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ISBN : 2253083577
Éditeur : Le Livre de Poche (05/09/2018)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 59 notes)
Résumé :
"Il y a trois manières d'accéder à Castle View, un point de vue panoramique de la ville de Castle Rock : par la route 117, par la Pleasant Road, ou via Suicide Stairs, les marches du suicide.
Tous les jours de l'été 1974, Gwendy Peterson, 12 ans, monte ces marches qui sont maintenues par de solides (mais rouillées par le temps) verrous qui zig-zaguent jusqu'en haut de la falaise.
Au sommet de cette escalade, Gwendy rattrape son souffle et écoute les br... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  13 septembre 2018

Je sais, je suis un gros plein de soupe.
Toute mon enfance, j'ai souffert des quolibets de mes camarades.
Patapouf, baleine bleue, Gros bain des bois.
Aujourd'hui j'ai atteint le poids pharaonique de 180 kilos.
Je vis reclus, avec pour seules compagnes mes bières, mes paquets de chips et mes jeux vidéos.
Exceptionnellement je suis de sortie aujourd'hui.
Je devais à tout prix me réapprovisionner au centre commercial. Mon sac à dos est rempli de canettes de 8.6 et de biscuits apéritifs.
Et tant que je suis dehors, autant en profiter pour passer à la boutique de jeux vidéos. Il y a un nouveau Tomb Raider qui me fait très envie et qui est sorti il y a quelques jours à peine.
Je traîne mon poids de graisse jusqu'aux escalators des suicidés. Hélas, ils sont en panne.
Motivé, je prends cependant mon courage à deux mains et je gravis à pieds les trois étages me séparant de mes heures de passion vidéoludique à venir.
Dégoulinant de sueur, le coeur battant à toute vitesse, j'ai enfin mon sésame entre mes doigts boudinés une demi-heure plus tard.
En sortant du magasin, un individu louche avec une casquette m'approche.
- Hé, petit, tu t'appelles comment ?
- Antyryia, mais vous pouvez m'appeler Anty.
- Ok Anty. Moi je suis Richard Farris. Dis, ça te dirait d'avoir la nouvelle manette de la Playstation 2 en avant-première ?
"J'ai quelque chose pour toi. Un cadeau. Parce que tu es l'élue."
- Bien sûr que j'en ai envie ! Mais pourquoi m'avoir sélectionné ? Je ne gagne jamais rien d'habitude.
"De tous les individus à la surface de cette planète ronde, pourquoi t'a-t-il choisi, toi ?"
- Parce que tu as de grandes choses à accomplir. Tu es unique, crois-moi. Je t'observe depuis très longtemps déjà. Ta vie va être bouleversée.
Je regarde alors plus attentivement le joystick, et je m'aperçois qu'il ne se présente pas du tout de la façon habituelle.
Il y a huit boutons de formes et de motifs inédits ( une lune vert clair, un trapèze bleu ... ) et deux leviers sur les côtés.
- Comment elle fonctionne exactement ? Est-ce qu'elle vibre ? Elle est sans fil ?
- Je vais d'abord te parler des leviers. Ce sont des accessoires. Tire dessus pour voir ! me dit monsieur Farris.
Encore à moitié saoul avec tout l'alcool ingurgité ce matin, je dois m'y reprendre à plusieurs reprises mais finalement un petit compartiment s'ouvre, libérant pas la même occasion un filet jaunâtre que je m'empresse de mettre dans ma bouche.
Le goût de la 1664 ravit mes papilles.
- Tu verras Anty. Ces quelques gouttes vont suffire à étancher ta soif et ton alcoolisme pour le reste de la journée.
- Et l'autre levier, il sert à quoi ?
- Tu n'as qu'à essayer. Tu pourras le faire une fois chaque jour.
D'un geste plus assuré, je libère cette fois un chips orangé. La saveur du paprika se diffuse dans tout mon palais.
Et pour la première fois depuis ces dix dernières années, je n'ai plus ni faim ni soif.
- Et tous ces boutons alors, ils servent à quoi ? A courir, à sauter, à escalader, à tirer sur les ennemis ?
