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EAN : 9782756113135
132 pages
Léo Scheer (04/03/2020)
3/5   5 notes
Résumé :
Après son divorce, une quadragénaire s’apprête à chercher un nouveau conjoint. Elle ignore qu’elle ne vaut plus rien ou presque sur le « marché matrimonial », ainsi que les difficultés relationnelles en tout genre qui l’attendent. Or, loin de se résigner, l’héroïne de ce récit trouve une solution révolutionnaire : se mettre en couple avec elle-même. Elle ne se contente pas de trouver le bonheur de cette curieuse manière ; désormais, elle est persuadée qu’à l’avenir,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Prailie
  17 mars 2020
Un livre curieux, quelque part entre l'essai théorique, la confession, la fable .... entremêlant des considérations sociologiques sur la perte de séduction des femmes quarantenaires, des éléments autobiographiques très intimes, et finalement le récit d'une résignation au célibat, mais traitée sur le mode émerveillé d'une rencontre amoureuse avec soi-même.
Cette dernière partie un peu trop bavarde, un peu trop "exercice drolatique ", il faut bien l'avouer.
Hymne forcené au repli individualiste, dans la tendance de l' époque? Ou bien tout au contraire, parodie de l'amour de soi, poussé si loin, avec un tel luxe de détails, que c'est forcément pour de rire. A ne surtout pas prendre au sérieux.
Je me garderai bien de trancher..

Une sorte d'hybride littéraire, en tout cas.
Il vaut par un mélange de sincérité écorchée et d'objectivité "scientifique". Par sa lucidité féroce ( l'auteure se vit comme périmée sur le marché de l'échange amoureux; se qualifie cruellement de "vieille" , réduite comme toutes les femmes de son âge aux partenaires de deuxième choix, dont elle dresse la typologie....).
Et aussi par quelques jolies formules, non dénuées d'humour - par exemple quand elle parle de sa petite chienne Igrecque, si laide qu'elle l'a achetée "soldée".

Le recommanderais-je pour autant , ce livre ?
Pas sûr.

Car c'est probablement pour des raisons "impures, pour ainsi dire "people" qu'en définitive il m'a intéressée : à savoir, l'envie de mieux cerner cette étrange chimère post-moderniste qu'est Marcela Iacoub. Cette intellectuelle [juriste et sociologue, je crois, par ailleurs "vegan" passionnée ] qui a mis le Sexe au coeur de sa réflexion, et qui de publication en publication ne cesse de développer d'ébouriffantes théories sur l'avenir du couple, la procréation, l'éducation en kibboutz des enfants, la prostitution sans entraves, le jouir ensemble, le manger cochon - voire l'explosion des serial killers, en conséquence quasiment nécessaire de la libération sexuelle.
Tout en déroulant sur nos écrans de suaves inflexions de voix, doublées de torsions de cou, de battements de paupières , qui pendant longtemps me faisaient davantage penser aux actrices de charme, pour ne pas dire pornos, qu'à une directrice de recherches au CNRS, ce que pourtant elle est également. Et dans certaines émissions de divertissement à grosses blagues, semblait toujours en train de draguer ou se laisser draguer, au point se susciter les moqueries bien grasses de la part des comparses de service...
En de certaines occasions, pourtant, beaucoup plus fleur bleue, moins révolutionnaire qu'on ne s'y attendrait: confessant des attendrissements de midinette, une fidélité conjugale de quinze ans; déplorant (?) la fin du mariage bourgeois, qu'elle appelle "napoléonien", qui au moins assurait la pérennité des couples.

