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Patrick Viveret (Préfacier, etc.)
ISBN : 2804132757
Éditeur : De Boeck Supérieur (24/04/2010)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 18 notes)
Résumé :

Tim Jackson formule ici autant les impasses du modèle économique existant qu'il ne montre qu'un autre chemin est possible, mêlant implacabilité des constats et optimisme des solutions. Une réflexion qui vient à point nommé pour animer le débat.

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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
alain0209
  11 avril 2012
Un plaidoyer bien argumenté pour une réforme fondamentale de nos sociétés, pour sortir de la "cage de fer du consumérisme" et retrouver une prospérité plus centrée sur l'humain.
Tim Jackson passe d'abord en revue quelques-uns des grands défis et des grandes crises de la société mondiales actuelle: crise économique, crise sociale, crise écologique.
Il constate un profond dilemme: "Résister à la croissance revient à risquer l'effondrement économique et social. Rechercher cette croissance en permanence revient à mettre en danger les écosystèmes dont dépend notre survie à long terme" et à épuiser nos ressources (les "limites de la croissance").
Pour résoudre ces crises économiques et écologiques, il faut sortir du consumérisme, de la recherche de toujours plus de biens basée sur une gratification instantanée. "Il n'y aura jamais aucun seuil à partir duquel nous serons en mesure de nous dire qu'assez est assez." Mais, étant donné les limites écologiques à la croissance économique mondiale, cette définition matérielle de la prospérité est menacée.
Il y a un minimum nécessaire évidemment, être en bonne santé, logé, avoir un travail, etc. Mais la véritable prospérité est dans l'épanouissement personnel, un "hédonisme alternatif - des sources de satisfaction extérieures au marché conventionnel": "l'acceptation de soi, l'appartenance, le sens de l'inclusion dans une communauté."
Or la société actuelle va dans la direction opposée. Pire, l'augmentation des inégalités rend cet épanouissement personnel de plus en plus difficile pour beaucoup. L'augmentation des inégalités va en effet de pair, dans les pays industrialisés, avec moins de qualité de vie, moins de mobilité sociale, moins de confiance, plus de mortalité infantile, d'obésité, de grossesses précoces, d'homicides, etc. L'auteur cite dans ce cas Wilkinson et Pickett, "The Spirit Level".
Il faut donc changer fondamentalement la société, par un changement rapide mais ordonné (il ne prône pas la révolution). Pour cela, il faut aussi changer la théorie économique. Il propose de développer une nouvelle théorie économique, qui tienne compte des limites écologiques, de la résilience face aux crises, qui "réexamine les concepts de rentabilité et de productivité". Une telle théorie permettrait de faire des scénarios économiques qui prennent en compte les impacts des crises sociales et écologiques, ce que les modèles actuels ne font que très approximativement.
Ceci ne fait qu'effleurer le contenu de ce livre important. Que les non-spécialistes soient rassurés, ce livre est en grande partie très abordable. La traduction est relativement bonne, et le texte agréable à lire.
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Z3D
  04 août 2012
Tim Jackson, dans ce livre, nous trace la voie à suivre pour sortir de l'impasse dans laquelle le consumérisme nous enferme!

