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ISBN : 2757837664
Éditeur : Points (17/10/2013)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 93 notes)
Résumé :
Délesté de son mariage comme de son emploi de chroniqueur sportif, le nouvelliste raté Frank Bascombe vit dans le New Jersey, où il travaille comme agent immobilier. Il arpente les agglomérations suburbaines, les rues et les voies privées, habité par le sentiment "qu'il devient foutument difficile de s'accrocher à la vie que nous nous étions promise dans les années soixante". En relatant quelques jours de la vie de ce citoyen bien tranquille, Richard Ford dissèque l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  29 novembre 2015
Richard Ford se sert de Franck Lacombe pour proposer au lecteur une visite guidée des Etats-Unis des années 80, vue de l’intérieur agité de l’un de ses représentants. Pas ou très peu d’action, pas de rebondissements, pas de mystère caché dans le placard, ni même de tentative de faire de l’accroche en anticipant les malheurs à venir. C’est un déroulé chronologique, au fil de pensées du narrateur. Loin, très loin de la zénitude. Et si son fils, au centre du propos, a du mal à s’empêcher « de penser qu’il pense qu’il pense ». Franck lui pense en permanence au premier degré, et c’est déjà un boulot à plein temps.
Toute la première partie est consacrée à la profession de Franck, agent immobilier, aux prises avec un couple un peu paumé. C’est le talent de richard Ford de permettre à cet épisode oh combien banal, de se muer en une mine d’infos sur le fonctionnement de la société américaine middle class. Il nous propose aussi et c’est sans doute ce qui fait adhérer le lecteur, une fine analyse psychologique des personnages, au travers de dialogues savoureux.
Encore une fois, on n’est pas dans un thriller, toute l’angoisse suscité se borne à savoir si la maison sera achetée ou pas!
C’est donc Paul, 15 ans, en proie à de nombreux démons, qui va donner l’occasion à Franck de se poser dix mille questions de plus. L’ado flirte avec la délinquance, extériorise ses angoisses par des tics vocaux. le remariage de sa mère n’arrange rien. Et c’est un curieux match de ping-pong verbal qui va peu à peu créer une connivence entre père et fils. C’est à cette occasion que surviendra une sorte de drame qui modifie le rythme du récit, et les relations entre les personnages.
Reste la vie sentimentale de Franck, pas simple. Le divorce n’est pas vraiment digéré. Les relations avec Sally, sa nouvelle compagne sont ponctuelles. Mais voilà, Sally aimerait bien qu’il s’engage un peu plus, et la tension est plus que palpable.
On comprend que ça s’agite entre les deux oreilles de notre personnage, qui doit mener de front et seul ces trois combats, et les jauger à l’aune du sens de la vie et du temps qui passe. C’est même physiquement assez éprouvant.
Il y a quelque chose de proustien chez Richard Ford : dans le style d’écriture, avec de longues phrases très travaillées (rendons hommage au traducteur), et dans l’analyse psychologique fine des personnages, qui sont eux aussi en quête de sens, pris dans une farandole dont ils ne maitrisent pas la cadence et le but.
C’est aussi une lecture exigeante, qu’il est difficile de survoler, et qui prend donc du temps, sans que cela soit un pensum, bien au contraire. Le roman est long et ne peut se lire que lentement. Mais l'humour allège le propos.
Pas de chance pour moi, après avoir apprécié En toute franchise, je souhaitais reprendre la saga Bascombe dans l’ordre chronologique, qui n’est pas l’ordre de parution des tomes en français.
Il eut fallu commencer par Un week-end dans le Michigan…
Challenge Pavés 2015-2016

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Corboland78
  26 mars 2012
Richard Ford né en 1944 à Jackson (Mississipi) a obtenu le Prix Pulitzer en 1996 pour ce roman.
Franck Bascombe est agent immobilier, divorcé de sa femme qui a refait sa vie et élève leurs deux enfants, une jeune fille et Paul un adolescent à problèmes. En accord avec sa mère, Franck va passer le week-end du 4 juillet avec son fils, pour renouer le dialogue et peut-être l'aider à se sortir de ses problèmes psychologiques. Aux Etats-Unis à cette date on fête Independance Day, commémoration de la Déclaration d'Indépendance des colonies vis-à-vis de l'Angleterre le 4 juillet 1776. C'est le récit de ce week-end que Richard Ford va développer sur presque six cent pages assez denses, car l'écrivain n'est pas avare de détails.
