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ISBN : 2749927544
Éditeur : Michel Lafon (07/01/2016)

Note moyenne : 2.5/5 (sur 21 notes)
Résumé :
" Je crois qu'on s'est mariés un 2 juillet. J'étais tout en noir et le costume du futur époux était trop large. J'avais l'allure d'une veuve et lui d'un singe déguisé en humain. " Mais il est où, l'heureux élu ? ", nous demanda le maire qui avait pris le fiancé pour mon jeune frère ou pour mon secrétaire. Pour se rattraper, il a fait un discours si spirituel que tout le monde a éclaté de rire. Qu'avait-il dit au juste ? Impossible de m'en souvenir. "
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
argali
  05 février 2016
Je n'avais jamais lu Marcela Iacub mais j'en ai beaucoup entendu parler lors de la sortie de « Belle et bête » où elle confesse une relation avec DSK. J'ai donc eu envie de me faire une idée personnelle de son style et de ses propos, loin de ce roman par qui le scandale est arrivé.
« M, le mari » est un roman tragicomique où il est question d'un mari à l'égo narcissique surdimensionné, humilié par l'intelligence de sa femme et la réputation qu'elle acquiert dans les milieux intellectuels où il ambitionnait lui-même de briller.
Ce couple d'intellectuels avait pourtant tout pour être heureux. Jeunes, beaux, ambitieux, ayant décidé de ne pas avoir d'enfant pour se consacrer à leur carrière et leur passion : l'écriture, ils avaient tout en main pour réussir dans la vie. C'était sans compter la réussite de l'une au moment où l'autre voyait ses espoirs s'envoler. Loin d'être fier ou heureux pour sa femme, ce succès va au contraire susciter en lui une haine sournoise et grandissante qui l'éloignera peu à peu.
Alors que son mari prend ses distances sans qu'elle n'en ait pleinement conscience, un meurtrier sévit dans son quartier. On est en juillet, elle est seule et s'ennuie. Elle va alors entreprendre de se documenter sur les tueurs en série et d'étudier le comportement de cet assassin introuvable qui perturbe la sérénité du quartier. Bien que son entourage ne la prenne pas au sérieux, un journaliste va lui proposer de développer son analyse et elle va réaliser pour lui le profilage du tueur.
Entrainée dans cette obsession, elle se fait un film à partir de souvenirs liés au thriller d'Hitchcock, « La corde » et aux messages que laisse l'assassin, visiblement inspirés par Baudelaire. Et peu à peu se dessine un portrait robot qui ressemble étrangement à son mari. L'angoisse monte, la paranoïa s'empare d'elle et elle craint pour son équilibre psychique. Mais elle veut savoir. le lecteur est emporté dans ce délire à suspense et cela marche. On tourne les pages avec vivacité pour connaitre le fin mot de l'histoire.
J'ai bien aimé ce thriller haletant et la construction psychologique du personnage qui se crée sous nos yeux. A travers lui, Marcela Iacub en profite pour nous donner sa vision peu optimiste du couple et du mariage, de l'aliénation de la femme, du machisme des hommes qui ne supportent pas qu'une femme leur soit supérieure intellectuellement ou financièrement et de l'amour qui rend stupidement aveugle.
L'intrigue est rondement menée et l'histoire bien écrite. le style de l'auteure est fluide, agréable et entrainant, notamment dans le dernier tiers du récit. J'ai passé un bon moment avec ce roman, une jolie découverte que j'ai pu faire grâce aux éditions Michel Lafont. Un grand merci pour cet envoi.

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Sea
  26 novembre 2018
Paranoïa ? Passion pour l'écriture, ici je me fais peur. Peur du meurtre, peur de la trahison, peur du non-dit dans le couple, peur de la terreur, peur de celui ou de celle qui a une main qui tient un couteau caché sous son manteau, peur des doigts de celui ou de celle tient un fil servant pour étrangler.
Marcela Iacub est efficace elle parvient à me faire détester le mariage et le mari. Je ne peux ni ne veux vous expliquer l'histoire dans l'ordre et en détail ce serait tout gâcher. Découvrez la vous-même cette histoire qui sépare.
J'offre quelques éléments dans le désordre, lisez M.le mari, récit cruel, remettez tout dans votre ordre ensuite.
Une femme cultivé écrit, la jalousie dans le couple, le dominant, le dominé, ne pas se parler, ne pas se comprendre, ne pas s'apprendre, écrire, finir sans descendance, s'aimer, avoir peur de l'autre, s'attendre à une relation charnelle et ne pas être satisfaite, le dépit, le dégoût, rependre le dessus, jouir plus tard, tolérer, attendre deviner qui est le tueur, femme saoule mais clairvoyante, un tueur, un confident, des victimes, puissance de nos rêves, s'en sortir, une lune jamais atteinte, se défendre, se sauver, aimer écrire, être loyal, surprise, suspens, durabilité du couple, libre arbitre, faire du bien à l'autre, le temps présent, la réussite de l'autre, ne pas maîtriser son stress, clivage.
