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Brice Matthieussent (Traducteur)
ISBN : 2264025271
Éditeur : 10-18 (19/01/2001)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 321 notes)
Résumé :
"La Route du retour" plonge au cœur de la saga familiale ouverte dix ans plus tôt avec "Dalva".

Une fois de plus, Harrison laisse le champ libre à ses personnages, confiant à leurs journaux intimes respectifs le soin de brosser une fresque qui s'étend sur un siècle. John Wesley Northbridge, le patriarche, se penche sur ses souvenirs d'enfance, replongeant le lecteur dans l'atmosphère d'une Amérique rurale à l'aube du XXe siècle. De son côté, Nelse, fi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
mesrives
  21 novembre 2014
La route du retour est un pur chef d'oeuvre. Ambitieux, foudroyant. L'histoire en trois livres et cinq générations d'une famille pétrie d'indianisme, une fresque effrénée et tendre de l'Amérique qui tue, rêve, se méprend, et devient moderne et cupide, ce qui s'apparente sous la plume d'Harrison le panthéïste à un jeu de massacre. Jamais Harrison n'avait atteint une telle amplitude, variant de main de maître tous les tons et les registres : lyrique, épique, poétique, intimiste... Allant du plus ténu - le vol d'un oiseau - au plus cocasse - par exemple les démêlés de l'américain type avec l'autorité - jusqu'au plus abyssal - le sentiment d'abandon, véritable terre noire et fertile de ce roman où chaque être quête ses racines. Reprenant les thèmes et la plupart des personnages d'un de ses plus beaux récits, Dalva, Jim Harrison les redéploie comme ces ailes dont longtemps on a rêvé de prendre toute l'envergure. Ce roman-là est pétri d'humeurs, ivre d'amour, hanté par la mort, voluptueux sous le ciel.
Lien : http://jimharrison.free.fr/R..
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Loutre_des_Rivieres
  03 février 2014
Dans la route du retour, Jim Harrison reprend l'histoire de Dalva et l'enrichit d'une suite mais surtout des points de vue d'autres personnages.
On découvre en premier lieu la jeunesse du grand père Northridge entre sa mère Petit-Oiseau, son aspiration à devenir artiste,son amour pour les femmes et ses sensations durant les derniers mois de sa vie. On fait la rencontre de Nelse, le fils de Dalva et de Duane, adopté dés sa naissance par une famille aisée, un garçon solitaire, nomade, envouté par la nature et les espaces sauvages. Naomi, la mère de Dalva, continue l'histoire et raconte sa rencontre avec Nelse, la relation avec ses filles, son mari disparu et puis Paul prend le relais, cet oncle sage aux conseils avisés, isolé dans sa maison à la frontière mexicaine, évoque son amour pour Naomi, ses relations fortes et tendues avec son père et son frère. La fin est magistrale quand Dalva reprend la main pour évoquer un voyage- le dernier- qu'elle effectue avec son fils jusqu'à Marquette.
Je me suis sentie bien dans cette fresque familiale, les personnages sont profonds et fouillés, l'ambiance est particulière, malgré les plus de 500 pages, je n'avais pas envie que l"histoire finisse ; je prenais mon temps pour savourer cette ambiance et ne pas quitter tous ses personnages auxquels je me suis attachés profondément.
La nature, la faune et le flore sont superbement décrites et plus d'une fois, j'ai éprouvé le désir et le besoin de me retrouver près d'eux pour voir,sentir et ressentir ce que Jim Harrison décrivait: les plaines du Nebraska, le chant si particulier de l'autour, la fraicheur d'un lac, l'odeur d'une truite grillée sur le feu de camp, une sieste au soleil ou encore la multitude de changements de paysages au gré des kilomètres avalés durant toutes ces années par chacun des personnages...
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Meps
  02 avril 2018
Au cours de cette lecture, je me suis posé une question : comment se fait-il que j'aie autant de mal à apprécier certains livres de la littérature française actuelle que je considère comme nombriliste et du coup inintéressant pour moi et que je sois tant séduit par des livres comme ceux de Harrison, remplis d'introspection finalement assez nombriliste également, mais celle de personnages fictifs donc finalement moins réalistes ?
Cela tient d'abord évidemment à l'écriture d'Harrison. Il n'y a qu'à lire les nombreuses citations extraites de ces livres ici sur Babelio pour voir le mélange d'intelligence, de bon sens, de simplicité mais aussi de poésie qu'il arrive à distiller dans ses phrases. L'alliance qu'il parvient à trouver entre description des états d'âmes de ses héros et paysages de l'Amérique profonde en fait un des grands représentants du mouvement nature writing aux Etats-Unis.
Ses choix de narration sont également toujours judicieux. Il prend ici successivement le point de vue de 5 personnages sur la même histoire familiale. C'est surtout dans le regard qu'on porte sur les autres et sur soi et sur le regard différent des autres que ce choix de narration donne un résultat impressionnant, me poussant même parfois à défendre mentalement un personnage face aux récriminations d'un autre avec l'envie de lui dire "Oui, il est parfois terrible, mais toi tu sais pas ce qui se passe en fait dans sa tête, ce qu'il a vécu au plus profond de lui, moi si !". Cette technique nous immerge ainsi en profondeur dans l'histoire, et le moment de refermer le livre est donc forcément un crève-coeur.