Durant ces deux jours nous allons suivre Franck pas à pas, dans son boulot où il tente de vendre une maison à un couple Joe et Phillys bien indécis ou lorsqu'il veut récupérer un loyer impayé de la famille McLeod. Plus tard nous rencontrons Karl avec lequel il s'est associé dans une baraque qui vend des hots dogs et de la bière. Enfin nous accompagnons le père et le fils dans un périple qui les emmène visiter des lieux prestigieux liés à l'histoire du baseball, fondements de la culture américaine et donc à même de cimenter leurs relations vacillantes. Las ! Un accident sportif envoie Paul aux urgences pour être opéré d'un oeil. Entre-temps l'auteur nous a présenté, Claire une ex qui bossait avec lui et depuis décédée, Charlane la chef-cuisinier avec laquelle il manque de peu d'avoir une aventure, rappelé maintes fois qu'il aime encore son ex-femme, évoqué ses relations difficiles avec Sally qu'il pense aimer et à l'hôpital il renoue –par hasard- avec son demi-frère juif Irv qu'il avait presque oublié.
Entre les propres problèmes, sentimentaux et familiaux, de son héros et ceux des personnages secondaires nombreux qui interfèrent à des degrés plus ou moins importants dans ce long récit, Richard Ford tisse une fresque de l'Amérique telle qu'il la voit en ces années 90. Si parfois on peu s'agacer de digressions qui n'ont pas trop d'intérêt immédiat ou semblent ralentir le cours de l'histoire, comme lors du séjour à l'hôpital du fils et qu'on attend le résultat de ses examens, en fait tout s'imbrique à la perfection et démontre le talent du romancier.
Effectivement il ne se passe pas grand-chose même si mille détails et circonvolutions épaississent le discours, mais en même temps, tous ces riens sont le tout qui constitue nos vies faites de joies, de peines et d'interrogations existentielles.
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Rhodopsine
  30 novembre 2013
Challenge ABC 2013/2014
Franck Bascombe s'apprête à passer le week-end du 4 juillet avec son fils. Au programme: virée "entre hommes", avec discussion sur le mal-être de Paul, tentatives de (re)trouver une complicité père-fils après le divorce et le remariage de la mère.
Et vous voilà embarqué dans la vie de Franck: emmener des clients indécis visiter des maisons, réclamer un loyer à des locataires indélicats, regretter votre ex-femme et détester son nouveau mari, discuter avec le gérant de votre baraque à hamburgers, passer la soirée avec votre maîtresse et la quitter maladroitement, rouler dans les encombrements du 4 juillet, tenter une conversation avec votre fils, le laisser finalement prendre des risques, stupidement , et finalement laisser sa mère prendre les décisions à l'hôpital...
Un roman en nuances, qui flâne doucement d'une page à l'autre, jamais longtemps dans la même humeur, drôle et tragique, émouvant et désabusé. Un vrai plaisir!
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carre
  05 avril 2012
New Jersey, Frank Bascombe ex journaliste sportif, est devenu agent immobilier. Son divorce prononcé, c'est un homme désabusé qui circule dans les rues en ce week-end de fête ou il doit récupérer son fils chez son ex-femme.
Richard Ford retrouve Frank Bascombe, personnage ordinaire d' "Un week-end dans le Michigan", un type en plein doute existentiel. L'on retrouve cette lenteur propre à l'écriture de Ford, ou il dissèque les maux de ces contemporains avec fatalisme et cynisme. On peut avoir le sentiment d'une certain immobilisme car l'action est minimalisme mais force est de constater que Ford possède un style qui mérite qu'on s' y attarde, l'Amérique vécut au quotidien par des personnages ordinaires.
Intéressant.
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Gerard17200
  12 mars 2016
Richard Ford est certainement l'un des grands écrivains américains contemporains, mais il n'est pas facile d'accès. Son rythme littéraire est particulier, son écriture est exigeante et nécessite une concentration assidue.
Ce roman m'a un peu échappé et ne m'a pas vraiment enthousiasmé. J'ai connu trop de soucis de concentration en me perdant dans les dédales de son écriture. le sujet du roman tient en quelques lignes : on est en 1988, l'histoire se déroule pendant le week-end de l'Indépendance Day (4 juillet). On partage les états d'âme de Frank Bascombe, ses problèmes à la fois dans sa vie professionnelle et dans sa vie privée... son ex, sa petite amie du moment, ses enfants et plus particulièrement Paul avec lequel la relation est houleuse.
En fait, il ne se passe pas grand-chose de significatif pendant ce week-end et l'auteur s'intéresse plus à ce qui se passe dans le fort intérieur des personnages plutôt qu'à l'intrigue qui ne sert que de support aux pensées des uns et des autres.
