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Laurence Viallet (Traducteur)
ISBN : 2259211259
Éditeur : Plon (06/01/2011)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Biographie fictive inspirée de la vie d'une sculptrice britannique au début du 20e siècle, Saison de lumière saisit le lecteur comme spectateur d'un tableau en train d'être peint, sa poésie, sa modernité et sa force romanesque font durer l'éblouissement.


Née en 1924, Jennet Mallow grandit dans le Yorkshire, entre un père pasteur hanté par ses souvenirs de guerre et une mère irrémédiablement déracinée des montagnes jamaïcaines de son enfance. T... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
petitsoleil
  03 février 2013
j'ai beaucoup aimé ce roman ! repéré un peu par hasard, avec sa couverture très simple (édition J'ai lu, pour l'exemplaire que j'ai acheté) ... j'avais été intriguée par la 4e de couverture, et m'étais dit "pourquoi pas"
"un premier roman, on peut tenter l'aventure" ! c'est incertain mais parfois on tombe sur de vraiment bonnes surprises !
une bonne surprise, ce fut le cas ! quelle puissance d'évocation, quelle poésie, dans les paragraphes sur l'inspiration de Jennet, sa vision créatrice, sa recherche de la vérité, de la couleur, de la lumière ...
j'ai été un peu déçue d'apprendre que Jennet n'existait pas, cependant elle est sûrement composée de plein de vrais détails d'artistes ayant existé
l'auteur a vraiment soigné tout ce qui est évocation du monde de la peinture, des techniques picturales, mais aussi des critiques, des galeristes, des marchands d'art, de l'évolution des modes et courants artistiques en Europe et aux Etats-Unis ... superbe et très instructif
touchante aussi est l'évocation de la rivalité dans un couple d'artistes
j'ai trouvé poignant le long combat entre la recherche d'absolu et de création chez Jennet, et ses maternités et les réalités du quotidien
alors que son mari l'aide rarement et sombre de plus en plus dans l'alcoolisme, elle doit faire face avec courage aux imprévus de la vie !
un premier enfant arrive rapidement, Ben, et elle doit se marier, étant issue d'un milieu conventionnel ... alors qu'elle connait à peine David, son amant depuis peu
ensuite, en Espagne, David et elle conçoivent un autre enfant ... et lors de l'accouchement, ce sont des jumelles ! dont l'une restera irrémédiablement plus faible, malade, dépendante ... Vanessa : un souci constant pour sa mère qui l'aime énormément ! une fille plus calme que sa jumelle mais si faible
plus tard, constatant que David et Vanessa ne vont pas si bien, Jennet qui aime l'Espagne, se résout à retourner en Angleterre avec toute sa famille ...
la vision créatrice et la volonté de Jennet s'affirment progressivement, de sa première grossesse à la fin, toute sa vie est un magnifique chant de création, de peinture, de dessin ... parallèlement son couple évolue, elle acquiert une certaine renommée, elle a un quatrième enfant ...
un beau livre, à découvrir absolument si vous aimez la peinture, l'Angleterre, l'Espagne, les artistes du 20e siècle, les portraits de femmes
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tynn
  19 février 2013

