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ISBN : 2253194514
Éditeur : Le Livre de Poche (03/06/2015)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Du premier Noël de l’enfance au dernier été passé sur une île dans le golfe de Finlande, toute la vie d’une femme est rassemblée dans ces quinze nouvelles publiées pour la première fois en France. Avec cette chronique d’une vie passée au plus proche de la nature et des saisons qui passent, dans un style pur où l’étrangeté perce souvent sous l’apparente simplicité, «
Tove Jansson fait presque disparaître la narration dans ce que Hegel appelait ʺla prose d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  19 juillet 2015
Tove Jansson était une écrivaine finlandaise,sudophone (1914-2001).
Elle grandit dans une famille d'artistes,pére sculpteur, mère illustratrice, passant les hivers dans le studio d'artistes de ses parents à Helsinki, et l'été ,dans une petite maison de pêcheur dans l'archipel de Pellinge.
A part la première et la dernière des quinze nouvelles de ce receuil, presque toutes racontent son enfance vécue sur cette île, dans une grande liberté,au sein de la nature, avec les sentiments et les sensations de l'enfant qu'elle était. La jupe de tulle de maman sous laquelle on fantasme/une sortie en radeau avec Albert, le petit copain/une tentative pour contaminer avec sa rubéole ,le singe de la maison...un regard paisible sur les choses,un langage doux et léger pour alléger la solitude de l'enfance.
Avec "L'écureuil" et "Prendre congé",l'auteur saute de l'enfance à la vieillesse, avec toujours comme cadre cette maison de l'archipel.
Seul le dernier récit, qui donne aussi son nom au receuil.met en scène un personnage masculin.Mais le thème est toujours le même,la solitude.
Mais ce n'est pas triste du tout, on partage des petits moments de la vie avec légèreté et quiétude,une très agréable lecture!
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Tiburtina
  27 juillet 2015
le sous-titre inscrit en couverture présente l'ouvrage comme un recueil de nouvelles. Si l'on excepte la dernière histoire, l'ensemble donne plutôt l'impression d'épisodes de la vie d'une femme (l'auteure ?) : la première moitié évoquant son enfance, la seconde se rapportant à l'âge mûr. Pour toile de fond, et comme autre fil conducteur, les golfes finlandais, la nature rude et fascinante avec laquelle le personnage féminin entretient un lien intime et enchanté.
Les "nouvelles" de la première partie sont comme des souvenirs échappés de la mémoire d'une fillette, nimbés des brumes de l'imagination, simples et profonds à la fois, petites merveilles de poésie qui confèrent à ces instants arrachés au temps un caractère enchanteur.
Répondent à ces nouvelles celles de la seconde partie, qui disent quant à elles le départ, interrogent les manières de "Prendre congé" (titre de l'une des histoires) - avec légèreté toutefois, et un certain humour. Pour ma part, j'ai trouvé ces nouvelles moins intéressantes que les premières, il leur manquait la petite touche féerique et originale qui m'avait tant plu en début de lecture.
La dernière nouvelle, qui donne son titre au livre, occupe quant à elle une place à part. Elle est la seule dont le narrateur soit masculin. de par son ton, son sujet, elle est en décalage avec le reste du recueil, sur lequel elle invite, en quelque sorte, à porter un regard distancé et moqueur ; mais je n'ai pas aimé terminer la lecture sur cette histoire, que j'ai trouvé trop en rupture avec ce qui m'avait plu précédemment.
Quoi qu'il en soit, ce petit ouvrage mérite d'être découvert, savouré - tout comme "Le livre d'un été", de la même auteure, encore plus réussi à mon avis.
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LecturesGourmandes
  18 juillet 2015
D'un Noël en famille au voyage d'un homme, en passant par des vies solitaires, Tove Jansson nous fait voyager. Chaque nouvelle est bien unique en son genre, le style d'écriture et de narration est doux, simple mais exprime un je ne sais quoi de déstabilisant au sens positif. Que ce soit à côté d'une petite fille fêtant Noël, en compagnie d'une femme solitaire scrutant un écureuil ou encore près d'un homme en quête d'un nouveau bonheur, je me suis sentie emportée par l'histoire et je me suis sentie proche de l'individu.
L'auteure nous emmène alors au coeur de la Finlande, avec ses paysages à nous couper le souffle, avec son hivers glacial et emprisonnant, avec son été festif.
Un recueil de nouvelles qui nous emporte loin de chez nous, des histoires dépaysantes et inédites !
Une réelle surprise littéraire pour moi !

Lien : http://voldelivre.canalblog...
