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Michel Deutsch (Traducteur)
ISBN : 2743619600
Éditeur : Payot et Rivages (11/02/2009)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Le jeune Oliver Abbott vient d'être nommé professeur d'anglais à Schuyler Colfax, l'école que dirige son père, située dans le quartier pauvre de South Romulus.

Mais dès le premier jour de classe, les élèves - majoritairement noirs - se mettent en grève ; ils reprochent à Oliver d'occuper le poste à la place d'un professeur de couleur. Bravant cette contestation dirigée contre lui et contre son père, il obtient la protection d'une ravissante collègue, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
encoredunoir
  16 janvier 2015
Dans ce roman de 1969, Donald Westlake met en scène Oliver Abbott, jeune enseignant d'anglais s'apprêtant à prendre son poste dans un collège d'un quartier pauvre du Queens, à New York, dont son père est le directeur. Mais ce que ni Oliver ni son père n'avait prévu, c'est que les autres enseignants, majoritairement noirs, et les élèves bloquent l'établissement pour dénoncer le népotisme d'Abbott sénior et le fait qu'un enseignant noir ait été écarté du poste.
Ce point de départ fait apparaître Oliver Abbott comme un personnage falot incapable de prendre une décision seul et dénué de toute inclinaison à échapper au destin qu'a tracé pour lui son père. Mais la rencontre d'Oliver et de la belle Leona Roof, professeur d'éducation physique noire, vient perturber les plans du patriarche Abbott, mais aussi ceux de ses opposants. L'histoire d'amour qui nait entre Oliver et Leona va en effet à la fois permettre au jeune homme d'affirmer un caractère bien plus offensif que ce qu'il laissait jusqu'alors transparaitre et semer la zizanie dans un conflit racial dans lequel, de la commission de l'éducation de la ville composée de notables blancs aux associations noires du quartier, chacun jouait jusqu'alors une partition immuable censée déboucher après des négociations sans surprises à un accord final ménageant chacun des deux camps.
Le jeune couple mixte fait ainsi exploser cet équilibre et devient la cible des deux partis. Ainsi Oliver Abbott subira-t-il les agressions des Noirs du quartier et deviendra-t-il par ailleurs la cible de quelques jeunes admirateurs du Ku Klux Klan.
Délaissant le roman noir ou policier stricto sensu, Donald Westlake, avec Envoyez les couleurs, s'offre une petite excursion du côté de la bluette et du roman sociétal. Avec l'humour auquel il nous a habitué et son ironie mordante, il propose un témoignage certes aujourd'hui daté sur les tensions raciales aux États-Unis, y compris loin du Sud profond, à une époque où le combat en faveur des droits civiques n'est pas complètement achevé, mais aussi une réflexion sur la tentation du repli communautaire et l'incapacité à s'ouvrir aux autres qui, quant à eux, ont une valeur universelle et intemporelle. Il n'y a bien sûr dans ce roman rien de révolutionnaire et encore moins une recette pour changer le monde. Il n'en demeure pas moins qu'il peut aujourd'hui encore susciter la réflexion et que, par ailleurs, il constitue une lecture des plus agréables.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Julitjubile
  18 juin 2010
Comment débuter sa carrière de jeune professeur dans un quartier pauvre de New York, quand :
- tu es Blanc et tout le monde autour est Noir sauf ton papa qui dirige l'école
- tu mets les pieds dans un conflit communautaire ?
(Mal)heureusement, tu tombes en plus amoureux d'une prof... de couleur. Ah tu les cumules, Blanc Bec ! Comment vas-tu t'en sortir ?
Un roman qui brasse beaucoup de questions via un personnage principal attachant et ouvert et des dialogues inter-communautaires plus ou moins âpres. Paru en 1969, ce texte tragicomique semble avoir été écrit hier et parler d'aujourd'hui.
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BVIALLET
  26 mars 2012
Après avoir passé quelque temps dans la Marine, le jeune Oliver Abbott se retrouve nommé professeur d'anglais à Shuyler Colfax, le collège que dirige son père (et que dirigeait son grand-père avant lui) dans une banlieue « sensible » de New-York. A peine est-il placé devant un auditoire de jeunes blacks et porto-ricains peu attentifs qu'un certain Prescott Wade Sinclair, activiste noir extérieur à l'établissement et beaucoup plus âgé que les élèves, fait irruption dans la classe et décrète la grève des cours. Tout le monde excepté Oliver connaît la cause du litige : la communauté noire reproche à son père son népotisme et souhaite à terme n'avoir que des professeurs de couleur dans les écoles majoritairement fréquentées par des noirs. Oliver se retrouve donc au centre d'un conflit racial qui s'annonce particulièrement dur. Mais il bénéficiera du soutien de Leona, une ravissante prof de sport black, qui fait partie de la frange modérée des contestataires.
