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ISBN : 2081270749
Éditeur : Flammarion (15/03/2013)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 4 notes)
Résumé :
L'humanité est censée avoir franchi une étape : elle est désormais adulte et n'a en conséquence plus besoin, ni de Dieu, ni de Maître ; les hommes sont des hommes de savoir, non des croyants. L'auteur se pose la question du sens de la vie si personne ne va au paradis, de savoir ce que devient les atomes d'un corps après sa mort, etc.

À l'âge adulte convient au minimum le scepticisme au maximum l'athéisme.
Une vie sans paradis, n'est-ce pas le d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Maldoror
  23 juin 2013
"Impertinent et critique" tels sont les qualificatifs de la collection dans laquelle s'inscrit le livre. Elle est faite de petits essais accessibles sur des questions du moment dont le traitement se veut à rebours de la pensée unique (eg "Une Rolex à 50 ans. A-t-on le droit de rater sa vie ?"). L'objectif est ainsi de montrer que les choses sont souvent plus complexes que ce que le discours ambiant, jivaro-réduit, veut nous laisser croire. Et de ce côté-là, l'ouvrage est effectivement bien dans le ton. le titre et le sous-titre accrocheurs permettent déjà d'en juger en situant d'emblée le débat dans une certaine provocation et une certaine iconoclastie au sujet de la croyance en Dieu et des religions. Et forcément tout est à l'avenant : l'impertinence est également dans le traitement du sujet, dans le style et dans sa conclusion. Ainsi, pour ce qui est du Paradis, oui nous irons tous, et pour ce qui est de notre niveau de crétinisme, il y a fort à parier que Dieu n'ait pas grand-chose à voir avec le sujet.
Là, j'ai carrément cassé le suspense en révélant la fin de l'énigme ! Mais la nouvelle est tellement importante que je ne peux même pas imaginer que vous ne puissiez l'avoir, même dans l'hypothèse, peu plausible, où, malgré cette critique, vous ne liriez pas le livre.
Bon, mais me direz-vous, vous, on vous la fait pas. C'est pas le tout d'affirmer des choses, même très sympathiques pour l'humanité, mais il faut avoir un minimum d'arguments. Mais là, c'est plus sûr d'acheter le bouquin.
Bon, pour ceux qui ne voudraient toujours pas, voici quelques pistes en très gros, voire en énorme.

Ainsi, l'auteur convoque la philosophie, ses penseurs, son histoire et ses raisonnements pour traiter le sujet en trois parties – comme il se doit – :

1°) Antithèse :
Le Paradis ? Portnimwak ! Et pourquoi pas Nabilla à Polytechnique (non mais allô quoi !) et Marc Levy à l'Académie française ! Ça fait longtemps qu'on ne croît plus au Père Noël, alors le Paradis… alors Dieu… D'ailleurs, ça fait pas un bail qu'il est mort ? Ben si, notamment à cause des derniers coups de merlins des trois désenchanteurs du monde moderne, Nietzsche, Marx et Freud. Ainsi, croire n'est rien moins qu'être faible, aliéné et névrosé. C'est sûr, ça fait pas envie ! D'où l'athéisme ambiant. Mais, athéisme qui peine à trouver des valeurs et un sens au monde, hormis ceux de l'économie de marché et de l'individualisme, sujets à dérives sans réelles limites en l'absence de tels repères de sens.

2°) Thèse :
Blessé seulement. "Dieu respire" encore. Tout d'abord parce que le phénomène religieux ne faiblit pas, n'a jamais vraiment décru et réapparaît spontanément et avec force là où il a été chassé par les adeptes de nos trois teutons susnommés, montrant peu ou prou leur échec. Ensuite, parce que chacun perçoit ces dérives et en vient à se poser la question du sens de la vie ; or cette problématique est justement dans le code génétique des religions. Enfin, parce que des penseurs, à l'initiative de Kant*, expliquent les limites intrinsèques de la raison et du savoir humains ; limites qui laissent à Dieu un espace d'existence possible dans le champ de la pensée, et non plus uniquement dans celui de la croyance. Ce qui fait tout de même plus sérieux pour quelqu'un qui a tout de même créé l'Univers et Zlatan – excusez du peu – !

