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F. M. Lennox (Traducteur)
EAN : 9782253151654
602 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (09/05/2007)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 1186 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture
Dès l'enfance, le terrible pouvoir de la petite Charlie s'est révélé: qu'un objet, un animal, un être humain provoque en elle la moindre crainte, la moindre tension........et il se trouve aussitôt livré aux flammes !

Aujourd'hui la douce et jolie Charlie a sept ans et le cauchemar demeure. Certes, elle sait à présent que son pouvoir est un mal qu'elle doit combattre sans relâche pour en être un jour libérée, délivrée.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (89) Voir plus Ajouter une critique
Ellane92
  15 juillet 2014
Dans une gare, Andie, un homme épuisé, victime du mal de tête du siècle, envoie sa petite fille, Charlie, 7 ans, chercher de la monnaie. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la gamine ne part pas faire la manche, mais le tour des cabines téléphoniques qui, à son passage, libèrent la petite monnaie avec laquelle les voyageurs appellent leurs correspondants à l'autre bout du monde.
Des années auparavant… Andie McGee est un étudiant plein d'avenir mais fauché, comme tous les étudiants. Pour arrondir ses fins de mois, il lui arrive de participer à des expérimentations menées par les labos de recherche de l'université. Il s'inscrit à la dernière en date, au département de psychologie, qui est franchement bien rémunérée. C'est là qu'il rencontre Vicky, elle aussi étudiante, elle aussi fauchée, mais tellement jolie ! Mais l'expérimentation tourne plutôt mal pour nos deux étudiants, qui font un mauvais trip, dans lequel les autres étudiants qui ont ingéré comme eux la substance testée se mutilent, ont des crises d'agressivité, voire sont sortis de la salle recouvert d'un drap et les pieds devant.
Vicky et Andy eux, s'en sortent plutôt bien, et ne tardent pas à se fréquenter puis à se marier. Bien sûr, elle, elle peut faire bouger des objets avec la pensée. Pas une maison, mais les petites cuillères, aucun problème. Andy quant à lui pousse les autres à faire ou penser les choses qu'il veut. Ca lui vaut une migraine carabinée, mais c'est possible. le problème, c'est plutôt Charlie, leur petite fille. Son domaine, c'est plutôt la pyrokinésie, la maitrise du feu. Sauf qu'un bébé, ça ne maitrise pas grand-chose, et les oreillers qui prennent feu, ça tue encore plus le sommeil des parents que les pleurs d'un enfant affamé !
Des années plus tard, Andie et Charlie sont en fuite ; ceux qui ont lancé l'expérimentation des années auparavant veulent remettre la main sur eux, surtout sur la petite fille si prometteuse, et n'ont pas hésité pour cela à torturer et tuer Vicky. Un père et sa fille, contre le reste du monde, ça ne vous tente pas, comme histoire ?
Ah, quelle est jolie, cette petite histoire de Stephen King, même si ce n'est pas une des oeuvres les plus caractéristiques de cet auteur. On est bien loin de l'horreur ou de l'épouvante d'un Shinning ou d'un Ca. Charlie est à la frontière du thriller et de la critique sociale, avec un joli soupçon, enfin, une grosse poignée, de manipulation d'enfant. J'ai beaucoup aimé la relation père-fille décrite par King, j'ai beaucoup aimé également les "méchants" de l'histoire, la fascinant et fasciné (et cinglé aussi) Rainbird en tête, suivi de très près de Cap Hollister (le "chef" de la Boite, à l'origine de la substance testée) et du Dr Pynchot, le psy du service.
Comme dans Carrie, le "monstre", l'anormal, c'est l'héroïne, pourvue de pouvoirs immenses qu'elle doit apprendre à contrôler, poursuivie non pas par des adolescents cruels, mais par l'ensemble des forces du pays. Dans les deux cas, on reproche aux jeunes filles d'être ce qu'elles sont. Elles doivent apprendre à vivre avec leurs pouvoirs, et avec les autres. Mais là s'arrêtent les ressemblances. Car Charlie est aimée et choyée par un père attentif et aimant.
