AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782253071167
416 pages
Le Livre de Poche (04/10/2017)
  Existe en édition audio
4.26/5   7315 notes
Résumé :
Justine, vingt et un ans, vit chez ses grands-parents avec son cousin Jules depuis la mort de leurs parents respectifs dans un accident. Justine est aide-soignante aux Hortensias, une maison de retraite, et aime par-dessus tout les personnes âgées. Notamment Hélène, centenaire, qui a toujours rêvé d'apprendre à lire.
Les deux femmes se lient d’amitié, s'écoutent, se révèlent l'une à l'autre. Grâce à la résidente, Justine va peu à peu affronter les secrets de... >Voir plus
Que lire après Les Oubliés du dimancheVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (784) Voir plus Ajouter une critique
4,26

sur 7315 notes
Je viens de faire quelque chose que je ne fais que rarement. Par manque de temps.

Relire un livre.

Valérie Perrin conte notre humanité et fait déborder les yeux. Oh pas des sanglots non, pas de grandes eaux. Non, elle nous met du brillant au bord des yeux. Elle nous mouille le coeur.

Justine, 21 ans et Hélène, une vieille dame. La plus jeune travaille dans la résidence Les Hortensias. La plus âgée y vit. Même si en réalité, elle passe ses jours à attendre sur une plage imaginaire, celui qui n'existe plus que dans sa tête et dans ses souvenirs …

Alternent le récit du quotidien de Justine avec le passé d'Hélène. le tout, plein de poésie et d'humanité. Je n'en dirai pas beaucoup sur l'histoire. Elle vous emportera avec elle. Avec elles.

Sur la couverture du livre, une femme, une valise à la main. Une plage. Une mouette. Toute l'histoire est ici tellement bien résumée.

J'aimerais avoir les mots et le talent pour vous dire de lire Valérie Perrin. Seulement deux livres à son actif. Et deux perles rares.

On croit, à tort, que ce sont des livres légers et feel good. Alors, oui , l'écriture de Valérie Perrin fait du bien. Mais cela va au-delà.

Elle fait partie de ces êtres, rares et précieux, qui changent le monde en l'écrivant, en le racontant à leur si belle manière. En offrant à réfléchir sur nos jours qui passent. Sur la possibilité d'en savourer mieux chaque seconde. Sur la possibilité de regarder les autres avec un peu plus de bienveillance.

Du baume. Sur le coeur. Ainsi va la plume de Valérie Perrin. Maîtrisée, travaillée et magique à la fois.

Je crois que Valérie Perrin est mon écrivain préféré. Et je profite de cette chronique pour le lui dire. Lui dire merci pour l'inspiration de vivre. Pour la magie de ces gens simples et tellement Beaux.

Je profite de cette chronique pour vous dire de la lire.

S'il vous plaît.
Commenter  J’apprécie          26918
LES OUBLIES DU DIMANCHE - Valérie Perrin - Éditions le Livre de Poche - Lu en octobre 2020.

338 critiques, 202 citations à ce jour, j'en ai lu quelques unes superbes, c'est d'ailleurs la raison qui ma incitée à le lire.

S'il n'y a rien à ajouter après autant de critiques, je vais tout de même déposer sur Babelio mes petites graines de plaisir et d'émotion.

Justine Neige a tout juste 21 ans, elle a choisi d'être aide-soignante dans une maison de retraite, les Hortensias. Elle aime deux choses dans la vie Justine, la musique et le 3ème âge, mais pas que, elle aime aussi son "frère" Jules qui en réalité est son cousin, son Pépé et sa Mémé qui les ont élevés ensemble après la mort accidentelle (peut-être) de leurs parents respectifs.
Il y a cette mystérieuse mouette qui a toute son importance dans cette histoire. Et puis, il y a aussi cette petite fille Rose.

Hélène, elle, a 93 ans, elle est une des pensionnaires des Hortensias, mais sa tête prend des chemins de traverse et elle est le plus souvent sur une plage ensoleillée à attendre Lucien/Simon, l'amour de sa vie qu'elle a connu en 1933 jusqu'à ce que la Gestapo... chut, je ne vous en dirai pas plus.

Justine donne tout son temps aux Hortensias, elle prolonge ses heures sans compter, c'est qu'elle les aime bien ses petits vieux, elle prend le temps de les écouter, elle écrit dans son carnet bleu les souvenirs d'Hélène quand elle se souvient, pour les lui relire ensuite.