3°) Sainte thèse :
Donc puisque Dieu a la possibilité d'exister, qu'est-ce qu'on en fait ? On le prie. Et c'est cette prière qui a le pouvoir de réenchanter le monde parce qu'elle est l'expression la plus haute de la vie de l'esprit. Attention ! Pas la prière magique à deux balles : « Petit Jésus, fais que je puisse avoir une Rolex en or, parce que, Kevina, la sienne, elle est qu'en plaqué ! » ! Non ! La vraie prière que la mystique nous apprend, qui nous fait retrouver notre élan vital, celui qui doit nous désengluer de nos vies matérielles sans issue, et qui donc nous mène recta au Paradis. Auquel, je vous rappelle, nous irons tous puisqu'il n'y a pas d'autres chemins possibles.

L'intérêt de ce petit essai, au-delà du ton sympathique et prenant, est de remettre intelligemment sur la table la question de la compatibilité entre foi et raison en l'abordant via la philosophie et non via la théologie. En ne se référant que peu aux religions, il se veut donc lisible par le plus grand nombre, croyant ou pas, et d'autant plus lisible qu'il fait aussi le choix de la clarté et de l'accessibilité. Il a également l'avantage de permettre à tout le monde de se décomplexer sur la question de Dieu et des religions. Les croyants en les confortant dans le fait que malgré les critiques et moqueries de tout bord, leur démarche a un sens encore plus universel. Les non-croyants en laissant apercevoir que la foi n'est pas forcément une lubie ou une affaire d'extrémistes et/ou de réactionnaires ou une nécessaire béquille à la vie ou la résultante d'une emprise psychologique d'un gourou, qu'elle peut donc inspirer le respect et pas seulement la tolérance, et voire même pour certains que, dans le bazar où est le monde, ça vaut peut-être le coup de jeter un coup d'oeil sur de telles approches alternatives.

Donc, à un de ces jours au Paradisio Club d'Eden Park ! On y est tous attendu !