Edité en 1969, ce livre vient de reparaître 40 ans plus tard chez Payot classé d'une façon fort abusive dans sa collection « Rivages/Thriller » car de cadavres et de suspens le lecteur point ne trouvera... Mais plutôt une histoire sentimentale et charmante sur les amours contrariés de deux représentants de communautés antagonistes et pourtant unanimes pour rejeter cette union « contre nature ». Si l'intrigue a assez mal vieilli (les mentalités ont bien évolué depuis ce temps) et demeure d'un intérêt très relatif, le contexte, au contraire, est fort intéressant car il révèle une tendance lourde du communautarisme qui semble toujours vraie et peut-être même renforcée de nos jours. Sur ce point, Westlake, auteur inclassable et trop tôt disparu, s'est montré précurseur et même visionnaire.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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VivianeB
  28 juin 2009
Un jeune homme blanc se trouve au coeur d'un conflit ethnique et trouve l'amour en rencontrant une jeune femme noire. Soumis à l'autorité paternelle, le jeune homme va trouver la force de briser ce carcan pour la survie de son couple. Un livre très bien écrit mais parfois soporifique par de grandes tirades.
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Garek
  18 juillet 2013
Au début, on peut trouver ce roman des airs de John Kennedy Tool et de sa conjuration des imbéciles.
Ensuite, il s'en détache pour prendre la piste du roman initiatique.
Dans tous les cas, une mine de citations libertaires.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   24 août 2016
Ne vous méprenez pas. Je n’ai rien contre les gens de couleur. Ils ont le droit de vivre comme tout le monde. La seule chose, c’est que j’enrage quand je vois des Blancs intelligents et cultivés comme vous, comme certains travailleurs sociaux que j’ai connus et d’autres encore se casser les dents en essayant d’apporter à ces gens-là quelque chose qu’ils ne sont pas prêts à assimiler. Ils ont la tête trop petite. À l’intérieur. Je ne sais pas si vous le saviez mais c’est un fait scientifique.
— Je suis professeur d’anglais.
— Eh bien, c’est comme ça. Leur crâne est plus épais que le nôtre. Comme leurs os sont plus volumineux, il y a moins de place pour la cervelle. C’est pour ça que les nègres sont aussi bons boxeurs : il est plus difficile de les mettre K.-O. C’est un fait scientifique.
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rkhettaouirkhettaoui   24 août 2016
— Mais pourquoi le swahili ? ...
— C’est un dialecte africain. Le plus répandu là-bas. L’anglais de l’Afrique, en quelque sorte. Il a la même place dans la culture des Noirs que le français dans celle des Blancs. En gros. Écoutez… si l’on établit un programme d’études à l’usage des Noirs, il faut bien qu’il soit en concordance avec celui des Blancs. Qu’il enseigne une histoire noire, par exemple. Et une langue noire. Or la seule langue nègre possédant un minimum d’universalité est le swahili. Encore que ce ne soit pas un idiome purement africain, ajouta-t-il en regardant la fenêtre d’un œil songeur. Ses structures grammaticales sont strictement bantoues mais le vocabulaire est fortement marqué par l’arabe.
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rkhettaouirkhettaoui   24 août 2016
L’égoïsme est encore un de ces mots qui ne signifient rien. Comme l’hypersexualité. Est hypersexuel celui qui veut faire ça plus souvent que moi et est égoïste celui qui désire quelque chose plus fortement que moi. Et s’ils le désirent moins fortement que moi, ils me traiteront d’égoïste et je les traiterai d’hypersexués.
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rkhettaouirkhettaoui   24 août 2016
Voici ce que ces soi-disant neutres considèrent comme un compromis. La reddition sans condition. Capituler totalement, se soumettre au diktat de la racaille. Parce que ce n’est pas autre chose. Je me moque du nom qu’ils se donnent : ce n’est pas une communauté, c’est de la racaille. J’ai des comptes à rendre aux citoyens de la ville de New York, pas à ces gens qui manifestent devant le collège.
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rkhettaouirkhettaoui   24 août 2016
Toutes les filles noires perdent leur pucelage sur les toits à douze ans. Elles ont le feu où je pense et on ne s’embête pas avec elles au lit. Et le gros avantage, c’est que, comme ce ne sont jamais que des petites filles de couleur, on n’a même pas à se donner la peine de prendre ça au sérieux.
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Vidéo de Donald E. Westlake
Maxim Jakubowski on Donald Westlake - Part 2 of 2
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