- C'est un peu plus compliqué que ça. Tu ne devras y toucher que quand tu seras sûr de toi. Il en va de ta responsabilité. Ces touches ont de grands pouvoirs. Quand tu te sentiras prêt, tu appuieras très fort sur le bouton de ton choix.
"Les boutons sont très difficiles à pousser. Il faut appuyer avec le pouce, et y mettre de l'huile de coude."
Quand je relève la tête, il a disparu, ne laissant derrière lui que sa casquette qui virevolte dans un nuage de poussière.
De retour chez moi, je m'installe devant le téléviseur après avoir rangé mes bières au réfrigérateur.
Je jette à peine un oeil à la crasse qui a totalement envahi mon appartement. Je me suis fait un petit chemin entre les montagnes de canettes vides et la vaisselle à faire. Je ne prête plus attention à la vermine et aux mouches qui grouillent un peu partout.
Tout ce qui m'intéresse, c'est de retrouver ma petite crevette, ma somptueuse Lara Croft, et de la guider dans de nouveaux dédales remplis de pièges.
Avec impatience, je branche ma nouvelle manette. Mais quand Lara est envahie par une horde de squelettes, j'ai beau m'échiner à appuyer comme un dingue sur les boutons, elle ne réagit pas et se fait démembrer tandis que mon écran affiche "Game over".
Contrarié, je me fais pourtant la réflexion que je n'ai ni faim ni soif.
J'ai bizarrement envie de remettre un peu d'ordre. Je prends un grand sac poubelle et commence à faire le tri dans mon amas d'ordures.
Je ressens à peine la fatigue, comme si mon corps lourdaud pouvait de nouveau se mouvoir avec une relative facilité.
J'ouvre mes volets pour faire rentrer la lumière du jour.
J'appelle un ancien ami avec lequel j'avais coupé les ponts, moi qui refusait tout lien social depuis longtemps. Et notre conversation est étrangement fluide, se passe étonnamment bien.
"Qu'est-ce que c'est que cette boîte, nom d'un chien ... et qu'est-ce qu'elle me fait ?"
Je ne me reconnais plus.
Est-ce qu'il est possible que ma métamorphose soit liée à cette nouvelle manette ?
Les semaines passent.
Chaque jour, je me contente d'un chips à la forme et au goût toujours inattendus : bolognaise, moutarde, oignon, barbecue, en fonction de ce que le levier accepte de me distribuer.
Je calme ma soif avec quelques gouttes à peine de houblon, reconnaissant l'arôme d'une Duvel, d'une Desperados, d'une Kwak ou d'une Trois Monts.
Chaque jour je perd quelques kilos, jusqu'à retrouver non seulement une forme humaine, mais même l'apparence d'un garçon plutôt séduisant.
Mon appartement est propre et rangé, il émane même un frais parfum de chacune des pièces.
Je fais du sport : course à pieds, planche à voile, parapente.
J'ai retrouvé une vie sociale et sentimentale, même si je dois parfois affronter le regard jaloux de mon entourage.
"Ca finit toujours par aller mieux."
Je suis toujours obsédé par ce fameux joystick qui a changé ma vie. Comme s'il avait une forme de pouvoir, comme si cet objet avait la capacité d'influencer ma vie et mes décisions.
"Lorsqu'on la laisse tranquille, elle peut représenter une force puissante au service du bien."
Quelques mois ont passé lorsque je ressors ma console et m'attèle à une nouvelle partie de Tomb Raider.
Les généreux leviers me permettent me sustenter avec un chips au fromage en forme de fer à cheval et une goutte de Chimay brune.
Quand les morts-vivants attaquent ma petite Lara, j'appuie comme un dératé sur la touche qui représente un hexagone jaune. Victoire ! Mon héroïne tranche les têtes de ses ennemis d'un seul coup de sabre.
Je n'ai pas tellement prêté attention aux bruits de freins et de violente collision dans ma rue, pas plus qu'aux hurlements des sirènes qui ont suivi quelques minutes plus tard.
Si j'avais levé la tête de mon écran pour jeter un oeil à ce qui se passait par ma fenêtre, j'aurais alors vu les corps décapités de plusieurs adolescents gisant dans une mare de sang.