* « C'est chié ! » dixit Kador**

** le chien des Bidochon, of course !
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Altervorace
  27 juin 2013
Il y a une certaine ironie à voir à quel point l'ouvrage de ce monsieur Jaffelin est emballé soigneusement dans un marketing rusé alors que l'auteur ne cesse de dénoncer la marchandisation du monde. Sur le petit livre, un de ces infâme bordereau rouge dont on ne sait jamais que faire pendant la lecture qui clame avec une audace très commerciale : Croire en Dieu rend-t-il crétin ? Outre cette inscription, toute la compagne de presse semble tendue vers le même but : nous faire croire au courage d'On ira tous au paradis. En tant qu'athée plus que convaincue, l'idée de lire un essai philosophique défendant la croyance et la foi -son utilité...- m'intéressait beaucoup.
La question de Dieu semble depuis quelques années avoir désertée la scène philosophique pour rejoindre le cloaque des journaux de TF1 ou les débats stériles de théologiens en mal en publicité. Il me semblait bien qu'on aborde enfin ce sujet avec le recul qu'il mérite et par le biais d'une discipline qui a l'avantage de s'ancrer dans l'histoire des idées.
Puis j'ai lu le livre d'Emmanuel Jaffelin. Ma déception a presque été aussi intense que lorsque je goûtais enfin le Kinder Joy après des jours de suspens. Tout ça pour ça ? Sérieusement ?
L'ouvrage en question s'articule en trois parties. La première « Dieu expire », nous parle du déclin des Religions. Deux remarques m'ont tarabustées. Premièrement, se limiter pour parler du concept de Dieu/Foi/Religion aux philosophes antiques, à Nietzsche, à Freud et à Marx me paraît un peu facile. Ensuite, l'ouvrage est d'un ethnocentrisme affligeant. Oui, on peut parler de déclin de la Religion en Europe occidentale. Mais l'Asie ? L'Afrique ? Amérique ? Visiblement monsieur Jaffelin est passé dans une faille spatio-temporelle et l'Europe définit pour lui les limites du monde.
Après nous avoir expliquer que tout le monde dit que Dieu est mort -ouais enfin juste Nietzsche-, la deuxième partie « Dieu respire », avance l'idée que non Dieu n'est pas mort, ni la religion. Monsieur Jaffelin où l'art de bien vendre un essai qui se contente d'ouvrir des portes déjà béantes. Heureusement que le marketing existe. Encore une fois sa vision semble complètement rétrécie par son point de vu d'européen. Ainsi, il donne l'exemple des États-Unis, en nous expliquant que la vitalité de Dieu là-bas est une preuve de sa résistance :
Il serait toutefois présomptueux de dire aux États-Unis que « Dieu est Mort » puisqu'il bouge encore au plus haut niveau de la vie politique […] en dépit du fétichisme radicale de la marchandise qui caractérise la société américaine.
MAIS QUI AU JUSTE A PU DIRE SERIEUSEMENT UN JOUR QUE DIEU ETAIT MORT AUX ETATS-UNIS ????!!!!!
Remarque, ami lecteur, l'idée est attrayante. Tiens je vais essayer moi aussi. Je vais écrire un essai éducatif contre la mode donner aux jeunes enfants du verre pilé à manger. Quelle audace ! Comment ça, personne ne pense que donner du verre pilé à un bambin est sain ? Peu me chaut ! L'important, c'est d'avoir l'air rebelle. Être courageux devant un pistolet à eau me semble un peu risible.
Passons à la troisième et dernière partie de l'ouvrage de monsieur Jaffelin : « Dieu inspire. » Je vais t'en faire un résumé aussi rapide que l'a été l'irruption de l'ennuie durant ma lecture. Pour lui, la croyance ne rend pas crétin mais élève l'homme au-dessus du corps -qu'il soit physique ou social-. Pour justifier sa thèse, l'auteur nous expose les bienfaits de la prière qu'elle soit mécanique ou mystique -la première (sans âme pour une mécréante de mon genre) serait au service de la seconde (pour moi cet état peut se trouver tout autant dans la pratique de la méditation).
Je ne nie pas la validité possible de la thèse de monsieur Jaffelin mais celle-ci me semble aussi fraîche que la couche faisandée qui traîne au fond de ma poubelle depuis une semaine. Oui, Dieu est mort pour Nietzsche mais c'est surtout le Dieu des théistes, ceux qui veulent prouver l'existence de Dieu par la raison. Oui, il semble vain de vouloir faire entrer science et foi en compétition. Or il y a fort longtemps que cela a été dit et qu'une autre vision des choses existent -depuis le 19ième, c'est dire-. Pour s'en assurer il suffit de relire Kierkegaard et sa thèse selon laquelle la foi ne doit pas s'expliquer, se justifier ou se confronter à la raison pour rester ce qu'elle est. La foi c'est croire autant que douter sans être en quête de preuve. Sans cela elle perdrait sa propre substance.
Bref Emmanuel Jaffelin nous offre ici un livre parfois intéressant mais qui semble avoir plus pour ambition de vendre que de susciter une réflexion inédite. Toute sa thèse reste très superficielle et occulte certains des pans les plus passionnants de la philosophie et de l'histoire des idées. le genre de bouquin qu'on lit pour faire croire que l'on pense sans pour autant se fatiguer à le faire. Décevant.
