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ISBN : 2264062606
Éditeur : 10-18 (19/02/2015)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Cet album de vignettes cubaines est hanté par la faune haute en couleur de la rue, dans un mélange tropical de moiteur et de misère, de verve et de brutalité. Au sein d'un système corrompu, la survie à Cuba passe par l'érotisme et l'alcool. Insatiablement !

« On prend le café et je rentre en bus. Il est quatre heures de l'après-midi. Il fait chaud, les gens sont beaucoup plus énervés,et l'odeur d'aisselles plus intense. J'ai envie de me déconnecter. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
littlecat
  08 août 2015
19 courtes nouvelles qui brossent un portrait de Cuba explosif où l'on retrouve un narrateur aigri dont le couple est en fin de parcours.
Obsédé par le sexe, sans doute, sa seule bouffée d'oxygène, il tente vainement de vivre de sa peinture et de l'écriture.
Misère, saleté, mauvais rhum, trafic en tout genre, sexe et re -sexe, ça sent la sueur et la poubelle.
Tous les personnages sont alcoolos et glauques. Pourtant, ils sont attachants.
Peut-être moins torride que "trilogie sale de la Havane" et "le nid du serpent"...Ou alors je m'habitue..sourire
On retrouve le style toujours cru et imagé de Guttierez.
Le livre commence par une citation d'Hemingway :
"j'avais trop aimé et trop exigé, et j'avais tout consommé" .
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trust_me
  02 septembre 2012
Il m'a manqué ce salopard. Cinq ans qu'il n'avait pas donné de nouvelles. Son dernier roman, le nid du serpent, m'avait terriblement secoué. A la limite de l'insoutenable, il m'avait laissé au bord de la nausée, au sens propre du terme. Il faut dire que celui que l'on surnomme le Bukowski cubain n'y va pas avec le dos de la cuillère. Depuis son premier texte publié en France en 2002, Gutierrez utilise toujours à peu près les mêmes ingrédients : La Havane, le rhum, les filles, la crasse et la misère. Un cocktail explosif que l'on ingurgite à chaque page et qui est parfois difficile à digérer.
Les 19 nouvelles présentes dans ce recueil permettent à Gutierrez de répéter ses gammes. le narrateur, double littéraire de l'auteur, est aigri et désenchanté. Il vit de l'écriture et de la peinture, boit beaucoup et est un sacré obsédé sexuel. Sa femme le sermonne : « Tu es choquant et lourd. Tu écris toujours sur la même merde de tous les jours, sur la misère et les emmerdes. Même moi je peux pas lire tes livres. Écris quelque chose de plus gai, de plus convenable. » Difficile de lui donner tort. Loin du Cuba des cartes postales, Gutierrez décrit la vie des moins que rien. Ses personnages sont cinglés, alcooliques et cradingues. Une de ses conquêtes, lucide, affirme : « Cette île est une cage. » Et force est de reconnaître que les spécimens qu'elle renferme ont de quoi vous foutre la trouille.
La prose, d'une grande vulgarité, reste étonnamment fluide. Beaucoup de sueur, de sexe, de brutalité, d'odeurs nauséabondes. Au coeur de tous les textes, la survie. Souvent, elle passe par les petits trafics, les touristes que l'on peut plumer ou la prostitution. le narrateur navigue dans cette faune haute en couleur, toujours très à l'aise. J'aime son coté macho, latin, toujours prompt à parler de ses exploits au lit, à exhiber fièrement ses 18 cm et à vanter son endurance digne d'un coureur de fond.
Évidemment, L'insatiable homme araignée n'est pas à mettre entre toutes les mains. Trop cru, trop choquant, trop sensuel. Personnellement, c'est mon truc, mais je ne conseillerais cet auteur à personne. Faites-vous votre propre idée, en commençant par exemple par Trilogie sale de la Havane, publié en grand format par Albin Michel (réédité depuis en 10/18). Si vous passer ce cap, vous pourrez vous enquiller la suite sans sourciller et découvrir un auteur totalement inclassable. A vous de voir…

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Caro29
  06 octobre 2012
Sublimissime ce recueil de "vignettes" sur la vie de Pedro Juan Gutierrez à Cuba, et notamment à La Havane ! C'est le cinquième ouvrage que je lis de cet auteur et j'avoue que j'ai bien pris le temps de le déguster ! Chaque histoire que l'on trouve dans "L'insatiable homme-araignée" a une force, une sensualité à couper le souffle. Gutierrez nous emmène avec lui dans le marasme de la Havane, écrasée sous le poids de sa pauvreté, et d'autant plus que la chaleur est moite et pesante. Mais il aime cette capitale et on le ressent. Chaque vignette est une ode à cette ville meurtrie, qui croule sous le poids de la faim de ses habitants et des dysfonctionnements liés à la dictature castriste. Enragé, Gutierrez saisit la réalité et la jette telle quelle sur des pages blanches. Ce n'est pas moi, c'est lui qui le dit... Ce "réalisme sale", qui n'est pas si sale finalement puisqu'il ne s'agit que de la vie telle qu'elle est, est enivrant. A l'instar du mauvais rhum que boit notre auteur. Sauf que ce dernier ne fait pas mal à la tête. Bref, j'adore Gutierrez...
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Stemilou
  15 septembre 2012
Une île paradisiaque pour les touristes, un enfer pour ses habitants qui survivent tant bien que mal dans ce bourbier à la chaleur étouffante. Cuba. La Havane. C'est ici que se déroule les 19 nouvelles que composent ce recueil inondé de rhum, empli de filles plantureuses mais l'espoir en l'avenir n'existe plus.
Le narrateur, double littéraire de l'auteur, marié vivant de peinture et d'écriture se jette à corps perdu dans l'alcool et les femmes, un homme désenchanté prenant la vie comme elle vient et n'espérant guère mieux de la vie que ce qu'elle ne lui offre déjà pas.

