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ISBN : 2226402993
Éditeur : Albin Michel (29/08/2018)

Note moyenne : 2.78/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Daniel a longtemps régné sur les rings de free fight, jusqu’au jour où une grave blessure à l’oeil l’oblige à raccrocher les gants. Il décide alors de se ranger, se marie avec une infirmière dont il a une petite fille, et se lance dans une carrière de soudeur. Les années passent et le couple peine à joindre les deux bouts. Daniel, pour tenter de sauver sa famille, devient le porte-flingue d’un gangster qu’il a connu dans son enfance. Très vite écoeuré par la violenc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
  28 août 2018
Bien, bien, 12 jours de retard pour cette critique comme me le rappelle le petit message Babelio, un retard dont je m'excuse, mais la lecture du roman Dans la cage n'a pas été des plus plaisantes. La quatrième de couverture alléchante à souhait nous promet du Pollock et du Davidson délocalisé au Canada….je me suis retrouvée au purgatoire, essayant tant bien que mal de m'intéresser aux mésaventures de Daniel et de sa famille au milieu de méchants très méchants, tout cela sur fond de free fight et de combats sanglants. Le thème m'intéresse mais Dans la cage m'a semblé mal écrit, mal construit, et interminable. Le style est pesant et maladroit, l'ensemble bancal. Le souvenir de l'excellent Donnybrook de Franck Bill, sur le même thème, venait sans cesse frapper à ma porte: une écriture nerveuse, noire à souhait, la violence exacerbée mais pas gratuite au service d'une intrigue tirée au cordeau, une vraie critique sociale sur les blancs pauvres de l'Amérique du nord…Cette comparaison ne m'a pas quittée, et a fini de mettre K.O. Dans la cage au premier round. Je remercie les Editions Albin Michel pour cet envoi.

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Foxfire
  16 août 2018
J'abandonne, je jette l'éponge. Par respect pour Babelio et Albin Michel qui m'ont permis de le lire gracieusement, j'aurais aimé aller au bout du roman mais c'en était trop. Après avoir subi 220 pages (sur 340) je n'ai pas pu aller plus loin. "Dans la cage" est un très mauvais roman, à tout point de vue, que ce soit l'intrigue ou le style il n'y a rien à sauver.
L'histoire de Daniel aurait pu m'intéresser. Un type bien qui gagne sa vie en se prenant des coups dans la gueule dans des combats de free fight, des caïds de bas étage et leurs sbires brutaux... Voilà qui est très classique mais qui est le terreau idéal à un bon roman noir. Je trouve que les sports de combat sont extrêmement propices à développer des intrigues intéressantes dans ce registre. Il y a dans ces sports une dramaturgie et une violence qui leur confèrent une essence tragique, contexte idéal pour un roman noir. Hélas, l'intrigue de "dans la cage" est totalement inintéressante. Cela ne tient pas au manque d'originalité du thème ni au fait qu'il ne se passe pas grand chose. Une intrigue classique et maintes fois vue ne me dérange pas en soi, après tout, beaucoup de romans noirs racontent la même histoire. Encore faut-il bien la raconter, ce qui n'est pas le cas ici. L'intrigue est très mal menée. A aucun moment, on ne sent la moindre tension. Je n'ai rien non plus contre les romans où il ne se passe pas grand chose, j'aime les récits d'atmosphère, particulièrement dans le roman noir. Mais Kevin Hardcastle ne sait pas créer une ambiance. Pas de noirceur, pas de moiteur, pas de tension oppressante, pas de mélancolie, juste de l'ennui. Lenteur n'est pas le mot juste pour évoquer le roman de Hardcastle, parfois la lenteur c'est bien. Vacuité totale et vide intersidéral me paraissent plus appropriés. Rarement je m'étais autant ennuyée lors d'une lecture. Quand je dis qu'il ne se passe rien, je ne parle pas seulement d'action mais aussi d'émotions, de sensations, de psychologie. Daniel va à la salle de sport. Daniel va au boulot. Daniel boit une bière. Voilà à peu près à quoi se résume "dans la cage". Cela aurait pu illustrer de façon émouvante la vie vaine et triste du prolo américain qui n'a d'autres choix pour s'en sortir que de donner des coups ou en recevoir.Mais pour que ce propos apparaisse vraiment, il faut qu'on soit touché. Et pour ça il faut un beau personnage. Raté ! Daniel est un personnage plat, fade, creux. Comme tous les autres personnages d'ailleurs, très mal caractérisés, dont les émotions et pensées sont si mal retranscrites qu'ils laissent totalement indifférents.
