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ISBN : 2226253890
Éditeur : Albin Michel (03/02/2014)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 9 notes)
Résumé :
On ne pense pas, on n'imagine pas, on ne sent pas de la même façon en Chine et en Occident. Ce constat déroutant doit nous interpeller : notre vision du monde n'est pas universelle, elle est un héritage culturel qui imprègne notre quotidien autant que notre philosophie. Nous avons donc tout à apprendre d'un monde si différent et qui entend aujourd'hui jouer un rôle de premier plan.
Cyrille Javary, dont on connaît le talent d'initiateur à la culture chinoise, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
GabySensei
  05 mars 2014
Voici un livre passionnant sur la façon de « Penser» des Chinois : leur façon d'appréhender le monde, leurs conceptions du temps et de l'espace, leur manière d'écrire et de parler...
A travers beaucoup d'exemples du quotidien, Cyrille Javary nous montre pourquoi et comment nous sommes si différents. Cependant il faut souligner d'emblée que ce livre n'est pas facile d'accès. Contrairement à ce que la quatrième de couverture laisse penser, il ne s'agit pas d'un livre de vulgarisation sur la pensée chinoise, mais bien d'un livre qui mêle philosophie, histoire et linguistique, afin de nous faire comprendre le mode de fonctionnement de la pensée Chinoise. La plume de l'auteur et son esprit d'escalier, n'aident pas non plus à nous faire entrer dans le livre, dont la lecture est complexe. Pourtant si on insiste suffisamment, il faut bien admettre que l'on apprend beaucoup.
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lesyeuxplusgrosqueletemps
  22 mars 2014
Etant une passionnée de la culture et de l'histoire chinoise ce livre m'a de suite attirée. Tout en étant très intéressant j'ai trouvé que la quatrième de couverture représentait très mal le contenu de celui-ci. En effet nous tombons dans une énumération d'éléments très précis auquel je ne m'attendais pas, tel que les mois et les jours en Chine ou l'écriture. Beaucoup de sujets abordés ne sont pas primordiaux dans la culture chinoise à mon humble avis mais pour des personnes cherchant des sujets en particulier cet essai est parfait. Cependant dès nous arrivons en profondeur sur une certaine réflexion Javary parvient à nous faire réfléchir sur la grande puissance qu'est la Chine. Ce qui m'a particulièrement interpelé dans ce livre est avant tout le fait qu'il puisse convenir aussi bien à des novices qu'à des expérimentés sur la Chine. Enfin l'écriture de l'auteur tout en étant dense, nous guide avec simplicité dans les méandres de la culture chinoise.
Un grand merci aux éditions Albin Michel et à Babelio pour cette très bonne lecture.
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queenjude
  02 mars 2014
ce livre est une plongée dans le monde de la pensée chinoise qui m'a appris pas mal de choses. Cependant, j'ai quelques réserves quant à cet essai. S'il est très intéressant, je le trouve trop foisonnant, à vouloir trop en dire, on en dit parfois pas assez… Au contraire, l'auteur maîtrisant son sujet (il fait de nombreux renvois à ces précédents ouvrages), j'ai parfois eu du mal à le suivre sur certains points : et oui, de la culture chinoise, je ne connais pas grand-chose, si ce n'est ce que la télévision a bien voulu m'en dire (je ne crois pas avoir lu un seul auteur chinois … ), donc par moment, j'ai haussé le sourcil en me demandant de quoi on me parlait (je connais quand même la révolution culturelle, Mao et Confucius, il ne faut pas exagérer), mais j'avoue, j'attendais un livre de "vulgarisation", comme on dit, et la 4ème de couverture me promettait des anecdotes (il y en a, mais peu), donc je suis un peu déçue.
J'ai été très intéressée par ce qu'on nous dit du Ying et du Yang (beaucoup plus complexe que la simplification occidentale veut le faire croire), mais le chapitre consacré aux jeux de société (comme mode de pensée) m'a profondément ennuyée… Trop long, trop complexe. Donc, en résumé, il faudrait peut-être commencé par des textes plus abordables quand on ne connait vraiment rien de la pensée chinoise. Si j'ai découvert bons nombres de réflexions intéressantes sur la société chinoise, je pense que ce livre est destinée à ceux qui la connaissent déjà un peu, et qui veulent parfaire leurs connaissances, approfondir.
Lien : http://arsenelupinetlesautre..
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Astazie
  07 mars 2014
La quatrième de couverture m' avait attirée, mais ce ne fut pas une lecture facile. Cyrille Savary nous expose d'une manière ordonnée ce qu'est la pensée chinoise. Il juxtapose des fragments de la réalité chinoise pour découvrir un lien qui les unit.
Il aborde en détail le Yin et le yang, étude très intéressante pour la novice que je suis.
Au-delà du livre, et d'une certaine pensée, les enjeux culturels sont considérés d'une autre façon.
Je remercie Masse critique de Babelio et les éditions Albin Michel pour l'envoi de ce livre.
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Icitlali
  10 août 2015
Excellent ouvrage pour qui cherche à comprendre la culture chinoise : une analyse à partir de la langue (essentiellement) et de ses particularités.
L'ouvrage est précis, voire parfois pointu, mais d'une grande clarté... enfin une approche utile et qui ne sombre pas dans les préjugés et les représentations.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
GabySenseiGabySensei   05 mars 2014
La flotte de Zheng He (1405-1433) est impressionnante par son avancée technologique - elle s'appuie sur deux inventions chinoises essentielles à la navigation, la boussole et le gouvernail d'étambot, connues depuis les Song-, mais surtout par la taille de ses navires. Déjà lorsque Marco Polo avait décrit ceux qu'il avait vus, un siècle avant Zheng He, personne ne l'avait cru, car ce qu'il rapportait était inimaginable à l'époque en occident. L'armada de Zheng He compte un millier de navires, dont le cœur est constitué par une soixantaine de jonques géantes, longues de cent vingt à cent quarante mètres et larges de cinquante, jaugeant chacune environ mille cinq cents tonneaux (on connaît ces dimensions grâce à la découverte en 1962, près de Nankin où se trouvaient les anciens chantiers navals, d'un gouvernail intact qui a permis de reconstituer les navires). Gréés chacun de neuf mâts portant des voiles à lattes (ce qui évite aux marins de risquer leur vie en grimpant dans les gréements pour carguer la voilure), ces colosses embarquent un bon millier de soldats et autant de passagers officiels, invités étrangers, savants, interprètes, médecins et même jardiniers (qui cultivent des légumes à bord pour éviter le scorbut).

