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ISBN : 2809462437
Éditeur : Panini France (08/03/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Piégés par Arcade, les super-héros adolescents X-23, Cammi, Hazmat et Reptil sont encore vivants, mais pour combien de temps ? Les heures sont désormais comptées, un seul héros pourra survivre à Murder Island.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  31 janvier 2019
Ce tome fait suite à Avengers Arena, tome 1 : Alliés mortels (épisodes 1 à 12) qu'il faut avoir lu avant. Il faut avoir commencé par le premier tome car les 3 trois forment une saison entière. Celui-ci contient les épisodes 13 à 18, initialement parus en 2013/2014, écrits par Dennis Hopeless, à l'exception de l'épisode 13 écrit par Christos Gage. Kev Walker a dessiné les épisodes 14, 15, 17 et 18, avec un encrage de Jason Gorder. Les épisodes 13 et 16 ont été dessinés par Karl Moline, avec un encrage de Mark Pennington assisté par Rick Magyar et Moline. La mise en couleurs a été réalisée par Jean-François Beaulieu. Les couvertures ont été réalisées par Kalman Andrasofszky (é13), Mike Deodato junior (é 14 & 15), Francesco Francavilla (é 16 & 17) et Dave Johnson (é18).
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Épisode 13 - Arcade est en train de se féliciter tout seul dans sa salle de commande, de l'excellent déroulement de son jeu sur Murder Island. Il est interrompu par l'intelligence artificielle Locke 2.0 qui lui indique qu'elle a besoin de l'autorisation pour enclencher le processus de diversion. En effet, à l'Académie des Avengers, Molly Hayes est en train de se plaindre auprès d'Hank Pym qu'il ne fait rien pour retrouver Nico Minoru et Chase Stein. Deux autres élèves interviennent pour essayer de la faire taire, mais Hank Pym décide de réfléchir un peu à ces disparitions, en en parlant à Tigra (Greer Grant).
Pendant que l'équipe créatrice de la série fait une pause, Christos Gage traite une facette du récit : qu'ont fait les compagnons, camarades et responsables des adolescents qui ont disparu ? Ont-ils lancé des recherches ? Il choisit de faire peser cette responsabilité sur les épaules d'Hank Pym, dans une phase responsable. A priori le lecteur aimerait surtout connaître la suite des affrontements sur Murder Island, mais dans le même temps il comprend que cet aspect de la disparition des héros adolescents doit être abordé. Il regarde donc Hank Pym faire le tour des connaissances des disparus et se rendre compte que les élèves disparus continuent de communiquer par textos ou vidéo sur les réseaux sociaux. le lecteur apprécie leurs facéties juvéniles, et il revoit plusieurs superhéros le temps d'une case ou deux. Karl Moline réalise des dessins dans un registre descriptif un peu simplifié. Il s'investit pour reproduire exactement chaque costume de superhéros ce qui permet de les identifier rapidement. Il représente les décors avec une bonne régularité et un niveau de détails suffisant. Il n'y a que les expressions des visages qui manquent de nuances, voire qui sont franchement surjouées. le lecteur tourne les pages avec un bon rythme, appréciant de savoir ce que font les autres pendant la disparition des adolescents sur l'île, mais sans ressentir de grandes émotions à la lecture de cet interlude.
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Épisodes 14 à 18 - Plusieurs des adolescents enlevés par Arcade se sont retrouvés sur une plage du quadrant 3 au jour 28 : Cullen Bloodstone, Aiden (Anachronism), Nara et Cammi (Cammille Benally). Nara décide d'aller piquer une tête. Bloodstone commence à s'en prendre à Cammi, lui indiquant qu'il est peut-être temps qu'elle se serve de sa cervelle. Puis il s'en prend à Aiden qui s'est interposé. Les 2 jeunes gens en viennent aux mains. Nara les sépare en sortant de l'eau, et éloigne Aiden. Bloodstone décide de raconter son histoire à Cammi, comment son père Ulysses Bloodstone l'a laissé par inadvertance dans une dimension inhospitalière. Plus loin dans la forêt, Hazmat avance en compagnie de X-23, et elle a l'impression d'apercevoir Mettle à quelques mètres de là. Il s'agit d'un piège tendu par Arcade. Ce dernier lâche sur le quadrant un gaz qui dépose des phéromones qui agissent comme un déclencheur des instincts meurtriers de X-23. Tous les survivants ont intérêt à se mettre à l'abri le plus rapidement possible.