Lorsque l'idée de sortir du capitalisme est avancée, elle est toujours suivit d'une levée de bouclier stipulant que c'est le seul régime permettant d'améliorer la qualité de vie générale!
L'auteur montre que le plus n'est pas forcément le mieux! En effet, le plus est proportionnel à la prospérité pour tout ceux ne pouvant pas assouvir leurs besoins essentiels! Cependant, pour les pays industrialisés, le mieux tend à saturer et le surplus ne nous rend pas plus heureux!
L'auteur semble même enfoncer des portes ouvertes tant ce qu'il démontre est évident. Comment avoir une croissance infinie dans un monde fini? C'est aussi stupide que de vouloir faire entrer un carré dans un rond! J'entends déjà les défenseurs du système me parler de découplage (relatif et absolu) qui permet d'assurer la croissance tout en diminuant les flux de matières utilisées. Jackson affirme chiffres en main que cet objectif de découplage absolu (stagnation des flux de matières alors que la croissance perdure) est utopique dans un monde grouillant de près de 7 milliards d'humains.
Les pays semblant le réaliser dans certains domaines, ne prennent pas en compte certaines données provenant de l'étranger (exemple: la pollution engendrée par Areva au Niger pour l'extraction d'Uranium qui n'est pas comptabilisée comme réalisée par la France mais j'oubliais que le Niger était une grande patrie nucléarisée!).
L'auteur démontre que le changement est possible mais qu'il demandera énormément de sacrifices! Or, même si ce changement est nécessaire et impératif, beaucoup ne sont pas prêt à réaliser ces sacrifices et même pire, beaucoup se battront pour conserver ce système! C'est pour cela que je pense que ce livre est une belle utopie! A ces defenseurs du capitalisme et du consumérisme, je ne dirais qu'une seule chose, ne soyez pas émus devant la misère du monde, c'est vous qui la fabriquez! et pour ceux que cela empécherez tout de même de dormir, ils se tourneront sur la doctrine Malthusienne affirmant que les pauvres permettent de réguler la démographie et qu'après tout, si ils sont pauvres, c'est qu'ils le méritent bien!
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chartel
  24 novembre 2014
De l'amertume, on peut en avoir après la lecture de "Prospérité sans croissance". Car lorsque l'on voit qu'aujourd'hui les Etats-Unis exploitent gaiement les gaz de schiste et que la Pologne et l'Allemagne font le choix du charbon, énergie la plus nocive pour l'effet de serre, on ne peut que craindre le pire pour l'avenir des générations futures. Car aujourd'hui, il n'est plus possible de mettre en doute et de discuter des perspectives annoncées par le GIEC. Quoique nous fassions, le réchauffement est une certitude, il est devenu inévitable. La seule chose que nous puissions faire, est de limiter de quelques degrés cette hausse des températures. Ce qui est extraordinaire, c'est que nous en avons pris conscience depuis le début des années 1990 ! Et vingt-cinq ans plus tard, rien n'a radicalement changé.
Tim Jackson pense alors que, paradoxalement, la crise économique qui plombe le système capitaliste libéral depuis 2008, est une aubaine pour faire bouger les esprits du monde politique. Ce système économique est en effet totalement incompatible avec notre écosystème. En gros, à force de vouloir toujours plus, de rechercher à tout prix la croissance par la consommation matérielle, nous nous tirons une balle dans le pied (ou plutôt nous tirons une balle dans le pied de nos enfants et petits-enfants !) Avec une grande maîtrise pédagogique, Tim Jackson dévoile les dilemmes et les impasses d'un système basé sur la croissance illimitée et présente des alternatives crédibles et concrètes. Espérons que nos « responsables » politiques auront eu écho de ces propositions, car à l'heure des réformes inefficaces et de la croissance molle, il est tout simplement temps de changer de perspectives.
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Kjeld
  25 octobre 2018
Voici un cadre théorique développé autour de la notion de développement durable (parfois un peu vide de sens lorsqu'elle est employée sur la scène publique). Les trois dimensions sont abordées avec un objectif majeur à atteindre : respecter les limites écologiques (les ressources de la planètes étant, pour certaines, finies), baser l'économie sur d'autres dynamiques que la croissance et sortir la société du consumérisme (qui, à un certain niveau, a un effet négatif sur le sentiment de bien-être des individus).
Le but n'étant pas d'entamer une décroissance (qui aurait des effets désastreux selon l'auteur), ni de procéder à une révolution (qui entrainerait un chaos sans précédent), mais bien d'entamer une transformation sociale qui débute par le changement des cadres de pensée (l'ouvrage nous proposant les nouveaux paradigmes à suivre).
C'est un livre très théorique, il propose peu de modes d'application. Tim Jakson demande, lui-même, aux chercheurs de tourner leurs travaux dans ce sens pour dégager des modèles d'application. L'auteur définit également le concept de prospérité qui peut se trouver fort éloigné des représentations que certains se font de prime abord.
Une lecture très intéressante mais qui trouve malheureusement peu d'échos dans la société contemporaine. Cependant, la théorisation et la diffusion par l'éducation de cette pensée est bien le premier pas pour entamer la transformation sociale qu'elle préconise.
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felixgilles
  03 octobre 2011
Étude sur comment décoléré la prospérité et la croissance
Très intéressant
Auteur anglais plus proche de la transition (anglaise) que de la décroissance (française)
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Z3DZ3D   19 juillet 2012
Nous devons réintroduire dans la société un sens profond du but de l'existence. La tristesse qui règne dans tant de vies devraient nous apprendre que la réussite seule ne suffit pas. La réussite matérielle nous a apporté une étrange banqueroute spirituelle et morale.
Ben Okri, octobre 2008
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DanieljeanDanieljean   07 septembre 2017
Ainsi, tout être humain a au moins deux métiers matriciels :
- Un métier de "chargé de projet" - du projet de sa propre vie - et cela ne va pas de soi que de prendre en charge sa propre vie. C’est dans l’intérêt de la société que le discernement sur ce qui fait projet(s) de vie soit effectué dans de bonnes conditions ; une personne qui n’arrive pas à prendre en charge sa propre vie, non seulement a tendance à se détruire elle-même mais les dégâts collatéraux qu’elle produit sur l’environnement social vont coûter très cher.

- Un métier de "chargé de savoirs", que les réseaux d’échanges réciproques ont mis en évidence. Toute personne, quelle que soit sa condition, est porteuse de savoirs. A partir du moment où elle le comprend, où elle arrête de croire qu’elle ne sait rien et que l’on crée les conditions telles qu’elle puisse les échanger, elle va se mettre à exercer des métiers qui sont en rapport avec du projet et du sens de vie.
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Z3DZ3D   10 juillet 2012
L'un des "paradoxes de la prospérité" réside dans le fait que les habitants des pays riches ne se rendent pas compte à quel point leur situation est bonne.
Baumol et al. 2007
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Z3DZ3D   21 juillet 2012
Une économie fondée sur l'expansion perpetuelle d'une consommation matérialiste alimentée par l'endettement est écologiquement intenable, socialement problématique et économiquement instable.
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Maya26Maya26   20 mars 2013
Une base essentielle pour comprendre comment construire une macroéconomie d'un type différent, où la stabilité n'est plus fonction de la croissance de la consommation mais émerge par le biais d'investissements stratégiques dans l'emploi, les infrastructures sociales, les technologies durables et l'entretien et la protection des écosystèmes.
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