Je dois l'avouer, ce n'est pas tant son livre que le personnage de cette Marcela qui a piqué ma curiosité, et en définitive m'a retenue . Ses raisonnements "scientifiques ", ses pseudo-statistiques ne m'ont guère édifiée, et rien appris, je crois sur la fragilité des couples. Ses variations acrobatiques sur le thème " Je est un autre, et cet Autre est pour moi la meilleure des compagnies possibles, et voici comment nous vivons ensemble, bien au chaud dans notre petit nid d'amour" .... À vrai dire, ça m'a paru un peu longuet.
Mais celle qui se qualifie elle-même d''"ancienne coquette" avoue ses failles narcissiques avec tant de lucidité , se met à nu avec une telle franchise que dans les deux premières parties elle m'a intéressée, et touchée.
C'est d'une autre oreille, je le pense, que j'écouterai désormais ses élucubrations libertaires. Car elle vit sur une planète intellectuelle assurément très très éloignée de la mienne; ses théories sexuelles audacieuses m'ont bousculée souvent, hérissée quelquefois ... Mais en tant que personne, elle me parle. Un peu comme une bonne copine qu'on fréquenterait d'un peu loin : une fille un rien excentrique , dont on ne partage pas toutes les idées, bien loin de là , mais qu'on aime bien quand même, et dont les outrances, les dérapages, finalement vous donnent matière à penser. (D'ailleurs j'en ai une, de copine, exactement sur ce modèle: vegan, déjantée, marrante, et qui adore les chiens!).
.....
NOTA BENE: Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi ce titre s'est enregistré non pas sous le nom de Marcela Iacub, mais sous celui d'un mystérieux "M"
Parce qu'elle a écrit un "M le mari", qui paraît-il est un très bon thriller?....
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l-opulence-de-la-nuit
  03 août 2020
Un peu trop dubitative et critique (négativement sur ce livre). En bref, l'auteure a l'air de penser à l'universalité de sa pensée. Je ne suis pas sûre qu'être "amoureu(x)se de soi-même" soit le comble du bonheur dans nos sociétés, comme j'eusse espérer que ma précédente histoire d'amour ne fut pas qu'un jeu maître assistante, comme ont l'air tous les quadra à rechercher leur propre amour propre dans la jeunesse quand celle ci y assouvit sa quête sociale et professionnelle...Je schématise, ce qui est pourtant dit, et je n'adhère à rien. Un 2 étoiles pour le style de l'écriture.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
PrailiePrailie   17 mars 2020
Je pensais que j'étais précieuse, je m'adorais. Et lorsqu'on tient à quelqu'un, tout ce qu'il est, tout ce qu'il a nous semble aimable, y compris ses défauts et ses faiblesses.
Je vois très bien cela avec Igrecque, qui est d'une laideur si épouvantable que je l'ai achetée soldée. Elle a une tête minuscule et un tronc énorme, soutenu par des petites pattes de mouche. À cause du poids qu'elles doivent supporter, celles de devant se sont tordues comme deux parenthèses. Mais comme je l'aime tel un idolâtre, je ne cesse d'admirer sa "beauté". Chaque fois que je la regarde, je ne peux m'empêcher de penser qu'elle est la créature la plus parfaite que la nature ait créée depuis que l'univers s'est mis en marche.
Elle l'a si bien compris qu'elle ne cesse de se contempler dans les miroirs et qu'elle se fait passer pour belle chez ceux qui se laissent abuser par sa superbe
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l-opulence-de-la-nuitl-opulence-de-la-nuit   03 août 2020
Tous les artistes, tous les créateurs se haïssent à mort. Ils décident de rester sur Terre tant que ce moyen d’oublier leur soi, de quitter, pendant des heures et des mois leur propre personne, marche. Dès qu’il y a une panne, dès qu’ils sont confinés en tête-à-tête avec leur ennemi mortel, c’est-à-dire avec eux-mêmes, ils le détruisent avec un plaisir sadique.
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PrailiePrailie   17 mars 2020
Pendant que je tentais de rassurer la petite chienne, ma drôle de fiancée est rentrée par ma bouche, et s'est installée dans mon corps comme s'il était son château. J'ai ressenti son passage par ma gorge, mes bronches et même mon cerveau. C'était un mélange de brise et de chair, comme si un mollusque géant avait colonisé mon être entier.
J'ai pensé: On s'aime tellement qu'on ne peut plus vivre séparées ne serait-ce qu'un instant l'une de l'autre. Nous sommes désormais une même chair. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à déclarer à qui voulait m'entendre que j'étais en couple avec moi-même.
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PrailiePrailie   17 mars 2020
Je n'ai pas réussi à maigrir, certes Mais je finirai par accepter mes rondeurs car je ne suis plus capable de me priver de manger - comme aux temps où, pour vivre, je cherchais l'amour des autres. Je suis extrêmement complaisante avec moi-même parce que pour moi, "je", c'est mon amour, mon épouse, ma déesse. Comment pourrais-je la priver systématiquement de gâteaux, de glaces, de bières?
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PrailiePrailie   15 mars 2020
Au lieu de pleurer je me suis mise à pleuvoir. Car pleurer, c'est pour les petites choses. Parfois, on pleure pour un rien. Pleurer, c'est beau. Tandis que pleuvoir c'est être aussi triste ou aussi en colère qu'un ciel.
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