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ISBN : 2070712311
Éditeur : Gallimard (22/02/1988)

Note moyenne : 4.75/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Ce volume retrace l'histoire de la Paideia depuis l'époque homérique jusqu'à la défaite d'Athènes, à la fin du Ve siècle. La voix de la Grèce archaïque est celle que nous fait entendre Homère, celle de toute une société en quête de l'exploit qui confère la noblesse. La première partie de la civilisation hellenique est dominée par la grande figure d'Achille. Avec l'apparition des cités, le désir de l'ordre et celui de l'égalité deviennent une passion et une raison de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Arno1975
  27 avril 2017
.
L'Oeil du larynx | 10-11 par François Rollin
Parénèse 12.02.2006
67 - PARENESE Mes chers compatriotes, Dans mon modeste et néanmoins prestigieux institut de sauvegarde des mots menacés d'extinction, il y a des mots que je sauve « naturellement » ; comprenez : des mots que je ne pourrais pas ne pas sauver, tant ils sont chers à mes oreilles et à mon coeur. Et puis, du côté sombre, il y a, pour revers de cette printanière médaille, des mots que je sauve parce que je sens confusément que je n'ai pas le droit de ne pas les sauver, alors même que, dans le tréfonds de mon for intérieur, je n'ai pas pour les mots en question l'amour que l'on devrait avoir pour un mot que l'on sauve. Ai-je été bien clair ? Ou dois je le dire en des termes plus directs? Qu'à cela ne tienne ... Il y a des mots que je sauve parce que je les aime, et d'autres que je sauve parce que c'est mon job de sauver les mots. le mot parénèse, que j'entreprends d'assister aujourd'hui, fait partie, vous l'aviez subodoré, de la seconde catégorie. Je n'ai pas de sympathie pour cette parénèse, et, si j'étais le chef du dictionnaire, je la vouerais sans état d'âme aux terribles gémonies. C'est du reste ce qu'ils ont fait, les dictionnaires, puisque la parénèse ne figure plus dans aucun de ceux qui peuplent mon étagère à dictionnaires. Mais moi qui ne suis qu'une pauvre courroie de transmission, je dois me résoudre, la rage au coeur, à ouvrir ma salle d'opération à la parénèse. Parénèse, non féminin :Discours moral, exhortation à la vertu dans la prédication ordinaire. Si on dit à un enfant « Il ne faut pas voler les pommes dans le jardin du voisin », on lui donne un conseil d'ordre parénétique, et il se peut qu'il le prenne très mal. le sermon du prêtre se réduit souvent à une parénèse. Ecoutons celui du père Serge Lama, dans une chanson à laquelle je n'ai jamais rien compris. Lama de 2,29 à 3,05 Merci Serge. Pour embrouiller davantage encore, si c'est possible, cette notion de parénèse, voici quelques renseignements que j'ai pu glaner sur la toile. Quelqu'un m'apprend par exemple que les écrits de Teilhard de Chardin relatifs au Personnalisme s'inscrivent dans une dimension missionnaire doublée d'une fonction parénétique urgente. Une autre autorité bien renseignée m'assure que les épîtres de Paul contiennent une première partie kérygmatique, de laquelle découle une seconde partie à caractère parénétique. On me signale enfin que le protreptique, mode de discours spécifique à l'Antiquité, est lié à l'idée de conversion et à la visée du bonheur, et que la globalité de sa finalité permet donc de le distinguer de la parénèse, dont les préceptes portent sur des actions singulières. - Tu te rends compte, Simone, il y a des gens qui nous soupçonnent de mélanger le kérygme et la catéchèse... - Quelle rigolade ! - ... ou bien de confondre le protreptique et la parénèse... - Ah les cuistres ! - ... ou encore la gnose et la communication homilétique ! - Il y a vraiment des gens qui nous prennent pour des andouilles ! - Ouais, ça doit être le genre d'abrutis qui confondent l'andouille de Vire et l'andouille de Guéméné. - Ah les blaireaux !! Tiens, repasse moi le jésus et les cornichons ! Mes chers compatriotes, la prochaine fois, pour placer la barre un peu moins haut, nous réhabiliterons le mot gueuleton, notamment dans l'expression « j't'invite à faire un bon gueuleton », expression que selon moi on entend trop rarement.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Arno1975Arno1975   28 avril 2017
