AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782226322791
656 pages
Éditeur : Albin Michel (20/03/2019)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Cotton County, Géorgie, 1930. Elma Jesup, une jeune femme blanche, fille du métayer du domaine, met au monde deux jumeaux. L'un est blanc, l'autre mulâtre. Accusé de l'avoir violée, Genus Jackson, un ouvrier agricole noir, est aussitôt lynché par une foule haineuse avant que son corps ne soit traîné le long de la route qui mène au village le plus proche.

Malgré la suspicion de la communauté, Elma élève ses enfants de son mieux sous le toit de son père... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Cannetille
  03 juin 2019
Nous sommes en 1930, en Géorgie, dans le sud des Etats-Unis où le racisme tue : les lynchages sont monnaie courante et Genus Jackson, employé agricole noir à la ferme de Jesup Juke, n'a pas eu le temps de fuir avant son exécution sauvage et collective. Mais qui est donc le véritable meneur de cette action punitive, liée à une double naissance, celle d'un garçon noir et d'une fille blanche déclarés jumeaux par Elma, la fille de Jesup Juke ? Genus a-t-il vraiment violé Elma déjà enceinte, comme l'affirment les Juke ?

Dans ce village isolé, cul-de-sac de la seule route non revêtue qui y conduit, la vie se déroule en un véritable huis-clos où les haines couvent telles des braises sous la cendre. Et il faut dire qu'elles se sont accumulées, depuis des générations que triomphe à Cotton County la loi du plus fort : celle du propriétaire sur les métayers et sur les employés de la filature de coton, celle des blancs sur les noirs, celle des hommes sur les femmes, celle de l'alcool de contrebande en ces temps de prohibition, et, toujours, celle du silence.

La vérité finira pourtant par éclater, entraînant avec elle la résurgence de secrets beaucoup plus anciens, et démontrant qu'à Cotton County, personne n'est vraiment ni noir ni blanc, parfois au propre comme au figuré. Ne se dévoilant que peu à peu, au fil des pages de ce long et dense récit qui tâtonne vers la lumière en de multiples allers-retours temporels, elle surprendra chaque personnage autant que le lecteur, tant chacun était prisonnier des mensonges et des silences qui rongeaient la communauté.

Construit comme un extraordinaire mille-feuilles dont la complexité contribue à restituer l'enchevêtrement des destins, les ignorances et les incompréhensions, au final les souffrances d'autant plus douloureuses et dévastatrices qu'elles demeuraient cachées, le récit plonge le lecteur dans une atmosphère noire et étouffante, une tragédie qui se renforce des perceptions tronquées de ses protagonistes et qui empile les drames de génération en génération.

