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ISBN : 2260024211
Éditeur : Editions Julliard (18/08/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.38/5 (sur 317 notes)
Résumé :
À l’heure où le régime castriste semble avoir vécu, Juan del Monte Jonava, à cinquante ans passés, chante toujours dans les cabarets de La Havane. Sa voix magnifique qui électrisait les foules lui a valu le surnom de « Dom Fuego », mais le temps s’est écoulé et sa gloire s’est ternie. À l’instar de nombreux Cubains habitués aux restrictions, Juan vit chez sa sœur et sa nombreuse famille. En quête d’un nouveau contrat, il traîne son mal être dans les rues de la ville... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (106) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  03 octobre 2018
♫ Dieu est un fumeur de Havanes [...]
Tu n'es qu'un fumeur de gitanes♫
Deneuve-Gainsbourg-1980-
Serial Killer , odeur de sang,
rousse et radieuse, couleur de flamme
Soupçons sur la jupe qui vole au vent
Les doigts croisés, je veux caresser la gitane.
Dieu n'habite pas la Havane
Elle balancera la première pierre
appel des sirènes, tentation de chair
Elle possède une bonne partie de mon âme
Je lui décroche la lune, elle sera confisquée
A Cuba, tout ce qui ne relève pas de l'Etat
est saisi , à défaut d'être réprimé.
Khadra en vrai , c'est qui !?
Prévert nous aurait dit : Khadrave exquis ?
Des mots tombés que l'état gère
Une lumière qu'un Khadra génère...
29/09/2007, Cuba, lune de miel
Poudre de fée lancée d'un arc en ciel
Plus de barrière , on s'Amour-aï
Onze ans plus tard, Noces de Corail...

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palamede
  26 mai 2017
Un vieux beau, suffisant et vaniteux, ne se lasse pas de nous raconter sa vie sous le soleil de la Havane.
Juan del Monte Jonava, le roi de la rumba, a vu la privatisation du cabaret où il se produisait. Le lieu a été vendu à des étrangers comme beaucoup d'autres depuis que Raul Castro a succédé à Fidel en 2008. Décidé à remettre les Cubains au travail, le petit frère a dégraissé le mammouth, renvoyant un million de fonctionnaires, dont le vieux chanteur qui depuis rabâche les souvenirs d'une gloire passée, et vit une passion sans avenir avec une jeune femme tourmentée.
Après l'assouplissement du régime, initié par Raul Castro pour faire face à la crise économique, de nombreux Cubains sont encore pauvres, perdent même leur travail comme Juan del Monte Jonava, et les dénonciateurs n'étant jamais loin, ils continuent de surveiller leurs paroles. Malgré tout, ils semblent presqu'heureux de leur sort, pourvu qu'il aient le soleil, de la bonne musique et la solidarité de leur famille et de leurs amis.
À travers le récit des aléas professionnels et amoureux d'un Cubain vieillissant, l'auteur raconte cela - les difficultés de l'île et ce qui en fait le sel - ce n'est pas inintéressant, mais je n'ai pas ressenti dans ce roman, trop emphatique et sentencieux (le je de la narration n'aide pas), le souffle de certains livres inoubliables de Yasmina Khadra.
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alainmartinez
  27 septembre 2016
Après nous avoir fait vivre les dernières heures de Kadhafi dans « La dernière nuit du raïs », le nouveau roman de Yasmina Khadra nous transporte à Cuba du temps de Fidel Castro pour une réflexion sur le vieillissement et la passion amoureuse.
Juan del Monte, la soixantaine, est un chanteur de rumba. Sous le nom de Don Fuego il enflamme tous les soirs le cabaret Buena Vista Café. Lorsque le night-club est vendu à une riche étrangère, Juan se retrouve sans engagement. S'apercevant que sa notoriété ne l'aide pas à trouver une autre place, Juan tombe dans un mal de vivre. Obligé de courir après le moindre cachet, son chemin croise celui d'une toute jeune fille, Meyensi, et succombe sous son charme. Mais les agissements et le mystère qui entoure la jeune fille menacent leur rapport.
Dans un style simple et agréable à lire, Yasmina Khadra nous entraine dans les Caraïbes. On entend la musique d'Ibrahim Ferrer, on est bercé par le rythme des vagues de la plage. Dans cette carte postale, l'histoire est un peu trop simplette pour captiver. Notre héros, Juan del Monte dit Don Fuego, n'est qu'un vieux beau qui se croit encore irrésistible et qui demeure narcissique jusqu'à la fin du roman. Après « La dernière nuit du raïs » je m'attendais de l'auteur un roman plus profond. "Dieu n'habite pas La Havane" est un roman qui se laisse lire mais qui ne restera pas dans ma mémoire.
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viou1108
  06 janvier 2017
Challenge ABC 2016-2017
Dieu n'habite pas La Havane, et dans ce roman, il n'habite pas non plus la plume de Yasmina Khadra. Ou alors c'est moi qui n'ai pas la foi, n'ayant pas pu croire à cette histoire.
