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Florence Lévy-Paoloni (Traducteur)
EAN : 9782070787784
278 pages
Éditeur : Joëlle Losfeld (26/08/2010)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 97 notes)
Résumé :
À travers le portrait subtil et touchant de ses personnages, Kate O’Riordan donne à lire un roman magistral et perspicace sur l’amour et la vie de famille.

Connie et Matt Wilson sont parvenus à réaliser leurs rêves ; ils ont fondé un mariage stable et vivent avec leurs trois enfants dans une charmante maison londonienne. Alors qu’ils profitent d’un week-end pour passer ensemble ce qui aurait du être un romantique séjour à Rome, tout bascule : Matt ann... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  23 juin 2013
Connie et Matt sont mariés depuis de nombreuses années. Sur les conseils de Mary, une amie de la famille, ils décident de partir à Rome. Mais le voyage en amoureux tourne court quand Matt aperçoit Greta, son premier amour, dans un café. C'est décidé, il ne rentre pas avec Connie à Londres, pas tout de suite. de retour chez eux, Connie doit affronter les regards pleins d'interrogation et de reproche de ses trois fils, Fred, Joe et Benny. Elle ment, elle diffère, elle refuse de révéler le fiasco et parle avec enthousiasme de Rome. « Si tout était tellement beau et merveilleux, où est Papa ? » (p. 30) Alors, Connie doit choisir entre mentir encore et livrer la vérité crue et nue. « Connie se rendit compte que Fred et elle étaient déjà de mèche pour sauver l'honneur de Matt. » (p. 35) Résolue à tout pour retrouver son mari, Connie révèle peu à peu des facettes assez sombres de son être.
Pendant ce temps, à Rome, Matt avance avec précaution sur le chemin qui le ramène à Greta. La femme est profondément meurtrie par des pertes et lutte avec d'anciens démons. Matt et Greta finissent par rentrer en Angleterre, mais rien n'est achevé, rien n'est consommé. Ce funeste ballet des amours blessées se déroule sous le regard de Mary qui craint de voir éclater la famille qu'elle considérait parfaite et de perdre sa place d'amie, de confidente et de pilier.
Ce roman interroge sur les premières amours et sur les histoires qui n'ont pas été vécues. Il s'agit de bien plus que d'une crise de la quarantaine : le malaise est profond, malsain. J'ai beaucoup aimé le début du roman, mais j'ai trouvé que l'intrigue s'essoufflait à partir du deuxième tiers. Je me suis beaucoup attachée à Mary, personnage qui semble très fort à première vue, mais qui dissimule des fragilités très émouvantes. C'est un roman charmant, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.
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pyrouette
  21 mars 2013
On commence par une rupture classique. Connie rentre chez elle désespérée et Matt reste à Rome. Il a certainement oublié de dire à sa femme que ce voyage à Rome n'était qu'une excuse pour retrouver son premier amour. le reste de l'histoire ? Une sacrée remontée dans le temps, le temps de l'enfance, le temps de l'innocence ou pas. On observe les trois garçons du couple vivant chacun à leur façon la désertion du père, l'amie fidèle de la famille et tous ceux qui entourent le couple. Des portraits réalistes, humains où chaque être souffre de cette situation. Mais, parce qu'il y a un mais, il faut se méfier d'une femme bafouée, surtout d'une femme capable de tout et du pire pour avoir sa place auprès de l'être aimé. Et là est le génie de l'auteur. A savourer par toutes les femmes, à lire d'urgence par tous les hommes….
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Bazart
  29 janvier 2013
le garçon dans la lune, un de ses précédents livres, qui avait fait connaitre l'auteur en France, m'avait déja totalement enthousiasmé,
Dans cet autre amour, on retrouve un certain nombre de ses thématiques (la perte d'un enfant, le retour à ses racines rurales...), traités de façon tout autant prodigieusement, et cela et me fait ranger définitivement cette romancière, à peine deux romans, tout en haut de mon panthéon personnel.
Cela ne pourrait n'être qu'une histoire d'amour un peu mièvre et banale, or le livre est totalement dépourvu de la moindre mièvrerie. L'auteur décrit le basculement d'un couple, un homme et une femme avec un passé étroitement lié qui ressurgit à la surface après des années de vie commune.
Tout m'a profondément ému dans cette histoire de femme de 50 ans, toujours amoureuse de son mari, mais qui le voit s'éloigner d'elle lors d'un séjour en Italie qui n'aurait jamais du avoir cet effet dévastateur sur leur couple.
Partant de ce postulat et d'une histoire d'adultère qui pourrait s'avérer si tristement classique, Kate O'Riordan se livre avec une maitrise éblouissante à une fine analyse de toutes les composantes du couple à la dérive, doublée d'une perception très juste de la psychologie,féminine, mais également masculine.
En effet, tous les personnages possèdent une vraie épaisseur, une réelle humanité, une belle profondeur de trait.
Le mari, notamment, qui , dans certains romans écrits par des femmes aurait été condamné derechef, coupable de toutes les ignonimies, est ici une personne qui souffre, qui a ses doutes et qui est sans cesse tiraillé entre cet amour de jeunesse qui revient à la surface et le fait de ne pas blesser sa femme qu'il l'aime toujours, mais simplement d'un amour différent, de cet autre amour qui donne le titre au roman. Quant au personnage de la maitresse, il échappe totalement aux stéréotypes : loin de la bimbo sans scrupules, c'est une femme profondément blessée par un deuil qui essaie de revivre au contact de cet homme. Sans oublier évidemment le vrai personnage central du roman, c'est cette Connie qui a construit sa vie comme elle la souhaitait sans se soucier des autres, avant que ce voyage à Rome bouleverse totalement la donne..
Une des autres grandes forces du roman, c'est qu'à mi parcours, le récit s'ouvre sur le point de vue d'autres personnages entourant le couple, comme les enfants, loin d'être dupes de la situation, et de Mary, la meilleure amie impulsive qui s'attache à vouloir protéger une vie de famille vécue par procuration à travers Connie.
A travers leurs fragilités, leurs mauvaises consciences et cette tendance commune à se mentir à eux-mêmes, tous ces personnages laissent entrevoir des comportements si humains et si proches de la réalité, mais ce réalisme n'empêche pas pour autant une vraie puissance romanesque du récit.
Le livre frappe par une acuité psychologique et une justesse de tous les instants. Tous ces liens sont absolument magnifiques de délicatesse et de justesse et confirme Kate O Riordan comme une exceptionnelle portraitriste des relations conjugales.