Il y a des livres qui, malgré nos efforts, nous échappent. Je suis trop souvent parti en vrille, ai manqué de concentration pour appécier les chemins de traverse qu'emprunte l'auteur. Je ne suis pas rentré dans le monde de Richard Ford. Je le regrette et j'attendrai quelque temps avant d'entreprendre la lecture d'un autre de ses romans.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
KittiwakeKittiwake   25 novembre 2015
Je n'ai jamais compris pourquoi on irait prendre un taureau par les cornes. C'est le bout le plus dangereux.
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kounil98kounil98   09 août 2016
Les premières phrases : L'été baigne de suavité les rues de Haddam, adoucies par les arbres, tel un baume répandu négligemment par un dieu langoureux, et l'univers s'accorde au mystère de ses propres hymnes. Les pelouses humectées reposent dans les ombrages du jour tout neuf. Dehors, dans la tranquillité matinale de Cleveland Street, j'entends passer un jogger solitaire qui dévale la pente en direction de Taft Lane et traverse pour courir dans l'herbe humide de Choir College. Du côté de chez les Noirs, assis sur leur perron, pantalon retroussé au-dessus de leurs chaussettes, les hommes sirotent du café dans la chaleur qui se précise en douce.
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Corboland78Corboland78   26 mars 2012
Sa conviction a elle était inébranlable, simplement et candidement établie : nous étions ridiculement inadaptés l’un à l’autre et nos relations n’iraient pas au bout de la saison ; en même temps, cette liaison erronée lui fut utile en lui permettant de surmonter une mauvaise passe où ses finances étaient précaires, son affectivité en pleine confusion, où elle ne connaissait personne à Haddam et avait trop d’amour propre pour retourner en Alabama. (Le Dr Stopler dirait sans doute qu’elle avait en elle une blessure à cautériser et que je lui ai servi d’instrument chauffé à blanc.) Tandis que pour moi, une fois écarté comme elle l’exigeait le fantasme de permanence, Claire avait mille façons grisantes de donner de l’intérêt, du charme et un exotisme attirant à ma vie de célibataire, elle suscitait mon admiration et préservait mon entrain, pendant que je m’acclimatais à la profession d’agent immobilier et à l’absence de mes enfants.
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Alice_Alice_   05 février 2012
Tu sais, Paul, il ne faudrait pas que tu croies que tu n’es pas fait pour être heureux. Tu comprends ? Il ne faudrait pas que tu t’habitues à être malheureux simplement parce que tu ne parviens pas à tout faire coïncider parfaitement. Tout ne coïncide jamais parfaitement. Il y a des choses auxquelles on finit par être obligé de renoncer.
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KittiwakeKittiwake   25 novembre 2015
Quelquefois, mais pas tellement souvent, j'aimerais bien être encore un écrivain, vu tout ce qui passe par la tête de n'importe qui et qui se perd en fumée, tandis que pour un écrivain–même un écrivain foireux–, il y a bien moins de gaspillage.
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Videos de Richard Ford (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Ford
Voici mon avis sur le tome 2 de Havrefer, de Richard Ford que j'ai dévoré en 48h! une saga de fantasy britannique à lire absolument!
La fin de la vidéo est un peu abrupte, je m'en excuse ... #bugdemontage
INFORMATION A TOUS LES ABONNES : DEPUIS UN MOIS YOUTUBE NOUS FAIT PERDRE DES ABONNES A LA SORTIE DE CHAQUE VIDEO... SVP LAISSEZ MOI DES POUCES UP SI LA VIDEO VOUS A PLU ET VERIFIER QUE VOUS ETES TOUJOURS ABONNES A LA CHAINE!
Plus de vidéos : http://goo.gl/hCnYmr . Déroulez pour plus d'infos :)
? Livre cité : Havrefer 2, de Richard Ford - Milady : http://www.milady.fr/livres/view/la-couronne-brisee-2
Mon avis écrit : http://www.leblogdeptitelfe.fr/2016/12/havrefer-tome-2-la-couronne-brisee-de.html
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Je tourne avec un Canon 70D La musique d'intro est Legacy Studer - crédité par Universal UPPM La musique de fond est Deck the Halls B par Kevin MacLeod est distribué sous la licence Creative Commons Attribution (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/) Source : http://incompetech.com/music/royalty-free/index.html?isrc=USUAN1100368
Merci d'avoir regardé cette vidéo ! Aimez, partagez, ou abonnez vous ;) ca fait toujours plaisir ! A bientôt! Hélène
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