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ISBN : 2070368475
Éditeur : Gallimard (14/10/1976)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 272 notes)
Résumé :
L'homme se trouve devant deux destins possibles : périr dans son berceau, de sa propre main, de son propre génie, de sa propre stupidité, ou s'élancer, pour l'éternité du temps, vers l'infini de l'espace, et y répandre la vie délivrée de la nécessité de l'assassinat. Le choix est pour demain. Il est peut-être déjà fait.
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
FredMartineau
  27 septembre 2015
Le désir d'explorer la totalité de l'oeuvre de Barjavel m'a guidé vers "La faim du tigre", un livre qu'il revendique comme essentiel dans sa bibliographie. Certes, il est différent de ceux que j'ai lus jusque là ! Toutefois, si je devais effectuer un classement personnel, il ne dominerait pas les autres romans qui ont toujours réussi à m'emporter, ailleurs, loin de la banalité et du quotidien, en dehors de moi. Celui-ci moins. Ses réflexions sur l'homme sont accompagnées d'un jus scientifique vulgarisé qui a subi les ravages du progrès. le voile s'est dissipé par endroits et les découvertes récentes faussent certaines hypothèses, certains postulats, même si, son questionnement sur l'espèce humaine et son évolution fait sens et résonne bien plus dans une société confrontée aux conséquences tangibles, notamment climatiques, de la course en avant effrénée de l'homme que dans celle des trente glorieuses, période d'écriture et de publication de ce roman. Sa quête du chemin vers Dieu, l'Absolu, la force supérieure qu'importe le nom donné rejoint celles d'autres intellectuels, savants, écrivains ou philosophes passionnés d'ésotérisme. Sa colère contre les religions, qui ont brisé le lien, caché puis perdu la connaissance et le moyen de communiquer avec le Créateur m'a ramené à un passé récent. Je me suis beaucoup intéressé à cette volonté humaine remontant à des millénaires lors de l'écriture de la Malédiction de Nostradamus. de ce fait, sûrement, le discours de l'auteur m'a semblé une redite de ce que j'avais pu relever dans la phase documentaire. Mais, ses interrogations ou son analyse des religions ont néanmoins trouvé un écho bienveillant. le temps de la révélation ne devrait plus tarder, selon les auteurs du « Visage de Dieu » ou les prédictions anciennes. Lui à peut-être déjà les réponses.
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D-elfe
  16 juin 2011
S'il ne résoud aucun des mystères existentiels Barjavel les pose à sa façon très personnelle, mêlant les faits scientifiques à son écriture empreinte de poésie, et mettant à mal toutes les convenances.
Ce petit livre de 215 pages est un trésor à dévorer le plus lentement possible, pour n'en perdre aucun détail...chaque phrase contient 100 000 fois son poids de sens et de réflexion. Et de savoureuse hérésie!
Attention : ce livre changera sûrement votre vision du Monde...il a 45 ans mais n'a peut être jamais été plus actuel qu'aujourd'hui.
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colimasson
  11 novembre 2012
Essai qui débute de manière un peu foutraque, sans que cela ne lui porte préjudice... Au contraire, dans un foisonnement d'idées spéculatives, Barjavel nous parle du libre-arbitre de l'homme -nul selon lui car l'homme n'a pas d'autre destinée que celle de se reproduire et toute sa vie est dirigée dans la réalisation de cet objectif (ça ne vous rappelle pas un peu Schopenhauer ?)
Entre autres humiliations adressées à la prétention humaine, Barjavel n'hésitera pas à lancer quelques comparaisons sympathiques :
"Les espèces ont-elles conscience de leur mission ? le genre humain sait-il qu'il doit continuer ? Si cette conscience collective existe, l'homme individu ne peut pas plus la connaître qu'une cellule musculaire de la cuisse d'un pilier de mêlée ne peut connaître les règles du rugby et le désir de vaincre. Et pourtant, toutes les cellules du joueur travaillent pour cette victoire. "
Malheureusement, Barjavel poursuit en se consacrant à la question de la religion. A partir de ce moment-là, le bouquin se transforme en un alignement de tracts prosélytes... Toute son originalité disparaît au profit des notions bien convenues (mais avec lesquelles Barjavel semble quand même s'emmêler les pinceaux) de Créature, de Créateur, de religion vraie/fausse/pervertie, faisant des démonstrations de tout et n'importe quoi tout en avouant qu'il n'y connaît pas grand-chose et qu'il a tout juste survolé les textes religieux -mais pas besoin d'en savoir plus pour faire des théories !
