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ISBN : 2869598246
Éditeur : Arléa (04/09/2008)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Louis et Jeanne Maisne ont tout du couple soudé, irréprochable, respecté. Tellement paisibles. Trente ans que cela dure, sans une ombre.
Néanmoins, ce jour-là, lorsque Martin, leur fils, Martin l’inutile, Martin l’empêcheur de tourner en rond, Martin qui réapparaît après dix ans de silence, leur donne rendez-vous à l’aéroport entre deux avions, ils savent qu’ils courent un danger.
Ils savent qu’il va vouloir se venger.
De quoi ? Que va-t-il oser... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
VivianeB
  16 décembre 2008
Est-on obligé d'aimer son enfant, ses parents ? Même si en apparence, on forme une famille "normale" ?
Bouleversant, dérangeant mais chapeau à l'auteur qui a su aller très loin...
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Bib2Co
  10 décembre 2010
Après l'obligation, que reste-t-il ? L'habitude silencieuse, l'incapacité muette ! On évolue au fil de la lecture d'un sourd mal être vers une terrible révélation . On est rongé par les méandres des sentiments et liens familiaux et puis on réalise qu'on le savait depuis le début. Alors on le relit...
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Alienor
  08 mars 2009
C'est une histoire assez malsaine, qui procure une impression dérangeante. L'histoire de ce couple et de leur fils perdu de vue qui refait soudain surface me laisse un goût amer.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
chriskorchichriskorchi   27 juin 2013
D'une voix voilée, presque imperceptible, l'adulte demande à l'enfant de lui donner la main et lui tend celle qu'il a fermée. Celui-ci n'hésite pas. Il ne veut pas jouer au froussard, il le fait. Très vite, il sent le contact glacé de la lame : son père cache un couteau. Les deux personnages sont maintenant liés par cette arme qu'ils tiennent à deux mains dans le désert d'une forêt d'automne.
- Tue-moi ! Dit l'homme ; tue-moi ! Il n'y a que ça à faire. Il n'y a que ça que tu puisses faire pour me prouver ton amour.
Puis il se tait. Toujours reliés l'un à l'autre, la main du père l'arme, la main du fils, ils restent ainsi quelques secndes ; chancellements de lumière, bruissements d'animaux minuscules.
L'enfant s'échappe tout à coup. Court, pleure. Il ne veut pas perdre son père, pas comme ça, pas déjà. Il court vers la maison. Il pense qu'il préférerait, lui, être égorgé par ce couteau plutôt que de se retrouver orphelin, sans cette quête d'amour impossible à ravir. Il court du plus vite qu'il peut, titube et tombe. Menton sur un tas de mousse et de branchages enchevêtrés. Il ferme les yeux. Il entend son père qui s'approche, qui lui crie encore :
Tue-moi ! Empêche-moi d'avancer vers toi. Sauve-toi. Ne pardonne jamais. Jusqu'à mon souvenir, tue-moi !
A chaque fois, Martin se réveille en sursaut, glacé. Il voit très distinctement son père devant lui, dans sa chambre d'enfant. Il revoit l'oreiller pressé contre sa tête qui l'attend dans l'effroie et l'impatience. Martin se lève, allume toutes les lumières et à travers les larmes il implore cet homme qu'il n'a cessé d'aimer : Tue-moi.
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chriskorchichriskorchi   27 juin 2013
Il avait toujours prévu qu'un jour, en disant une parole de trop, en faisant u geste inapproprié, il déclencherait la guerre, la désolation, le carnage, mais il n'avait pas prévu que ça prendrait cet aspect. L'amour d'un père, ne cesse-t-il de se répéter tandis qu'il a mal. L'amour d'un père. Il ne doit pas le décevoir. Que ça cesse, vite, implore-t-il secrètement ! Attendre que ça finisse, alors que toute sa vie il a rêvé que ça commence. Ce soir-là, Martin comprend qu'une attente succédera à une autre attente. Et la douleur, rien que de la douleur. Il n'a que ça à espérer. Et c'est déjà beaucoup pour lui, lui qui ne mérite pas de vivre
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chriskorchichriskorchi   27 juin 2013
Se délecter l'un de l'autre; chacun e proie à son propre effondrement, celui qu'elle voulu éviter, toute sa vie. Lui, la chute, elle, le retour à l'ennui, l'impassibilité, l'atrophie. Fini pour son cœur de battre, il va retrouver le rythme d'autrefois, celui de sa languide jeunesse. Jeanne se lève d'un coup, dernier sursaut avant le réendormissement prévu. Elle traverse le jardinet qui la sépare de la rue et marche, seule, lentement. Elle marche sas savoir où elle va. Absolument libre, absolument vide. Inanimée, indestructible, abjecte par défaut, Jeanne marche jusqu'au bout.
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chriskorchichriskorchi   27 juin 2013
Et s'il n'avait jamais voulu d'amis trop proches, c'était justement pour que personne ne s'aperçut que, sous son impressionnante carapace d'homme d'affaires, il n'y avait rien, rien que du sable ; même pas du sable : de la glaise, infiniment modelable. Et la peur qui l'étreint chaque nuit, et la peur qui le ronge dès qu'il se retrouve seul. L'insupportable folie du remord qui le submerge lorsqu'il est sans activité, livré à la vacance de la réflexion
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