"Je ne sais pas à partir de quand on est vieux... Moi je pense que ça commence avec la solitude. Quand l'autre est parti. Pour le ciel ou pour quelqu'un" page 16

Entre le présent de Justine et le passé d'Hélène, entre Pépé, Mémé et Jules, c'est le quotidien de la maison de retraite que nous raconte merveilleusement Valérie Perrin, un quotidien parfois drôle, parfois dur, parfois tendre et touchant.

Sous sa plume sensible, on entre dans un microcosme où vit une humanité en attente, parce que oui, les "vieux" ont encore des attentes, oh, des attentes toute simple, comme l'heure des repas, une visite qui parfois ne vient jamais, une causette avec Justine...

Parfois, l'un d'entre eux se sauve "mais ils ne savent pas où aller. Ils ont oublié le chemin qui retourne vers avant" page 58

Valérie Perrin, dont j'ai lu le deuxième livre "Changer l'eau des fleurs" avant celui-ci qui est son premier écrit, avait déjà su atteindre ma fibre sensible par la beauté et la simplicité de ses mots chargés d'humanité et de bienveillance que j'ai retrouvés dans "Les oubliés du dimanche".

J'ai passé un très beau moment de lecture entre une toute jeune femme d'aujourd'hui et une dame d'un âge certain dont la vie ne fut pas un long fleuve tranquille, elles ont réussi à faire vibrer mon coeur et souvent à piquer mes yeux.

Je vous dis bravo Valérie Perrin, continuez à écrire, vous avez en moi une lectrice qui attend votre troisième roman.


Commenter  J’apprécie          21527
Les oubliés du dimanche ce sont tous ces vieux, bien souvent abandonnés par leurs familles dans cet hospice de Milly, en Bourgogne.

Justine y est aide-soignante. Elle les aime ces vieux. Et parfois elle collecte leurs histoires, comme elle le fait pour Hélène, 93 ans, pour ainsi leur relire et leur rappeler leurs vies.

Car sa vie à elle, est décalée... parce qu'à 21 ans elle vit avec ses grands-parents depuis que son père et sa mère se sont tués dans un accident de voiture avec son oncle et son épouse. Parce qu'elle fait tout pour son cousin, qu'elle considère comme son frère depuis l'accident. Parce qu'elle ne vit qu'avec des vieux sauf quand elle va se défouler au "Paradis", la boîte de nuit du coin, et qu'elle couche avec "je-ne-me-rappelle-plus-comment"...

Entre la vie d'Hélène, celle de Justine et ce qui se passe depuis quelques temps avec ce corbeau qui appelle les familles des oubliés du dimanche pour leur faire croire qu'ils sont décédés, on est entraîné dans un chassé-croisé d'histoires à faire voyager au passé, au présent et au futur.

A mon avis :
Malgré un pitch peu attirant, j'avais néanmoins décidé de m'attaquer avec un peu d'appréhension à la lecture de ce livre après avoir vu plusieurs critiques très positives.
Bien m'en a pris, c'est une très belle surprise.

Ces deux tranches de vie, celle de Justine et celle d'Hélène, se font écho, par leur beauté et leur coté dramatique, vivant, intense.

L'écriture fluide et moderne de Valérie Perrin entraîne le lecteur dans un récit riche de poésie, parfois drôle, parfois triste, tendre et sentimental, qui émeut et passionne. Il est alors difficile de sortir de ce livre avant la fin.

On trouve une vraie sensibilité dans la description des personnages et de leur histoire, on est emporté véritablement par le récit, qui pour ma part ne m'avait pas bouleversé autant depuis l'Ombre du Vent de Carlos Ruiz Zafón.

Photographe et scénariste, Valérie Perrin (compagne de Claude Lelouch) a mis tout son talent dans la mise en scène de ce récit qu'il ne faut pas rater.

Il est des livres dans lesquels on retrouve son humanité.