Mais le pire c'est l'écriture affligeante. Kevin Hardcastle ne sait tout simplement pas écrire. Je ne suis pas hostile à une écriture simple, faite de phrases courtes et percutantes mais là, c'est une écriture simpliste et non pas simple. La brièveté des phrases ne rend pas le récit plus efficace, le texte n'a aucun impact et aucun dynamisme. La plupart du temps, l'auteur se contente de pondre une phrase du type "sujet-verbe-complément". Pas ou peu de description de l'environnement, pas d'emploi d'images, pas de changements de rythme, tout le récit a la même tonalité plate et soporifique. J'ai rarement vu un auteur avec si peu de style. Quant aux dialogues, ils sont déplorables et vides. A se demander si "dans la cage" a été écrit par un humain ou par une machine. Je vous invite à lire les citations postées par les babeliotes et qui sont sans doute les meilleurs passages du roman. C'est dire...
Une intrigue plus que faible, des personnages inexistants, une écriture laide et sans personnalité, voilà en résumé ce que je pense de ce "dans la cage". Je me demande comment un livre aussi mauvais a pu être publié.
Amateurs de romans noirs, ne vous laissez pas abuser par la 4ème de couverture qui convoque Donald Ray Pollock et Craig Davidson ni par le bandeau avec un compliment dithyrambique de John Irving (soit Hardcastle est son cousin, soit il était bourré quand il a lu le livre), "dans la cage" est un mauvais roman et Hardcastle n'a rien d'un écrivain.
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nadiouchka
  09 août 2018

Le jeune écrivain Canadien de l'Ontario, Kevin Hardcastle, est également boxeur et amateur d'arts martiaux. Avec son premier roman « Dans la Cage « , le bandeau est bien prometteur : « Un roman impeccablement conçu dont les personnages vous briseront le coeur."  "John Irving."
Voilà qui est très flatteur et attirant. de même que pour la couverture du livre : une cage avec un boxeur à l'intérieur. Ça va donc cogner.
Le héros, Daniel, ancien boxeur, avait du raccrocher suite à une grave blessure. Depuis, la vie est dure et je dirais qu'il mène de front trois vies :
* Sa vie familiale avec une femme aimante, Sarah, qui assume la plus grande majorité des finances avec son travail d'infirmière dans une maison de retraite. Elle est un grand soutien moral sans failles pour Daniel car elle croit en lui et l'encourage.
* Sa vie « professionnelle » : entre guillemets car elle est très difficile : des petits boulots par-ci par-là, qu'il accepte pour participer tant bien que mal aux besoins familiaux. Sa fille, Madelyn, croit aussi en lui, c'est son papa et elle sait, elle aussi, donner des coups : tel père telle fille.
* Sa passion pour la boxe qui ne le quitte pas. D'ailleurs, dès qu'il le peut, il se rend dans son club d'entraînement ce qui le défoule quelque peu et lui permet de ne pas perdre la main : faire des crochets, donner des uppercuts, des punchs, des directs (du droit ou du gauche peu importe…).
Mais, car il y a malheureusement un grand « mais » : il va accepter de rendre quelques « services » à un petit caïd minable, Clayton.
Les chapitres se suivent avec des événements de plus en plus violents, éprouvants, forts en émotions.
Ce qui est ressorti de cette histoire (car je ne tiens pas à en raconter plus), c'est que le plus important est cette petite famille soudée, l'amour que chacun se porte, le soutien et le partage de cette vie difficile avec un Daniel désespéré qui ne voit comme seule alternative pour s'en tirer, la boxe.
Dans ce roman très noir, ❤ avec un dénouement terrible, qui porte la lecture à son paroxysme, l'auteur a bien su décrire l'ambiance lourde, les machinations, cette passion de Daniel pour la boxe qui lui colle à la peau et qui le mène à prendre de très gros risques, au péril de sa vie.
Pour un premier roman, je dirais que Kevin Hardcastle a réussi à nous immerger dans ce milieu sans pitié qu'il connaît si bien.