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babounette60
  29 juin 2015
La vie d'une femme en 15 nouvelles: Noël, déguisement, un écureuil, l'enfance, la mer, les bateaux etc... tout ce qui a fait la vie de Tove Jansson, écrivaine Finlandaise.
J'ai détesté "le livre d'un été", apprécié un peu "l'honnête tricheuse", et là j'ai ressenti autant d'ennui qu'à la lecture du 1er livre.
Non pas que ce soit mauvais ou mal écrit. C'est juste que je n'accroche pas du tout et me force à livre de la 1ère ligne à la dernière. Ce sera ma dernière tentative avec cette auteure.
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LillaMy
  08 septembre 2018
Des nouvelles assez inégales, certaines m'ont ennuyée. La vision du monde offerte par Tove Jansson est assez désabusée, on y retrouve la mélancolie des Moumines mais le temps passé a laissé dans son chemin un certain cynisme.
Dans l'ensemble j'ai moins apprécié que le Livre d'un été.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AifelleAifelle   04 octobre 2015
"En fin de matinée, papa s'énerve, car il prend Noël très au sérieux et a du mal à supporter tous les préparatifs. Il redresse chaque bougie et nous met en garde contre le risque d'incendie. Il se précipite dehors pour acheter du houx, une minuscule brindille qui est plus belle que des roses ou des orchidées et qu'il faut accrocher au plafond. Il ne cesse de demander si c'est absolument sûr que tout est prêt et trouve soudain que la disposition de Bethléem ne convient pas du tout. Puis il boit un coup pour se calmer. Maman écrit des vers et sort les restes de rubans dorés et de papiers cadeau de l'année précédente".
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VanessaVVanessaV   16 janvier 2016
Je traverse une forêt dessinée par John Bauer. Il savait dessiner les forêts et depuis qu'il s'est noyé, personne ne s'y est risqué. Et ceux qui osent, maman et moi les méprisons.
Pour dessiner une forêt qui soit assez grande, on ne met pas la cime des arbres et le ciel. Juste des troncs droits et très gros qui s'élèvent vers les nuages. Le sol est constitué de doux vallons, de plus en plus loin, de plus en plus petits, jusqu'à ce que la forêt soit infinie. Il y a des pierres, mais on ne les voit pas. La mousse pousse dessus depuis des milliers d'années et personne n'y a touché. Si on marche dans la mousse, cela fait un grand trou qui prend une semaine à se réparer. Si on marche dessus une deuxième fois, on a fait un trou pour l'éternité. Si on marche une troisième fois sur la mousse, cela la fait mourir.
Dans une forêt bien peinte, tout est plus ou moins de la même couleur, la mousse, les troncs et les branches des sapins. Tout est doux et grave, à mi-chemin entre le gris, le marron et le vert, mais avec très peu de vert. Si on veut, on peut y placer un être humain, une princesse, par exemple. Elle est toujours blanche, très petites avec de longs cheveux blonds. On la place au milieu ou dans la bordure dorée. Après la mort de John Bauer, les princesses sont devenues modernes et elles étaient de n'importe quelle couleur. Juste des enfants normaux déguisés.
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VanessaVVanessaV   05 janvier 2016
Puis l'atelier se transforme en forêt primitive où on peut s'enfoncer incroyablement loin sous le sapin pour s'y cacher. Sous les sapins, il faut se montrer plein d'amour. Il existe également des endroits pour éprouver du chagrin ou de la haine, par exemple, entre les portes où le courrier arrive. La porte du vestibule a des petits carreaux rouges et verts, elle est étroite et solennelle. Et puis, le vestibule est rempli de vêtements, de skis et de jambières, mais juste entre les portes, là où on a juste assez de place pour se glisser, il y a un espace encore plus petit pour éprouver de la haine. Si on le fait dans une grande pièce, on meurt sur-le-champ. mais si c'est confiné, la haine retourne à l'intérieur du corps et n'atteint jamais Dieu.
Avec les sapins, c'est très différent, en particulier lorsque les boules y sont accrochées. Ce sont des endroits qui renferment l'amour et c'est pour cela qu'il est terriblement dangereux de les faire tomber.
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ZalvecZalvec   20 mai 2016
P-S : J'ai lu quelque part que les textes écrits au feutre devenaient illisibles au bout d'une quarantaine d'années. Qu'en dis-tu ?
Séduisante perspective, en fait.
A moins que tu n'envisages d'écrire tes mémoires ...
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VanessaVVanessaV   05 janvier 2016
Nous, papa et moi donc, nous levons à six heures le matin convenu parce que les sapins doivent être achetés dans le noir.
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Videos de Tove Jansson (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tove Jansson
(en finlandais) Intervju med Tove Jansson
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