A partir des années 50, Jennet Mallow est une artiste peintre, au talent reconnu. Sa vie et son parcours créatif sont proposés par un biographe anonyme, que je laisse le lecteur découvrir.
Sa vie personnelle a été riche de bonheurs et de difficultés, entre un époux artiste, une vie de bohème aux multiples excès, l'éducation de ses enfants, les rencontres amoureuses, professionnelles et amicales.
Pour un femme peintre, concilier vie quotidienne, devoir de mère et d'épouse, désir de création, est un dilemme. Il faut accepter d'être dans l'ombre d'un mari peintre fantasque, se battre pour la reconnaissance de son propre talent, acquérir son indépendance financière, faire des choix de vie pour le bonheur de sa famille, assumés parfois avec frustration et solitude.
Combien il peut être difficile de vivre d'une passion artistique! La vie est faite de renoncement mais le travail de création se nourrit et s'enrichit des joies et des peines.
Je suis heureuse d'avoir pris tant de plaisir à lire ce livre que j'imaginais à tort plus ardu. le courant artistique abstrait, qu'il soit Moderne ou Contemporain ne m'est jamais facile à aborder et je craignais de devoir subir des approches intellectuelles quelque peu fumeuses - si vous me passez l'expression.
J'ai aimé le combat de la femme, son énergie, ses faiblesses, ses blessures. J'ai trouvé passionnant de l'accompagner dans sa peinture, dont le descriptif narratif est talentueux.
L' histoire est bien représentative d'une époque de création artistique libre, excessive, intense, vivifiante.
Ravie de ma lecture et un grand merci à Masse Critique Babelio et aux Editions J'ai Lu
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Cath36
  29 juin 2011
Voilà un roman qui ressemble à une véritable biographie et mêle avec une telle habileté le vraisemblable et l'imaginaire que je me suis surprise à aller voir sur Internet si Jennett Mallow n'avait pas vraiment existé, à tout hasard...
Passionnant ! Tant sur l'analyse des processus de création que sur la vie d'une femme partagée entre un quotidien à assumer et une vocation à épanouir, tout cela dans un style à la fois analytique et épuré (celui du biographe) et infiniment poétique. En résumé : ce livre se lit à la fois comme une biographie (un certain nombre d'éléments étant du reste inspirés de personnes ayant existé), et se savoure comme une oeuvre de fiction, où toute personne ayant vécu ce double appel à vivre se reconnaîtra. Il peut toutefois déconcerter l'amateur de roman pur, et il y a quelques longueurs dans la narration ; il faut savoir prendre le temps de savourer de très belles descriptions de paysages et de lumières. Mais quel bel hommage rendu à la peinture et à la vie d'une femme certes heureuse de ses maternités, mais qui a besoin de créer pour vivre vraiment ! A savourer lorsque tout semble gris autour de soi et en soi.
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kathel
  27 février 2013
Que dire de Saison de lumière ? le titre français, tout d'abord, ne signifie pas grand chose au regard du roman, composé d'une vie entière, donc de bien nombreuses saisons, et propose une traduction curieuse de « An equal stilness » lui-même difficile à traduire (Un même calme ?) Bref, il faut lire la quatrième de couverture pour savoir qu'il s'agit de la vie d'une femme peintre, dans l'Angleterre du XXème siècle, Jennet Mallow. Et pourtant aucune oeuvre de l'artiste en couverture… Bien sûr, puisque Jennet Mallow est un peintre n'ayant existé que dans l'imagination de l'auteur.
Née en 1924, deuxième fille d'un prêtre du Yorkshire, elle montre des dons pour le dessin et la peinture. A la Kensington School of Art où elle est admise en 1945, elle rencontre David Heaton, qui deviendra son mari et le père de ses trois enfants. le couple s'installe pendant quelques année au sud de l'Espagne et Jennet y reprend ses pinceaux et produit quelques toiles qui la font remarquer, et même connaître davantage de notoriété que son époux. La vie d'artiste, avec ses soirées arrosées, ses couples qui se font et se défont, convient bien à David, et pendant ce temps Jennet assure tout le quotidien. Voici pour l'histoire, en très très bref…
Ce roman a beaucoup de qualités, la première étant l'invention de toutes pièces d'une biographie d'artiste, en faisant référence parfois à des peintres existants, et à laquelle on croit. Son deuxième point fort est l'écriture, très visuelle, notamment les évocations de matières, de couleurs, de tableaux ou des paysages qui les inspirent. L'auteur a très bien su rendre aussi les tourments et atermoiements d'une femme partagée entre sa vie d'épouse, celle de mère, celle d'artiste, celle de femme tout simplement. Malgré tout, si c'est une belle réussite, je suis restée un peu extérieure, je n'ai pas ressenti tellement d'émotion, même aux moments les plus sombres de la vie de l'artiste. Quelque chose me manquait. Je ressentais le besoin de voir les tableaux de Jennet, et pas simplement de lire les descriptions. Toutefois, pour un premier roman, c'est tout de même superbe à bien des égards, ne vous arrêtez pas à mon seul avis. Si le sujet vous tente, lisez ceux d'autres lectrices plus emballées.
Lien : http://lettresexpres.wordpre..
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smfhernandez
  13 février 2011

Hasard du calendrier, cette découverte suit de près la lecture d'Un autre monde, que j'ai plus qu'adoré. Certaines thématiques rapprochent fortement les deux ouvrages (la création et l'inspiration, le monde de l'art au XXe siècle, ses réponses aux bouleversements d'une société en crise...). Alors, forcément, la comparaison s'est imposée dans mon esprit, mais j'ai essayé de maîtriser cette réaction car les conclusions que j'en aurais tirées n'auraient pas été à l'avantage de Saison de lumière.