Quant à la cage, c'est un lieu où des boxeurs exercent leur « art » de façon très violente, celle du free fight sans aucune limite. On peut même dire qu'elle risque de mener à la mort des combattants. Un milieu très dur sans parler du caïd Clayton qui n'arrange pas les choses pour Daniel, bien au contraire.
Avec cet ouvrage traduit par Janique Jouin, je pense que l'auteur s'est taillé une bonne place et je livre, ici, une critique du « Kirkus Reviews » : « Un livre nerveux dans lequel s'exprime la toxicité amère de ce que le roman noir offre de plus beau. » ❤
A signaler que l'écrivain sera présent au prochain Festival America à Vincennes, en septembre 2018 : YES ! Et il se peut qu'il y ait un second livre en vue ….
Un écrivain à suivre car « Dans la Cage » est un ouvrage prometteur pour qui aime les romans bien noirs et les sensations fortes.
❤❤ ❤❤
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kateginger63
  04 septembre 2018
Une tragédie qui vous met K-O
*
Et un crochet du droit, un uppercut, un jab et te voilà dans les cordes.
Eh oui, le premier roman d'un auteur canadien parle de boxe. L'auteur est lui-même ancien boxeur et cela se ressent.
N'y connaissant rien de rien à ce sport de combat, cela ne m'a pas freiné dans ma lecture.
Une lecture attentive, concentrée sur les actions qui s'enchaînent à toute vitesse.
*
Bienvenue dans le monde de Daniel "Dan", jeune boxer à la retraite, marié à Sarah et papa de Madelyn. Tous trois forment une petite famille très soudée, dans un coin paumé de la province d'Ontario.
Dan a raccroché les gants après s'être blessé et a perdu son rêve de devenir champion. Dans cette contrée âpre et un peu hostile, le travail est difficile à obtenir. Il faut pourtant "faire bouillir la marmite". La famille se fait aider par leurs voisins amis (sorte de grand-parents adoptifs). Mais cela ne suffit pas. Dan devra se mêler à la mafia locale....malgré sa promesse.
Et là les ennuis commencent....jusqu'à l'apothéose finale.
*
J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le récit. Une multitude de personnages entrent en scène rapidement, les actions s'enchaînent, les scènes de combat sont époustouflantes. Je me revoyais jouer à "Street fighter" sur ma console.
Puis au milieu du livre, je me suis fait happer dans cette spirale descendante, dans une noirceur glauque et terriblement malsaine.
On se rend vite compte que l'espoir d'une vie meilleure est vaine et que la tragédie que tout le monde ressent arrivera bien vite.
Je me suis attachée à ce petit bout de femme qu'est Sarah, une épouse attendrissante et bienveillante.
Le dernier uppercut est donné en finale, quand on ne s'attend plus à rien de pire. Et c'est là tout le talent de l'auteur. Nous embrumer, nous endormir puis nous donner son coup de poing .....là où ça fait mal.....
*
Quand la violence à l'état brut a tout donné mais qu'elle essaie encore de tirer sa révérence , de sortir du ring avec brio : voilà , c'est ça la tragédie.
*
Même si je n'ai pas réussi à m'imprégner du personnage de Dan (excepté lors de ses combats de free fight ), j'ai eu tellement de peine pour ce "laissé-pour-compte "trash-white" .
*
Quand un choix difficile fait il y a longtemps peut faire saborder l'équilibre des années après.
*
L'écriture est nerveuse. Des scènes tout à fait envisageables pour le cinéma. Des détails et descriptions justes et surtout précises (par exemple la boxe). Un décor sordide et poisseux collant bien au contexte misérable et violent.
Si vous aimez le fre-fight et le genre "pulp fiction" , vous serez servis.
PS: un roman conseillé par le Picabo River Bookclub sur FB.
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Bouvy
  01 août 2018

Je commencerai par remercier Babelio et les éditions Albin Michel pour m'avoir confié cet ouvrage avant sa date de publication dans le cadre d'une opération masse critique.
Daniel est un boxeur qui rêvait de la gloire quand une méchante blessure du lui faire abandonner les rings et retomber dans l'ornière sociale qu'il voulait quitter. A l'occasion, pour améliorer l'ordinaire, il prête main forte à Clayton et sa bande. Daniel est marié avec Sarah, aide soignante dans une maison de retraite. Ensemble ils ont une petite fille, Madelyn, qui ressemble à sa mère mais qui aurait plutôt le caractère de son père. Sarah aime profondément Daniel mais ne cautionne pas qu'il fasse l'homme de main de Clayton. Daniel non plus, quand la violence de Clayton et de sa bande vire carrément au meurtre. Daniel tente de décrocher et de se trouver un travail de soudeur mais dans cette campagne reculée, l'embauche est rare. Il décide alors de se remettre au combat pour gagner sa vie et reprend l'entraînement...