Pourtant, pas de doute, Y. Khadra est allé à Cuba, et a dû avoir un gros coup de coeur pour La Havane, son ambiance et sa musique (et peut-être aussi pour une belle jeune femme rousse qu'il aurait croisé au détour d'une rue de Habana Vieja). Mais malheureusement, il n'est pas parvenu à me transmettre le béguin qu'il ressent pour cette île au travers de son roman.
Juan del Monte Jonava, alias Don Fuego, malgré sa soixantaine approchante, fait toujours les beaux jours, ou plutôt les belles nuits du Buena Vista Café, qu'il embrase tous les soirs au son de sa voix incandescante. Jusqu'au jour où le castrisme se met à ramper devant le capitalisme, qui rachète le Buena Vista à l'Etat cubain, virant au passage le personnel inutile. Chômage pour Don Fuego, qui chute lourdement de son piédestal et sombre dans un désenchantement apathique. le vieux phénix renaîtra cependant de ses cendres grâce à Mayensi, improbable jeune femme fantasque et mystérieuse, sublime évidemment, de presque 40 ans sa cadette. Un festival d'amour et de passion, de drames et d'énigmes, qui cèderont peu à peu la place aux réponses et à la sagesse.
Je n'ai pas cru à cette bluette qui flirte bizarrement avec une histoire de crimes en série, sur fond de musique et de plages cubaines. Les péripéties sont rocambolesques, pour ne pas dire invraisemblables, et les personnages principaux ne sont pas attachants. Ni Mayensi, étrange jeune femme pleine de contradictions, tourmentée à l'excès, ni Don Fuego, insupportable vieux beau fanfaron égoïste (« Son geste meurtrier est une trahison. Elle a ruiné mon âme, mes rêves et nos projets »), qui pleurniche sur son sort pendant une bonne partie du roman. Quant aux personnages secondaires, ils sont plutôt stéréotypés. Trop de thèmes sont effleurés sans être approfondis : capitalisme vs castrisme, relations parents/enfants, hommes/femmes, pauvreté, condition des femmes, vieillesse et jeunesse toutes deux désabusées mais pour des raisons différentes. Une impression de superficialité, y compris pour les descriptions de la vie festive et du contexte cubains, un peu caricaturales. le style est un peu trop grandiloquent ou exalté, le récit est émaillé d'une collection d'aphorismes et de bons sentiments qui feraient passer le bouquin pour un guide de développement personnel. Les dialogues sont parfois trop travaillés, et ne collent ni aux personnages ni à un langage « parlé » (exemple : « - C'est quoi, un rêve ? - Un vieux de la vieille m'a certifié que le rêve est l'enfant prodigue de l'adversité. - Il a dû oublier de te signaler combien le réveil est douloureux. - Seulement pour ceux dont l'espoir s'est assoupi. - le mien a rendu l'âme. - Ne dis pas ça. Tu es jeune, belle et en bonne santé. - J'ignorais que tu m'avais auscultée ». Mais qui donc s'exprime oralement et quotidiennement avec un tel étalage de vocabulaire?). Ca sonne creux, ça sonne faux, c'est un peu cliché, prétentieux, maladroit : « ... car il n'est de plus grand honneur que celui de semer la joie dans le coeur des gens et la vie là où elle fait grise mine. Voir les paysans, ces oubliés des dieux, redécouvrir la fête l'espace d'un soir est sans doute le plus gratifiant des privilèges. Les petites gens n'ont pas besoin d'exhiber des briquets pour cadencer nos chansons ». Diantre, comme si la vie des paysans cubains (« petites gens »?!) était nécessairement sinistre, ou en tout cas plus que celle des habitants des villes surpeuplées ? Comme si un concert d'anciennes gloires était forcément pour eux le seul moyen de s'amuser, une aumône magnanime aussi rare que la comète de Halley, un éclair de lumière dans leur existence de ténèbres ?
Bref, deux étoiles seulement. le livre n'est pas mauvais, mais il est très décevant quand on a déjà lu du Khadra. J'avais le souvenir, dans « L'attentat » et « Ce que le jour doit à la nuit », d'une écriture bien plus belle, ample, avec du souffle, taillée dans une autre dimension.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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isabelleisapure
  04 novembre 2016
« Je cherche toujours le bon côté des choses car elles en ont forcément un. Je vois le verre à moitié plein, une forme de sourire par-dessus la grimace, et la colère comme un enthousiasme dénaturé.
Le monde n'est pas obligé d'être parfait, mais il nous appartient de lui trouver un sens qui nous aidera à accéder à une part de bonheur. »
Juan est un éternel optimiste, sous le nom de Don Fuego, il fait les beaux jours d'un célèbre cabaret de la Havane. Il y interprète soir après soir les standards du répertoire latino.
Le soleil, la musique, déambuler sur le Malecon bercé par le vent du large, la vie a comme un air de liberté et c'est déjà beaucoup pour un cubain.