« Pour reprendre une phrase de Kant, la pensée mythique sans le logos formatif est aveugle, tandis que sans le mythe qui vivifie, toute théorie logique est creuse. De ce point de vue, nous devons interpréter la croissance de la philosophie grecque comme le processus par lequel la conception religieuse originelle du monde – la conception implicite dans le mythe – se vit peu à peu rationalisée. Représentons-nous cette évolution comme l’assombrissement progressif d’un grand cercle, à partir de la circonférence jusqu’au centre, par une série de cercles plus petits et concentriques. C’est donc la pensée rationnelle qui envahit le cercle de l’univers, qui s’y introduit de plus en plus profondément jusqu’à ce que, avec Platon et Socrate, elle en atteigne le coeur, c’est à dire l’âme humaine. A partir de ce point, le mouvement se produit à nouveau en sens inverse jusqu’au néoplatonisme qui marque la fin de la philosophie ancienne. Le mythe platonicien de l’âme eut une puissance telle, qu’il fut capable de résister à la tendance visant à réduire tout l’Être en un système rationnel, qu’il put reconquérir le cosmos déjà rationalisé – en attendant le moment où survint la religion chrétienne, qui s’empara et se servit du monde mythique recréé depuis peu. » p.190
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Arno1975Arno1975   16 avril 2017
"Dans leur recherche passionnée pour voir clair dans le passé, les historiens en sont arrivés à envisager l'Antiquité classique comme une simple partie de l'histoire (bien que partie particulièrement intéressante) et à prêter peu d'attention à son influence directe sur le monde d'aujourd'hui. Sentir ou ne pas sentir cette influence est devenu une question de perception individuelle, et on a laissé au jugement de chacun le soin de décider de son importance. Mais, tandis que cette manière encyclopédique et factuelle d'approcher l'histoire ancienne se généralisait de plus en plus, quelques-uns ont pu constater qu'une certaine "culture classique" subsistait encore dans la pratique et qu'elle gardait des positions inexpugnables. [...] En ces moments critiques, alors que notre civilisation tout entière, accablée par une expérience historique écrasante, fait à nouveau l'inventaire de ses valeurs, l'humanisme se doit de supputer une fois encore l'autorité éducative du monde ancien."
Introduction, page 26
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Arno1975Arno1975   30 avril 2017
"Ce que ni la culture aristocratique, ni l'action d'une civilisation étrangère très avancée ( ionienne) n'avaient pu donner à Athènes, la cité le trouva dans son propre destin historique. À l'heure de ce destin, un grand poète surgit (Eschyle), conscient de son appartenance à la nation athénienne, résolu de donner à ses compatriotes le sentiment très vif et fervent de la victoire, désireux d'unir les classes, divisées par les différences de naissance et de culture, grâce aux liens que tissent des aspirations et un bonheur communs. Par la suite, les plus grandes réalisations historiques et spirituelles d'Athènes seront toujours le fait non d'une seule classe, mais de la population entière. Par rapport à ce nouvel état de choses, tout ce qui relevait du passé perdit forcément de son importance, et le peuple se considéra dès lors comme l'héritier naturel de la grandeur de la cité." p.285
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Arno1975Arno1975   27 avril 2017
« La révolution qui refit l’État sur la base commune de la loi conçut un type d’homme nouveau – le citoyen – et provoqua dans la communauté ainsi créée l’élaboration d’un modèle universel pour la vie civique. Les idéaux de l’ancienne aristocratie grecque avaient été exprimés dans les épopées d’Homère ; Hésiode avait inclus dans ses poèmes la sagesse pratique et l’expérience de la vie et de la moralité paysannes ; les élégies de Tyrtée avaient immortalisé le code sévère de l’État spartiate.[...] La cité-État assimila avec avidité les stades antérieurs de la culture grecque et, en procédant de la sorte, utilisa la grande poésie des temps anciens comme moyen d’expression pour ses propres idéaux, tout comme elle s’était emparée des traditions musicales et athlétiques de l’ère aristocratique. » p.150
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Arno1975Arno1975   25 avril 2017
"Le vieil idéal gratuit de l' Ἀρετή héroïque des champions d'Homère se transforma en un devoir envers l'Etat, un devoir auquel tous les citoyens étaient indistinctement astreints, tout comme ils étaient tenus d'observer les limites du "tuum" et du "meum" en matière de propriété. Une des expressions poétiques les plus célèbres du VIe siècle est la phrase, souvent citée par les philosophes postérieurs, qui dit que toutes les vertus se trouvent réunies dans la droiture ( ἡ δικαιοσύνη )." p.141
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