AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Brice Matthieussent (Traducteur)
ISBN : 2264016124
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (30/11/-1)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 832 notes)
Résumé :
Pour reprendre le contrôle de sa vie, Dalva s'installe dans le ranch familial du Nebraska et se souvient : l'amour de Duane, les deuils, l'arrachement à ce fils nouveau-né qu'elle cherche obstinément. Meurtrie mais debout, elle découvre l'histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux et d'une Amérique violente. Chef-d'œuvre humaniste, Dalva est un hymne à la vie.

"Le roman des grands espaces : la preuve, par la littérature, que l'on est ce que l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  04 février 2012
Bon , on va pas se mentir , y a comme un méchant sentiment de frustration au final . Souvent comparé à Joseph Boyden que j'adore et inversement proportionnel à la tengente , j'esperais me perdre corps et ame dans une nature magnifiée , exacerbée . Je n'irais pas jusqu'à parler de perte de temps , restons honnete , mais le constat est bien là : déception !
Tel le petit galopin à la vue d'un grand huit tentaculaire , j'ai pris place dans ce wagonnet tentateur , gravissant lentement et inexorablement une pente qui , immanquablement , déboucherait sur un palpitant et enivrant plaisir de lecture . Livre terminé . Je pense en avoir appréhender les lignes directrices , si , si , ne soyez pas désobligeants . Et j'ai toujours cette vaine espérance d'un manege prometteur qui jamais ne me grisera .
Pourtant , au vu des critiques ditrhi , dihti , raaaaahhh , élogieuses , la trame historico-familiale s'avérait plaisante ! Des personnages forts , emblématiques et fouillés . de magnifiques paysages , véritables invitations au voyage et au dépaysement . Mais là ou le bat blesse , c'est cette profusion de détails , d'évenements circonstanciés qui , par manque de liant , ont fait que jamais au grand jamais je ne me suis senti concerné par ce récit . Véritable spectateur passif d'une histoire aussi fouillée que fouillie . le style est enlevé et pourtant , cette surabondance de faits , cet éclatement narratif justifient pleinement cette absence d'empathie et d'implication de ma part . Un manque de sobriété pénalisant et faisant d'un bouquin chronophage un livre juste agréable...Dommage..
Dalva , 45 ans , femme libre hantée par un noir passé . 15 ans , déces de son pere en Corée . 17 ans , disparition de son grand-pere devenu alors tuteur et modele . Elle se verra également enlevé son fils des la naissance , fruit d'un amour interdit et contrarié . Sinon , tout va bien...
Michael , son petit ami du moment , plus prompt à la faire rire qu'à la faire jouir ( dixit l'auteur ) et féru d'histoire Amerindienne, la convainc alors de l'autoriser à mettre son nez dans les journaux de son arriere grand-pere . Dalva , quand à elle , est bien décidée à retrouver et renouer avec un fils qu'elle ne connait pas . Voilà le point de départ d'un drame familial se jouant sur quatre générations . Les voyages temporels s'enchainent . Les écrits apportent leur comptant de révélations historiques et familiales . Les pérégrinations de Michael , pur citadin laché dans un environnement hostile et au contact d'autochtones surprenants qu'il découvre , sont plutot jubilatoires . le dénouement est sublime mais ne suffit pas à combler et faire oublier ces longs moments de solitude . Cette persistante sensation que le bouquin ne va jamais décoller...
J'avais sorti le canoé , m'attendant à etre balloté par des flots tumultueux ! Au final , ce triste sentiment d'avoir pagayé sur une mer d'huile en faisant du surplace...Ça devait monter...
Ce qui ne m'empechera pas , afin d'infirmer ou de confirmer une premiere impression plus que mitigée , d'attaquer Sur la Route du Retour...de flammes ! Qui sait ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          606
StephaneMei
  07 septembre 2012
C'est l'histoire d'une famille américaine, de la fin du XIXième siècle jusqu'aux années 1980. Elle est contée par Dalva, arrière petite-fille d'un pasteur missionnaire auprès des Sioux pendant les guerres contre les indiens, et par Mickaël, un historien qui étudie les archives de la famille.
