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Claudine Richetin (Traducteur)
EAN : 9782253122647
542 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (06/03/2008)
3.67/5   86 notes
Résumé :
Dévastée et empoisonnée, la Terre a été abandonnée. Une race de parasites insectoïdes aux motivations énigmatiques, les Arthroplanes, a évacué l'humanité vers les planètes jumelles de Castor et Pollux. Des millénaires ont passé. Au terme d'une longue mutation forcée, la race humaine a été façonnée pour s'insérer sans dommage dans son nouvel environnement. Atrophiés et méconnaissables, les humains perdront bientôt le souvenir d'eux-même. Une expédition secrète est la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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BurjBabil
  08 juillet 2021
La Terre a été abandonnée par les humains, pollution, invivable paraît-il, d'après le "Conservatoire" pour lequel l'écologie est LA priorité.
Les Arthroplanes ont supervisé l'évacuation de l'humanité vers les planètes jumelles de Castor et Pollux via leurs Anilvaisseaux. Ces derniers sont des êtres vivants (Aniles) gigantesques parasités par les fameux Arthroplanes qui les maîtrisent, les dirigent comme des sous-êtres réduits en esclavage.
Au terme d'une longue évolution forcée loin de notre planète bleue, la race humaine a été remodelée pour s'insérer sans dommage écologique dans son nouvel environnement. C'est l'aboutissement du rêve des transhumanistes d'aujourd'hui : efficacité, rationalité, pragmatisme : Atrophiés et sans passé, les humains perdent jusqu'au souvenir d'eux-mêmes et de leur origine.
Voilà le décor d'un huis-clos spatial qui va voir s'affronter des espèces aux potentiels insoupçonnés en début de roman. C'est de la SF psychologique, sans grand effets spéciaux mais avec beaucoup de finesse et des personnages bien campés. Evangéline, l'Anile, est simplement une invention (enfin je crois) géniale. Les (ex-)humains John Gen-93-Beta et Connie ont des comportements remarquablement non prévisibles pour des ... humains qu'ils ne sont plus tout à fait.
L'intrigue, bien que longue pour les amateurs d'action, est bien menée, nous faisant douter à chaque instant de l'issue.
Bref je recommande aux amateurs de SF.

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finitysend
  27 février 2013
Quatre étoiles pour un récit de qualité , trois étoiles , d'un point vue personnel et du fait d'un malaise subjectif et relatif.
Voici une oeuvre rare de science-fiction d'un auteur majeur de fantasy : Robin Hobb .
Le style est absolument irréprochable , la caractérisation est bonne , l'univers est réaliste , l'intrique est bien ficelée mais :
Je n'ai pas aimé ! , je ne m'y suis pas senti bien .
Précisément du fait des riches qualités de l'auteur , je me suis identifié à ce récit fonctionnel et j'ai rejeté en bloc cette destinée que l'auteur à réservée à l'humanité dans ce récit .
Les éléments qui maintiennent l'espoir d'un avenir meilleur et d'autres aspects qui font que ces habitants du futur sont bien toujours des hommes , qui nous ressemblent clairement , ne m'ont pas permis d'accepter la condition difficile d‘une humanité subordonnée à une autre espèce , délocalisée dans l'espace , dénaturée physiquement et littéralement refaçonnée et infantilisée .
L'indéniable promotion par l'auteur de la puissance du libre-arbitre , et son attachement sincère à cette valeur , à laquelle je suis très attaché également , ne m'a pas permis non plus , de de me plaire en compagnie de tous ces personnages touchants et souvent sympathiques , et ce , malgré la mobilisation d'une quasi éthique écologique appliquée qui est intelligente , indispensable et nécessaire , avec laquelle je suis totalement en phase par ailleurs ...
Enfin mes gouts de espace opéra ont été comblés parce que tous ce petit monde habite dans l'espace dans de vaste habitats , reliés entre eux par des vaisseaux aux longs cour .