Bref, entre courses-poursuite, déchainement de feu, enfermement, rébellion, manipulation, c'est un bon moment de lecture à suspense que nous propose ce livre de King !
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bilodoh
  19 juin 2015
Une enfant difficile ? Cette bambine de deux ans qui pique une crise dans un centre commercial, ses cris vous dérangent ? Imaginez si cette enfant avait le pouvoir de provoquer un incendie?

C'est de ce pouvoir terrible qu'est dotée la petite Charlie, une sorte de mutation. Et tout ça à cause d'une « expérience scientifique » à laquelle ses parents se sont inscrits lorsqu'ils étaient des étudiants sans ressources. Charlie n'est pas une enfant difficile, elle maintenant sept sans, elle est seule avec son père, traquée par des hommes en noir.

« C'est impossible ! » me direz-vous. Je ne vous donnerai pas tort, mais c'est le propre de la littérature de faire vivre des choses incroyables. Et, à part ces pouvoirs qu'on pourrait qualifier de magiques, Stephen King place toujours ses héros dans une Amérique typique, la petite ville, le brave fermier dans sa maison centenaire ou le chalet au bord du lac. On ajoute une omniprésente ramification de la CIA, un sujet toujours chaud dans les années post-Watergate où le livre a été écrit.

La petite est fort sympathique, torturée entre le plaisir d'exercer sa puissance et la frayeur de faire le mal. Son père possède une autre forme de pouvoir et il a surtout l'amour paternel indéfectible pour son enfant.

On tourne les pages avec plaisir, même si pour ma part, je n'y ai pas éprouvé le grand frisson des autres oeuvres de King, celui des monstres qui sont peut-être cachés sous mon lit.
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Stelphique
  27 octobre 2016
Ce que j'ai ressenti:…Petite brûlure au bout des doigts…
•-Vous avez senti ce changement de température?
C'est l'automne qui s'installe…Et quoi de mieux que pour accompagner nos plaids et boissons chaudes, la lecture d'un bon King? Jusqu'à ce jour, je n'ai pas encore trouvé mieux! Charlie, je ne l'avais encore jamais lu, 600 pages en même temps, ça fait peur, et en plus il est classé horreur…Bouh, en cette période pré-Halloween, il paraissait idéal…
Il pleura, versant des larmes de terreur.
•-Vous avez senti ce changement de température?
C'est le feu qui crépite doucement dans vos cheminées…Ah vous n'en avez pas? C'est sans doute, la chaleur de l'amour alors…Andy est un homme aimant et aimé par ses deux petites femmes…C'est tout mignon tout plein, cette fifille à son papa, il sont soudés envers et contre tous, et dès fois, on ne sait plus qui protège l'autre. de quoi réchauffer les petits coeurs…Sans compter les dossiers brûlants, les sociétés secrètes, les petits arrangements du gouvernements: AÏiiiiiie ça brûle, là dans la Boite…
La vie est dure quand on ne veux pas faiblir.
•-Vous avez senti ce changement de température?
C'est juste que la mignonne petite fille, se transforme en torche vivante, pardi!!!C'est ça, ce changement de température, cette lente montée du mercure, c'est de son cerveau que ça sort…Un pouvoir un peu déjà vu chez le King, mais c'est toujours aussi efficace: la fin apocalyptique, explosive et enflammée…Ca monte en puissance, et puis d'un seul coup, c'est tout feu, tout flamme….
Les fins de parties étaient souvent les plus amusantes.
20130720-165117-g
Je tempère un peu cette chaleur étouffante, en préférant le personnage de Andy: j'aurai aimé qu'il soit plus poussé! Je l'ai bien aimé cette petite Charlie, mais bon, j'avais déjà Carrie comme pyromane et coup de foudre…Je me serai contentée d'un livre entièrement animé par cet homme souffrant, se débattant avec son pouvoir, et cette transformation d'ADN…C'est un bon King, à n'en pas douter, mais on est loin de sa classification Horreur…J'ai bien aimé cette lecture, même si ce n'est pas le personnage principal qui m'a plu le plus, mais bien les secondaires, surtout les hommes (Rainbird, Irv Manders et bien sur Andy…).