Ce que j'ai regretté avant toute chose, c'est de ne pas parvenir à m'attacher aux personnages. Ils forment pourtant une galerie hétéroclite convaincante et assez touchante. Nous découvrons autant leurs forces que leurs faiblesses, et pourtant, je ne suis pas parvenue à entrer totalement dans leur univers.

Autre déception, même si j'ai conscience de sa dimension subjective: le langage employé pour décrire les scènes d'intimité entre Jennet et David. Un vocabulaire cru, moche, qui évite certes les clichés à l'eau de rose des romans Harlequin mais qui semble surtout inapproprié, sentiment qui ne fait que se renforcer lorsque l'on découvre, dans les dernière pages, l'identité du narrateur.

Néanmoins, Saison de lumière présente des qualités évidentes. J'ai notamment été captivée par la description des oeuvres de Jennet, que je voyais littéralement apparaître sous mes yeux. L'interprétation des éléments plastiques m'est toujours apparue juste, pertinente sans être exagérément intellectualisée. J'en suis arrivée à sincèrement regretter que tout cela ne soit que fiction! de la même façon, l'incidence de la vie personnelle de l'artiste sur ses tableaux est introduite de façon sensible et subtile.

J'ai également été charmée par les paysages au travers desquels l'auteur nous fait voyager. de ce petit village d'Espagne aux côtes de la Cornouailles, nous découvrons des couleurs et des lumières changeantes, des gammes toujours renouvelées qui marqueront inévitablement l'imagination de Jennet.

Ainsi, l'auteur excelle indéniablement dans l'art de la description, et j'ai réellement apprécié cette exposition de personnages divers, de tableaux époustouflants, de décors extraordinaires. Il ne m'a manqué qu'un peu d'émotion, de profondeur pour faire de Saison de lumière un réel coup de coeur. Mais Francesca Kay n'en demeure pas moins une romancière à suivre, sans l'ombre d'un doute!

Lien : http://un-livre-a-la-main.co..
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil   03 février 2013
Patrick Mann joua un grand rôle dans la confiance nouvelle de Jennet. C'était alors un jeune homme, il lançait une nouvelle galerie, il avait soif de reconnaissance. Mais ce n'était pas un simple imprésario : il avait du goût, l'oeil sûr, et dès le début il sut qu'avec Jennet il avait de l'or entre les mains. Elle ne lui échapperait pas. Il lui écrivit à Santiago, renouvelant la proposition faite par l'intermédiaire de David, et en juin 1952, il se présenta devant sa porte. Je passais dans le coin, souffla-t-il en toute invraisemblance. (...)

Comme disait David avec justesse, il ressemblait davantage à un fonctionnaire anversois qu'à un galeriste prometteur ; il semblait tout droit sorti d'un tableau de Magritte. Il ne lui manque plus, poursuivait David, qu'une colombe plantée dans ce chapeau. Mais David l'aimait bien. Tout le monde l'aimait bien ; il était plein de reconnaissance et de politesse (...)

Il est monté sur ressorts, un vrai petit ballon gonflé aux superlatifs, dit David à Jennet. Montre-lui n'importe quel tableau, et il va exploser.
En l'occurrence, il garda une remarquable maîtrise de lui-même.
Jennet conservait ses tableaux dans la cabane d'un voisin ; un matin, elle y emmena Patrick. Elle lui montra Santiago.

Avec David, ils avaient dû ôter la porte de ses gonds pour faire entrer le tableau dans la cabane ; il occupait quasiment toute la place.
Contre le mur en bois, avec la lumière du jour qui filtrait par l'ouverture de la porte, il semblait rayonner.
Lumineux dans les bleus, le safran, comme un trésor illuminé par le feu d'un dragon ou un retable par une myriade de cierges.

Dans la cabane poussiéreuse qui sentait le poisson, Patrick Mann regardait fixement le tableau. Jennet s'était attendue à un flot de paroles surexcitées, mais il ne souffla mot pendant plusieurs minutes.
Elle n'apprit que des années plus tard qu'il avait eu le plus grand mal à retenir ses larmes.