Enfin, les sujets abordés dépassent le simple nombrilisme. La quête d'une identité quand on est issu d'un métissage, le regard porté sur les noirceurs de la construction de ses Etats-Unis, la question indienne qui traverse tout le roman lui permettent de toucher plus largement le lecteur et de ne pas rester au ras des pâquerettes d'une introspection psychanalytique de chaque personnage.
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ChristianDecroze
  27 avril 2016
Avec ce roman grandiose et foisonnant, Jim Harrisson nous fait découvrir qu'aucune route ne mène vers un véritable retour.
Ses inoubliables personnages, notamment John Wesley, Nelse puis Dalva, tentent de retrouver un monde, une filiation ou un amour qui leur a échappé. Mais le constat est amer. La perte est irréparable, la route du retour débouche sur une impasse, et chacun de nous pourra se reconnaître dans l'une ou l'autre version du « Paradis perdu » que nous propose Jim Harrisson.
Alors, que nous reste-t-il ?
Une rivière dans laquelle on aime se baigner ; un oiseau au chant envoûtant ; un cheval complice ; et bien sûr un chien, surtout si c'est un Airedale (race que Jim Harrisson semble avoir particulièrement aimée, et ce n'est pas moi qui lui donnerai tort).
Ce livre est poignant et bouleversant, et vous le refermerez sans doute avec une petite boule dans la gorge.
Jim Harrisson était un merveilleux écrivain et « La route du retour » un pur chef-d'oeuvre.
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ann39
  06 juin 2016
10 ans après Dalva , Jim Harrison écrit " La route du retour ".On y retrouve la plupart des personnages rencontrés dans Dalva .
La route du retour , est une grande fiction américaine , lyrique , dramatique , poétique , nostalgique , qui reprend les thèmes qui lui sont chers : l histoire de l 'Amérique , les guerres indiennes jusqu'à nos jours , sans oublier l'amour de la nature sauvage
Aussi puissant que Dalva . à savourer comme un bon vin §
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   21 novembre 2014
Au petit jour et avant l'arrivée de Lundquist, je suis allé à la grange et je me suis assis parmi les chevaux pour retrouver un sentiment plus évident de ce que j'espérais être la réalité. Je les ai tous brossés à fond et avec vigueur et j'ai été momentanément ravi de les rendre heureux.
Hélas pour mon repos, les nuits suivantes furent remplies de rêves indiens, lakotas pour la plupart, mais aussi des rêves poncas situés au confluent de la Niobrara et du Missouri, Indiens omahas ramenant Adelle à la vie, Hopis dansant avec des serpents dans la bouche, Chippewas engoncés dans leurs fourrures au milieu de l'hiver, Tarahumaras jeûnant dans la montagne et essayant de reconstituer le corps de Davis. Je me mis à boire sans rien manger, ce qui ne m'aida guère. Aujourd'hui, je me suis demandé comment l'esprit pouvait bien créer en rêve des êtres que les yeux n'avaient jamais vus. Toute cette expérience me rendait affreusement irritable et sans doute encore plus déprimé.
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WictorianeWictoriane   27 décembre 2012
...jetant un coup d'oeil au salon où Ruth travaillait un morceau de Chopin, elle me demanda si je pensais mourir bientôt, et je lui répondis :"Pas avant octobre."Ce choix d'un mois précis nous a fait tous deux éclater d'un rire nerveux, car nous savions elle et moi combien il était illusoire de vouloir contrôler notre existence et notre destin quand, en dernier ressort, nous ne sommes que des trajectoires.
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replayreplay   16 juin 2012
Nous pensons a la vie comme a un solide immuable et nous sommes sidérés quand le temps nous apprend qu'il s'agit plutôt d'un liquide.On ne pouvait pas se baigner une seule fois dans le même fleuve,encore moins deux fois
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Loutre_des_RivieresLoutre_des_Rivieres   04 février 2014
Nelse défendait une théorie, pour moi un peu alambiquée, selon laquelle l'humain le moins intelligent pouvait mener une vie infiniment plus intéressante en augmentant simplement le niveau de son attention. Il parlait bien sûr de l'attention pour le monde naturel, pas envers les proches ni les gens en général. La semaine précédente, alors que nous montions à cheval, il avait remarqué un léger mouvement dans l'herbe, au milieu d'un petit fourré situé en bordure de la Niobrara. Un gros serpent était fort occupé à avaler un lapereau et Nelse a dit:
"Nous avons une chance incroyable de voir ça."
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grandcaffegrandcaffe   14 août 2015
J'ai toujours fait la sourde oreille quand mes collègues me taquinaient en me traitant de "coeur fragile", car si votre coeur reste insensible, eh bien vous êtes déjà mort, vous êtes devenu une énième petite usine de merde, vouée à la cupidité sur le chemin de la vie.
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Videos de Jim Harrison (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Harrison
Le mercredi 20 juin 2018, la librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris - www.charybde.fr ) avait la joie d'accueillir Thierry Corvoisier (éd. Rivages) et Sébastien Wespiser (éd. Agullo) en tant que libraires d'un soir.
Ils nous parlaient de :
1. Jim Harrison, "Dalva" (04:20) 2. François Médéline, "La politique du tumulte" (16:40) 3. Gregory McDonald, "Rafael, derniers jours" (24:01) 4. Grégory Nicolas, "Là où leurs mains se tiennent" (30:14) 5. Robert McLiam Wilson, "Eureka Street" (40:10) 6. François Guérif, "Du polar" (48:45) 7. David Peace, "Le quatuor du Yorkshire" (58:00) 8. David Peace, "Rouge ou mort" (1:01:51)
+ Lire la suite
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