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Brice Matthieussent (Traducteur)
ISBN : 2264041153
Éditeur : 10-18 (05/01/2006)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 286 notes)
Résumé :
C’est pour régler de vieux comptes avec sa famille fortunée, compromise depuis trois générations dans l’exploitation forestière éhontée du Michigan, que David Burkett décide de s’exiler dans un chalet de la Péninsule Nord. Son père est une sorte d’obsédé sexuel, un prédateur qui s’attaque à de toutes jeunes filles, tandis que sa mère se réfugie dans l’alcool et les médicaments.

Au cours de son passage à l’âge adulte – car il s’agit bel et bien d’un ro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  02 février 2017
On retrouve dans ce livre tous les thèmes chers à l'auteur : l'écologie, la défense des minorités, l'amour de la nature , de la pêche et des animaux.
Le début , repris à la fin, est assez effarant de violence contenue et de cruauté : la mort symbolique et /ou réelle du père.
Ce père honni, qui viole, vole, détruit toute unité familiale.Un père dont, pourtant, le narrateur , David Burkett ,n'arrive pas à se libérer pleinement. Même s'il a décidé d'écrire un livre dénonçant les méfaits de sa famille, prédatrice et mercantile, qui n'a pas hésité à provoquer un désastre écologique en faisant abattre à outrance des arbres et en volant aux indiens leurs territoires. Sa lâcheté, son apitoiement sur lui-même sont assez agaçants mais son désir de vérité et de justice le rendent attachant.
En fait, ce sont les personnages féminins qui sont plus intéressants dans cette histoire.Que ce soit la soeur de David , rebelle, et qui parvient, elle, à se libérer de l'emprise paternelle ou les jeunes femmes qui vont croiser le chemin du narrateur, comme Vernice, poétesse libérée, elles ont toutes une force, un éclat singuliers.
C'est essentiellement un roman d'apprentissage, on découvre David adolescent dans les années soixante et son évolution vers l'âge adulte. Un David qui se cherche et tente,retiré dans un chalet, entre tourments et espoir ,de se réapproprier son identité, d'enfin vivre loin des névroses maternelles et des souffrances provoquées par par son père. En cela, c'est un livre fort, touchant.
Et il y a cette beauté simple et consolatrice des magnifiques paysages du Michigan. Le lien tendre et fusionnel que David a noué avec sa chienne Carla m'a beaucoup plu aussi.
De Marquette à Veracruz, un parcours initiatique flamboyant et mortifère. ...
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carre
  01 mai 2012
David Burckett est le riche hétitier d'une famille ayant fait fortune dans le bois. Mais chez David, le renoncement à cette famille monstrueuse s''imposera rapidement. Car le père pédophile violent et arrogant réussit à passer à travers les mailles de la justice grâce à son fric.David va se construire autour de trois femmes dont l'une violée par son géniteur.
A quoi reconnais t'on un grand auteur ? en lisant ce roman et en règle général les livres d'Harisson vous aurez une réponse assez évidente.
Formidable roman d'apprentissage, celui d'un homme qui découvre la trahison la plus terrible celle du sang, décide de rassembler les preuves de l'infamie. Un style poétique, sensible, mélancolique sans oublier un humour bienvenu,"De Marquette à Veracruz est un roman qui vous poursuivra longtemps car et ce n'est pas là la moindre de ces qualités, Harrison est un extraordinaire conteur, capable de faire naitre des émotions à tout moment. Un livre en tout point insdispensable . Je sais maintenant pourquoi Monsieur Harrison est surnommé affectueusement "Big Jim".
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ibon
  26 mai 2013
Jim Harrison est un incroyable raconteur d'histoires.
Dès le début, on connaît la fin. Ça commence par une seule et terrible page où un père mutilé des deux mains est jeté à l'eau par son fils...
Puis ça continue, plus posément, 450 pages durant, dans un style bien différent, par un récit revenant 30 ans en arrière, où l'on découvre ce même fils, enfant riche de la région des Grands lacs, découvrant la saga de sa terrible famille.
Ainsi le lecteur est emmené dans un récit au long cours - entrecoupé de très nombreuses digressions comme il se doit chez Harrison- celui d'une famille puissante et riche grâce à l'exploitation de la forêt de la Péninsule Nord.