Le lecteur est bien sûr revenu pour le dernier acte de ce Battle Royal à la sauce Marvel, c'est-à-dire fortement édulcoré. En outre, il sait très bien que n'importe quelle mort d'un superhéros adolescent n'aura au final aucune conséquence. Il attend donc plutôt les scènes de massacre, et l'explication de savoir comment les uns et les autres vont s'en sortir. Dans les 2 premiers épisodes, Dennis Hopeless donne de l'épaisseur à 2 nouveaux personnages qui racontent comment ils sont devenus ce qu'ils sont : Cullen Bloodstone et Nara. Comme pour les autres nouveaux personnages de la série, il pioche dans la mythologie de l'univers partagé Marvel (Ulysses Bloodstone pour le premier, le royaume d'Atlantis de Namor pour la deuxième), tout en montrant comment ces enfants ont été traumatisés par des circonstances indépendantes de leur volonté. Ces 2 épisodes bénéficient des dessins toujours aussi expressifs et dynamiques de Kev Walker, ainsi que de la riche mise en couleurs de Jean-François Beaulieu. le sable de la plage est d'un beau jaune mordoré, et le ciel est celui de l'été, avec un soleil chaud sans être accablant. La transparence bleutée de l'eau donne envie de s'y baigner. le monstre qu'affrontent ces jeunes superhéros semble avoir été conçu par Chris Bachalo, avec une forme d'exubérance savoureuse. Walker sait bien jouer sur les poses iconiques à commencer par les grands yeux emplis de confiance de Cullen, la silhouette de X-23 émergeant du brouillard de marqueurs, le gros monstre pas beau et plein de dents, et bien sûr le pauvre amoureux prostré sur le corps sans vie de son amoureuse.
Du coup, le contraste est difficile en passant à l'épisode 16 dessiné par Karl Moline. Ce dernier réalise des dessins moins épurés, avec plus de traits d'encrage, sans pour autant donner l'impression d'inclure plus d'informations visuelles. Il représente les décors de manière plus appliquée, avec un niveau de détails supérieur, mais sans leur donner beaucoup d'originalité. Les personnages perdent une partie de leur dimension iconique pour se rapprocher d'êtres humains plus réalistes, avec la limite qu'il s'agit d'individus disposant de superpouvoirs, donc peu plausibles à la base. Par comparaison, le lecteur éprouve l'impression de revenir dans un comics de superhéros plus classique, qui a perdu de son éclat. Dans le même temps, le scénariste accélère le mouvement, avec quelques-uns des adolescents qui ont pu s'introduire dans le centre de commande d'Arcade et les autres qui commencent à se taper dessus avec plus de vigueur, juste parce que le terme des 30 jours devient très proche. le lecteur peut se sentir un peu floué d'une partie essentielle, s'il a lu le manga Battle Royal de Masayuki Taguchi et Koushun Takami. Finalement, il n'a pas assisté à la l'évolution psychologique des adolescents, chacun adoptant un comportement de plus en plus radical.
Le lecteur retrouve donc avec plaisir les dessins de Kev Walker pour les 2 derniers épisodes. L'artiste commence très fort avec un visage en train de brûler sous l'effet des radiations d'Hazmat. Il se rend compte que les personnages apparaissent beaucoup plus vivants, avec les expressions un peu appuyées par le dessinateur, y compris quand l'un d'eux se met à vomir un fluide par jet. Il voit toute la force des dessins quand Kammi plonge sa main dans le corps d'un de ses camarades pour y récupérer un joyau. Jean-François Beaulieu ajoute un halo de couleurs émis par le joyau à la fois vif et sinistre. Quelques pages plus loin, il voit Nico Minoru resplendissante avec l'énergie violette qui émane de ses mains, et ses pupilles entièrement violettes également. Quelques pages plus loin, Arcade s'amuse bien avec les différents pièges dissimulés dans la plage, et Walker s'amuse bien à en représenter la démesure, avec une forme d'humour bon enfant, dépourvu de moquerie ou de raillerie. Effectivement, le lecteur n'est pas dupe et il voit bien que l'artiste s'économise sur les décors jusqu'à n'en dessiner aucun pendant les scènes de dialogue dans le poste de commandement. Mais l'entrain visuel de la comédie dramatique l'emporte sur ces arrière-plans vides.
Le temps est venu pour Dennis Hopeless de boucler son intrigue. Comme l'avait supputé le lecteur, les morts tombés au champ d'honneur ont du mal à provoquer une émotion, soit parce que ce sont des personnages créés pour l'occasion (dont jetables), soit parce qu'il s'agit de personnages dont il sait qu'ils ne resteront pas morts longtemps. Sans surprise non plus, le plan d'Arcade ne se déroule pas comme prévu, et il n'en retire pas tout le bénéfice prévu. Enfin, les adultes arrivent pour tout nettoyer. de ce point de vue, la conclusion est assez anti-climatique, du fait de personnages qui ne parviennent plus à exister, l'auteur étant totalement accaparé par la nécessité de boucler son intrigue.
Ce dernier tome baisse un peu en intensité par rapport aux deux premiers. le lecteur savait bien qu'il n'assisterait pas à un Battle Royale, mais la fin en est vraiment très éloignée. Kev Walker se déchaîne sur les épisodes qu'il dessine, y prenant visiblement un réel plaisir. de son côté, Dennis Hopeless prend plaisir à développer ses nouveaux personnages, mais il se retrouve contraint de terminer son intrigue, et de passer à autre chose. 4 étoiles. Ces jeunes vengeurs reviennent dans Avengers Undercover (en VO), également écrit par Dennis Hopeless.
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