Ce livre raconte l'histoire d'un voyage scolaire en Espagne. le bus quitte la route, les élèves de 4°E sont laissés pour morts au milieu de nulle part.
J'ai trouvé ce livre très réaliste et très détaillé, bien expliqué. Ce livre peut être interprété comme étant un livre d'horreur et les détails sont assez sanguinaires, mais il se lit très facilement et on se laisse prendre au jeu.
Annaëlle G-B.
J'ai beaucoup apprécié ce livre car il y a beaucoup de suspense et j'aime énormément les films ou les livres d'horreur donc j'ai apprécié cet ouvrage.
Le style du livre est original car on trouve peu de livres d'horreur aussi bien écrits et qui ménagent le suspense à ce point .
CHLOE

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ratus
  06 novembre 2017
Si vous recherchez une lecture inodore, insipide, sans saveur...passez votre chemin, Déroute Sauvage risque de vous secouer voir vous ébranler. Quelles secousses, quelle audace d'écriture et quelle force d'attraction dans l'horreur. Déroute Sauvage ou comment un banal voyage scolaire à bord d'un bus se termine en chasse à l'homme. Tout est horriblement décrit, les membres arrachés, perforés, écrasés, mutilés au moment du choc de l'accident...les cris, les pleurs, les silences et le moment crucial de survie pour les rescapés : un coup de feu et le début de cette folle course pour rester en vie coûte que coûte. Ce livre m'a tenu en haleine jusqu'au bout de son horreur avec une acceptation lucide et une envie d'en finir avec les personnages. Un récit intelligent qui nous met face à nos propres réactions d'horreur mais qui fascine par la force de la narration loin des clichés d'une littérature dégoulinante de faux semblants. On peut même s'autoriser une possible analogie avec les Noeuds d'Acier de Sandrine Collette. On en redemande tellement c'est bon !
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magaligronin
  30 juillet 2010
Du sang, de la chair broyée et des hurlements...les remerciements de l'auteur à deux maîtres du genre en matière de film d'horreur (Wes Craven et Tobe Hooper) préviennent le lecteur : il s'agit d'un livre d'horreur construit comme un implacable scénario.
Facile à lire, efficace, j'étais moi aussi dans la forêt à courir, incrédule face au nombre de cadavres ("Nan, mais il va pas en faire mourir encore un autre, le Guillaume?!??").
Bien joué, même si je suis restée sur ma faim. Très différent de l'excellent "Je mourrai pas gibier" et du très bon aussi "Le contour de toutes tes peurs" où l'aspect psychologique tenait une grande place, ce livre nous plonge dans un cauchemar ponctué de documents du collège sur les protagonistes (extraits du carnet de liaison, bulletin scolaire etc.) qui laissent le lecteur souffler un peu.
Ouvrage à ne pas laisser entre les mains d'un 6ème impressionnable mais plutôt à mettre dans celles d'un seconde peu lecteur.
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critiques presse (1)
Lecturejeune   17 février 2012
Lecture Jeune, n°131 - septembre 2009 - En cette rentrée littéraire, Guillaume Guéraud nous propose son dernier « livre d'horreur », empruntant ses références aux maîtres cinématographiques du genre. Wes Craven, Tobe Hooper ou encore Rob Schmidt sont ceux à qui il dédicace son roman, ses « maîtres à penser ». Sur une route de montagne sinueuse, entre la France et l'Espagne, un bus scolaire circule. Nous sommes au coeur de la nuit et la plupart des élèves de la classe de 4eE sont endormis. Romain, Laure, Najib, Elias ou Nina ne se doutent de rien, jusqu'au moment fatal : le car s'engouffre dans un ravin, tuant la plupart des passagers sur le coup et laissant une dizaine des rescapés. Mais s'agit-il d'un banal accident ? Elias a bien entendu un coup de feu avant que le bus quitte la route, mais personne ne lui prête attention. Pourtant, plus haut dans la forêt, trois individus, des hommes sanguinaires, sauvages et irréels se rapprochent pour tuer les derniers survivants...
Guillaume Guéraud ne nous épargne aucun détail et Déroute sauvage tient le lecteur en haleine dès les premières pages. Impossible de le refermer sans aller à la dernière ligne. La violence est telle qu'elle en devient irréelle et saisissante. Les détracteurs de Guillaume Guéraud pourront lui reprocher un roman noir supplémentaire, une violence gratuite ; pourtant, il excelle dans ce genre. Et ce roman de la rentrée rappelle qu'il est avant tout un écrivain de talent : l'écriture est « ciselée », les mots employés précis, le rythme tenu à chaque paragraphe, entraînant le lecteur dans cette horreur jubilatoire. Enfin, en contrepoint de ce carnage, le personnage de Romain, lumineux et courageux qui porte à bout de bras sa camarade, Laure, inconsciente, et le cadavre de l'un des trois meurtriers, « sinon on ne [le] croira pas ». L'adolescent comme le souligne l'auteur, à l'issue de cette boucherie, a traversé « les dernières angoisses qui lui restaient ». Anne Clerc
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Aurore_MAurore_M   30 octobre 2013
Lui à un pas d'elle.
Tremblant. Involontairement.
Ses lèvres bougèrent. Sans sortir le moindre son. Ses yeux ne crachaient que de la douleur.
Il se comprima la gorge pour étouffer des sanglots avant de murmurer :
- Je suis désolé ...
Elle attendit la suite mais il ne dit rien de plus. Il leva juste une main et lui effleura le front avec le bout de ses doigts.
Elle ne respirait déjà plus.
Il baissa la tête et commença à pleurer. [...]
Jusqu'à ce que le gringalet déboule comme une bourrasque et mettre un terme à ses sanglots d'un vilain coup de hache.
+ Lire la suite
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EmyhacEmyhac   12 avril 2012
Je garderai de beaux souvenirs de ce voyage.
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Videos de Guillaume Guéraud (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guillaume Guéraud
Rencontre avec Guillaume Guéraud, “Les enfants du tonnerre” (Sarbacane), “Les trois enterrements de mon chien” (Le Rouergue), “Vorace” (Le Rouergue) Rencontre présentée par : Romuald Giulivo, écrivain
Il y a désormais plus de mille morts dans ma bibliographie. Je les ai comptés soigneusement. de Cité Nique-le-Ciel (un mort en 1998) à Shots (dix morts en 2016). J'ai allègrement franchi la barre des mille en 2015 grâce à Plus de morts que de vivants où j'exécute six-cent-douze collégiens, soixante profs, plus cinquantaine de flics et de secouristes. Cette lourde addition relève plus de la boucherie que de la poésie. Mais je trouve ça romanesque. Ça me permet surtout d'éviter de tuer des vrais gens dans la vraie vie. Je serais un putain de serial-killer si je n'écrivais pas. J'assassinerais notamment tous les exploiteurs, tous les actionnaires, tous les capitalistes et tous les membres du Front National. Mais je reste malheureusement sage. En commettant mon carnage page après page. Il y a cette phrase de Kafka : « J'écris pour fendre à coups de hache la mer gelée qui est en moi. » Moi, c'est tout le contraire, j'écris pour tenter de geler le feu qui brûle en moi – et pour éviter d'envoyer des coups de hache dans la gueule de tout le monde.
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© musique : Hectory - Réalisation et sound design : Grenouilles Productions - création graphique : Louise Dehaye / Escale du livre 2021 - Inédite édition
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