Abonnez vous à mon blog : https://blogdeslivresalire.blogspot.com/
pour d'autres avis sur d'autres lectures.
Lien : https://blogdeslivresalire.b..
Commenter  J’apprécie          1461
Justine, vingt et un ans, est aide soignante dans une maison de retraite à Milly, petit village de Bourgogne, oú elle se sent bien.
Elle vit avec un grand- père, taciturne et solitaire, une grand-mère peu affectueuse et son cousin Jules qu'elle considère comme son frére.
Marquée par l'accident qui a coûté la vie à ses parents, Sandrine et Christian et Alain, son jumeau époux d'Annette, la jolie suédoise ......alors qu'elle n'avait que quatre ans....Elle se jette à corps perdu dans le travail et les histoires des autres car la sienne lui échappe...Murés dans le silence, ses grands- parents refusent d'évoquer le passé " surtout ne pas parler du drame ".
Elle se tourne vers Hélène, sa résidente préférée retranchée sur une plage imaginaire de laquelle elle dévoile par morceaux l'histoire de sa vie....sa rencontre en 1933 avec Lucien, leur amour défiant les convenances, le café de Milly qu'ils ont fait prospérer, la guerre, le juif Simon caché dans la cave, la trahison, la Gestapo, Lucien déporté dans un camp de travail, Lucien amnésique, un amour intense qui a survécu au malheur et à l'oubli....Justine passe des heures à l'écouter et consigne son récit dans un cahier bleu....
Grâce à Hélène, Justine, bienveillante, tendre et lumineuse, à l'écoute des anciens affrontera les secrets de son histoire....
Voici un très joli ouvrage, sensible,profond et poétique à l'écriture soignée, drôle et bouleversant, pétri d'émotions qu'on ne lâche pas, que l'on pourrait offrir à ses parents ou grands- parents..... sur l'amour, la mémoire, la transmission, la douleur et les non - dits, la famille et les liens qui s'y tissent ou non...jamais larmoyant...... C'est une lecture magnifique, positive,optimiste, sur les amours passées, présentes , inavouées, éblouissantes....car on ne sait jamais rien de ceux que l'on connaît." il faut toujours mettre de la vérité dans ses rêves ou le contraire".
Ce récit d'une grande beauté, passionnant de bout en bout empreint d'humanité ne nous fera pas oublier de sitôt l'histoire d'Hélène et de Justine.....
Grand merci à Marylin , mon amie de la médiathéque qui m'a fait découvrir cette pépite....
Ce n'est que mon avis, bien sûr !
Commenter  J’apprécie          11010
♫Et la pauvre Hélène était comme une âme en peine
Ne cherche plus longtemps de fontaine,
Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène,
Va-t'en remplir ton seau
Moi j'ai pris la peine de m'y arrêter
Dans le coeur d'Hélène,
Moi qui ne suis pas capitaine
Et j'ai vu ma peine bien récompensée♫
Georges Brassens- 1954 -
Chanson n°19 qui tournait en boucle pendant qu'Hélène se déshabillait. C'est le jour du juke-box qu'ils ont retrouvé le fil. (p 291)
----♪---♫---👵---🧵---👵----♫----♪----
Elle avait la nostalgie, la nostalgie de ce qu'elle n'avait pas encore vécu
le sang et la chair, Maille à l'endroit ou à l'envers,
C'était tout juste après la guerre !?
Non, je ne me souviens plus du nom des balles perdues...!?
Le dimanche est un jour à prendre avec des pincettes
Valérie nous le resservira avec son Claude Lelouch
L'être humain est relié à un oiseau, battements d'ailes contre ta bouche
Ci-gît-rouette, vol au-dessus d'un nid de mouette...
Une note de musique aux couleurs d'une rose
Cette auteur m'aura vraiment appris leçon de chose
Brel, Baudelaire, le spleen, le blues
Une Valise bleue pour la mer Rouge
Une Rhapsodie en blouse...
Je ne suis pas capitaine
comme j'ai l'âme en Rennes
si j'étais iel
On dirait de moi : "il est vilaine"
ne vous donnez pas la peine
Honnêtement j'ai trouvé sabot 👣
cette lecture m'a récompensé ...
Demain je pars pour Vézelay
Pèlerin, je reprends le Chemin ....
Commenter  J’apprécie          1087


