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Brice Matthieussent (Traducteur)
ISBN : 2264025271
Éditeur : 10-18 (19/01/2001)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 281 notes)
Résumé :
"La Route du retour" plonge au cœur de la saga familiale ouverte dix ans plus tôt avec "Dalva".

Une fois de plus, Harrison laisse le champ libre à ses personnages, confiant à leurs journaux intimes respectifs le soin de brosser une fresque qui s'étend sur un siècle. John Wesley Northbridge, le patriarche, se penche sur ses souvenirs d'enfance, replongeant le lecteur dans l'atmosphère d'une Amérique rurale à l'aube du XXe siècle. De son côté, Nelse, fi... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Loutre_des_Rivieres
  03 février 2014
Dans la route du retour, Jim Harrison reprend l'histoire de Dalva et l'enrichit d'une suite mais surtout des points de vue d'autres personnages.
On découvre en premier lieu la jeunesse du grand père Northridge entre sa mère Petit-Oiseau, son aspiration à devenir artiste,son amour pour les femmes et ses sensations durant les derniers mois de sa vie. On fait la rencontre de Nelse, le fils de Dalva et de Duane, adopté dés sa naissance par une famille aisée, un garçon solitaire, nomade, envouté par la nature et les espaces sauvages. Naomi, la mère de Dalva, continue l'histoire et raconte sa rencontre avec Nelse, la relation avec ses filles, son mari disparu et puis Paul prend le relais, cet oncle sage aux conseils avisés, isolé dans sa maison à la frontière mexicaine, évoque son amour pour Naomi, ses relations fortes et tendues avec son père et son frère. La fin est magistrale quand Dalva reprend la main pour évoquer un voyage- le dernier- qu'elle effectue avec son fils jusqu'à Marquette.
Je me suis sentie bien dans cette fresque familiale, les personnages sont profonds et fouillés, l'ambiance est particulière, malgré les plus de 500 pages, je n'avais pas envie que l"histoire finisse ; je prenais mon temps pour savourer cette ambiance et ne pas quitter tous ses personnages auxquels je me suis attachés profondément.
La nature, la faune et le flore sont superbement décrites et plus d'une fois, j'ai éprouvé le désir et le besoin de me retrouver près d'eux pour voir,sentir et ressentir ce que Jim Harrison décrivait: les plaines du Nebraska, le chant si particulier de l'autour, la fraicheur d'un lac, l'odeur d'une truite grillée sur le feu de camp, une sieste au soleil ou encore la multitude de changements de paysages au gré des kilomètres avalés durant toutes ces années par chacun des personnages...
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mesrives
  21 novembre 2014
La route du retour est un pur chef d'oeuvre. Ambitieux, foudroyant. L'histoire en trois livres et cinq générations d'une famille pétrie d'indianisme, une fresque effrénée et tendre de l'Amérique qui tue, rêve, se méprend, et devient moderne et cupide, ce qui s'apparente sous la plume d'Harrison le panthéïste à un jeu de massacre. Jamais Harrison n'avait atteint une telle amplitude, variant de main de maître tous les tons et les registres : lyrique, épique, poétique, intimiste... Allant du plus ténu - le vol d'un oiseau - au plus cocasse - par exemple les démêlés de l'américain type avec l'autorité - jusqu'au plus abyssal - le sentiment d'abandon, véritable terre noire et fertile de ce roman où chaque être quête ses racines. Reprenant les thèmes et la plupart des personnages d'un de ses plus beaux récits, Dalva, Jim Harrison les redéploie comme ces ailes dont longtemps on a rêvé de prendre toute l'envergure. Ce roman-là est pétri d'humeurs, ivre d'amour, hanté par la mort, voluptueux sous le ciel.
Lien : http://jimharrison.free.fr/R..
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ChristianDecroze
  27 avril 2016
Avec ce roman grandiose et foisonnant, Jim Harrisson nous fait découvrir qu'aucune route ne mène vers un véritable retour.
Ses inoubliables personnages, notamment John Wesley, Nelse puis Dalva, tentent de retrouver un monde, une filiation ou un amour qui leur a échappé. Mais le constat est amer. La perte est irréparable, la route du retour débouche sur une impasse, et chacun de nous pourra se reconnaître dans l'une ou l'autre version du « Paradis perdu » que nous propose Jim Harrisson.
Alors, que nous reste-t-il ?
Une rivière dans laquelle on aime se baigner ; un oiseau au chant envoûtant ; un cheval complice ; et bien sûr un chien, surtout si c'est un Airedale (race que Jim Harrisson semble avoir particulièrement aimée, et ce n'est pas moi qui lui donnerai tort).
Ce livre est poignant et bouleversant, et vous le refermerez sans doute avec une petite boule dans la gorge.
Jim Harrisson était un merveilleux écrivain et « La route du retour » un pur chef-d'oeuvre.
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Thyuig
  21 septembre 2010
Une fois de plus un livre ardu, pas tant par sa forme - le journal intime de cinq personnages - que par la précision de l'écriture et dnc par là l'installation quasi clinique d'une forme de découpage systématique de la psychologie de chacun des personnages. Jim Harrison est un magnifique écrivain, quelque part entre Hemingway pour la force virile dégagée par sa prose et une sensibilité nettement plus à fleur de peau qu'il tiendrait d'un Stendhal ou peut-être même du Romantisme en son entier. C'est surtout un écrivain du doute, pas seulement dans sa matière propre mais davantage dans ce questionnement incessant concernant la faculté de l'être humain à vivre en communauté au sein de ses semblables. Vivre ensemble pose problème, il faut alors à cet homme libre (Nelse, JW Northbridge, paul) ou à cette femme libre (Dalva, Naomi) les plaines immenses de l'Arkansas, mais le Montana et ses montagnes ou le Nouveau-Mexique et ses canyons feraient aussi bien l'affaire.