Tout bascule lorsque le Buena Vista est privatisé par le Parti et qu'il passe entre d'autres mains. du jour au lendemain, Juan se retrouve à la porte, dénué de tous ses repères. Eternel optimiste, il s'accroche à son étoile et elle va briller cette étoile, sous les traits de Mayensi, superbe jeune femme, cabossée par la vie. Malgré les trente-cinq ans qui les séparent et faisant fi des mises en garde de ses amis Juan va tomber éperdument amoureux.
Yasmina Khadra nous propose ici une sorte d'hymne à l'amour et à la musique. L'écriture de l'auteur fait mouche une fois de plus. Les descriptions sont précises, les personnages bien étudiés. J'ai particulièrement aimé ce vieux chanteur tellement attachant et généreux. J'ai eu envie de croire à cette love story hautement improbable.
Je suis loin il est vrai de l'émotion ressentie à la lecture de « La dernière nuit du Raïs » ou de « Ce que le jour doit à la nuit », mais j'ai passé quelques heures très agréables à Cuba.
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critiques presse (3)
Actualitte   02 mai 2018
L’écriture de Yasmina Khadra reste un bonheur de toutes les pages, pleines de fluidité et de délicatesse même dans les instants les plus sombres et les plus terribles.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaCroix   16 janvier 2017
Avec « Dieu n’habite pas à La Havane », Yasmina Khadra quitte l’Orient dont il est un des fabuleux conteurs, pour gagner un autre continent. Est-ce pour cette raison que ce roman semble plus poussif que l’immense majorité que les précédents ?
Lire la critique sur le site : LaCroix
LaPresse   16 septembre 2016
Un protagoniste peu attachant, qui demeure narcissique jusqu'à la toute dernière ligne, et des dialogues dénués de profondeur ne parviennent malheureusement pas, par ailleurs, à reconquérir le lecteur.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (253) Voir plus Ajouter une citation
ninosairosseninosairosse   08 octobre 2018
[...] un jour ou l'autre il leur sera demandé des comptes, puisque à Cuba l'embourgeoisement demeure, pour les grands comme pour les petits, une hérésie idéologique aussi nauséabonde qu'un relent impérialiste.
p224
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ninosairosseninosairosse   06 octobre 2018
J'ai du chagrin pour lui et pour cette jeunesse qui ne connaît du monde que ce qu'en montrent les films "piratés", et quelques dignitaires autoproclamés portant des tenues de combat en temps de paix et délestant le ciel de ses étoiles pour en garnir leurs galons...
p140
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alainmartinezalainmartinez   18 septembre 2016
.......le protocole que propose la poésie est différent de celui de la musique. Le poète nous inspire, le chanteur nous respire. Le poète nous éclaire, le musicien nous enflamme. C’est dans cette nuance que réside la singularité de celui qui dit et de celui qui chante. C’est une question d’ouïe, plus précisément du réglage de l’ouïe, du dosage de la concentration. On ne prête pas la même attention à un récital de poésie qu’à un concert de musique. On n’est pas là pour la même raison, même si dans les deux cas de figure, le but est le même : rechercher l’évasion. Le rapport à la poésie est plus intime. On est dans la quête tranquille de soi. Avec la musique, on adhère aux autres, on est dans l’élan et non dans la retenue, dans le don de soi et non dans sa quête. Les gens ne vont pas au concert chercher des vérités mais pour rompre avec elles. Ils réclament des paroles qui donnent envie de jeter au diable la réserve, de se soûler jusqu’à prendre une mouche pour un oiseau paradisiaque, de se foutre à poil en criant haut et fort : au diable les carrières et les révolutions. Avec la poésie, on réintègre son élément, on s’interroge sur le sens de la vie, on est rendu à la réalité du monde, on tente d’élucider certains mystères de cette même réalité, de percer la complexité des êtres et des choses...
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ninosairosseninosairosse   29 septembre 2018
- Ce que je tente de vous dire est que quelle que soit votre notoriété, elle ne vous appartient pas. Toute célébrité n'est que le fruit d'une conjoncture. Le public est versatile. Aujourd'hui, il vous acclame. Demain, il en acclamera un autre et ne se donnera même pas la peine de vous ranger dans un tiroir. Sans crier gare, vous voilà livré à vous-même sans savoir ce que vous êtes en train de devenir.
p45
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mimifasolamimifasola   07 septembre 2016
Sachez juste ceci: le malheur vient de la grossière erreur de voir le monde tel qu'on voudrait qu'il soit et non pas tel qu'il est. Prenez les choses comme elles viennent et tâchez de les apprivoiser car la seule vérité qui importe c'est vous. Le bonheur, on ne le croise pas forcément par hasard sur son chemin, on peut le fabriquer de ses mains.

....
Il y a toujours quelqu'un qui vous aime quelque part. Si vous ne le voyer pas, lui vous voit. Ne cherchez pas ailleurs ce qui est à la portée de vos mains.
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