Par comparaison, la flotte que le roi d’Angleterre Henri V rassemble en 1415, la plus impressionnante de l'époque, est composée de... cinquante navires, dont les plus gros embarquent deux cents chevaliers et leurs équipements. On mesure à cette aune à la fois la puissance technologique chinoise de l'époque et , par ricochet, l'audace d'un Christophe Colomb qui, soixante quinze ans plus tard, partait affronter l'inconnu avec une quarantaine de marins, dans des caravelles d'à peine trente mètres de long.

(P78)
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GabySenseiGabySensei   05 mars 2014
Les mots sont les outils avec lesquels on pense, et l'on pense différemment selon qu'on écrit avec des mots formés de signes dénués de sens et placés les uns à la suite des autres (les lettres) ou avec des idéogrammes constitués de dessins schématiques disposés de façon à tenir chacun dans un espace identique. Le raisonnement analytique, ce fondement de la vertu occidentale qui nous a donné la science et la philosophie, doit beaucoup à notre façon d'écrire. Il nous semble évident que tout le réel, les objets physiques, le corps humain, le fonctionnement des entreprises, puisse être ramené à un nombre restreint de composants élémentaires pour être analysés, puisqu'il en est ainsi de tous les mots avec lesquels nous pensons. Rien de tel en chinois. On l'a vu, on ne peut pas épeler un idéogramme, c'est un tout, un agrégat dont la constitution est souvent rétive à notre forme usuelle d'analyse.

(P223)
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GabySenseiGabySensei   05 mars 2014
Sur la conception chinoise de la mort:

"L'idée générale qui prévaut est que les défunts ne sont pas morts, ils sont simplement allés vivre dans le monde de l'invisible. [...] Les défunts sont toujours là, invisibles mais présents. C'est ce point de vue qui donne toute sa force au statut politique et social du "culte des ancêtres" dont la "piété filiale" est un des aspects. [...] Structurant le devoir des enfants de devenir parent à leur tour, le respect envers les aînés constitue ce socle intangible de la morale chinoise aussi bien familiale que sociale, en un mot l'enseignement fondamental.

(P64-65)
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GabySenseiGabySensei   05 mars 2014
Les Chinois n'ont pas de prénom, ils ont un "post-nom". Or la manière dont on énonce sa propre individualité n'est pas un acte anodin, mais un signe culturel profondément emblématique des choix d'une civilisation. Dans le monde indo-européen, chacun se désigne d'abord par son prénom suivi de son nom de famille, marquant ainsi le primat culturel de l'individu sur l'appartenance familiale. En Chine la perspective est différente. Lorsqu'on décline son identité, on commence toujours par indiquer le nom de son clan suivi de son appellation individuelle.

(P279)
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GabySenseiGabySensei   05 mars 2014
Les défunts ne sont donc pas morts, ils sont simplement partis vivre ailleurs, dans le monde invisible. Dès lors, ce n'est pas parce qu'ils sont allées vivre ailleurs qu'ils n'ont pas le droit de savoir ce qui advient ici-bas à leurs descendants, surtout quand il s'agit de nouvelles qui augmentent la "face" de leur famille. La transmission des informations familiales aux défunts doit rituellement être opérée par le fils aîné ; d'où l'obligation incontournable de donner un descendant mâle à ses parents, traditions multimillénaire qu'est venue heurter de plein fouet la politique de l'enfant unique dont le principal slogan était : "Une fille c'est bien..."

'P68)
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Videos de Cyrille Javary (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cyrille Javary
Cyrille Javary - La souplesse du dragon, les fondamentaux de la culture chinoise .Cyrille Javary vous présente son ouvrage "La souplesse du dragon, les fondamentaux de la culture chinoise" aux éditions Albin Michel. Préface d'Ivan P. Kamenarovic. http://www.mollat.com/livres/javary-cyrille-souplesse-dragon-les-fondamentaux-culture-chinoise-9782226253897.html Notes de Musique : ?China Bow? (by Innig). Free Music Archive.
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