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Accalia
  11 octobre 2012
J'aime beaucoup le titre anglais (« Loving him »), qui –je trouve- représente mieux le livre que le titre français. L'héroïne, le véritable personnage principal qu'on suit dans ce roman, c'est Connie. Ce n'est pas Matt ni Greta, qui sont en fait des personnages secondaires. Ce livre, c'est l'histoire d'une femme qui a toujours aimé le même homme et qui essaye de se battre pour le garder. « Loving him » est un titre plus subtil et élégant que « un autre amour ».

J'ai été mal à l'aise durant toute ma lecture. Je n'aime pas beaucoup le thème de la tromperie.

C'est tout de même un abominable cauchemar! On pourrait penser qu'après 20 ans, trois enfants, une vie installée et calme, on a passé les plus grands risques dans un couple et qu'on a une route plutôt calme et droite devant soi…et non. Surtout qu'il n'y avait aucun indice sur ce qu'il allait faire. le couple avait ses hauts et ses bas, mais était stable et plutôt heureux.

Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que Connie passe son temps à rêver et à imaginer des scènes. Elle imagine en avance des situations avec les personnes de son entourage, comment elle va réagir, ce que l'autre va dire et comment cela va se finir, toujours à son avantage bien entendu. C'est tellement réaliste ! Quelle personne n'a pas imaginé au moins une fois un moment de sa vie dans les moindres détails ?