Mais non, j'ai accédé à l'énigme suivante de mon jeu vidéo. Lara Croft doit trouver une façon de franchir un fossé tapissé de piques meurtrières afin de pouvoir pénétrer dans une forteresse Inca.
Rien de très compliqué. Deux petites tours peuvent lui permettre de passer à condition de les détruire : Elles devraient former comme un pont-levis lui permettant de franchir l'obstacle.
Je fabrique des explosifs que je dispose au pied de chacun des monuments, et j'appuie simultanément sur la touche en forme de pentacle violet et sur celle qui représente un trapèze bleu.
Les tours s'écroulent.
C'était le 11 septembre 2001.
Et je crois que j'ai fait une boulette.
* * *
Quelques années plus tôt, en 1974, c'est à la petite Gwendy Peterson, alors âgée de douze ans, que Richard Farris a confié cette fameuse boîte et toutes les responsabilités qui allaient avec.
Un immense pouvoir qui ne devrait pas se retrouver entre les mains d'une enfant.
L'histoire de Gwendy, je vous laisse la découvrir entièrement, disons simplement qu'elle n'est pas sans rapport avec ce que j'ai moi-même vécu des années plus tard.
Inutile de présenter Stephen King, et dispensable de présenter le co-auteur Richard Chizmar ou l'illustrateur Keith Minnion ... Puisque ce n'est à priori pas leurs noms qui vont influencer ou non la lecture de cette longue nouvelle.
Un petit mot en revanche sur le traducteur, Michel Pagel, qui est aussi parallèlement l'auteur de la prodigieuse saga fantastique de la comédie inhumaine, avec laquelle tous les amateurs de fantastique devraient se régaler.
Ses romans L'ogresse et L'oeuvre du diable m'avaient vraiment fait passer des moments extraordinaires de lecture.
Si les déboires et les fortunes de l'enfance ou de l'adolescence font partie des thèmes récurrents dans l'oeuvre de l'auteur américain, celles de la jeune Gwendy sont relatées sans le style si reconnaissable de l'auteur de Bazaar. Il s'agit tout à fait du genre de fable moderne qui correspond à son inépuisable boîte à idées, mais comme écrite en revanche par un tiers.
En ce sens, on ressent tout de même l'écriture à quatre mains.
Gwendy et la boîte à boutons n'est pas seulement une histoire qui nous rappelle que l'on doit s'accepter tel qu'on est vraiment, avec ses qualités et ses défauts, sans le soutien d'une mystérieuse boîte magique.
Il n'est pas non plus uniquement question de l'effarante responsabilité qui pèse sur les épaules d'une jeune femme pourtant comme les autres, en possession d'un bouton rouge qui peut détruire n'importe qui ou n'importe quoi.
Ce petit conte n'est finalement pas si fantastique malgré les idées totalement folles qu'il met en avant.
Parce que l'analogie avec un certain président actuel avide de pouvoir avant tout, à la personnalité qui semble en totale inadéquation avec les responsabilités du poste qu'il occupe paraît évidente.
Parce que cette boîte existe bel et bien.
Et Richard Farris semble l'avoir confiée de nos jours à un certain Donald Trump.
Qui pourrait être beaucoup moins mesuré que la petite Gwendy dans l'utilisation de ce fameux bouton rouge le jour où il se sera levé du pied gauche.

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Stelphique
  18 septembre 2018
Ce que j'ai ressenti:
Rencontre au sommet avec Gwendy et une Boite à Boutons…
« Ne pas attendre, ne pas se lamenter comme une pisseuse, s'attaquer au problème de front. »
8 couleurs, 8 sensations:
Jaune: Attirance.
« Ça » attire l'oeil, ce dégradé aux effets ondulants de cette jolie couverture et puis forcément, l'auteur en tête d'affiche…J'ai été forcée de me jeter dessus!!!! Un inédit de Stephen King, même une nouvelle, c'est toujours une promesse de plaisir…
Vert Clair et Vert Foncé: Curiosité et Impatience.
