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Marcel Barang (Traducteur)
EAN : 9782494118164
100 pages
Gope éditions (12/02/2024)
4.67/5   3 notes
Résumé :
Un immeuble quelconque, à la périphérie d’une « ville enchantée », en Thaïlande. Des locataires qui ne font que se croiser alors qu’une jeune femme se meurt dans l’appartement d’à côté. Un narrateur dont les propos soulignent son ambivalence.« La vraie raison, c’est que Mamie est une personne serviable, un trait sans doute hérité du passé et qu’on ne rencontre plus guère de nos jours. »« Les gémissements de ma voisine devenaient de plus en plus forts, mais ma (fauss... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Avez-vous besoin d'un petit manuel de bonne conscience… et de bon voisinage ? Vite, lisez « Une histoire ordinaire », de Chart Korbjitti !

Comme dans l'un de ses romans précédents que j'ai chroniqué pour Babelio, « Sonne l'heure », la vie est un théâtre. Dans ce dernier, c'est dit de façon tout à fait explicite : au début, « LE RIDEAU SE LÈVE », à la fin, « le rideau lentement retombe ». Dans « Une histoire ordinaire », c'est le narrateur qui, à la première personne, développe ce point de vue : comment observer la vie quotidienne et ses personnages, en tant que simple spectateur, pendant que la pièce se déroule ? Ce n'est pas aussi facile qu'il y paraît.

Pendant tout son récit, il hésite entre ce statut d'observateur et celui d'acteur s'impliquant personnellement dans le destin de ses voisines, et il vous prend à témoin : seriez-vous capable d'en faire autant ? le jugez-vous, chaque fois qu'il esquisse un pas en arrière, avec toujours d'excellentes raisons, après un mouvement d'empathie ? Sa compassion s'adresse à une jeune femme qui fut belle mais qui se meurt d'un cancer, malgré les soins de sa mère et de divers charlatans prétendant exercer la médecine, la guérison miraculeuse ou la voyance. Les deux femmes vivent, comme lui, dans une vieille maison louée chambre par chambre, nichée parmi les arbres à quelques minutes d'un quartier de la grande ville – Bangkok – qui possède tous les attributs de la civilisation : des embouteillages, des bowlings, des salons de massage, une polyclinique, une boîte de nuit, des restaurants, un centre commercial, des ascenseurs et des escaliers roulants. Tous les jours, revenant du travail, notre narrateur passe de l'une à l'autre, de la férocité assumée des foules anonymes à l'ambiguïté des relations humaines entre habitants de la grande maison, qui se connaissent peu mais ne peuvent s'ignorer complètement.

Notre époque, conclut-il, est celle de la « société d'observation ». le récit du malheur des autres ne nous affecte pas et n'est qu'une « histoire ordinaire ».

Pourtant c'est lui qui, par une grâce involontaire, fera cadeau à la mère endeuillée d'une histoire et d'une illusion qui la consoleront…
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Quelque part à Bangkok , un quartier quelconque de cette ville tentaculaire s'il en est , un homme raconte son quotidien dans une maison partagée en chambres et située à la frontière de la grande ville tout en ayant encore un petit côté rural.
Au travers de cette nouvelle d'une centaine de pages, le narrateur nous parle de sa voisine qui se meurt d'un cancer, des guérisseurs nombreux encore en Thaïlande qui tentent vainement de la maintenir en vie , des voisins qui vont et viennent mais surtout il parle de la société thaïlandaise actuelle , celle des traditions qui disparaissent petit à petit rongées par une modernité de plus en plus envahissante et l'abandon d'une culture et de traditions séculaires au profit d'une mondialisation galopante . Une culture qui comme sa voisine se meurt lentement dans l'indifférence quasi générale.
C'est un texte à l'apparence simple mais qui interroge le lecteur sur sa place dans un monde où il faut choisir entre une vie urbaine anonyme et noyée dans la masse et une vie plus terre à terre en contact avec les autres et la nature .
Un récit qui parle de la mort également , une mort dont la vision est si différente en Asie de la nôtre .
Chart Korbjiti est un auteur plus que talentueux , auteur d'un chef- d'oeuvre de la littérature thaïlandaise " Chiens fous" qui a malheureusement peu de romans traduit à ce jour et dont le regretté Marcel Barang a traduit quelques nouvelles que l'on peut trouver ici et là notamment aux Éditions Jentayu et Gope a su parfaitement su rendre la complexité et la nature typiquement thaïlandaise de ce roman aisément compréhensible à un public occidental.
Un excellent moment de lecture que l'on doit une fois de plus aux Éditions Gope dont on ne soulignera jamais assez le travail afin de proposer sur le marché francophone de telles pépites et que je remercie du bonheur qu'ils offrent ainsi aux lecteurs .


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