Comment évalue-t-on le temps dans l'obscurité absolue?
Une LC interactive avec ma chère amie Cannibal Lecteur, passez voir sur le blog et son avis Babelio...;)
Lien : https://fairystelphique.word..
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dedanso
  06 mars 2020
J'ai pris mon temps avant de venir rédiger ce billet. C'est que je ne savais pas très bien qu'en dire, en fait.
Tiens, si, je peux commencer par dire que je lui ai trouvé beaucoup de longueurs à ce King ! Dire que je n'étais pas d'accord avec ceux qui reprochaient la même chose à Joyland. Là pour le coup, je comprendrais. Je vais même vous avouer qu'il m'est arrivé de survoler plusieurs pages, dans le dernier quart du roman, sans trouver le poil d'une petite évolution dans l'action des personnages.
Cependant, je ne peux pas nier qu'il ne m'est pas venu à l'esprit un seul instant d'en abandonner carrément la lecture. Stephen King a le sens de la narration qui fait que l'on a absolument envie de connaître la suite des événements. Je tenais à savoir comment l'histoire pouvait se terminer pour Charlie, petite fille douée de pyrokynésie (entre autres spécialités car elle a aussi des prémonitions), et son papa, Andy McGee, qui détient quant à lui la faculté de dominer mentalement ses semblables (il leur fait faire ce qu'il veut, et en échange il se coltine une migraine carabinée pendant plusieurs jours).
Quand j'y pense, c'est surprenant de trouver des longueurs dans le récit alors même que la narration créé un suspens indéniable. Stephen King réussi à édifier des ponts reliant les personnages entre eux : une rivière, une voiture que l'on suit d'un personnage à l'autre, comme un travelling avant, pour nous montrer que seules quelques minuscules minutes séparent nos deux protagonistes attachants de leurs poursuivants diaboliques. Quelle belle idée, et bien ficelée !
Alors voilà, je crois que j'ai tenu entre mes mains le 1er roman du King qui ne me laissera pas des souvenirs impérissables. Au suivant !
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lilyrose87
  07 avril 2014
Et voici venir la critique de mon chouchou numéro 3...Charlie!
A force de me voir faire les critiques du King (j'adore vraiment l'appeler comme ça) vous allez finir par découvrir mon top 10! Que voulez-vous, je n'arrive jamais à cacher ma passion!
Pourquoi Charlie est-il dans mon top 3 ? En premier lieu, parce qu'il s'agit d'un combat et moi j'aime quand ça fighte!!!! Non plus sérieusement, c'est effectivement le combat d'un père et sa fille (Andrew et Charlie McGee) contre des agents du gouvernement sans scrupules.
Petit résumé pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire : il était une fois, un jeune étudiant du nom d'Andrew McGee décide, pour gagner un peu d'argent, de participer, en tant que cobaye, à une expérience menée par son département de psychologie. Il y fait la rencontre de Vicky Tomlinson dont il va tomber fou amoureux. L'expérience est un désastre mais une histoire d'amour naît entre Vicky et Andrew. Ils se marient et ont une petite fille, Charlie.
Leur expérience en tant que cobayes a conféré au couple McGee des pouvoirs un peu particulier. Ainsi, Vicky a un don de télékinésie (bon, ce n'est pas Jean Grey non plus, il ne faut pas exagérer) et Andrew, un don de suggestion (il peut forcer les gens à faire ce qu'il souhaite, mais au bout du compte ça lui donne une migraine monumentale). Quant à Charlie, elle développe très vite une panoplie de pouvoirs, dont le plus important reste la pyrokinésie (Je l'aurais bien appelé la "fille du feu" mais ce surnom est déjà pris).
Le prince et la princesse se sont mariés, ont eu un bébé...il est temps de faire apparaître les méchants! En l'occurrence, une agence gouvernementale du nom de la Boîte, qui surveille de très près la famille McGee (Big Brother, nous voilà!). L'expérience au département de psychologie, c'était eux.
Arrive l'élément dramatique de l'histoire : après plusieurs mois de surveillance, les méchants en costard passent à l'action en tuant Vicky et en kidnappant Charlie.