C'est les couleurs du décor de ce flanc de falaise qui entourent les Marches des Suicidés…Et voilà, comment en seul lieu, ILS suscitent la curiosité et l'attention des lecteurs dans la première ligne! Stephen King et Richard Chizmar se joignent pour nous faire transpirer sur 300 marches vertigineuses…Bienvenue dans l'intrigant, Castle Rock!
Orange: Gourmandise.
C'est l'effet vitaminé et loufoque que ses auteurs ont mis dans ses pages, du pep's et une friandise de 150 pages, à dévorer sans modération! Sitôt reçu, sitôt lu et fini dans la foulée, chocoolique ,moi aussi telle l'adorable Gwendy, de leur talent d'écrivain, un pur moment de délice…Mais il semblerait, que une fois digéré cette petite novella, je n'ai qu'une envie, c'est d'en lire encore plus…Alors, il t'en reste un peu, dis moi, Gwendy de ces chocolats magiques?
Bleu: Chair de poule.
C'est sans doute comme cela qu'il était le ciel, mais il va vite basculer vers un gris électrique, jusqu'à te pétrifier d'angoisse, aussi sûrement que si Stephen King passait Roi des cieux: en un éclair de rebondissements bien chapeauté, il te transforme une atmosphère…Et tremble de frayeur, les enfers ne sont jamais bien loin!
Violet: Tristesse.
Comme la couleur du deuil qui va lentement frapper Castle Rock de ses pires tragédies. Parce que finalement, notre héroine, est une jeune fille ordinaire, confrontée à la violence d'un monde qui se désagrège et des êtres humains rongés par des ondes négatives…Et pleure sur une réalité plus cauchemardesque, que la pire des histoires de peur!
Noir: Admiration.
Un sacré bonus que ces jolies illustrations! J'ai adoré trouver entre les pages, ses dessins en noir et blanc qui rendent encore plus de profondeur obscure à une ambiance déjà bien sombre…Quel beau coup de crayon que celui de Keith Minnion, j'ai une préférence d'ailleurs pour celle du passage dans la penderie…J'ai trouvé que cette idée de rassembler 6 mains pour une oeuvre, rend encore plus réjouissante, l'euphorie de la découverte de cet inédit. En plus de la joie de retrouver ton auteur préféré, sois heureuse d'avoir d'autres artistes à suivre avec intérêt!
Rouge : Coup de Coeur. ❤
Et monter crescendo sur le fil de cette intrigue, ressentir les frissons du vertige, connaître le boum vibrant d'un coup de coeur…C'était bien couru d'avance, que j'allais adorer cette histoire!
Alors je partage mon coup de coeur, et j'appuie sur les boutons de mon clavier précipitamment, pour dire ô combien j'ai aimé cette lecture! ❤
Je n'ai pas pu me décider, alors je les ai tous utilisé: Vert clair ou foncé. Jaune. Orange. Bleu. Violet. Noir.Rouge.
A toi, de décider maintenant, sur quel bouton, tu vas appuyer…

« Les secrets constituent un problème, peut-être le plus grand de tous. Ils pèsent sur l'esprit et encombrent le monde. »
Ma note Plaisir de Lecture 10/10
PS: Il y a un "effet couleur" si jamais vous passez sur le blog ;)
Lien : https://fairystelphique.word..
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kuroineko
  07 septembre 2018
Stephen King est de retour en compagnie de Richard Chizmar, auteur a priori non traduit en France jusqu'ici, avec une novella d'environ 150 pages. Keith Minnion, également écrivain et illustrateur, orne le livre de ses dessins, un bonus pour nous lecteurs.
Je dois dire qu'au vu du titre, je m'attendais à une boîte à boutons dans le genre boîte à couture. Au temps pour moi. L'histoire débute avec la jeune Gwendy Petterson, douze ans, un peu replète mais qui compte bien se débarrasser de ses kilos en trop. Elle rencontre un mystérieux homme qui lui remet la garde de la fameuse boîte à boutons. Les explications sur les boutons restent assez sybillines et l'homme disparaît avant que Gwendy puisse poser toutes ses questions.