C'est l'histoire de David Burkett, bien né, mais malheureux et honteux de sa famille.
de ses ancêtres avides de terres, de son enfance, de ses premiers émois charnels, de ses amis de pêche, de l'ours ou de la citelle, vous saurez tout avant et après le drame principal, qui détermine la rupture entre le père et le fils alors adolescent. le viol de sa copine par son père (révélé dès le début).
Puis viennent sa déprime, son errance dans la région des Grands Lacs et de ses relations tumultueuses avec les femmes, malgré son père, malgré ses ancêtres.
Je n'ai pas saisi qui étaient tous les personnages issus des digressions dont Harrison est friand mais j'ai savouré les moments charnels , et il y en a beaucoup, avec les désillusions du lendemain qui s'ensuivent.


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Myriam3
  04 janvier 2019
Comment l'histoire familiale, surtout lorsqu'elle est peu reluisante, peut-elle empêcher ses descendants de vivre sans culpabilité?
David s'évertue à mettre sur papier tout ce dont ses ancêtres sont coupables, par cupidité, avidité, insensibilité. Né dans une famille riche du nord Michigan, il a de quoi vivre toute sa vie sans travailler; Mais cet argent vient d'Indiens chassés de leurs terres, d'animaux tués en masse et d'une nature sacrifiée à l'industrie.
Autre objet d'une honte plus grande encore: la lubricité du père pour les très jeunes filles et dont la notoriété lui a évité, jusqu'ici, tout souci juridique.
Quand son père s'en prend à sa soeur, puis à la fille dont il est amoureux et qui est aussi la fille de l'employé du père, Vera, la famille toute entière se désagrège pour toujours et David partira pour un long chemin de croix.
Bien sûr, comme c'est Jim Harrison, les paysages des Grands Lacs et du Michigan sont grandioses et donnent vraiment envie de s'isoler comme David dans un chalet en pleine nature où même les ours et les serpents ne font pas si peur. C'est dans ce milieu hostile, quand même, que David choisit de faire sa vie d'adulte, en refus au luxe qu'aime son père. Mais peut-on vivre éternellement dans ce réflexe constant d'opposition?
Face aux dégâts irréversibles provoqués par le père, chacun va devoir se débrouiller avec ce qu'il a perdu; c'est un roman captivant sur la nature humaine, les tragédies familiales, la résiliation, le tout posé dans une Amérique qui a le poids d'un passé colonisateur et destructeur à accepter et dépasser car finalement, à travers le père, ce sont tous les colons du Vieux Monde qui sont accusés.
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Thyuig
  03 septembre 2011
De Marquette à Veracruz serait peut-être bien le pendant masculin à dalva. Mais en moins fin. Non ? En plus grossier, plus laborieux, un soucis d'efficacité qui poindrait. Je ne sais pas. Dalva figure LA femme, mais David Burkett n'est en aucun cas l'homme. Il est cet être compliqué, coincé dans une hérédité glaçée qui reproduit depuis quatre génération la même identité au premier mâle de la famille. le roman tente de déméler l'héritage, la transmission, les maux familiaux mais qui irait pleurer sur le sort d'un homme qui n'aurait passé sa vie qu'à se torcher le cul dans de la soie ? David Burkett est une énigme.
Autant Dalva, dont la situation financière ressemblait à s'y méprendre à celle de Burkett dégageait à chaque mot une empathie propre à mouiller à tout moment nos yeux de lecteur, autant nous restons spectateur de la déconfigure de David Burkett. de Marquette à Veracruz agit comme un miroir inversé à Dalva. On l'aime elle autant qu'on pourrait le détester lui. Curieux. ou alors ai-je un regard masculin sur cette histoire et des yeux de femme m'auraient garanti une plus grande acuité.
N'en demeure que le roman dérange dans sa réussite, car on le lit sans mal, y retrouvant même des moments d'une grace infinie souvent par ses magnifiques portraits de femmes déployés : Vernice, Vera, Riva, Cynthia, moins Polly et Laurie, mais tout de même, quel talent chez Harrison à mettre en avant toute la beauté de ces femmes. Ses femmes.