Ne nous morfondons pas trop... Après tout, ce texte n'est peut-être qu'une belle rêverie... Un essai qui joue sur les mots et les interprétations des phrases... Ainsi en est-il de cet extrait significatif parmi tant d'autres :
"Alors Yahvé Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis, de la côte qu'il avait tirée de l'homme, Yahvé Dieu façonna une femme… » (Genèse, 2-21, 22.) Remarquons d'abord que le début de ce récit est la relation parfaite d'une intervention chirurgicale : anesthésie, opération, fermeture de la plaie, opératoire. Ce qui permet de déduire que l'auteur du récit, il y a cinq ou six mille ans, vivait dans une société où les opérations sous anesthésie étaient habituelles. […]"
Mais partant de là, les interprétations sur le monde deviennent infinies et perdent tout leur sens... le tigre avait si faim qu'il a fini par se provoquer une belle indigestion...
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cinecirque
  08 mai 2012
Si Barjavel ne semble pas avoir la vocation d'un philosophe dans La faim du tigre, son livre se place tout de même à mi-chemin entre littérature et essai. En effet, l'auteur pose ici certaines questions assez universelles et classiques, mais n'y apporte volontairement pas de réponse et préfère les habiller d'un style très plaisant et d'anecdotes qui le sont tout autant.
Cependant, l'atout majeur de l'oeuvre réside en le fait que Barjavel ne passe pas par quatre chemins, ne caresse pas les bien-pensants dans le sens du poil, mais préfère nous mettre dans la face que l'homme, comme tout animal, est voué à s'autodétruire, et n'échappera pas à la régulation naturelle si son territoire est surpeuplé. Peut-être n'est-ce pas nouveau, mais nous avons tendance à l'oublier dan sune société ou l'on cherche à tout contrôler (par pitié, laissons-nous un peu aller...).
C'est également une ode à la nature que l'on ne saurait ignorer, dans la continuité de ce que j'ai écrit précédemment.
Malheureusement, La faim du tigre ne possède de réel impact que durant la lecture, et la volonté de mettre son lecteur face à ce qui est n'est pas assez forte pour que l'effet persiste après la fin du livre, ce qui fait d'elle, et c'est dommage, une oeuvre mineure.
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Pchabannes
  08 février 2015
Décidons-nous de notre destin ? Voulons-nous notre vie ou continue-t-elle sans le secours de notre volonté ? Sommes-nous logés en nous-même à la façon d'un passager incompétent ? La vie continue-t-elle parce que nous sommes mortels ? le sexe n'est-il que reproduction où l'homme oublieux du but se laisse tirer par le moyen comme un chat de gouttière? L'amour n'est-il pas oubli de soi sans besoin d'être partagé ? Et pourquoi survivre ? Pour tuer ? Dieu n'est-il plus accessible qu'aux aventuriers ? Et tant d'autres questions…
René Barjavel, sur un ton souvent déroutant, parfois désespéré et toujours profond et équilibré, interroge notre lien avec nous-même, avec l'autre.
La science et la religion semblent impuissantes à expliquer ou à partager le pourquoi. Lâché par le rationalisme et l'irrationnel, les deux béquilles de l'homme adolescent, que je tombe ou m'envole, il me faudra bien apprendre à marcher.
Une lecture roborative et rafraichissante. Un de ces texte que l'on devrait offrir à nos jeunes gens et qu'ils conserveraient jusqu'au crépuscule de leur vie.
Merci à Nicolas K. La qualité de cette proposition de lecture ne m'étonne pas, elle me ravit.
Denoël, 1966, Folio 2014, 200 pages extraordinaires, un cadeau à 7€, ce n'est plus un prix mais un don à une oeuvre de réconciliation avec soi.

Lien : http://quidhodieagisti.over-..
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Citations et extraits (97) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   02 octobre 2012
1er janvier 1966. Je vais terminer ce livre aujourd'hui, malgré tous les efforts de mes deux petites filles qui grattent à ma porte, m'appellent, courent dans le couloir après la queue du chien, pleurent, rient, vivent et ne se doutent de rien.