[Attention, je dévoile la suite et la fin]

Connie est triste comme personnage…elle essaye de lutter, de toutes ses forces. Je pense qu'elle a fait une énorme erreur en amenant Greta chez elle. Connie voulait à tout prix qu'on la voit, que les deux amants se rendent compte du fait qu'elle existait toujours. Mais elle était naïve : les amoureux se trouveront toujours des bonnes raisons pour être ensemble.
Que pouvait-elle vraiment faire ? le forcer à rester alors qu'elle savait pertinemment qu'il en aimait une autre ? Peut-on vraiment vivre comme ça, avec une personne qu'on aime et qu'on sait ne pas être heureuse ?

Il est difficile de détester Matt…il est tellement lucide et honnête, il sait qu'il est un vrai salaud en décidant de partir avec Greta à la fin et il assume (enfin !!!). Encore une fois, lui aussi que pouvait-il faire ? Rester avec sa femme alors qu'il ressemblait à un spectre depuis qu'il avait quitté Greta ?

Sa seule erreur est d'avoir tardé autant, d'avoir fait souffrir sa famille, parce qu'il ne voulait pas être « le méchant type qui a quitté sa femme et ses trois fils ». Je trouve qu'il ne s'agissait pas tellement d'eux, mais plutôt de lui, qu'il ne voulait pas dégrader son image, lui que se prenait pour un homme droit honnête et bon. Il voulait encore être capable de se regarder dans la glace.

Lors de son passage à Rome, il a arrêté de s'occuper de sa famille, il a retardé le moment d'appeler, puisque tant qu'il n'appelle pas, il n'est confronté à rien. On pourrait dire qu'il a mérité ces quelques jours de vacances, lui qui s'est toujours tué à la tâche pour apporter tout ce qu'il faut à sa famille…qu'il est légitime de penser à soi avant tout et de vouloir vivre…

Je ne suis pas d'accord. Je le trouve lâche et égoïste. C'est tellement simple de ne pas prendre ses responsabilités quand on est loin, quand personne ne peut vous joindre. Il est responsable envers sa femme, mieux encore, il est responsable envers ses enfants. Laisser Connie rentrer toute seule et surtout la laisser se débrouiller avec la situation là-bas et rester à l'abri de la tempête est lamentable. C'est même pathétique.
Oui, il a le droit de quitter sa femme, de recommencer une vie ailleurs avec une autre femme, mais il faut alors le faire correctement. Il aurait fallu qu'il revienne avec Connie et qu'il prenne la peine d'expliquer la situation, qu'il ait la conversation désagréable et difficile de la rupture, ne serait-ce que par respect pour elle. Et qu'il assume. Il met tout le roman à assumer sa décision…

J'ai trouvé la fin épouvantable : il part en disant à Connie qu'il l'aime. Connie est persuadée qu'il reviendra à un moment donné et compte l'attendre. Donc une des fins possibles est que Matt va prendre du bon temps avec Greta qui a un anévrisme et qui risque de mourir à chaque seconde…Et donc quoi ? Une fois que Greta sera morte et enterrée, Matt reviendra vers sa famille ? Et Connie perdra combien d'années de sa vie comme ça ? Je trouve cela écoeurant.