Les biotechnologies mobilisées par l'auteur sont intéressantes du point de vue général de cette civilisation , mais aussi du point de vue narratif .
En fait , j'ai totalement rejeté le sort fait à l'humanité dans ce roman , ce m'a semblé inadmissible et cela m'a empêché clairement , de me plaire dans cet univers de qualité et ce récit bien construit !
Ce n'est pas de ce fait un mauvais roman , c'en est même un bon d'ailleurs et franchement .
Pour conclure :
Un texte mélancolique , dynamique , assez mouvementé et riche.
Un texte qui génère comme une sorte de tristesse heureuse lancinante .
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KrisPy
  21 octobre 2019
Megan Lindholm, aussi connue sous le nom de Robin Hobb, signe ici un classique livre de science-fiction. Classique… ? En fait pas vraiment, car ce qui aurait pu n'être qu'un space-opéra consensuel, se transforme en huis-clos intense et plein de suspens.
Le pitch : dans quelques centaines d'années, la Terre sera devenue tellement invivable, toxique, que des extra-terrestres très altruistes viendront nous sauver… En tout cas une bonne partie d'entre-nous seront emmenés sur Castor et Pollux, des planètes propres et lisses, sur lesquels nul débordement chers aux humains ne sera toléré : tout est calculé, agencé, mis en place pour que nous ne consommions que ce qui peut-être remplacé, des cercles vertueux de production et de recyclage sont la seule alternative viable pour conserver l'humanité, ou ce qu'il en reste. Car les humains ne peuvent plus procréer comme auparavant, libres et « sauvages », ce processus est maintenant dévolu à des humaines spécifiquement dédiées à cette tâche, et elles ne serviront d'ailleurs que de fabrique à embryons, la gestation étant confiée aux extra-terrestres qui nous ont sauvés… Ces mêmes extra-terrestres, les Arthroplanes, se servent d'immenses créatures, les Aniles, qu'ils parasitent, pour se déplacer dans l'espace et marchander avec d'autres planètes.
Dans cet univers aseptisé, les humains ont bien changé, physiquement et mentalement. John et Connie, respectivement capitaine et second d'un vaisseau-Anile piloté par Tug,(l'Arthroplane en charge de l'Anile Evangéline), se voient confier une mission très spéciale : aller sur Terre, et définir une fois pour toute si celle-ci est encore toxique et aussi dévastée qu'elle l'était… Mais plusieurs évènements inattendus viennent bouleversé la prétendue mission de l'Anile Evangéline et de son chargement humain. Un huis-clos entre 5 personnages s'engage, nous tenant en haleine tout du long, jusqu'au dénouement pour le moins étonnant.
J'ai eu du mal à entrer dans ce récit, ayant découvert et aimé les romans fantasy de Robin Hobb, bien loin de cet univers SF pur et dur. Mais au fil des pages, la façon qu'a Hobb/Lindholm d'insuffler la vie et l'humanité à ses personnages, de leur donner corps, émotions, sentiments complexes, tout cela a contribué une fois de plus à m'attacher à son univers. Et je ne fus pas déçue, jusqu'au bout elle m'a tenue en suspens, happée par cette histoire interstellaire innovante. L'idée du vaisseau spatial comme une entité vivante et intelligente, ça, ça c'est le génie de Hobb ! ça m'a rappelée les vivenefs et les dragons de ses livres de fantasy. Et le pire, ou le meilleur, c'est qu'on arrive à y croire. Encore une fois, avec moi elle a mis dans le mille : j'ai refermé ce livre heureuse et satisfaite, une histoire qui se termine en fin ouverte, possibilité d'une suite, ou pas…
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DreamBookeuse
  11 octobre 2020
Quel plaisir, enfin, de pouvoir m'enfiler un bon pavé de 500 pages après avoir écrit mon mémoire de fin d'étude, me jeter corps et âme dans l'espace, m'imprégner de ses personnages, regarder défiler les nuages quand cela s'avérait complexe puis repartir à l'assaut des pages, comme les vagues tempétueuses de Bretagne. Je me fais l'idée d'être une conquérante alors que c'est Alien Earth qui m'a conquise tout comme le Dieu dans l'ombre de la même autrice m'avait conquise. Réédition de ActuSF en 2020.