Les personnages, restitués dans toute leur ambivalence, y sont profondément humains. Et c'est toute la force du livre de parvenir à expliquer sans simplifier, de mêler attachement et répulsion dans une narration dont le lecteur ne sortira pas indemne. Cotton County est en effet de ces livres qui vous hantent longtemps après leur dernière page, tant leur ambiance est parvenue à s'insinuer en vous et leurs personnages à prendre vie dans votre tête.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          580
JIEMDE
  02 avril 2019
Genus Jackson est mort, lynché, achevé d'une balle, trainé derrière une voiture… Mais tout le monde s'en fiche car Genus était noir et avait violé Elma, une jeune fille blanche tout juste sortie de l'adolescence et qui vient d'accoucher de jumeaux, l'un blanc, l'autre noir. Accusé du meurtre de Genus, Freddie Wilson le prétendant d'Elma s'est mis au vert mais personne ne le recherche vraiment…
Car dans l'entre-deux guerres, en Géorgie, au pays du coton, la vie d'un homme noir pèse bien peu par rapport aux règles de race et de pouvoir ancestralement établies. Et pourquoi se soucier de la vérité quand elle est tellement évidente et convient si bien à tout le monde. Jusqu'à ce que le mal ronge les âmes, que les langues se délient et que le sang parle.
Cotton County d'Eleanor Henderson – traduite par Amélie Juste-Thomas – est une gigantesque saga qui s'inscrit dans la lignée des grands récits du sud des États-Unis, alternant les époques et les voix, et décrivant avec une précision remarquable cette société figée dans la ségrégation raciale et sociale (pléonasme de l'époque) alors que le monde bouge pourtant partout ailleurs.
C'est cependant un livre exigeant (très peu de dialogues), dense (près de 650 pages) et au rythme déroutant, alternant les longs passages contemplatifs avec des twists quasi-cachés à l'improviste entre deux lignes, l'air de rien. Pour être honnête, j'ai eu un peu de mal avec la première moitié où le décor met un peu de temps à être posé, heureusement rattrapée par la seconde où les masques tombent. Il reste au final une très belle écriture et un énorme travail autour des personnages misérables et magnifiques, miséreux et magnifiés.
Merci à Albin Michel – formidable collection Terres d'Amérique - et à Léa sans - qui le Picabo River Book Club serait un club sans âme – pour cette lecture privilégiée.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          410
mumuboc
  31 mars 2019
Bienvenue dans le sud de la Géorgie, dans le Comté du Coton (Cottom County). Ici rien ne bouge, rien ne change, ségrégation et racisme sont toujours en vigueur en cette année 1930, lorsque nous débarquons chez les Jesup, où vivent Juke, le père, Nan et Genus les employés de couleur et Elma, 17 ans, la fille de Juke, qui vient de donner naissance à des jumeaux : l’une blanche, Winnafred, l’autre noir : Wilson. Impossible dites-vous ? Ici en Géorgie tout est possible, il suffit de…….
Et quand il y a la vie comme ces deux naissances inexplicables, inexpliquées de jumeaux-gémeaux dans cet état sudiste profondément ancré dans la haine de ce qui est différent et de la suprématie, il y a la mort qui vient réclamer son dû et on pénètre de plein fouet dans un drame qui prend ses racines bien avant ces naissances, celles-ci n’étant que le déclencheur de bombes à retardement qui sommeillaient.
Alors, ce même jour de Juillet, parce qu’il fait chaud, parce qu’on ne comprend rien à cette naissance bicolore, parce qu’il faut bien trouver un coupable, on lynche l’ouvrier agricole noir de la ferme, Genus Jackson, forcément accusé, forcément coupable..Tout le monde voit, tout le monde regarde mais personne n’est responsable. Cotton County c’est une communauté où tout le monde se côtoie, blancs, noirs, maîtres et esclaves main-d’œuvre, puissants et faibles. Ici il y a des alliances, des amitiés et des fossés que rien ne pourra combler comme ceux de chaque côté de la Twelve-Mile- Straight qui traverse le paysage.
Le pays a connu la dépression de 1929, la prohibition est en vigueur et dans le sud, comme ailleurs, la misère règne. Alors certains fabriquent ce que les autres désirent et sont prêt à payer cher, même si cet alcool abîme et détruit. C’est la loi de l’offre et de la demande et en dehors de la culture du sorgho et du maïs il y a désormais le gin, le « cotton-gin, que Juke distille pour étancher la soif des hommes et améliorer l’ordinaire.
Ici on est blanc ou noir enfin je devrais dire on naît blanc ou noir, du bon ou du mauvais côté et le bon côté est souvent celui des blancs. Ici, j’y ai vu a haine dans les yeux des bourreaux, ici j’ai entendu les souffrances muettes de Nan, 14 ans mais aussi les manipulations d’Elma, ici j’ai senti les haleines chargées d’alcool, ici j’ai vu la douleur et les rancœurs se déchaîner, ici j’ai vu la sueur et la peur perler sur le front des hommes et des femmes travaillant pour presque rien, subissant les désirs, les colères et les vengeances, Ici il y a les lieux pour les blancs et ceux pour les noirs, jamais les mêmes.
Dans ce roman, personne n’est tout blanc ou tout noir, chacun s’adapte, chacun cherche des réponses à des absences, à des affronts, cherche à comprendre des bribes de souvenirs, à recoller les morceaux de vies brisées, les décès des mères d’Elma et Nan laissant les deux adolescentes sans repère féminin. Elle vont devoir se soutenir, s’aider, liées depuis l’enfance par une amitié indéfectible.
Dès les premières pages, les premières lignes, Eleanor Henderson nous projette dans ce roman sombre, dans un drame qui va se dérouler sous nos yeux, inexorablement au fil des 641 pages. On s’immerge au milieu des personnages, tel un témoin impuissant qui ne peut que constater qu’ici rien ne change, qu’ici il y a celui qui possède l’argent, les relations et la force, propriétaire tout puissant et influant de la filature de coton mais aussi du sol et des hommes.
Je ne vous dévoilerai pas le récit car je veux que vous ayez le même plaisir et les mêmes émotions que moi à la lecture de ce roman où il est question d’amour, de haine, de rivalité, de maternité, d’abus, de trafics, de silences, de femmes, d’enfants, de règlements de compte, de révélations, de vie et de mort.
L’auteure a construit son récit avec des allers-retours entre le présent avec la naissance des jumeaux sans jamais en dire trop et le passé, révélant au fur et à mesure, par petites touches la genèse du drame, car rien n’arrive par hasard.
C’est habilement mené, du début à la fin, sans temps mort, on ne se perd jamais, les acteurs tiennent leurs places, l’ambiance y est moite, les esprits et les corps s’échauffent vite surtout quand l’alcool les attise, que les sangs bouillonnent et que les femmes sont des proies faciles.
Lorsque je croyais m’être perdue, ne pas comprendre le pourquoi ni le comment, dans les pages qui suivaient l’auteure me donnait les explications par la voix des intéressés. Il y a une maîtrise du récit, un travail de documentation pour restituer la nature et les hommes.