J'ai deux petits-fils aussi, au bord de la mer.
Quatre bourgeons qui portent déjà dans leurs cellules innocentes les ordres de la lignée, de l'espèce et de la vie. Et d'ici que ce livre paraisse, peut-être y en aura-t-il un ou deux autres en chemin.
La vie, l'amour, l'espèce ne sont pas chiches.
L'année finit l'année commence, la vieille la jeune terre tourne, tourne sur elle-même, tourne autour du soleil dans le grand espace vide, tourne comme le dernier valseur qui ne veut pas que le bal finisse.
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genougenou   19 janvier 2017
1 - Rien ne justifie la guerre. Jamais.


2 -La guerre est un processus d'automutilation déclenché au sein de l'espèce humaine par la violation de la loi d'équilibre du monde vivant.
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colimassoncolimasson   03 août 2012
Les espèces ont-elles conscience de leur mission ? Le genre humain sait-il qu’il doit continuer ? Si cette conscience collective existe, l’homme individu ne peut pas plus la connaître qu’une cellule musculaire de la cuisse d’un pilier de mêlée ne peut connaître les règles du rugby et le désir de vaincre. Et pourtant, toutes les cellules du joueur travaillent pour cette victoire.
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lastephlasteph   10 juillet 2015
Un dé à coudre empli de tourbillons de rien : c'est l'humanité. Découpez, en trois milliards. Prenez votre part. Voilà le baigneur ! c'est l'homme. Je. Moi qui écris ce livre...Moi qui le lis...Je suis un trois-milliardième de dé à coudre. Cet acier dur, c'est du vide, tourbillons, néant. C'est un couteau zéro. Ma main pareil. Mon cœur non plus...Pourtant, si cette main zéro prend ce couteau de vide et le plante dans ce cœur de rien...
Aïe !...
La vie, la mort, la souffrance ne tiennent pas dans le dé à coudre.
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colimassoncolimasson   11 novembre 2012
« Alors Yahvé Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis, de la côte qu’il avait tirée de l’homme, Yahvé Dieu façonna une femme… » (Genèse, 2-21, 22.) Remarquons d’abord que le début de ce récit est la relation parfaite d’une intervention chirurgicale : anesthésie, opération, fermeture de la plaie, opératoire. Ce qui permet de déduire que l’auteur du récit, il y a cinq ou six mille ans, vivait dans une société où les opérations sous anesthésie étaient habituelles. […] Ce qui est surprenant, c’est cet homme à qui il manque désormais une côte. Comme il s’agit de la conformation de l’homme par excellence, de l’homme type, tous ses descendants mâles devraient avoir une côte en moins. Nous savons qu’il n’en est rien. Mais la science a découvert, il n’y a pas très longtemps, que les hommes ont effectivement quelque chose de moins que les femmes. Quiconque a sous les yeux la microphotographie d’une cellule en train de se diviser a été frappé par l’alignement, dans le noyau, des chromosomes dédoublés. De chaque côté de la ligne de partage de la cellule, les chromosomes symétriques se font face, comme les côtes de part et d’autre de la colonne vertébrale. Comptons ces chromosomes. Chez la femme, il y en a 23 paires. Chez l’homme, combien ? 22 paires complètes et une paire incomplète…
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Videos de René Barjavel (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de René Barjavel
René Barjavel : l'avenir de la science-fiction .
En 1970, l'auteur de science-fiction René Barjavel a déja publié ses romans les plus connus : "Ravage" (1943) ou encore "La nuit des temps" (1968), où il déploie ses thèmes habituels sur les dangers d'une dépendance à la technoscience ou le rejet d'un monde artificialisé à l'excès. Dans cette émission enregistrée devant des étudiants, il donne un éclairage sur la façon dont un auteur de SF peut envisager l'avenir, et la difficulté qu'il y a à s'extraire de ce que l'on connait. Et il en profite pour pronostiquer la fin prochaine de l'ère atomique -dont abusent ses collègues écrivains de science-fiction- avec un enthousiasme qui laisse songeur 45 ans plus tard. "C'est un moyen particulièrement barbare de se procurer de l'énergie et nous allons très rapidement enjamber cette ère là", dit-il.
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