MON AVIS
Au début, comme dans le Dieu dans l'ombre, j'ai eu un peu de mal à rentrer à l'intérieur de ce roman, à me situer, m'habituer aux personnages et à l'espèce de rêverie cotonneuse dans laquelle on est immédiatement plongés. On comprend très vite que l'Anilvaisseau est une créature vivante habitée par un Arthroplane (une autre créature vivante) et qu'ensemble ils peuvent parcourir l'espace, leur existence semblant être infinie. A leur bord, des humains à l'existence plus courte (environ 200 ans et des poussières) mais rallongée par des temps de transommeils pouvant osciller de deux semaines à trente ans selon les voyages. Réveillés de temps en temps par l'Arthroplane afin que leur corps ne tombe pas en morceau, ces derniers se contentent de cette vie étrange qui consiste à manger, boire et se doucher tous les trente six du mois puis rêver indéfiniment. Parce qu'ils rêvent. Ou se remémorent des choses. Les deux finissent de toute façon par se ressembler, Raef étant le plus à même de s'immerger totalement dans ces derniers afin de pouvoir « revivre » sa vie. Et s'il s'était débattue ? Et s'il avait protégé son ami ? Et si…
D'un autre côté nous avons Connie et John. Indéfinissables. Changeants. Inadaptés. En somme humains aussi mais de façon tout à fait différente de Raef. Ils ont le corps d'enfant, les oreilles et le nez énormes, ils sont petits, imberbes, informes donc aux yeux de l'humain des temps anciens, harmonieux selon les critères actuellement en vigueur. Parce que l'harmonie est très importante. C'est parce que les humains n'étaient pas en harmonie avec leur planète qu'ils l'ont tuée, qu'ils ont dû être sauvés par les Arthroplanes comme d'autres espèces avant eux, qu'on est obligé aujourd'hui de les modifier, d'inhiber leur croissance afin qu'ils retrouvent la place qu'il leur revient. C'est ce que réexpliquent tous les centres de Réadaptation aux humains inadaptés. Bien sûr s'ils restent inadaptés on peut ensuite les envoyer dans des mines… ou peut être les composter.
Et donc, dès le début, on sent en tant que lecteur, au plus profond de ses tripes, que quelque chose ne va pas. D'une part parce que la désharmonie fait aussi partie de l'humanité. D'autre part parce que ce qui semble tout beau tout rose semble aussi à la fois effrayant et glauque. Et ce qu'il y a d'intéressant dans ce roman c'est que ce cheminement est assez long. Parce que, qui ne rêve pas d'harmonie ? de se fondre en l'autre ? de faire partie d'un tout où une petite activité entraînerait un grand bénéfice ? Enfin bref, vous l'aurez compris les aventures de John, Connie, Raef et nos chers extraterrestres vont entraîner tout un tas de questions ecologico-philosophiques toutes plus intéressantes et profondes les unes que les autres. Et forcément c'est un peu lent. Forcément ça manque un peu d'action. Et pourtant…
Pourtant rajoutez un peu de la présence angoissante d'un Arthroplane, un être qui contrôle tout sur un vaisseau et sans lequel finalement…vous n'êtes rien. Qui sous prétexte de conversations amicales avec vous, vous étudie petit à petit, vous dissèque pour mieux comprendre comment vous fonctionnez. Qui lit votre littérature, qui regarde vos films et vidéos, qui s'abreuve petit à petit de tout ce qui compose l'humanité. Maintenant prenez un huis clos, un vaisseau, errant dans l'espace. Et encore au delà la possibilité qu'un groupuscule qui a tout de même besoin de vous, vous menace de vous réduire de nouveau à une harmonie étrange où finalement tous se ressemble et personne n'existe réellement… Vous sentez monter une petite appréhension ?