De Marquette à Veracruz emporte loin dans l'étude de l'hérédité, de la transmission et l'acceptation des fautes passées, de leur pregnance au présent, parasitant l'existence comme une tique qui continuerait éternellement à vous pomper le sang, vous la voyez grossir mais jamais vous n'oseriez l'arracher à votre peau de peur de mettre à nue sa cicatrice purulente.
Jim Harrison ou le grand écrivain du stigmate. Et comme il y a forcément une cicatrice dans l'acte d'enfanter, il est surtout cet écrivain qui parle des femmes.
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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   01 mai 2012
Si tu refuses de mettre au monde ce qui est en toi, ce que tu ne mets pas au monde te détruiras.
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GwordiaGwordia   22 mars 2011
Malgré la plénitude de tous ces plaisirs, nous avons été un peu lents et déprimés le lendemain matin, sans doute parce que nous partagions cette triste conviction que, malgré nos instincts humains les meilleurs, nous allions écarter cet épisode sans pitié afin de suivre nos trajectoires individuelles, ces destinées profondément enfouies en chacun de nous, cette solitude volontaire que l'éventualité, voire la probabilité, d'un amour réciproque n'aurait pu annuler. Les gens tombent peut-être amoureux malgré l'invention de telles barrières intérieures. Notre culture a peut-être commencé à nous apprendre subtilement que cette soumission absolue à l'ambition constitue notre plus haut espoir. Sans doute qu'à une certaine époque, davantage de gens étaient simplement eux-mêmes, mais sans doute que ni elle ni moi n'avions jamais essayé d'être simplement nous-mêmes. Enfin, nous étions peut-être le genre d'individus que la culture n'avait aucun mal à dénaturer. Enfants, nous étions assez fantasques pour souhaiter être un oiseau jusqu'au soir, et rien ne se perd plus aisément que le sens du jeu.
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ibonibon   26 mai 2013
Tout en me baignant dans un trou d'eau, j'ai vu un aigle doré pourchasser une grue des sables. Les deux volatiles sont passés au-dessus d'une colline avant que je ne puisse voir lequel l'a emporté. L'eau vive plaçait notre caractère mortel dans la meilleure lumière possible.
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PenelopePenelope   22 octobre 2014
Certains hommes riches et puissants possédaient de toute évidence un sens esthétique très affirmé. C’était beaucoup moins patent dans les zones urbaines d’Amérique qu'à Paris, où souvent l'on n'en croyait pas ses yeux et l'on avait la chair de poule comme si l'on se trouvait confronté à un splendide tableau. Historiquement, la géopiété américaine avait ceci de troublant qu'elle autorisait les gens à se montrer fiers de la laideur destructrice de leurs œuvres. Cette ahurissante capacité qu'avaient eu certains de couper tous les grands pins blancs de l’État du Michigan devenait ensuite une source de fierté.
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FantasioFantasio   07 juillet 2012
"... plutôt que d'une agonie il s'agissait d'un retrait progressif; sous le draps son corps restait immobile, mais il régnait une aura de départ qui, malgré la chaleur de la pièce, m'a soudain donné une impression de froid. Au lieu d'appuyer sur le bouton pour appeler une infirmière, j'ai écouté un aspect du vide que je n'avais pas encore entendu, comme si sa disparition avait interrompu tous les autres bruits. Je suis certain que cette sensation n'a pas duré plus que quelques instants, mais le temps venait de s'effondrer sur lui-même. Quand tout a été terminé, il ne me restait rien sur quoi tirer la moindre conclusion. Mon incompréhension était absolue. Laurie avait été présente ici, puis elle avait disparu, et j'avais beau comprendre l'évidence biologique de la mort, le tout outrepassait monstrueusement la somme muette de ses parties...."
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Videos de Jim Harrison (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Harrison
Cet épisode du podcast Homo Ethicus est un hommage à Jim Harrison et, plus particulièrement, à sa vision toute personnelle de la sagesse. Sa vision du monde était faite d'amour de la nature sauvage, de gueuletons inimaginable, d'amitié, de poésie et d'écriture que nous voyons à travers des citations de plusieurs de ses ouvrages.
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