Vous y retrouvez-vous ? Faites l'amour avant pendant et après M le mari.
Je retiens une phrase de M le mari : « L'expérience m'a appris que rien n'agace plus un homme qu'une femme qui écrit ».
Si je peux me permettre je réponds : tant pis pour l'agacé.
M le mari est une réussite, tiré par les cheveux, lu vite, rempli de talent. Mme Iacub, merci pour ce récit.
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Floyd2408
  14 juillet 2016
Un livre devient une obsession lorsque il vient roder la nuit vos songes comme la marée s'amusant de son va et vient sous la puissance de la Lune, pouvoir de son abstraction ensorcelante, M le mari écho d'une émission venait tinter mes émotions pour être enfin lu et dévoré puis digéré avec délectation! Outre l'intrigue bien orchestrée et la folie dévorante de la narratrice, cette aimantation imaginaire s'effondra tel un château de cartes lorsque les pages s'effeuillaient sous mon regard imperturbable, noyé par la simplicité de l'écriture et l'amertume de ma déception. Marcela Iacub frôle l'inachevé avec ce roman sans prétention.Une folie terne où se meurt le pauvre Baudelaire pris en otage par ce tueur en série de la vieille lune.
Le merveilleux s'éparpille dans les divagations intellectuelles de notre héroïne, ce long couloir de pensées s'étire avec maestria et enflamme notre appétit érudit, danse avec fièvre les réflexions sur ce tueur artiste mettant en scène ces actes meurtriers tel un tableau d'un grand artiste, voulant devenir une sommité reconnu par son talent incompris...M le mari est une fable moderne sarcastique sur l'adultère, caché par les éventements du tueur en série devenu un symbole français au détriment des sérial killer outre atlantique. Marcela Iacub aime disséquer les sentiments avec une originalité incroyable dans une mise en scène presque cinématographique, s'entrecroisant l'amour d'un couple jusqu'à sa rupture totale, la relation difficile d'une femme célèbre dans l'écriture avec son entourage, toujours prisonnière de son succès et de la jalousie des autres, la frustration intellectuelle des hommes face à la réussite sociale de leur femme. Un roman plaisant avec de beau passage, des réflexions amusantes et surprenantes au soupçon policier, au souffle romanesque, à la douceur littéraire.
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Walkyrie29
  02 février 2016
Un roman intéressant mené de front par une femme intellectuelle et intelligente, une femme séduisante qui rencontre son succès dans sa vie professionnelle tant sur la recherche que dans la publication de ses écrits. Elle est mariée à un homme intellectuel et universitaire également, non reconnu par ses pères, un succès qu'il pensait pourtant, plus jeune, aisément réussir. Alors que son mariage bat sérieusement de l'aile, un sérial killer sévit dans le quartier. le doute s'installe dans la tête de l'héroïne le jour où, seule et n'ayant plus envie de ruminer, elle s'amuse à le profiler…
A travers l'histoire de son personnage principal, l'auteure détruit les faux semblants du mariage et attire l'attention sur ce continuel débat qu'est la réussite de la femme par rapport à celui de son conjoint ou mari, sur le fait que ce soit la femme qui entretienne le couple et non l'inverse. Sous cet aspect, le récit se révèle féministe. Au sein de son mariage, la femme ait bien ancré dans son monde, elle a des oeillères vis-à-vis de son mari dont la jalousie devient disproportionnée face à la réussite de sa femme, une distance se met en place au fur et à mesure, les doutes s'installent, les mensonges s'accumulent, les révélations sont destructrices, les apparences sont souvent trompeuses et les non dits révélés prennent une ampleur conséquente. de là le conflit est sans retour. Comment réagir face aux révélations accablantes quand on aime ? L'amour peut-il tout pardonner ?
On suit aussi les relations de cette femme avec les autres : ses amis entre autre mais aussi avec un journaliste à qui elle demande conseil, elle semble souvent détachée, à distance de ceux qui l'entourent. L'écriture et la pensée prenant le pas sur le reste de sa vie et ses échanges sociaux.
Et puis en parallèle de toutes ces réflexions philosophiques, il y a la présence menaçante d'un sérial killer qui commet un crime près de l'habitation de l'héroïne. Cette dernière prend goût à décortiquer la psychologie de ce tueur anonyme qui aime envoyer des lettres littéraires. Mais peu à peu la ressemblance avec un proche s'épaissie, les doutes s'installent. Qui est ce tueur ? La folie s'insère t-elle en elle ? Les discours des uns et des autres se heurtent et l'héroïne ne sait plus sur quel pied danser.