A la manière d’un drame antique, tous les acteurs sont là, exposés avec leur noirceur souvent, leur beauté parfois, leur sacrifice ou leur rédemption, la nature tient sa place soufflant le chaud et le froid. Et puis il y a les absents mais tellement présents, les esprits qui hantent les mémoires et qui n’ont pas révélé tous leurs secrets….
On passe par tout un tas d’émotions au fil des pages, on croit comprendre ce qui est arrivé, ce qui va se passer et puis non, Eleanor Henderson nous emmène ailleurs, elle fouille au plus profond de cette terre de Géorgie où la culture du coton, si doux, si blanc abîme les dos, les doigts et les âmes, où la filature est le lieu de tous les pouvoirs, de tous les abus, où l’alambic réchauffe et brûle les corps et les esprits. C’est l’âme humaine qu’elle va chercher au plus profond de cette terre de Géorgie.
Dans ce récit tous les personnages interviennent, prennent la parole, racontent, se racontent, dévoilent un bout de cette histoire où blancs et noirs ne sortiront pas vainqueurs, où les vérités ne sont pas toujours celles que l’on croit, qu’à trop vouloir savoir on peut regretter l’ignorance, que toute vérité n’est pas bonne à dire.
La langue est la pire des malédictions, lui avait expliqué Ketty. Il y avait de la dignité à garder sa vérité à l’intérieur. Mais la vérité s’arrangeait toujours pour s’échapper, pour exploser comme le bocal de gin tombé d’entre ses cuisses.(p262)
Aucun temps mort, aucune longueur, le bien et le mal s’affrontent, se mêlent, prennent tour à tour le dessus, c’est un récit d’amour et de haine, c’est le chant d’une Amérique profonde, aux relents de sang et de sueur, où résonnent les plus bas instincts. C’est un roman captivant et qui tient en haleine jusqu’à la dernière ligne.
Elle repensa alors au couteau de sa mère, à sa langue, enterrée là-bas sous l’arbre à calebasses, et pendant un instant vertigineux, elle comprit : lorsqu’on vous a fait du mal, il vous faut parfois faire du mal en retour à ceux que vous aimez, pour être capable de supporter l’amour que vous leur vouez. (p637)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          252
fannyvincent
  08 avril 2019
Cotton County, état de Géorgie, 1930. Elma, la toute jeune fille d'un métayer, donne naissance à des jumeaux. le seul hic, c'est que l'un est blanc, et l'autre mûlatre. Genus Jackson, un ouvrier agricole noir, est alors lynché, accusé d'avoir violé Elma.
Cette tragédie initiale va profondément marquer ce récit. Car de nombreux secrets entourent la naissance des deux bébés, et la vérité n'est évidemment pas celle que cette population blanche avide de haine a bien voulu croire... les mystères autour de la conception de ces enfants vont d'ailleurs marquer la première partie du récit, les hypothèses étant nombreuses, au risque de perdre un peu le lecteur. Heureusement, la vérité éclatera assez vite, permettant de donner une nouvelle dimension au récit.
J'ai beaucoup aimé cette saga dans l'Amérique des années 30, la description de ce monde rural marqué par la ségrégation raciale. J'ai apprécié la diversité des personnages, et la construction de l'histoire, non linéaire, faite de flashbacks permettant au lecteur de mieux saisir ce qui s'est réellement passé. le récit est très fluide, l'auteur possède un vrai talent de conteur, même si le rythme, parfois assez lent, peut s'avérer déroutant.
Je remercie vivement, en conclusion, le Picabo River Book Club (et Léa tout particulièrement), ainsi que les éditions Albin Michel, pour cette très belle découverte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
elodiekretz
  28 avril 2019
Normalement, je ne lis pas de pavés en dehors de mes congés mais ça c'était avant ! Quand Léa, notre mentor du Picabo River Book Club, nous a proposé ce partenariat, je n'ai pu m'empêcher de postuler car j'adore les romans du Sud et je vénère la collection Terres d'Amérique (Albin Michel).
Bien m'en a pris. Ce livre se mérite, déjà c'est un pavé, je l'ai dit, et il est dense, touffus, ce qui lui confère une relative complexité. Peu de dialogues au style direct, beaucoup d'allers-retours chronologiques et de changements de personnages qui ne sont pas clairement indiqués au lecteur. Je pense que c'est voulu et cela fonctionne très bien, après la mise en route.
Je conseille de commencer ce livre le WE quand on peut lire 150 ou 200 pages sur une période très courte. C'est ce que j'ai fait et je l'ai fini ce WE : 200 pages la semaine dernière, 100 pages à peine la semaine et les 330 dernières pages ces deux derniers jours. J'en ressors émue et bouleversée... Ce n'est pas un coup de foudre au départ mais un vrai coup de coeur durable s'est installé au fil des pages. le charme de ce livre vous envoûte peu à peu, la magie vous capte et les personnages sont tellement profonds et attachants que je ne voulais plus les quitter.
Le pitch : Elma Jessup est la fille d'un métayer blanc qui l'élève seule après que sa femme soit morte en couches. Il est aidé par Ketty, sa bonne noire, qui meurt très vite aussi, puis par la fille de celle-ci, Nan, qui a presque le même âge qu'Elma. La relation entre ces deux femmes dans le sud américain des années 30 sur fond de discrimination, de racisme larvé est incroyablement belle. Très attachées l'une à l'autre, elles s'efforcent de survivre alors que bien davantage qu'une blanche et une noire, elles sont deux femmes dans un monde totalement dominé par les hommes qui les utilisent et les rejettent au fil de leurs caprices.
"Il y a bien peu de choses que les femmes puissent faire dans ce monde mais s'il y en a bien une c'est empêcher les hommes de verser le sang".
Elma et Nan sont totalement solidaires l'une de l'autre, ne se cachent rien, s'aident et s'aiment y compris quand Juke, le père d'Elma lui demande de prétendre être la mère de Wilson, l'enfant de Nan, de prétendre que Genus, le fermier noir qui travaille à la ferme, l'a violée et a conçu cet enfant. Elma a également accouché quelques jours avant de Winna, petite fille illégitime et très vite les deux bébés sont présentés comme "les jumeaux gémeaux". Que cela entraîne le lynchage du pseudo violeur est un dommage collatéral sans gravité pour Juke. Après tout, un fermier noir comptait pour presque rien.
À partir de ce point de départ, nous allons suivre Elma, Nan, Juke, Genus mais aussi Ketty, la mère de Nan, Sterling, son père et bien d'autres. Nous allons découvrir leur enfance, leurs rêves, leurs secrets aussi. Petit à petit, des mystères vont se créer, d'autres se dissiper. À la fin, tout est dévoilé au lecteur. C'est magique, magnifique, beau et poignant. Je ne suis pas prête d'oublier Elma et Nan, que je trouve remarquablement justes. Des femmes fortes au sens le plus noble du terme et un grand roman riche et choral.
Un grand merci à Léa et au Picabo River Book Club pour cette lecture. Éléanor Henderson est une magicienne. Une superbe traduction lyrique et enlevée d'Amélie Juste-Thomas.
Alphabet City, le premier roman d'Eleanor Henderson, entre sur ma wishlist de ce pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          82

Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
CannetilleCannetille   03 juin 2019
Lorsqu’on vous a fait du mal, il vous faut parfois faire du mal en retour à ceux que vous aimez, pour être capable de supporter l’amour que vous leur vouez.
Commenter  J’apprécie          213
mumubocmumuboc   29 mars 2019
La langue est la pire des malédictions, lui avait expliqué Ketty. Il y avait de la dignité à garder sa vérité à l'intérieur. Mais la vérité s'arrangeait toujours pour s'échapper, pour exploser comme le bocal de gin tombé d'entre ses cuisses.(p262)
Commenter  J’apprécie          90
JIEMDEJIEMDE   28 mars 2019
On disait que Juke l'avait pris en pitié, parce qu'il était comme ça, Juke Jesup. Le diable aurait eu faim qu'il lui aurait donné sa dernière vache.
Commenter  J’apprécie          120
JIEMDEJIEMDE   02 avril 2019
Il y a peu de choses que les femmes puissent faire dans ce monde. Mais s'il y en a bien une, c'est empêcher les hommes de verser le sang.
Commenter  J’apprécie          120
mumubocmumuboc   31 mars 2019
Elle repensa alors au couteau de sa mère, à sa langue, enterrée là-bas sous l'arbre à calebasses, et pendant un instant vertigineux, elle comprit : lorsqu'on vous a fait du mal, il vous faut parfois faire du mal en retour à ceux que vous aimez, pour être capable de supporter l'amour que vous leur vouez. (p637)
Commenter  J’apprécie          40

autres livres classés : lynchageVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Eleanor Henderson (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1381 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre

.. ..