Jim Harrison écrit à sa manière habituelle, comme si ses histoires étaient une suite d'anecdotes, avec des retours en arrière, des ellipses, des récits qui arrivent comme au fil de la pensée, comme on le ferait dans un journal. On retrouve ses thèmes de prédilection, les indiens, la botanique et l'ornithologie, l'homme face à la nature et aux grand espaces, le tout avec l'humour dont il est coutumier. Comme d'habitude, ses personnages aiment l'amour, la bonne nourriture et le bon vin, et sont en quête de leur passé.
J'avais beaucoup aimé "De Marquette à Veracruz" et "Retour en Terre", mais là c'est encore un niveau au-dessus. le thème de fond (le génocide des indiens et l'indifférence, voire l'ignorance des Américains à ce sujet) est ici encore plus fort, ce qui rend cette lecture encore plus intense.
Une lecture à déguster par petites gorgées.
Eh les babéliami-e-s, c'est comment qu'on met une sixième étoile ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          471
sandrine57
  31 décembre 2017
En 1986, Dalva a 45 ans. Pas encore l'heure du bilan mais le besoin de faire la paix avec un passé marqué par les deuils et les séparations, son père mort en Corée, son grand-père, Duane, son premier amour disparu dans l'océan...et le fils dont elle a été séparé à la naissance, né de cet amour interdit, ce fils de 30 ans qu'elle veut désespérément retrouver. Quand les circonstances l'obligent à quitter la Californie, elle retrouve le ranch familial du Nebraska et emmène avec elle Michael, son amant du moment, un professeur d'histoire qui s'intéresse aux journaux de son arrière-grand-père. Il s'engage à chercher son fils en échange des archives convoitées. Et tandis qu'il essaie de s'adapter aux grandes plaines de l'Ouest américain et qu'il découvre les écrits de John Wesley Northridge, botaniste et missionnaire auprès des indiens, Dalva plonge dans ses souvenirs...
Dalva, c'est d'abord le roman d'une femme forte, volontaire, solitaire. Une femme de la Prairie qui a dans les veines le sang des Sioux et des colons suédois. Une femme mûre qui abrite en son sein l'adolescente qu'elle a été et qui pleure toujours son enfant abandonné.
C'est aussi une histoire d'amour ou plutôt d'amours. Celui de Dalva pour Duane, passionné mais interdit par la morale. Celui de John Wesley pour la fragile Aase. de brèves amours qui ont eu de lourdes conséquences...
Mais Dalva, c'est aussi l'épopée des cow-boys et des indiens dans l'Ouest américain. Ceux du XIXè siècle qui a vu les indiens brimés, dépossédés de leurs terres, contaminés, massacrés, exterminés par l'homme blanc. Et ceux de 1986 où les fiers cow-boys ne sont plus que des ranchers acculés à la ruine et les indiens de pauvres hères parqués dans des réserves, minés par l'alcoolisme.
Pourtant, malgré ses bases passionnantes, Dalva souffre de longueurs, peut-être due au personnage de Michael qui prend trop de place dans le récit alors qu'il est plus pitoyable qu'intéressant. Ses déboires de citadin perdu dans un ranch peuvent prêter à sourire mais sa tendance à l'alcoolisme et sa libido exacerbée le rendent exaspérant et inutile.
Heureusement Dalva, Duane, Northbridge et ceux qui les entourent redonnent de l'allant à un roman qui s'enlisent parfois dans les détails. Et le final est superbe, à la fois optimiste et émouvant.
Bilan en demi-teinte : de belles histoires, de beaux personnages, des paysages de légende mais un manque de souffle et beaucoup de bavardages.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          400
Loutre_des_Rivieres
  15 janvier 2014
De Santa Monica, au fin fond du Nebraska, Jim Harrison dresse le portrait de Dalva , une femme d'une quarantaine d'années, née dans une famille de fermier pas comme les autres, son grand père étant pour moitié indien Lakota.
La culture indienne fait entièrement partie de la famille des Northridge depuis que l'arrière grand père de Dalva missionnaire dans l'ouest auprès des indiens a fini par vivre auprès d'eux et épouser une des leurs, Petit-Oiseau.