Le récit suit donc Gwendy et sa boîte, ses interrogations quant aux conséquences si elle appuyait sur un ou l'autre des six boutons. Crainte, fascination, tentation, répulsion, elle passe par toute la gamme sans compter la peur qu'on la découvre. La boîte lui apporte certes du positif mais pèse également comme un fardeau de responsabilité sur ses épaules d'adolescente.
J'ai beaucoup apprécié le personnage de Gwendy, une belle personne sensible et intelligente que j'aurais bien suivie au-delà de la dernière page. Sa force de caractère est démontrée dès les premières lignes et ne fait que se confirmer au fil des chapitres.
Quant au contexte, les auteurs ont placé leur histoire à compter de 1974. On retrouve dans le texte des ambiances chères à Stephen King, autour de l'adolescence et de la vie au collège puis lycée. Castle Rock oblige, des noms connus apparaissent au détour des pages, comme le shérif Bannerman. C'est un point que j'aime chez Stephen King : on se sent presque entre soi avec les apparitions de précédents personnages ou des références à ses anciens ouvrages.
En parlant de références, cette histoire m'a fait penser à l'excellente nouvelle "Le Jeu du bouton" de Richard Matheson. Il y a dans les deux récits ce même phénomène  d'attraction/répulsion vis-à-vis de l'objet en question.
La conclusion que donnent Messieurs King et Chizmar à leur novella peut à première vue paraître un peu abrupte et frustrante. Pourtant, après réflexion, elle éclaire sur les caractères existentiels des êtres humains. Mais chut, je n'en dis pas plus pour ne pas dévoiler le dénouement.
Le duo d'écrivains m'a offert une fort agréable lecture. La novella est de qualité et respecte les codes du récit court, ce qui, dixit Maître King lui-même, est difficile parfois tant l'histoire aurait envie de s'épanouir sur un bon paquet de pages.
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gruz
  06 septembre 2018
Stephen King a toujours excellé dans l'art de la nouvelle et de la novella ; un exercice exigeant qu'il maîtrise à la perfection. Il affectionne également les challenges, comme celui de l'écriture à quatre mains (et pas seulement avec sa descendance).
Richard Chizmar est un inconnu du public francophone. Il a obtenu plusieurs prix pour son magazine Cemetary Dance qui publie depuis 1988 des nouvelles d'horreur et de suspense, dont les siennes. Autant dire qu'en matière de texte court, il en connaît un rayon.
Gwendy et la boîte à boutons est une magnifique sucrerie acide de 160 pages, une histoire fantastique (dans tous les sens du terme), à la fois proche de notre univers réel et pourtant décalée (à l'image du choix du prénom de l'héroïne, contraction de deux prénoms, Gwendoline et Wendy).
Ceux qui apprécient le King en version courte (en culottes courtes ?) devraient adorer cette histoire qui rappelle les univers qu'il aimait proposer dans les années 80. Un récit ludique, prenant dès les premières lignes, intriguant par l'étendue des possibles qu'il offre.
Imaginez qu'on vous confie une étrange boîte dotée de deux manettes et plusieurs boutons, accompagnée de quelques consignes étranges, à la fois excitantes et alarmantes. Et si vous teniez un pouvoir inconnu entre vos mains ?
Gwendy Peterson est « l'heureuse » élue, jeune gamine de 12 ans, assez mal dans sa peau, mais qui va se révéler au fur et à mesure des années. Aux cotés ou grâce à cette mystérieuse boîte ?
Rien que le contexte met l'eau à la bouche, quand on connaît l'oeuvre du King : 1974, la ville de Castle Rock et quelques clins d'oeils à d'autres de ses oeuvres (je laisse les spécialistes s'amuser à découvrir lesquels).
L'action se déroule donc en pleine guerre froide, et il est vite évident que ce coffret est une métaphore du risque de destruction qui planait sur les têtes et dans les esprits de l'époque.
Mais cette novella se concentre plutôt sur le destin de cette jeune fille. On suit des tranches de sa vie qui va être transformée en profondeur par cette boîte et ses pouvoirs avérés (ou fantasmés).