Sous l'enthousiasme à tous crins de Patrick, il y avait du discernement, des compétences et du savoir. Et une absence de sensiblerie. Il pleurait rarement.
Son intérêt pour Jennet était avant tout commercial.
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petitsoleilpetitsoleil   03 février 2013
Deux filles. Sarah et Vanessa. Sarah est d'une santé florissante, mais Vanessa est maladive, chétive (...)
Et cependant, Sarah tète avec avidité. Vanessa pousse des plaintes faiblardes, bêlantes, un bruit suraigu et désespéré qui transperce Jennet jusqu'aux os la nuit comme le jour.

(note : Ben est le fils aîné de Jennet et David Heaton, né en Angleterre, avant leur déménagement en Espagne) Ben n'a pas encore trois ans et reste stupéfait par ces intruses qui font régner leur loi sur sa mère, il se remet à sucer son pouce, à faire pipi au lit et à pleurnicher (...)

(note : Barbara est la soeur aînée de Jennet) Barbara se montre inamicale avec David, mais sa rancoeur touche également Jennet.
Même à présent, Jennet, ensanglantée, coupée, épuisée, en larmes, est plus jolie, plus mince, plus intelligente que sa soeur.

Jennet a un mari, et il est très beau, même si c'est un vaurien.
Jennet a trois enfants, dont deux sont charmants, même si la troisième est cireuse et vouée à ne pas vivre.
Il en a toujours été ainsi. Quand elles étaient petites, Jennet avait toujours plus de tout que Barbara et elle était la préférée de leur père, c'était tellement injuste.
Barbara n'a pas de mari, n'a même jamais eu d'amant, l'année prochaine elle aura trente ans, elle gâche sa vie à être infirmière, personne ne l'a jamais payée pour jouer avec de la peinture et du papier.
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Cath36Cath36   26 juin 2011
Sa prise de conscience de la dépendance absolue de ses enfants et des obligations d'adulte qui en découlaient pour elle, formait le coeur du problème de Jennett. Aux yeux du monde, un artiste se devait d'être libéré de toute obligation personnelle, condition vitale pour atteindre dans son oeuvre les idéaux les plus élevés, les plus transcendantaux. David Heaton s'était octroyé une telle liberté. Une liberté ontologiquement infantile, toutefois affranchie des contraintes de l'impuissance infantile. David ne serait jamais complètement adulte s'il voulait réussir comme artiste. Jennett se trouvait donc confronté à un choix cornélien : devait-elle se montrer responsable envers ceux qu'elle avait mis au monde ou fidèle à sa vocation ?
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kathelkathel   27 février 2013
Sable rond, martre pure, forme usée-bombée. Eventail en blaireau doux, petit-gris Raphaël pur, pointu, soie de porc au long manche. Jennet s’en délectait, ainsi que de la matière des peintures, leur limon, les odeurs d’huile de lin et de l’essence de térébenthine, qu’elle inhalait profondément, en alchimiste honteuse, quand elle était à l’abri des regards, à lire et à relire les instructions incantatoires et les recettes. Vous aurez besoin de gomme arabique, d’eau distillée, de miel, de glycérine, de fiel de bœuf et de pigments. Du fiel de bœuf. Magie.
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petitsoleilpetitsoleil   03 février 2013
Cet été-là, l'été 1947, marqua l'époque où Jennet commença à sentir naître en elle sa véritable vision d'artiste, concomitante à l'éveil de son enfant.
Quelque chose, quelque pouvoir atavique sur la forme et la couleur s'insinua dans les espaces qu'elle avait gardés à cet effet. Elle se mit également à essayer de nouvelles techniques, à la recherche du médium approprié pour exprimer la pureté de la lumière sur l'eau ou sur l'herbe, les teintes du brouillard, et en arriva ainsi à l'art de la détrempe : la couleur dispersée en émulsion.
Cela nécessitait du jaune d'oeuf ; seulement le jaune et non le blanc, et pour les séparer, elle laissait le jaune d'oeuf dégoutter entre ses doigts, globe chaud de jaune pur et son potentiel d'une nouvelle vie sacrifiée, dans le cas présent, pour l'alchimie de la couleur.
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