Notre héros, sur son vaillant destrier va aller délivrer sa fille chérie en faisant une démonstration, que je trouve plutôt impressionnante, de l'étendue de son pouvoir de suggestion, et finit par prendre la fuite avec sa fille.
Bien sûr, je vous ai retranscrit les éléments dans l'ordre chronologique de l'histoire mais non de la narration. En effet, le roman commence par Andrew et Charlie en fuite, et ce n'est qu'au fur et à mesure de la lecture qu'on finit par connaître les tenants et aboutissants de l'histoire.
Tiens, puisque le roman s'appelle Charlie, il serait temps de s'intéresser à elle. En un mot : Magnifique. Charlie est magnifique. Alors oui, elle a 8 ans mais je suis en admiration devant elle. Toujours tiraillée entre la notion de bien et de mal, Charlie est une femme-enfant. Elle n'aurait jamais dû vivre cette situation à son âge. Elle devrait être en train de jouer à la poupée, d'aller à l'école...mais non, elle est obligée de fuir sur les routes parce que les méchants messieurs qui ont tué sa mère sont à ses trousses. Charlie fait preuve d'une maturité absolument exceptionnelle pour son âge. Elle dispose d'un pouvoir qu'elle ne peut contrôler, un pouvoir tellement puissant qu'il l'effraie au plus haut point. Et si elle ne s'en sert pas - et elle le pourrait, elle le pourrait vraiment, croyez-moi - c'est par amour pour son père. Charlie aime désespérément son père, il est son roc, son héros.
Charlie, c'est aussi le récit de la folie de certains hommes, qui pensent pouvoir contrôler l'incontrôlable. A force de jouer avec des puissances qui les dépassent totalement, ils finissent par s'y brûler les ailes.
En résumé, Charlie est l'histoire de deux êtres extraordinaires (tant par leurs aptitudes que leur force de caractère) qui veulent juste vivre une vie ordinaire. C'est aussi l'histoire d'apprentis sorciers dont l'incompétence rivalise avec la cruauté. C'est enfin, et surtout l'histoire d'une petite fille (à qui on aimerait faire plein de gros câlins) qui, confrontée d'un côté à la noirceur de la Boîte (et de son factotum vraiment flippant, John Rainbird) et de l'autre à la bonté de certains hommes (l'auto-stoppeur et Irv Manders) va découvrir que tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir...jusqu'à se révéler elle-même.
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ricouricou   26 septembre 2012
Excepté les chaussure, John Rainbird ne s'intéressait qu'à deus choses. La première était la mort. La sienne, bien entendu. Il se préparait à cet inévitable fait depuis plus de vingt ans . La mort avait toujours été son travail, celui dans lequel il excellait. En vieillissant, il se passionnait de plus en plus pour elle, tout comme de peintre approfondit se recherche des qualités et des degrés de lumière, l'écrivain celle du mot juste et de la nuance. Ce qui intéressait le plus John Rainbird était le véritable départ... la véritable exhalaison de l'âme... l'abandon du corps, de ce que les êtres humains nomment vie, et le passage vers autre chose. Quelle impression cela fait-il de se sentir glisser? Croit-on qu'il s'agit d'un rêve dont on va se réveiller? Le diable des chrétiens est-il là, avec sa fourche, prêt à transpercer l'âme hurlante pour l'emporter tel un morceau de viande sur un chiche-kebab? Eprouve-t-on de la joie? Sait-on qu'on est en train de partir? Que peuvent bien voir les yeux d'un mourant?
Rainbird espérait qu'il aurait l'occasion de trouver les réponses pour lui-même. Dans son métier, la mort venait souvent à l'improviste, trop vite. Il souhaitait, à son heure, avoir le temps, il observait le visage de ceux qu'il tuait à la recherche du secret dans le regard.
La mort l'intéressait.
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bilodohbilodoh   19 juin 2015
« Ça va aller » […] cela faisait partie de la litanie, des psaumes. C’était la voix de l’adulte faisant appel au noir et profond puits des années à la rescousse de l’enfance terrorisée ; ce que l’on dit quand ça va mal ; la lumière qui, si elle ne chasse pas le monstre du placard, l’accule au moins quels instants ; la voix impuissante mais qui, malgré tout, doit parler.

