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Jean-Claude Garcias (Traducteur)Francisca Garcias (Traducteur)Jean-Claude Passeron (Traducteur)
ISBN : 2707301175
Éditeur : Editions de Minuit (01/10/1970)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 23 notes)
Résumé :

La science et la technique ne suscitent plus, aujourd'hui, le même enthousiasme que jadis. Protestation élevée, au nom de l'objectivité, contre les poncifs aristocratiques ou populistes qui s'interposent entres les classes populaires et ses observateurs, nécessairement intellectuels ou bourgeois. The Uses of Literacy relève aussi de l'autobiographie, sinon de l'auto-analyse. Mais, grâce à une attention clinique aux ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Gromovar
  25 octobre 2010
"L'individu se voit interdire, au nom de la liberté d'autrui, de s'opposer à quoi que ce soit, ou presque...Personne n'est aussi détesté que celui qui se permet de "faire des comparaisons" ou des réserves"
"Le journaliste utilise ces topiques pour suggérer que votre opinion et votre attitude valent bien celles de n'importe qui ; mieux encore, si vous partagez cette opinion avec quelques millions de gens, elle n'en est que plus vraie et les minoritaires sont des empêcheurs de danser et de croire en rond"
"Toutes ces attitudes sont évidemment liées au culte de la jeunessse : si nouveauté est synonyme d'excellence, les jeunes ont évidemment tous les atouts de leur côté"
"La "personalisation" de l'information a pour corrolaire une simplification constante et forcenée de l'écriture"
"Il suffit de se "tenir au courant",..., non pas pour s'interroger sur la signification politique de l'événement, mais tout simplement parce que "c'est arrivé""
Lien : http://quoideneufsurmapile.b..
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
hupomnematahupomnemata   24 décembre 2011
"Faites comme tout le monde", susurrent tous les souffles de l'air du temps : de toute façon, rien n'a d'importance et, comme le plus grand nombre a probablement raison, il n'y a qu'à faire comme tout le monde, "ça ne coûte rien". On ne vous demande pas de croire à grand-chose, il suffit de croire à la même chose que les autres. S'il n'y a pas de valeurs, on ne risque pas de transgresser quoi que ce soit : Des millions de gens - treize millions de lecteurs et d'auditeurs - ne peuvent avoir tort". Voilà comment, selon l'expression de Tocqueville, "les ressorts de l'âme se détendent sans bruit". Au stade ultime, toute tension disparaîtrait de nos vies et avec elle goût de l'effort et le sentiment du défi. La capacité de se divertir pleinement finirait d'ailleurs par disparaître elle aussi, malgré la multiplicité croissante des loisirs. A force de privilégier le souci de "prendre du bon temps", toutes les autres exigences doivent s'évanouir, mais nous manquerons alors de toute référence pour apprécier ce "bon temps" et le divertissement lui-même deviendra une simple routine. Le plus grave reproche qu'on puisse adresser aux formes modernes de loisir n'est pas tant qu'elles dégradent le goût, mais qu'à force de le surexciter elles l'émoussent et finalement le tuent. Selon Tocqueville, les sociétés démocratiques "énervent" plus qu'elles ne "corrompent" : les divertissements modernes détruisent la sensibilité à la racine, en sorte qu'il devient bien difficile au public de se reprendre et de s'apercevoir que le gâteau qu'on lui offre n'est que de la sciure de bois.
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hupomnematahupomnemata   15 décembre 2011
Pendant les années où ma mère a eu mon frère, ma soeur et moi à charge, elle n'était pas assez robuste pour travailler à l'extérieur car elle était atteinte de bronchite aiguë. Elle s'est tirée d'affaire comme elle l'a pu en dépensant avec discernement et minutie les vingt shilings et quelques que lui versait hebdomadairement l'Assistance publique ( une partie de cette somme était constituée par des coupons négociables chez certains épiciers ). Bien qu'elle eût été, aux dires de ceux qui l'avaient connue, une jeune fille gaie et pétulante, elle avait à cette époque perdu tout son entrain. L'adversité l'avait atteinte à l'âge où l'on n'est plus capable d'apprendre les courbettes de la pauvreté.
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hupomnematahupomnemata   28 décembre 2011
Ils se sentent bien trop supérieurs à la classe dont ils sont issus pour partager la complaisance résignée et somme toute assez heureuse des autres membres de cette classe à l'égard d'eux-mêmes. S'ils sont touchés, comme tout le monde, par le cynisme ambiant, cette influence les porte moins à "se faire du fric" ou à se laisser gagner par l'auto- satisfaction qu'à souffrir davantage de leur manque d'énergie. Chez les déracinés, l'insatisfaction et l'anxiété qui n'épargnent aucune classe sont poussées à leur paroxysme, du fait qu'ils sont sentimentalement coupés de leur classes d'origine par des qualités qui, comme la vivacité de l'imagination ou l'esprit critique, leur procurent une conscience encore plus aiguë et plus douloureuse de l'ambiguïté de leur condition. Les "déclassés par le haut" ne sont pas tous des névrosés, mais tous connaissent une expérience de l'anxiété qui peut, pour quelques-uns, conduire au déséquilibre pathologique et qui, en tout cas, reste sous-jacente même chez les individus menant la vie la plus normale en apparence ou ayant conquis les situations les mieux assises.
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hupomnematahupomnemata   28 décembre 2011
Tous garçon d'origine populaire qui, grâce au système des bourses, poursuit ses études jusqu'à l'Université est amené à entrer en conflit, un jour ou l'autre, avec son entourage familial. Il se trouve en effet au point de rencontre et de friction de deux cultures. On pourrait dire que seul aura réussi dans sa difficile entreprise d'acculturation celui qui, à vingt-cinq ans, sera capable de plaisanter de bon coeur avec son père ouvrier et de respecter sa soeur frivole ou son cadet moins brillant.
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hupomnematahupomnemata   24 décembre 2011
Certain sociologues à vocation critique sont tentés de voir dans cette littérature de série et surtout dans ses formes les plus modernistes l'expression d'un vaste complot de la bourgeoisie, c'est-à-dire une manière particulièrement subtile de fournir un nouvel opium au peuple pour le faire tenir tranquille. Il faut cependant observer que la grande majorité des producteurs de cette littérature sont eux-mêmes d'origine populaire. Il s'agit en général d'anciens boursiers qui ont "réussi" parce qu'ils avaient le "don du baratin" et qui connaissent leur public populaire comme seuls le connaissent ceux qui en sont issus. Si complot il y a, il est parfaitement diabolique puisqu'il faudrait supposer que "les autres" auraient entraîné les plus brillants sujets des classes populaires à devenir, par intérêt ou inconscience, les agents de l'abrutissement de leur propre classe d'origine. En fait, dans leurs mémoire, les auteurs de cette littérature populaire insistent toujours sur leur "sentiment d'appartenance au peuple".
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Dans la catégorie : AngleterreVoir plus
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Histoire de l'Europe>Angleterre (30)
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