——————————
Le style du livre est fluide et agréable. Kate O'Riordan analyse avec justesse la psychologie féminine et passe à travers toutes les étapes de la rupture. Les personnages sont criants de vérité. Et c'est triste. Elle a donc parfaitement réussi son roman. Mais le thème ne m'a pas permis de l'apprécier. Par contre, je serais curieuse de découvrir d'autres romans de cette auteure.
Lien : http://writeifyouplease.word..
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chocobogirl
  14 février 2011
Connie a tout pour être heureuse. Mariée à celui qu'elle aime depuis l'enfance, elle s'est construit une petite vie parfaite avec Matt, son mari dentiste, et ses 3 garçons. Elle habite une belle maison londonienne et s'épanouit dans une activité créatrice de cartes postales personnalisées qu'elle a créée avec son amie Mary. Jusqu'au jour où son petit monde va basculer.
Connie et Matt, partis pour un petit séjour en amoureux à Rome, vont voir leurs certitudes voler en éclats : Matt y recroise Greta, son premier amour, en plein malheur. Son jeune fils est mort dans l'incendie de sa maison et Greta se sent particulièrement responsable de cet accident. Matt n'arrivera pas à quitter Greta et ses souvenirs. Connie se voit alors obligée de rentrer seule à Londres où elle va devoir affronter le regard de ses enfants et de son amie Mary, à qui elle cache les faits. Commence alors pour elle l'attente, le déchirement et les souffrances de l'amour....
Voilà plus de 3 mois que j'ai lu ce roman.... J'ai trainé, trainé à faire ce billet.... Non pas parce que le livre m'a ennuyée mais plutôt parce qu'il m'a énormément touchée... Bouleversée presque.
Un roman, vieux de 3 mois dont je me souviens encore très bien et que pour une des premières fois de ma vie, je souhaite déjà relire.... (avis aux généreux donateurs ^^ comme dirait certaine...)
Kate O'Riordan nous raconte ici l'histoire d'une femme en plein drame conjugual. Dissequant les êtres et les relations qui les lient, elle nous offre de magnifiques portraits.
Il y a les 3 garçons de Connie : Fred, l'ainé et le plus responsable, et Joe, l'adolescent insupportable. Et Benny qui, à 10 ans, est un enfant étrange qui parle peu mais est celui qui comprend mieux le monde par sa sensibilité exacerbée, celui "qu'on aime de telle manière qu'on en a le coeur serré".
Il y a Mary, la bonne amie et associée. Célibataire, elle ne vit qu'à travers la famille de Connie et cherche le meilleur pour Connie.
Il y a Greta, qui vit comme un fantôme depuis la mort de son fils. Poussant Matt à retourner vers sa femme, elle n'en est pas moins reconnaissante de sa présence à ses côtés, ravivant une flamme qui ne s'était peut-être jamais éteinte.
Il y a Matt, coupable de trahir sa femme mais incapable d'abandonner Greta. Matt et ses souvenirs d'enfance où la jeune fille d'alors le menait par le bout du nez.
Et enfin, il y a Connie. Connie qui joue la comédie du tout va bien pour ses enfants, pour ne pas les inquiéter Mais aussi pour ne pas sombrer. Connie qui attend que son mari revienne à la maison et se persuade que tout reprendra comme avant. Mais une Connie qui se souvient également de son enfance commune avec Matt et Greta, de tous ces moment passés à observer les 2 amoureux, de sa volonté de fer d'épouser envers et contre tout un Matt qui fut abandonné autrefois par une Greta sauvage et libre. Une Greta qui fascinait la toute jeune Connie.
Les relations entre les hommes sont souvent beaucoup plus compliquées qu'elles n'y paraissent.
Au départ, passive, Connie attend que son mari lui revienne. Elle fait jouer la corde sensible de son amour, de ses enfants auprès de lui. Mais Connie refuse à son tour l'acceptation passive de son mari.
Matt reviendra-t'il ou pas ? Je vous laisse le découvrir. Dans tous les cas, Connie finira par ne plus supporter le bouleversement que Greta provoque chez son mari. Car loin de simuler, Matt affiche une transparence et un refus du mensonge qui se révèleront bien pire pour Connie. La vérité est parfois plus douloureuse que la dissimulation.
Mais qui est le plus mensonger des 2 ? Matt qui assume ses sentiments tout en ne voulant pas faire souffrir sa femme ?
" Les peines les pires sont celles qu'on ressent quand quelqu'un ne veut surtout pas vous en faire."
où bien est-ce Connie qui s'est illusionnée dans un mariage, en espérant pouvoir effacer le passé ?
" Il ne l'a jamais oubliée. Pas un seul jour. Je crois qu'il ne le savait même pas. Moi, si, j'ai toujours compris. "