Et bien Alien Earth c'est exactement ça. C'est un roman qui, petit à petit, va passer d'une étude approfondie de l'être humain, à une angoissante prise de conscience. Qui va vous montrer le bon et le mauvais, l'angoissant et le fascinant, l'horrible et le merveilleux. Vous allez entendre parler du Magicien d'Oz, rêver de tarte à la crème jusqu'à en avoir la nausée, parler à une voix désincarnée, ressentir la douleur d'une créature qui semble plus esclave qu'autre chose. Et puis vous allez vous rebeller aussi. Sentir que la disharmonie est aussi quelque chose d'harmonieux en soi. Que la ressemblance ne vaut pas mieux que la différence.
Et puis il y a différentes voix dans ce roman. Des voix pleines d'espoir, d'autres pleines de rancoeur. Des voix qui veulent croire qu'exister ce n'est pas seulement servir, c'est aussi penser, agir, vouloir, par soi-même et pour-soi même. Alien Earth c'est une responsabilisation de soi, de soi vis à vis de soi-même mais aussi vis à vis des autres. C'est un appel aux actes désintéressés et aux actes égoïstes, aux marchés donnant donnant, à la bienveillance aussi. A la prudence également. Prudence vis à vis des discours écologistes qui peuvent dissimuler d'autres choses plus sombres. Mais conscience de ce qui nous entoure, les yeux grands ouverts, sans chercher à les cacher derrière des faux semblants, des haussements d'épaule et des détournements de regards.
L'un dans l'autre j'ai beaucoup apprécié les personnages de ce roman. J'ai trouvé qu'ils avaient tous quelque chose à chérir et à montrer. Même Tug, qui pourtant se transforme en vrai salaud, a finalement quelque chose de presque touchant dans son incompréhension des autres. Alors qu'il veut désespérément les comprendre. Bien sûr mes deux personnages préférés restent l'Anile Evangéline (le vaisseau) et Raef. Les deux m'ont beaucoup émue dans leur approche de l'amitié, de ce qu'elle étant censé signifier. le fait de croire. le fait de pouvoir dire « j'ai un ami ». Et encore une fois, en amenant à sa table des personnages aussi singuliers, aussi différents les uns des autres, Megan Lindholm créé également un formidable message de tolérance.
C'est un roman qui, à l'instar, quelque part, du Alliances de Jean-Marc Ligny, cherche à nous faire prendre conscience de notre place à l'échelle de l'univers. de notre grande et toute petite place. du fait que nous soyons humains. Avec nos forces. Nos faiblesses. Avec notre humanité ou ce qu'on appelle ainsi et que l'on partage avec beaucoup d'autres espèces quand bien même on peut y voir de l'instinct. Ce qui, au fond de nous, nous parfois pleurer, et rire ensemble.
EN RESUME
Alien Earth est un coup de coeur. Comment pourrait-il ne pas l'être ? C'est un roman qui, en le refermant, m'a fait prendre conscience un peu plus fort de ma propre humanité. La magie des écrivains n'aura de cesse de m'étonner. Alors bon il est presque minuit, je regarde le ciel et j'ai l'impression de voir des Aniles se propulser dans les étoiles, paisibles, je ne dis pas que ma santé mentale est tout à fait stable pour livrer une chronique entièrement subjective. Mais avouez tout de même… un roman comme ça, qui vous embarque dans un monde pour vous recracher 500 pages plus loin avec l'envie de vous promener pieds nus dans l'herbe…ça vaut le détour non ? Alors si en plus je vous dis que les personnages sont hyper intéressants, qu'on y parle tolérance, différence, harmonie et disharmonie, space op' écologie, littérature et philosophie, que vous faut-il de plus ?