Lien : http://altervorace.canalblog..
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Walktapus
  12 juin 2013
Je vois dans ce livre un pamphlet courageux sur un thème ô combien intéressant.
Le style est très accessible, vigoureux, plein de jolies images (et de beaucoup trop de jeux de mots douteux à mon goût). C'est court (une centaine de pages).
Le plan est en trois parties, la première est une histoire en pointillés de la mort de Dieu en philosophie, qui finit en charge contre la société de consommation (après avoir parlé de Marx...) déshumanisée, sensée avoir remplacé la religion, et contre internet (qui est pourtant un formidable liant pour de nouveaux phénomènes religieux déculturés).
La deuxième parle de la "résistance" des religions (j'aurais plutôt parlé de permanence), et enfonce des portes ouvertes que seuls les plus enragés des athées pourront nier. On y parle d'éthique.
La troisième est un plaidoyer pour faire revenir la prière (pour le versant social) et le mysticisme (pour le versant créatif). Elle souffre un peu de ce qui la précède, je trouve.
Un livre qui mélange une approche purement philosophique (comme l'invocation de Kant et un tour de passe-passe pour montrer que la science s'intéresse en fait à Dieu) avec une sorte de réquisitoire contre la société moderne. Je suis peut-être un peu passé à côté de cet essai. Faut-il être philosophe ?
Et puis surtout, et après ? On ne croit plus : faut-il donc faire semblant ? Est-ce vraiment un choix, de croire ou de ne pas croire ? Je préfère d'autres approches.
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KRISS45
  15 juin 2013
C'est le titre un brin irrévérencieux et provocateur qui a retenu mon attention.
Et c'est grâce à Masse Critique que j'ai pu lire ce traité sur la foi.
En général, je suis réservée par rapport aux essais où je trouve souvent trop
de longueurs et de débordements de la part des auteurs.
Ici, compte tenu du sujet et ne connaissant pas l'auteur, je m'attends au meilleur comme au pire, en m'interrogeant sur le profil d'Emmanuel Jaffelin. Est-il croyant, ex-croyant, agnostique, athée, anticlérical : toutes étiquettes qui
orienteront son propos.
A la réception de l'ouvrage, j'ai deux agréables surprises : ce petit livre jaune
contient une centaine de pages (gage de concision) et l'auteur enseigne la philosophie au lycée Lakanal de Sceaux (gage de sagesse).
Je m'attendais à de l'ironie, sous-entendue dans le titre, et je découvre un traité qui me frappe par son sérieux et sa diversité. L'auteur, fin connaisseur des grands courants philosophiques antiques et modernes, orientaux et occidentaux, se réfère aux textes fondateurs de la pensée et de la religion.
Il évoque l'historique des croyances et les prises de position des religions dans la société contemporaine, sans palabres inutiles ou indigestes
Si certains courts passages sont un peu difficiles à appréhender, l'ensemble
est un excellent stimulant intellectuel qui incite à l'élévation de l'esprit.
En outre, cette lecture m'a permis de découvrir la collection Antidote de Flammarion dont les autres titres paraissent aussi prometteurs de réflexion à contre-courant de la pensée unique.
+ Lire la suite
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KRISS45
  03 juillet 2013
C'est le titre un brin irrévérencieux et provocateur qui a retenu mon attention.
Et c'est grâce à Masse Critique que j'ai pu lire ce traité sur la foi.
En général, je suis réservée par rapport aux essais où je trouve souvent trop
de longueurs et de débordements de la part des auteurs.
Ici, compte tenu du sujet et ne connaissant pas l'auteur, je m'attends au meilleur comme au pire, en m'interrogeant sur le profil d'Emmanuel Jaffelin. Est-il croyant, ex-croyant, agnostique, athée, anticlérical : toutes étiquettes qui
orienteront son propos.
A la réception de l'ouvrage, j'ai deux agréables surprises : ce petit livre jaune
contient une centaine de pages (gage de concision) et l'auteur enseigne la philosophie au lycée Lakanal de Sceaux (gage de sagesse).
Je m'attendais à de l'ironie, sous-entendue dans le titre, et je découvre un traité qui me frappe par son sérieux et sa diversité. L'auteur, fin connaisseur des grands courants philosophiques antiques et modernes, orientaux et occidentaux, se réfère aux textes fondateurs de la pensée et de la religion.
Il évoque l'historique des croyances et les prises de position des religions dans la société contemporaine, sans palabres inutiles ou indigestes
Si certains courts passages sont un peu difficiles à appréhender, l'ensemble
est un excellent stimulant intellectuel qui incite à l'élévation de l'esprit.
En outre, cette lecture m'a permis de découvrir la collection Antidote de Flammarion dont les autres titres paraissent aussi prometteurs de réflexion à contre-courant de la pensée unique.
(Critique préalablement postée sur l'autre page babelio du même livre : http://www.babelio.com/livres/Jaffelin-On-ira-tous-au-paradis--Croire-en-Dieu-rend-il-cr/497559)