critiques presse (1)
Lexpress
30 juin 2015
Un beau premier roman porté par une écriture sensible.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (433) Voir plus Ajouter une citation
Il est resté debout devant les chiottes un long moment. Il aurait voulu rester là jusqu'à sa mort. Les deux mètres où elle venait de passer une heure lui feraient un caveau inespéré.
Il a baissé son pantalon et s'est assis sur la cuvette encore chaude. Il ne s'attendait pas à cette chaleur. Celle qu'elle avait laissé derrière elle. Il a fermé les yeux et s'est mis à pleurer.
Commenter  J’apprécie          20
Edna à aimé un homme qu'elle a emprunté à la vie. Pendant quelques années, elle a passé le chiffon sur les empreintes d'une autre, sans jamais réussir à les effacer. A présent, elle va purger sa peine.
Commenter  J’apprécie          00
Tu devrais mettre ton haut rouge, ça t'irait mieux, t'es mal coiffée aujourd'hui, range ta chambre, ne laisse pas traîner tes affaires, c'est toi qui m'as piqué mon rouge à lèvres, d'accord, ça va ma puce, aide-moi à débarrasser, tu viens avec moi au magasin, je passe te reprendre à 16 heures, tu me demandes mon avis, je te donne mon avis, j'ai pas le temps là, t'as fait tes devoirs, mais qu'est-ce que c'est que ça, t'as vu si c'est beau, tu n'iras pas, je t'ai acheté ça, fallait pas commencer, va mettre la table, non, non, non, bon d'accord mais une seule fois, ne rentre pas trop tard, pas de chocolat, pas de soda après 18 heures, tu ne pars pas sans prendre un petit déjeuner, mets ta veste il fait froid dehors, mais qu'est-ce que c'est que ce bordel, tu t'es brossé les dents, il serait peut-être temps de grandir, va prendre ta douche, ne t'inquiète pas, ce n'est pas grave, je t'aime, bonne nuit, qu'est-ce que t'es belle ce matin, j'adore ce truc sur toi, ton prof d'histoire-géo vient d'appeler, il est tard, va te coucher, mais si c'est important les maths, ça va mon amour, c'est qui ce garçon, je sais que tu n'aimes pas lire mais ça tu vas adorer, je te récupère à quelle heure, ils font quoi ses parents, éteins les lumières, ne marche pas pieds nus, on va aller voir un médecin, ne discute pas, viens faire un câlin, si tu n'obéis pas, j'appelle ton père.
Avoir une mère, même chiante, même dingue, même mère.
(p. 136-137)
Commenter  J’apprécie          380
- Vous ne vous ennuyez jamais ici ?
- Jamais.
- Mais ce n'est pas trop dur votre travail ?
- Si, c'est super-dur. Je n'ai que vingt et un ans. Mes collègues sont plus vieilles que moi. Elles ont toutes commencé plus tard. Ce métier c'est souvent un deuxième métier. A mon âge, ce n'est pas normal de voir des corps fatigués. Enfin, ce que je veux dire c'est que... c'est violent. Et puis, il y a la mort... Les jours d'enterrement, je ferme les fenêtres parce qu'on entend les cloches de l'église jusqu'ici...
- C'est quoi le plus dur ?
- Le plus dur, c'est d'entendre : 'Il ne se rappelle jamais mes visites alors je ne viens plus.'
Silence.
- Pourquoi vous ne cherchez pas un autre travail ?
- Parce qu'il n'y a pas un seul travail où je pourrais entendre les histoires que me racontent les résidents d'ici.
(p. 133-134)
Commenter  J’apprécie          441
Mon amour, la première fois que je t'ai embrassée j'ai senti un battement d'ailes contre ma bouche. J'ai d'abord cru qu'un oiseau se débattait sous tes lèvres, que ton baiser ne voulait pas du mien. Mais quand ta langue est venue chercher la mienne, l'oiseau s'est mis à jouer avec nos souffles, c'était comme si on se le renvoyait de l'un à l'autre. (p.243)
Commenter  J’apprécie          990

Videos de Valérie Perrin (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Valérie Perrin
Extrait du livre audio « Les Oubliés du dimanche » de Valérie Perrin lu par Maeva Méline. Parution numérique le 26 octobre 2022.
https://www.audiolib.fr/livre/les-oublies-du-dimanche-9791035407216/
autres livres classés : maison de retraiteVoir plus
Les plus populaires : Littérature française Voir plus



Lecteurs (15405) Voir plus



Quiz Voir plus

Changer l'eau des fleurs de Valérie Perrin

Quelle est l'année de naissance de Valérie Perrin, l'auteur de "Changer l'eau des fleurs" ?

1937
1947
1957
1967

12 questions
245 lecteurs ont répondu
Thème : Changer l'eau des fleurs de Valérie PerrinCréer un quiz sur ce livre

{* *} .._..