(p.260)
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CielvariableCielvariable   17 avril 2013
Excepté les chaussure, John Rainbird ne s'intéressait qu'à deus choses. La première était la mort. La sienne, bien entendu. Il se préparait à cet inévitable fait depuis plus de vingt ans . La mort avait toujours été son travail, celui dans lequel il excellait. En vieillissant, il se passionnait de plus en plus pour elle, tout comme de peintre approfondit se recherche des qualités et des degrés de lumière, l'écrivain celle du mot juste et de la nuance. Ce qui intéressait le plus John Rainbird était le véritable départ... la véritable exhalaison de l'âme... l'abandon du corps, de ce que les êtres humains nomment vie, et le passage vers autre chose. Quelle impression cela fait-il de se sentir glisser? Croit-on qu'il s'agit d'un rêve dont on va se réveiller? Le diable des chrétiens est-il là, avec sa fourche, prêt à transpercer l'âme hurlante pour l'emporter tel un morceau de viande sur un chiche-kebab? Eprouve-t-on de la joie? Sait-on qu'on est en train de partir? Que peuvent bien voir les yeux d'un mourant?
Rainbird espérait qu'il aurait l'occasion de trouver les réponses pour lui-même. Dans son métier, la mort venait souvent à l'improviste, trop vite. Il souhaitait, à son heure, avoir le temps, il observait le visage de ceux qu'il tuait à la recherche du secret dans le regard.
La mort l'intéressait.
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dedansodedanso   01 mars 2020
- Ça va aller, lui dit-il en la berçant, sans trop y croire, mais cela faisait partie de la litanie, des psaumes.
C'était la voix de l'adulte faisant appel au noir et profond puits des années à la rescousse de l'enfance terrorisée ; ce que l'on dit quand ça va mal ; la lumière qui, si elle ne chasse pas le monstre du placard, l'accule du moins quelques instants ; la voix impuissante mais qui, malgré tout, doit parler.
- Ça va aller, lui dit-il, sans trop y croire, sachant bien comme tout adulte au plus profond de son coeur que rien ne va jamais vraiment très bien, jamais.
- Ça va aller.
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YesAgainOneMorePageYesAgainOneMorePage   04 novembre 2018
Il la regarda et une bouffée de culpabilité l'envahit. Elle aurait dû être douillettement couchée dans un lit quelque part, au coeur d'une maison dont l'hypothèque serait déjà presque remboursée. Elle aurait dû avoir son ours en peluche dans les bras, et la certitude d'aller à l'école le lendemain matin, livrer bataille pour Dieu, son pays et la classe supérieur. Au lieu de cela, elle était debout sur un accotement d'autoroute quelque part dans l'État de New York. À une heure et quart du matin, elle fuyait ses ennemis et se rongeait de culpabilité parce qu'elle avait héritée de quelque chose de ses parents - quelque chose dont elle n'était pas plus responsable que de ses yeux bleus. Comment expliquer à une petite fille de sept ans que papa et maman avaient eu un jour besoin de deux cents dollars, que des gens leurs avaient dit il n'y a rien à craindre, mais que ces gens avaient menti ?
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Si tu laisses la porte entrebâillée, les murmures viendront se glisser…
Un écrivain veuf, Tom, et son fils de 8 ans, Jake, emménagent dans une nouvelle ville.
Featherbank. Si charmante et calme en apparence.
Où vingt ans plus tôt, un serial killer a été arrêté après avoir tué plusieurs enfants.
On l'appelait l'Homme aux murmures.
Des murmures que Jake a entendus. A la porte de sa maison.
Et si tout recommençait ?
Alex North est né et vit à Leeds. "L'Homme aux murmures" est son premier roman.
« Brillant ! Pour tous les lecteurs de Thomas Harris et de Stephen King.» Booklist
« Poignant et terrifiant.» Entertainment Weekly
Traduit de l'anglais par Brigitte Remy-Hébert
Retrouvez les informations sur notre site internet : http://bit.ly/2whEiRK
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