Une société cubaine décrite durement, la faim, le manque d'argent et de vivre y sont mainte fois décrit, dans l'une des premières nouvelles un des personnages mange un poulet en sachant très bien qu'il est pourri et donne comme explication qu'il avait terriblement envie de viande. La prostitution y est décrite ainsi que le délire de ces personnages tous alcooliques, vulgaires et cinglés vivant dans cette « cage paradisiaque ».

Je ne vais pas affirmait que la prose de l'auteur est gracieuse malgré sa limpidité car c'est assez … indécent voire choquant mais c'est ce qui fait la renommée de Gutiérrez et n'empêche nullement le lecteur d'arriver au bout du chemin et de se dire « quel sacré bonhomme ce Gutiérrez, le chenapan !!! aahahahaha »
Le texte très fluide découpé en petits morceaux de vie permet de savourer le récit si réaliste et de se révolter sur le quotidien des habitants, d'applaudir leur survie malgré un manque total d'espoir ; une vie au milieu de l'odeur de pourriture et de sueur, des émanations d'alcool et des trafics en tout genre où la seule échappatoire du narrateur est le sexe.

“Je me dis parfois que la vie ici se réduit à la musique, au rhum et au sexe. le reste, c'est du décor.”
Tout est dit !
Lien : http://stemilou.over-blog.co..
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Cronos
  31 mars 2017
Un recueil de nouvelles qui me partage, j'ai n'ai pas apprécié l'utilisation de mots crus en revanche l'ambiance est excellente. Dans la moiteur de Cuba, les personnages se révèlent et les décors sont très bien décrit, ça sent le vrai, ça c'est pour le positif. En négatif, je n'ai pas accroché aux histoires et encore une fois j'ai vraiment eu un blocage avec les termes très provocateurs.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
littlecatlittlecat   06 août 2015
Autour de nous, c'est la misère. Joseito vit dans une petite maison, rue Esperanza, pas très loin du marché. Il a transformé son salon de trois mètres sur quatre en hangar à fruits et légumes. ça pue toujours les fruits pourris. Les souris, les cafards et les mouches envahissent sa maison. Sa femme supporte sans rien dire. Ils n'ont pas d'enfants. Elle n'a jamais pu tomber enceinte. Elle a maintenant cinquante ans, comme lui, mais elle s'entretient. Lui est gros et bedonnant. Elle est aigrie et silencieuse. Elle sait qu'il a des aventures, surtout avec ces salopes de vendeuses du marché. Elle ne peut que souffrir en silence. Elle n'a pas d'autre solution
page 114
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Caro29Caro29   03 septembre 2012
C'est peut-être ce qui m'a sauvé : les cuites, les femmes, faire sortir la rage, tout envoyer bouler, ne rien attendre de personne. Et écrire. Ivre, aux aurores, j'écrivais des nouvelles sur tout ce qui m'arrivait. C'était très amusant. Et j'ai continué. Et j'en suis là.
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Caro29Caro29   26 septembre 2012
Je ne savais pas encore ce que c'était que d'être amoureux comme un chien et de ne pas pouvoir se séparer d'une femme sans drame. Et je me disais: "Un homme ne doit jamais perdre le contrôle". Je me voyais comme un leader, qui maîtrise absolument tout. Et ça me plaisait beaucoup à moi, l'Implacable. Puis les années ont fait leur chemin et beaucoup de choses me sont arrivées.
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Caro29Caro29   11 septembre 2012
Je retourne au Casa Grande. Je commande un double et un cigare. Ce qui est terrible, c'est l'incertitude. C'est aussi mortel qu'une balle dans la tempe.
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Caro29Caro29   11 septembre 2012
À sept heures moins cinq, je me lève pour me rendre à ma première réunion des A.A. Je suis rempli d'espoir et de curiosité. Je n'ai pas la moindre idée de la façon dont ça se passera. Je m'arrête à quelques mètres de la porte. Je jette un coup d'œil à l'intérieur depuis la rue. Et je cesse de penser. Tout simplement, je cesse de penser.
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