Même écrite à deux, cette histoire est typique de, l'univers de Stephen King, par des éléments bien connus dans son univers. Mais aussi par cette manière de décrire la vie d'une petite ville américaine à travers les yeux d'une adolescente dont l'existence est chamboulée, et qui va devoir faire des choix lourds de conséquences.
Gwendy et la boîte à boutons est un petit bijou de pression et d'émotions. Cette novella n'est en rien une histoire d'horreur, mais bien un récit fantastique profondément humain, à la tension palpable et graduelle. Un modèle du genre, ludique et qui fait réfléchir, de la première ligne jusqu'à son final.
Un court récit inédit au format poche qui vaut mille fois d'autres romans en grand format. Clairement à ne pas rater.
A noter que la nouvelle est joliment illustrée par Keith Minnion, avec plusieurs dessins marquants les points clés de l'histoire (dont quatre illustrations inédites pour cette version française).
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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coquinnette1974
  04 septembre 2018
Je remercie les éditions le Livre de Poche et net galley pour l'envoi du court roman Gwendy et la boîte à boutons de Stephen King et Richard Chizmar.
Il y a trois manières d'accéder à Castle View, un point de vue panoramique de la ville de Castle Rock : par la route 117, par la Pleasant Road, ou via Suicide Stairs, les marches du suicide.
Nous sommes en été 1974 et la jeune Gwendy Peterson, 12 ans, monte tous les jours ses fameuses marches.
Un jour, un étranger l'appelle et lui propose une mystérieuse boîte à boutons qui changera le cours de son existence....
Gwendy et la boîte à boutons est plus une longue nouvelle qu'un roman.
Et le thème est classique : une personne reçoit un objet qui peut modifier le cours de sa vie voir du monde... Que va t'elle en faire ?
Déjà lu donc, surtout avec Stephen King comme auteur :) C'est tout à fait le genre de chose qu'il aime traiter, et dont il sait nous régaler.
J'ai beaucoup aimé Gwendy et la boîte à boutons toutefois je trouve ça trop court et pas assez sombre à mon goût. C'est du Stephen King quand même ! Je m'attendait donc à quelque chose de plus fouillé, de plus tordu, de plus.. trash :)
C'est sympathique à lire, en une petite heure c'était lu. Je suis ravie d'avoir découvert Gwendy, mais je l'ai trouvé un peu trop lisse à mon goût. Attachante, mignonne comme tout, mais elle en avait des possibilités avec cette boîte et je trouve qu'elle ne les a pas assez exploitée.
C'est un joli conte, même pas horrifique, et même si je suis ravie de ma lecture je reste vraiment sur ma faim.
C'est pour ça que je mets seulement quatre étoiles.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
BeneRogueBeneRogue   10 octobre 2018
Est-ce qu’il y a un endroit que tu détruirais si tu en avais le pouvoir ? Ou une personne que tu … euh … dont tu te débarrasserais ?
Gwendy lui rendit son sourire. « Je ne sais pas, dit-elle. C’est pourquoi j’ai posé la question.
- Heureusement que ce genre de bouton n’existe pas, dit miss Chiles.
- Oh, mais ça existe ! Nixon en a un. Brejnev aussi. Et d’autres encore. 
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kuroinekokuroineko   06 septembre 2018
Gwendy a une pensée aujourd'hui chargée d'implications adultes nouvelles, mais appelée à devenir une vérité lassante : les secrets constituent un problème, peut-être le plus grand de tous. Ils pèsent sur l'esprit et encombrent le monde.
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StelphiqueStelphique   13 septembre 2018
Ne pas attendre, ne pas se lamenter comme une pisseuse, s'attaquer au problème de front.
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lilooneeliloonee   05 septembre 2018
-Ce que j'allais dire, c'est : je ne mange pas de chocolat. Pas cet été. Comment est-ce que je perdrais du poids si je mange des bonbons ? Quand je commence, je ne peux pas m'arrêter, c'est moi qui vous le dit. Et y a pas pire que le chocolat. Je suis chocoolique, si on peut dire.
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ClubStephenKingClubStephenKing   05 septembre 2018
Vouloir savoir et agir est le propre de l'espèce humaine. L'exploration. A la fois la maladie et le remède!
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