Lien : https://lesdreamdreamdunebou..
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mayartemis
  21 novembre 2015
Pour mon tout premier Robin Hobb, j'ai finalement déniché ce livre complètement oublié mais dont le résumé m'a tout de suite plu. Ses séries à rallonge m'ont toujours rebuté, et je ne sais pas si Alien Earth représente vraiment son travail, mais en tout cas j'ai beaucoup aimé. On connait Robin Hobb en tant qu'auteure de fantasy, mais elle signe ici un roman de science-fiction vraiment intéressant et déboussolant.
Ce roman est en effet déboussolant car il nous permet de prendre un certain recul sur nous, les humains, et notre planète. On suit pour se faire plusieurs personnages : Tug, un arthroplane, un extra-terrestre qui a aidé les humains à fuir leur planète et qui maintenant les encadre sur leur nouveau lieu de vie ; Evangeline, une anile, un animal gigantesque qui fait office de vaisseau et qui est dirigée par Tug ; John et Connie, les membres du vaisseau, des humains qui ne ressemblent plus du tout à ce que les humains ressemblaient sur Terre car ils ont été changé par les arthroplanes pour s'intégrer au mieux à l'écosystème de leurs nouvelles planètes ; et enfin Raef, un humain qui lui n'a pas changé car il a été gardé en matrice depuis l'évacuation de la Terre. On alterne ainsi tous ces points de vue différents qui rendent le livre très dense et vraiment intéressant.
J'ai particulièrement aimé voir ma petite planète bleue à travers les yeux de Connie qui au début la trouvait absolument horrible et chaotique, ce qui est vrai au fond. J'ai aussi adoré découvrir Evangeline au fil des pages et comprendre son espèce. Mais du coup j'ai été déçue en ce qui concerne Tug qui passe vraiment pour le grand méchant de l'histoire, alors qu'on en sait si peu sur lui et son espèce. Il condamne certes les actions des humains et ne fait pas mieux au final, mais j'aurais vraiment aimé en savoir plus pour me faire une meilleure idée de lui. En général, Robin Hobb s'est particulièrement intéressée à la psychologie de tous ces personnages, mais n'a que très peu creusé leurs façons de vivre, à quoi ressemblent les nouvelles planètes où vivent les humains et tant d'autres choses que j'aurais aimé savoir.
Le récit peut paraître très lent et long, car on passe en effet plus de la moitié du livre sur le vaisseau à suivre la vie très répétitive des personnages et à jongler entre leurs différents points de vue. J'ai cependant trouvé tout ça vraiment fascinant, et comme dit plus haut j'aurais aimé que ce procédé soit utilisé pour comprendre d'autres façons de vivre, sur les différentes stations ou les autres planètes par exemple. Il y a très peu d'action car le livre est avant tout très psychologique. Parfois on ne sait qui croire, on se sent très mal à l'aise à cause des relations très tendues qu'il y a entre certains personnages, et cette ambiance sous forme de huit-clos dans le vaisseau n''est pas pour arranger les choses.
Ma fascination est sans aucun doute du au style de Robin Hobb qui se dévore. Elle a une façon d'écrire tellement fluide, tellement évidente et efficace qu'il est impossible de ne pas être intéressé. Elle est aussi très forte en ce qui concerne la construction des personnages, ils sont tous tellement différents et intéressants. On arrive à tous les comprendre et il est très difficile de prendre parti.
La science-fiction que j'aime c'est avant tout : des extra-terrestres qui interagissent avec les humains, de nouvelles planètes à explorer, des vaisseaux spatiaux fascinants, du space-opéra pur et dur en somme. Forcément, Alien Earth combinant tout ça, je ne pouvait qu'adorer ce livre. Et en plus de ça, ce livre m'a fait énormément réfléchir et m'a montré des points de vue vraiment inédit que j'ai adoré déchiffrer. Une jolie découverte qui va peut-être (enfin !) me décider à me lancer dans une des séries à rallonge de Robin Hobb, car il faut bien avouer que c'est une auteure absolument géniale.