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critiques presse (1)
Liberation   18 mars 2013
Emmanuel Jaffelin n’est pas professeur pour rien : sa plume est pédagogue, son raisonnement élaboré et pourtant fluide. (...] l’auteur, à la fois historien et philosophe, s’applique à une démonstration contrariante qui ne plaira pas aux déicides, guère plus aux croyants.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
MaldororMaldoror   04 juin 2013
L'un de mes amis - appelons-le Pierre - m'a informé récemment qu'il se faisait débaptiser et qu'il me conviait à cette cérémonie. Quelle bonne idée ! Retirer ce fil à la patte que nos parents nous ont attaché alors que nous n'avions ni la faculté de parler ni l'âge de raison, profitant lâchement de notre vie végétative de nourrisson pour nous coller de l'eau sur le front et une étiquette qui n'ouvre plus aucune porte et qui n'a probablement jamais été le sésame du Paradis. Pourtant, je ne sus que répondre à une telle initiative : car si l'eau du baptême est sans effet, le fait de l'annuler m'apparaît logiquement tout aussi inefficace. On n'annule pas un acte de magie : on le démonte ou on l'ignore.
+ Lire la suite
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MaldororMaldoror   05 juin 2013
L'athéisme marchand fait de l'homme un 'être de l'avoir' dont la médecine nous fournit une illustration. L'homme est bien encore un être, mais bientôt passé, dépassé et trépassé. Via la représentation médicale et juridique, le corps de l'homme mort conserve, non une dignité mais un intérêt. En effet, avant d'être livré au trépas total, il peut faire l'objet d'un prélèvement d'organes. Avant la relève, le prélèvement. Maintenir sur le seuil de la mort le malade pour l'alléger de quelques organes ne constitue pas un acte anodin : il représente l'acte par lequel on signale la disparition de l'être et l'apparition du règne de l'avoir. L'homme en état de coma dépassé 'a' encore un cœur et des organes qui peuvent lui être retirés et replacés dans un autre corps. Il 'est' riche de ce potentiel. [...] N'est-ce pas précisément parce qu'il est de l'ordre de 'l'avoir' que le marché peut faire son beurre et son miel de ce corps ? [...] 'Avoir' un cœur, un rein à transplanter : tel est l'aboutissement de la logique athéiste.
+ Lire la suite
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MaldororMaldoror   08 juin 2013
C'est donc une étrange pratique que la prière dans la mesure où elle est devenue "étrangère" au monde contemporain. Il y a d'ailleurs dans la prière une anomalie : on ne sait pas pour quelles raisons au juste tant de gens s'y adonnent encore puisque ses résultats ne peuvent être avérés. Extraire du pétrole, pêcher un poisson, tuer des gens : autant d'actions qui se mesurent par leurs effets. En revanche, prier est un anachronisme tant il n'en sort rien de visible, de tangible, de quantifiable.
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MaldororMaldoror   21 août 2013
L'histoire de l'humanité pourrait se lire comme un effort constant pour venir à bout de Dieu, comme si l'Être suprême avait engendré celui qui le tuerait. Le scénario existe 'moderato cantabile' dans la mythologie grecque : Cronos, en émasculant son père Ouranos qui avait avalé ses frères et sœurs, éclaire le fondement 'déicide' de notre civilisation prométhéenne. Si la conjonction de la rationalité et du mercantilisme débouche sur l'individualisme forcené et sa conséquence logique, pour ne pas dire mécanique - l'athéisme - la mort de Dieu n'est pourtant pas évidente. Disons même qu'à se pencher sur son présumé cadavre, nous constatons qu'il bouge encore. C'est qu'il n'est pas facile de tuer Dieu.
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KRISS45KRISS45   15 juin 2013
Un peu comme l'homéopathie, la prière ne fait pas de mal.

*la religion es la plus vieille institution des sociétés, celle qui donne à un groupe humain sa colonne vertébrale.

Si la technique ne résout pas le problème de l'homme, il lui reste la mystique.

Le mystique n'est rien d'autre que la dernière cartouche de l'élan vital.

La religion participe d'un ré-enchantement du monde porteur de fortes aspirations.
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Videos de Emmanuel Jaffelin (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emmanuel Jaffelin
Le roman initiatique sur le sens de la vie !
Pourquoi êtes-vous ici ? Avez-vous peur de la mort ? Êtes-vous pleinement épanoui ? « Un livre sur l'ivresse de la liberté. » Emmanuel Jaffelin, philosophe
« Une lecture bouleversante incitant au réveil de notre âme. » Caroline Frisou, journaliste à Open Mind
« Émouvant, encourageant, édifiant, pertinent? ce livre dévoile les réponses aux questions essentielles de la vie. » Lifestyle Magazine
Plus d?infos sur le livre : https://www.editionsleduc.com/produit/1557/9791028510794/
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