Le roman est vraiment prenant voire très haletant sur le dernier tiers ! C'est très bien écrit, la plume de l'auteure est fluide, intelligente et agréable à lire (ou à découvrir comme c'est mon cas). Au départ, on se demande où elle veut nous amener, quelques longueurs ici et là nous ennuient, mais très vite, par la simplicité d'une réflexion, elle nous alpague dans cette histoire. Les mots sont vite imprégnés, les phrases défilent et les pages sont dévorées ! C'est assez remarquable. Elle déroute et balade le lecteur. Un roman qui tout du long nous questionne : Qui est vraiment le mari de cette femme ? Qui est vraiment cette femme ? Baigne t-on dans sa folie ? Essaie-t-on de la rendre folle ? de nous faire croire qu'elle l'est ? Est-elle menacée ? ou bien l'affaire du sérial killer n'est-il qu'un fait divers indépendant du questionnement de la femme ?
En bref, un ouvrage bien construit, intelligemment mené et qui ouvrira le lecteur sur certaines réflexions liées au couple et à la femme tout en le stressant de l'ombre menaçante d'un serial killer. Un contraste saisissant et plutôt bien réussi par l'auteure. Une très belle découverte !
Je remercie les éditions Michel Lafon et plus particulièrement Camille pour leur confiance dans ce partenariat.
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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Chtitepuce
  03 mars 2016
J'ai vu Marcela Iacub dans une émission d'"On n'est pas couché" où elle présentait son nouveau roman, M le mari. J'ai trouvé cette femme fascinante par ses propos et ses expériences. de prime abord, le roman avait l'air tentant, malheureusement je suis complètement passé à côté.
Une femme mariée depuis quelques années et malheureuse dans son couple, malgré un amour indéfectible, fini par soupçonnée son mari distant, d'être un tueur en série qui agit dans Paris.
M le mari est un roman très court qui enchaîne les événements et les réflexions. Marcela Iacub garde un rythme soutenu où dans la paranoïa de sa narratrice, on découvre une apprentie profileuse perspicace. Quand on croit que tout est déjà dit, un retournement pointe le bout de son nez pour nous faire croire le contraire. du début à la fin le lecteur reste en suspend attendant le dénouement final et les réponses à ses questions.
Malgré toutes ces bonnes choses, je suis ressortie de ma lecture mi-figue, mi-raison. le roman passe trop vie, en deux heures ma lecture était pliée et je suis restée sur ma faim.
Dès le départ on se rend bien compte que ce couple est un peu bancal. Rien que le jour de leur mariage ne présageait rien de bon. A travers cette femme intelligente et aimante, dont nous ne connaissons pas le nom, Marcela Iacub dénonce une mentalité encore bien présente dans notre société : le machisme des hommes face aux pouvoirs que peuvent acquérir les femmes.
La narratrice est une femme qui a réussi sa carrière de chercheuse et qui écrit des romans à succès. Alors que de l'autre côté son mari, universitaire, n'est pas reconnu par ses paires et n'arrive pas à finir ses romances qui n'intéressent aucun éditeur. Ce manque de reconnaissance a rendu son marie aigri et haineux envers elle. Au cours du roman, on peut voir que ce dernier n'a aucune admiration ou fierté envers sa femme. Elle est juste celle qui a réussi alors que lui non. C'est donc sa faute si leur couple bat de l'aile.
Cet aspect de l'histoire régit tout le roman. La narratrice voue un grand amour à son mari, elle se voile la face et si elle voit bien que son mari n'est pas heureux, elle n'imagine pas que c'est de ta faute. En même temps, est-ce vraiment de la sienne? Elle se pose cette question car dans une logique indiscutable elle sait bien que son mari n'est pas un génie. Quant à elle, c'est la passion de l'écriture qui l'anime, elle se définit elle-même comme névrosé, et dans l'ennui de la solitude elle décide d'en savoir plus sur les tueurs en série et surtout sur celui qui sévit. Étrangement ses observations la conduisent vers son mari.
L'intrigue est prenante. Marcela Iacub déroule le fil des pensées de la narratrice qui paraissent parfois décousues et en même temps sensées. A travers elle et son mari, l'auteur critique le mariage, l'amour qui rend aveugle et les hommes aliènent les femmes pour se sentier en phase avec leur égo. Si je partage certaines idées de Marcela Iacub, M le mari m'a laissé de glace, trop court je n'ai pas réussi à m'y ancrer pour vraiment pouvoir l'apprécier.
Lien : https://lapucealoreilleblog...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
SeaSea   26 novembre 2018
L’expérience m’a appris que rien n’agace plus un homme qu’une femme qui écrit.
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ChezLoChezLo   16 février 2016
Je crois qu'on s'est mariés un 2 juillet. J'étais tout en noir et le costume du futur époux était trop large. J'avais l'allure d'une veuve et lui d'un singe déguisé en humain. "Mais il est où, l'heureux élu ?", nous demanda le maire qui avait pris le fiancé pour mon jeune frère ou pour mon secrétaire. Pour se rattraper, il a fait un discours si spirituel que tout le monde a éclaté de rire. Qu'avait-il dit au juste ? Impossible de m'en souvenir.
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carobookinecarobookine   03 mars 2016
Mais qui ignore que le désir de ne pas savoir nous rend parfois aussi amnésiques que les victimes de traumatismes de guerre ou de grands accidents ?
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