Au milieu des années 80, Dalva est contrainte de quitter Santa Monica et s'installe dans la maison de son grand-père, heureuse de retrouver ses paysages d'enfance et ses balades à cheval quittés depuis longtemps. En rejoignant sa terre natale du Nebraska, Dalva retrouve les siens mais est également confrontée à son passé, son père mort à la guerre, son enfant abandonné et son premier amour disparu. Les souvenirs du clan familial se mêlent à tout cela...
Michaël, un de ses anciens amants, historien, encore amoureux et alcoolique, s'intéresse de près à l'histoire de sa famille et réussit à la convaincre d'avoir accès aux archives familiales, notamment aux journaux de son arrière grand-père. Il s'installe donc également dans la ferme où il tente de travailler sur tous ces documents.
Le roman se partage alors entre les récits de Dalva, ceux de Michaël et les extraits du carnet de bord de l'arrière grand-père. Les lieux et les époques changent et de flash back en ellipses, Jim Harrison nous entraîne dans l'histoire américaine à travers le destin du clan Northridge.
Jim Harrison signe avec Dalva un roman exceptionnel - tout y est - un contexte historique passionnant, un portrait profond, fin et subtil d'une femme face à son passé, d'une mère en quête de son enfant, une nature et des animaux omniprésents, une histoire d'amour dévorante et avec tout cela encore beaucoup d'humour et de poésie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          410
Jerry_Can
  07 janvier 2018
Est-ce l'infime part de sang indien coulant dans ses veines qui a doté Dalva d'un esprit libertaire ? Est-ce son histoire prenant sa source au coeur du Nebraska qui l'a modelée à son image et fait d'elle une nature sauvage ? Dalva est une femme impétueuse, multiple et forte découvrant ses failles à quarante-cinq ans sonnés. Elle est un orvet glissant entre les bras de ses nombreux amants ne sachant pas la retenir. Elle s'est nourrie de voyages, de carrières aussi différentes les unes des autres, ne parvenant jamais à s'arrimer réellement quelque part. Il lui aura fallu près de cinq décennies pour trouver désespérément ce qu'elle tentait de fuir à travers sa quête éperdue de liberté, d'amours sans lendemain, de routes parcourues. Aujourd'hui, en 1986, elle revient chez elle pour fouiller son passé et aller enfin à la rencontre d'elle-même. Dalva se met en tête de faire la lumière sur les jours les plus sombres de sa jeunesse et gagne le Nebraska. En accordant à son amant du moment, un universitaire, le privilège de prendre connaissance du journal de J.W Northridge, son arrière-grand-père rallié à la cause du peuple Sioux, elle renoue avec l'histoire de sa famille et son propre parcours. Devenue mère, à l'âge de quinze ans, et contrainte d'abandonner son enfant, elle conçoit le désir ardent de retrouver ce fils aujourd'hui trentenaire. Dalva n'a jamais plus donné la vie par la suite en ayant soin de recouvrir les cendres de ces trente années la séparant de cet évènement pour ne pas qu'elles s'embrasent de nouveau. L'âge aidant, elle réalise enfin que ses efforts furent vains, qu'elle n'a jamais oublié et n'oublierait jamais malgré d'autres conquêtes, malgré la distance mise entre le lieu où elle perdit à la fois son innocence et sa virginité et sa vie d'adulte. Elle ignore encore si elle cherche dans ce fils les traits d'un amour défunt, son premier amour, le plus pur et le plus authentique de tous ou si elle veut rattraper le temps, apprendre à le découvrir, à reconnaître sa part d'elle-même dans cet être dont elle ignore tout si ce n'est les premiers cris. Et la nature de ce Nebraska qu'elle connaît si bien devient un refuge, un berceau, un écrin dans lequel elle se réfugiait plus jeune et où elle tente de soulager sa peine et ses questionnements aujourd'hui. La Dalva mature s'abandonne avec la même effusion aux balades à cheval, aux baignades, à l'eau vive dénouant son corps et apaisant son âme, au chant des coyotes crevant le silence et aux couchers de soleil annonçant le calme de la nuit.