Lien : http://bookshowl.blogspot.fr..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
KrisPyKrisPy   21 octobre 2019
Un instant, Raef perçut l'espace à la façon d'une Anile. C'était une expérience aride, uniquement faite de vide, de subsistance, d'obstacles et d'autres Aniles. Tous ces éléments avaient une importance égale, sans relief spécifique. Comme dans un spectacle laser. Les autes Aniles étaient des compagnons potentiels de jeu et d'accouplement. Mais il n'y en avait aucun à proximité, si bien qu'il ne restait que le vide immense, une subsistance qui ne la tentait pas, et des obstacles à éviter. C'était tout. Aucune beauté pour elle dans les myriades d'étoiles, aucun émerveillement dans les distances infinies qu'elle parcourait. Même la diversité des planètes et des races qu'elle rencontrait n'éveillait en elle aucun intérêt particulier.
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mayartemismayartemis   16 novembre 2015
"Avant même que nous ayons détruit la Terre, c'était un endroit dangereux. Les animaux y suçaient votre sang, ou vous tuaient et vous mangeait. Le simple contact de certaines plantes pouvait vous empoisonner. Parfois, il faisait si chaud que le soleil pouvait vous bruler la peau alors qu'en un autre endroit vous pouviez mourir de froid. Et c'était normal, c'était ainsi avant que les Humains ne polluent tout. Nous parlons d'un environnement extrêmement hostile. Tuer ou être tué, manger ou être mangé, c'est le plus fort qui survit. Il n'y a ni ordre, ni sérénité, tout est combat. Dans une reconstitution, on voyait un animal mort et les autres animaux en train de le dévorer, et il y avait des plantes qui poussaient sur d'autres plantes et se nourrissaient de leur sève. Tout se développait n'importe comment, sans programme, sans ordre. Toutes les couleurs et les formes de feuilles étaient différentes et, au-dessus, il y avait des animaux qui sautaient d'un arbre à l'autre en poussant des cris, qui arrachaient le feuillage vivant pour le manger, et des fruits qui portaient encore des graines et il les mangeaient aussi et..."
Connie s'arrêta. Elle ferma les yeux pour ne plus voir dans sa mémoire les images de cette horrible leçon. [...] Elle ne se sentirait jamais chez elle dans un endroit pareil, c'était impossible.
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KrisPyKrisPy   21 octobre 2019
Une fois contrôlée, l'Humanité s'était révélée utile, voire distrayante. Elle l'était encore. Leurs produits manufacturés alimentaient un commerce interplanétaire florissant, source d'une imposition fastueuse. Les déchets miniers de leurs astéroïdes procuraient une nourriture peu coûteuse aux Aniles. La mobilité que procuraient aux Humains leurs combinaisons de protection permettait aux Arthroplanes d'explorer et de classifier des planètes nouvellement découvertes sans aucun risque pour eux-mêmes.
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DreamBookeuseDreamBookeuse   11 octobre 2020
John, douloureusement, ferma les yeux un instant. Il regrettait qu’Andrew ait réussi à si bien exprimer la situation. C’était vrai, pourtant, et un jour ou l’autre, les humains qui travaillaient sur les Anilvaisseaux en parlaient. A mi-voix. Amèrement. Des miettes, il ne leur restait que des miettes, mais ils s’y accrochaient férocement. Parce que c’était tout ce qui les rapprochait de leur rêve.
Des Humains, murmura Andrew. Nous sommes des Humains.
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DreamBookeuseDreamBookeuse   11 octobre 2020
Je ne voulais pas qu’ils le sachent parce qu’ils m’auraient changée. Et me sentir différente, même si je n’étais pas bien, c’était la seule chose qui me restait pour être moi-même, exister… Si je les laissais me changer, je disparaissais, tout simplement…
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