"La route du retour" est un bouquin à la lecture ardue parce qu'il conclut une histoire d'amour entamée avec ces personnages dans "Dalva", qu'ils étaient tellement forts qu'un second livre était nécessaire, mais finalement, s'en débarrasser est paradoxalement plus difficile au moment de tourner la dernière page de ce second roman que de les avoir abandonnés au crepuscule du premier.
"La route du retour" n'a pas la force brute de "Dalva", nous sommes en terrain connu, apprivoisés aux grands espaces de liberté de cette chère Dalva, si bien que l'inéluctabilité de la chute nous apparaît dés lors comme un renoncement de Jim Harrison à fabriquer autre chose à partir de ces fabuleux personnages. Mais le voyage était magnifique, ne boudons pas notre plaisir, les écrivains qui jouent avec de tels nuages sont bien rares.
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ann39
  06 juin 2016
10 ans après Dalva , Jim Harrison écrit " La route du retour ".On y retrouve la plupart des personnages rencontrés dans Dalva .
La route du retour , est une grande fiction américaine , lyrique , dramatique , poétique , nostalgique , qui reprend les thèmes qui lui sont chers : l histoire de l 'Amérique , les guerres indiennes jusqu'à nos jours , sans oublier l'amour de la nature sauvage
Aussi puissant que Dalva . à savourer comme un bon vin §
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Citations & extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
abysseaabyssea   18 octobre 2017
Je n'ai jamais considéré la nature comme un parcours du combattant où nous devrions nous casser le cul pour accéder au ciel,ni comme un baume nous permettant d'oublier nos épouillages réciproques,ni comme la consolation d'une vie consacrer à acheter bon marché et à vendre cher. La bible de mon père se trompait sur toute la ligne.La terre n'est pas faite pour nous soulager,mais pour sa propre munificence changeante,dont nous constituons une petite part.Voilà que je radote comme Noémie qui se demande fréquemment et à voix haute pourquoi le moindre arpent de l'Ouest doit être confortablement aménagé pour les vaches,à l'exclusion de tout autre créature.Le peuple de ma mère a été sacrifié ,entièrement ,au profit des vaches,alors que ces gens auraient joyeusement vécu parmi elles si l'on avait partagé la terre plutôt que de s'en emparer.
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MAXINEMAXINE   30 décembre 2015
Selon mon dernier recensement consigné dans mes journaux disparus, j'ai rencontré au moins un membre de trente-sept tribus différentes. Je n'ai pas écrit grand-chose sur ces gens, sans doute à cause de cette modestie que mon père m'a inculquée. Les librairies sont bourrées de doctes traités sur le comportement humain, y compris ceux des autochtones. Et je ne comprends pas les bouquins merdiques du genre "comment vous aider vous-même". Néanmoins, après m'être un peu frotté aux autochtones, les livres érudits que j'ai lus pendant mes études ainsi que les ouvrages à peu près serieux potassés ensuite ne semblaient pas vraiment coller avec mes expériences. Je m'expliquais maladroitement ce décalage en réfléchissant que les livres s'inspiraient d'expériences vécues sur le terrain, mais qu'on avait écrit ailleurs, disons dans une ville universitaire ou à Washington, où les gens, malgré toute leur fraîcheur, sont seulement en contact avec eux- mêmes.
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MAXINEMAXINE   16 décembre 2015
J'eus cette pensée égoïste que Naomi et ses deux filles constituaient mes seules attaches avec ce monde et j'errai sans but dans la cour, vidé et frissonnant, évitant de regarder les tombes dans le bosquet de lilas où je rejoindrai un jour mes parents, ma femme et mon fils. J'espérais sans nul doute y précéder les autres membres de ma famille, même mon second fils Paul, que je n'avais pas revu depuis les funérailles de John Wesley, trois ans plus tôt au printemps dernier. Alors, tout à coup, je fus troublé par les mots mon, ma, mes, comme si ces êtres chéris avaient pu m'appartenir, quand chacun d'eux et son propre univers n'étaient accessible que dans une fragile contiguïté, sans jamais posséder quiconque et encore moins son destin.
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WictorianeWictoriane   27 décembre 2012
...jetant un coup d'oeil au salon où Ruth travaillait un morceau de Chopin, elle me demanda si je pensais mourir bientôt, et je lui répondis :"Pas avant octobre."Ce choix d'un mois précis nous a fait tous deux éclater d'un rire nerveux, car nous savions elle et moi combien il était illusoire de vouloir contrôler notre existence et notre destin quand, en dernier ressort, nous ne sommes que des trajectoires.
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mesrivesmesrives   21 novembre 2014
Au petit jour et avant l'arrivée de Lundquist, je suis allé à la grange et je me suis assis parmi les chevaux pour retrouver un sentiment plus évident de ce que j'espérais être la réalité. Je les ai tous brossés à fond et avec vigueur et j'ai été momentanément ravi de les rendre heureux.
Hélas pour mon repos, les nuits suivantes furent remplies de rêves indiens, lakotas pour la plupart, mais aussi des rêves poncas situés au confluent de la Niobrara et du Missouri, Indiens omahas ramenant Adelle à la vie, Hopis dansant avec des serpents dans la bouche, Chippewas engoncés dans leurs fourrures au milieu de l'hiver, Tarahumaras jeûnant dans la montagne et essayant de reconstituer le corps de Davis. Je me mis à boire sans rien manger, ce qui ne m'aida guère. Aujourd'hui, je me suis demandé comment l'esprit pouvait bien créer en rêve des êtres que les yeux n'avaient jamais vus. Toute cette expérience me rendait affreusement irritable et sans doute encore plus déprimé.
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