Une oeuvre sensible dans laquelle la nature tient un rôle prépondérant. Un hommage appuyé à la condition féminine à travers des personnages aussi déterminés qu'indépendants. Une épopée portée par la verve d'un Harrison, sachant évoquer aussi bien les souffrances du peuple Sioux qu'un Nebraska resté sauvage.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          223
Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   16 janvier 2018
Je croyais écrire ceci à mon fils au cas où je ne le verrais jamais et s’il m’arrivait quelque chose, pour que ces mots lui disent qui est sa mère. Mon ami d’hier soir m’a rétorqué : Et s’il n’en vaut pas la peine ? Cela ne m’était jamais venu à l’esprit. J’ignore où il se trouve et je ne l’ai jamais vu, sinon quelques instants après sa naissance.
Commenter  J’apprécie          60
kathelkathel   16 janvier 2018
Dehors, sur le balcon, j’ai songé que certaines souffrances étaient vraiment trop ambitieuses.
Commenter  J’apprécie          00
Loutre_des_RivieresLoutre_des_Rivieres   13 janvier 2014
Debout au milieu de la cour j'ai essayé d'interrompre mes pensées. L'herbe était d'un vert très foncé, les oies du blanc le plus pur. Un psychiatre m'a un jour conseillé de me concentrer sur l'univers physique quand un tourbillon vertigineux s'emparait ainsi de mon esprit. Ma femme a divorcé parce que je ne pouvais pas m'arrêter. Point. Je dois éviter la littérature et le cinéma, car ils mettent ce mécanisme en branle. J'ai appris à doser mes sympathies afin de minimiser l'étendue de mes déceptions. Ce psychiatre m'a fait une ordonnance de lithium, mais les effets soporifiques de ce médicament m'ont empêché de terminer ma thèse. Quant à mon mariage, il s'est achevé sur un voyage de deux jours en voiture à destination de Seattle pour rendre visite aux parents de ma femme. Je venais de lire un vieux livre intitulé Incroyables Illusions populaires et Folies des foules, et j'en ai parlé sans interruption pendant qu'elle conduisait. J'avais mal à la mâchoire, mais impossible de m'arrêter. J'ai même continué de parler après qu'elle est descendue de voiture à Seattle avec notre fille. Je me rappelle que j'ai alors allumé la radio pour avoir quelqu'un à qui m'adresser ! Je me considère guéri à 99%, même si l'emploi de l'alcool comme sédatif a parfois des effets inverses au but recherché.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          153
ben_libben_lib   18 septembre 2015
Je suis restée figée là comme une statue, la main posée sur l'encolure du sprinter, sentant son pouls ralentir. Une impression onirique de lucidité et de force peut-être imméritée m'a submergée quand je me suis rappelé une chose qu'avait dite grand-père en me retrouvant après ma promenade dans les collines, au-delà de la Niobrara: à savoir que chacun doit accepter son lot de solitude inévitable, et que nous ne devons pas nous laisser détruire par le désir d'échapper à cette solitude. Appuyée contre l'abreuvoir au fond de cette vallée, j'entendais le vent et la respiration du chien et du cheval. Les souvenirs de tous les gens que j'avais connus m'ont traversé l'esprit avant de se perdre dans l'air, avec l'impression que l'écho de leur voix ressemblait aux voix des oiseaux et des animaux. Levant les yeux, j'ai enfin eu la surprise d'apercevoir le soleil.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          162
moklosmoklos   28 mai 2008
Ma mère défend une théorie du travail un peu alambiquée, qui selon elle lui vient de mon père, des grands-parents, des oncles, bref de la nuit des temps : d’instinct les gens veulent se rendre utiles ; ils ne pourraient supporter l’impitoyable quotidienneté de l’existence sans travailler du matin au soir. C’est l’oisiveté qui met la mort dans l’âme et provoque des névroses.
Commenter  J’apprécie          310
Videos de Jim Harrison (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Harrison
La Grande Librairie - Hommage à Jim Harrison
autres livres classés : indiens d'amériqueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Jim Harrison, l'homme du Michigan...

Parmi ces nouvelles, laquelle ne figure pas dans le recueil "Légendes d'Automne" paru en 1979?

Une vengeance
Légendes d'Automne
En route vers l'Ouest
L'Homme qui abandonna son nom

10 questions
83 lecteurs ont répondu
Thème : Jim HarrisonCréer un quiz sur ce livre
. .