Un roman qui nous plonge dans l'Amérique profonde, dans une campagne désolée, au Canada. le rythme est assez lent, le style travaillé. le livre se divise en chapitres, alternant les chapitres courts et d'autre plus longs. Certains d'entre eux sont écrits en italique et nos plongent dans le passé des personnages. L'auteur nous offre des descriptions précises, tant des personnages que de l'environnement. Tout doucement, on avance, sans trop savoir qu'elle direction nous empruntons. On alterne aussi entre la vie de Daniel et de Sarah, leur quotidien difficile, leur vie de famille surendettée et Clayton et sa bande qui deviennent de plus en plus cruels. Daniel se montre très courageux pour tenter d'échapper à la vie facile que lui offre le gangster. Ils vivent sur le fil du rasoir. Les descriptions des combats ou des entraînement de boxe sont très techniques. Mais je trouve que toutes ses descriptions paysagères, celles des personnages, celles des combats et aussi celles des actions violentes de la bande à Clayton ralentissent très fort le rythme de la narration et parfois tire l'histoire dans de long s et ennuyeux passages. Mais c'est glauque, noir à souhait et c'est vraiment la fin, peut-être un peu précipitée, qui est le point d'orgue du récit.
Ce roman se révèle digne d‘un scénario des frères Cohen, du style « Fargo » et au final m'a laissé une impression positive d'avoir vécu un bon moment de lecture.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   06 décembre 2018
S’il pensait savoir ce qu’était l’amour, il avait tort. Être aimé seulement parce qu’on est en vie. Être aimé jusqu’au désespoir pour la petite place qu’on prend.
P.11
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ChezLoChezLo   02 août 2018
Il avait participé à près de trente combats en tout. Il avait perdu deux fois sur décision de l'arbitre et n'avait jamais été mis K.O. dans la cage. Il y avait peu de gymnases où s'entraîner dans l'Ouest, mais davantage de combats, et il roulait parfois des heures dans la même journée pour que des boxeurs essaient de le tuer à l'entraînement ou que des catcheurs le fracassent sur des tapis de sol usés et contre des murs en parpaings capitonnés tandis qu'il luttait pour se remettre debout. Il s'était cassé des doigts et des orteils et avait eu une fracture du maxillaire qui lui avait fait cracher du sang pendant un mois, des caillots marron, des mucosités striées de rouge. Quand il se touchait les globes oculaires, ses dents de devant lui faisaient mal. Daniel ne savait pas si ça disparaîtrait un jour mais ce fut le cas, alors il recommença les combats d'entraînement dans des gymnases aux abords des villes, et partout ou presque les hommes finirent par ne plus vouloir lui servir de sparring-partners. Ses coudes étaient éclatés et les terminaisons nerveuses de ses tibias avaient depuis longtemps cessé de se plaindre.
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JIEMDEJIEMDE   24 juillet 2018
Ils vieillissaient, avaient du mal à se baisser et préféraient se détendre sur leur véranda. Avec toujours du whisky et des bières fraîches sous la main.
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Corboland78Corboland78   27 août 2018
Le corps de Daniel faillit le lâcher en entendant les noms de sa femme et de sa fille. Ses mains tremblaient, alors il saisit son poing gauche dans sa paume droite et serra fort. Il inspira, inspira encore. Une plainte profonde se faufila entre ses dents. Il dut s’accroupir pour empêcher ses jambes de se dérober sous lui. Il tendit la main vers Clayton, empoigna sa chemise, l’attira à lui et écrasa son front contre le sien. Clayton essaya de le repousser en pressant la main sur son visage. Daniel toussa violemment et le relâcha.
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BazartBazart   03 octobre 2018
Il y avait peu de gymnases où s'entraîner dans l'Ouest, mais davantage de combats, et il roulait parfois des heures dans la même journée pour que des boxeurs essaient de le tuer à l'entraînement ou que des catcheurs le fracassent sur des tapis de sol usés et contre des murs en parpaings capitonnés tandis qu'il luttait pour se remettre debout.
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