Connie finira par prendre en main son destin, seule ou pas. Acceptant l'éclatement de ses illusions, brisée en pleine de regret sur ce qui a été et aurait pu être, elle trouvera nénanmoins la force de continuer.
" Dehors sur le balcon, un merle saluait le matin en chantant à tue-tête. Son chant laissait entrer le regret dans la pièce, le regret de ce qui a été perdu, du temps qui passe, de la souffrance subie et de la souffrance infligée, des vies qui ne se sont pas déroulées comme elles avaient autrefois été prévues avec une impatience fébrile, de l'occasion ratée quand tout aurait pu changer."
" Regarder un feu mourant tard le soir - il y avait toujours cette autre vie qu'on aurait pu vivre. Celle qui s'était éclipsée quand on ne regardait pas. Celle qui continuait à se dérouler le long d'une langue de flamme presque invisible qu'on n'aperçoit que du coin de l'oeil. "
"Un autre amour" est un roman sublime. Juste, subtil et extrêmement fort sur les affres du coeur et les drames du quotidien que chacun a / aurait pu vivre.
Un roman sur le couple et sa faillite, sur le poids du passé.
Un roman dur et pessimiste sur la nature humaine, où les Hommes se font souffrir.
Un roman qui va droit au coeur et parlera à tout le monde.
Enorme coup de coeur donc, vous l'aurez compris !
Lien : http://legrenierdechoco.over..
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   08 septembre 2010
Mary tendait le cou, les sourcils levés dans l’attente. Connie ouvrit la bouche et la referma. C’était pitoyable : même avec sa meilleure amie, celle à qui elle confiait la vie de ses enfants, elle jouait un rôle. Il y avait la Connie qu’elle avait façonnée au fil des ans. Mère de trois garçons, épouse de leur père, sœur, fille. On serrait les dents, on continuait, on se levait tous les matins, on s’habillait et on mettait du mascara et du rouge à lèvres, on disait : « Bien, merci, et vous ? » Si on perdait cette personnalité, celle qu’on avait façonnée, il était impossible de savoir qui on trouverait pour la remplacer.
« Tu as oublié quelque chose ? demanda Mary.
- Quoi ? Oh, je fais juste ma liste de courses dans ma tête. »
Mary, avait-elle envie de dire, à quel point crois-tu que Matt ait été malheureux ces derniers temps ? As-tu remarqué une différence, t’a-t-il dit quelque chose ? Il a une carrière respectable, il a trois enfants adorables, il m’a, il a notre maison de rêve. Il a, en fait, tout ce que j’ai toujours voulu.
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pyrouettepyrouette   15 mars 2013
Dans un aéroport, on n'est nulle part. On peut être n'importe qui, vivre la vie de quelqu'un d'autre. Un court moment on peut même réussir à oublier la sienne.
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pyrouettepyrouette   18 mars 2013
Je ne me reconnais pas. Je ne sais pas si c’est mon moi réel, celui que j’aurais dissimulé toute ma vie. Ou juste une mauvaise excuse pour faire une pause dans la réalité.
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ZilizZiliz   16 juin 2011
(...) dans son innocence, dans sa stupidité aveugle, elle croyait que le temps était tout ce qu'il leur fallait. Du temps pour refermer les blessures, pour se ressaisir, on s'époussette un peu, on met un peu d'ordre et on repart. C'était loin d'être aussi simple. Il n'y avait pas que la trahison de la chair, un corps choisi à la place d'un autre, ce qui en soi était déjà très douloureux, il y avait la trahison des secrets répandus la nuit sur l'oreiller, des peurs profondes et des espoirs fous partagés avec une personne unique dans tout le vaste monde. Il y avait les moments de désespoir, l'enfant malade, les retards de remboursement, la prise du mauvais tournant avant de revenir sur la bonne route. Les sourires intimes au petit déjeuner après l'amour, les deux têtes qui se touchaient presque, penchées sur le nouveau berceau dans la chambre d'enfant. (p. 244-245)
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ZilizZiliz   16 juin 2011
Le nuage noir planait entre eux à tous les repas, à chaque échange de paroles dans la maison ; ils voulaient que tout soit comme avant, le bon comme le mauvais, et l'effort les épuisait. Les rares fois où ils faisaient l'amour revêtaient un parfum de désespoir qu'ils n'avaient jamais connu ; chacun voulait à tout prix faire plaisir à l'autre, ce qui se terminait par une sorte de tragédie de la corde raide. C'était bien. Non, tu as été bien. Il leur manquait la langueur de l'habitude, l'utilisation désinvolte du corps de l'autre qui augmente avec les années. Une version de Matt était rentrée et ce n'était pas celle qui était partie. (p. 184-185)

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