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Jean Rosenthal (Traducteur)
EAN : 9782264032874
245 pages
10-18 (23/05/2002)
3.37/5   23 notes
Résumé :
Hanif Kureishi possède un sens hors du commun de l'observation cruelle de ses contemporains. En témoignent les dix nouvelles de son dernier livre qui explorent les fêlures de personnages ballottés par leurs sentiments et leurs désirs, parfois au bord de la mort ou de la folie. Mais Kureishi les aborde avec dérision et en homme libre. Comme on parlait de "femme libérée" s'entend. Il a intégré l'éclatement des structures traditionnelles du couple et de la famille, san... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
MAPATOU
  07 février 2018
« La lune en plein jour » réunit en un seul volume trois précédents recueils de nouvelles d'Hanif Kureishi publiés en 1997, 1999 et 2002.
Ce qui m'a frappée à la lecture de ces nouvelles, c'est qu'elles décrivent parfaitement la façon de vivre à la fin des années 90 et début des années 2000 en Angleterre : les excès d'alcool, de drogue, l'argent facile ou la misère.
D'ailleurs, au terme de ma lecture des deux premières nouvelles, je me suis demandée quand elles avaient été écrites car ce qu'il décrivait me paraissait un peu lointain . J'ai vérifié les dates de publication et ai réalisé alors combien en 20 ans nos modes de vie avaient changé.
Ce qui est frappant aussi, c'est que les trois recueils figurent le déroulement d'une vie, même s'il n'y a aucun personnage récurrent.
La première partie « Des bleus à l'amour », ce serait la vie de grands ados, jeunes adultes qui se cherchent, essayent de trouver un job, un amour, voire une raison de vivre tout en faisant couler à flot l'alcool, circuler les lignes de coke sans oublier une vie sexuelle débridée.
« La lune en plein jour », c'est la vie de couple avec ses joies, ses déceptions et désillusions, les enfants, et toujours le sexe.
La troisième et dernière partie « le corps » , c'est l'âge mûr et la vieillesse dans les rapports avec les parents. La nouvelle « le corps » est particulièrement géniale puisqu'il s'agit d'hommes vieillissants qui se font transplanter leur propre cerveau dans un corps de jeune homme afin de vivre plus longtemps et d'expérimenter de nouvelles choses.
Lorsqu'on lit des nouvelles, on peut s'amuser à ne pas les lire dans l'ordre, un peu selon nos envies. Or dans ce recueil, je trouve que cela serait dommage car il y a vraiment une progression et la quintessence de ce qu'a voulu dire Hanif Kureishi en serait perdue.
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JoedeCarc
  24 décembre 2021
Dans ce recueil de nouvelles, Hanif Kureishi pose un regard juste et éloquent sur une certaine société Anglaise, en capturant des instants de vie, qui semblent avoir été piochées au hasard.
Avec un indéniable talent d'observation, une capacité étonnante à restituer l'essence de ces existences dont il a parfaitement saisi la couleur, il m'a emporté et séduit.
Derrière le vernis rutilant de cette Angleterre fière et dynamique, se cachent une multitude de destins brisés, désillusionnés, dont l'auteur se fait porte-parole.
Pubs, amours contrariées, fins de mois difficiles, rues pavillonnaires aux intérieurs modestes, le décor est là, authentique, c'est une escapade dont on sort troublé.
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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   07 mars 2013
J’avais financé le voyage avec mon cachet pour un film dont j’étais la vedette, un rôle de voyou, drogué et voleur. On m’a montré le premier bout-à-bout : on continue le montage et la bande sonore sera du rock. Le producteur est persuadé de le faire sélectionner pour la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes où, assure-t-il, les gens sont si gâtés et bourrés de fric qu’ils adorent tout ce qui est sordide et cruel.
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rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2013
L’amour, cela pouvait se détruire en un instant, comme quand on donnait
un coup de bâton dans une toile d’araignée. L’amour était aussi un mélange : on ne le trouvait jamais à l’état pur. Il le savait, il y avait entre eux assez d’amour et de tendresse ; et puis l’amour, il ne fallait pas le gaspiller.
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rkhettaouirkhettaoui   07 mars 2013
On est infaillible dans le choix de ses amants, surtout quand on cherche la personne qui ne convient pas. Il existe un instinct, un aimant ou une antenne qui nous poussent à rechercher ce qui ne convient pas. Bien sûr, la mauvaise personne est bonne à quelque chose : pour nous punir, nous harceler ou nous humilier, nous plaquer, nous laisser pour mort ou, pire que tout, nous donner l’impression de ne pas être tout à fait ce qui ne nous convient pas, mais d’être presque bien, nous laissant ainsi en suspens dans les limbes de l’amour. Il n’est pas donné à tout le monde de savoir le faire.
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rkhettaouirkhettaoui   07 mars 2013
Ou bien on fait partie du groupe, ou bien on est marginal. Je suis avec les marginaux – avec les gens bizarres, impossibles, sacrifiés, brisés. C’est le seul endroit où être.
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rkhettaouirkhettaoui   07 mars 2013
On pouvait être un hors-la-loi sexuel dès l’instant qu’il y avait encore des gens innocents. Ils s’encourageaient mutuellement, chacun tenant pour l’autre le rôle de Virgile, jusqu’au moment où ils ne savaient plus s’ils étaient des enfants ou des adultes, des hommes ou des femmes, des maîtres ou des serviteurs. Transformer en plaisir le banal, le déplaisant, le carrément répugnant, c’était comme de la magie noire : le pauvre Don Juan comme un écureuil dans sa roue, contraint de fabriquer à jamais l’électricité de sa vie.
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Videos de Hanif Kureishi (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hanif Kureishi
Le premier livre officiel des Beatles depuis Anthology, et sans doute le dernier… Ultime célébration et testament sublime.
Janvier 1969. Lorsque les Beatles se réunissent pour enregistrer leur nouvel album, Get Back, ils sont dans une période de transition et de doute : George Harrison rentre de New York où il a travaillé main dans la main avec Bob Dylan, Paul McCartney est dans son histoire d'amour naissante avec Linda Eastman, John Lennon est inséparable de Yoko Ono, sa partenaire à la ville comme à la scène. L'enregistrement de « L'Album blanc », en 1968, a divisé le groupe, et la disparition de leur mentor à tous, « M. Epstein », a laissé un grand vide. Pourtant, c'est dans cette atmosphère étrange, tandis qu'ils repartent à la source de leur art, que les Beatles vont composer quelques-unes des leurs plus belles chansons, cultes dès leur sortie. Pendant un mois, Michael Lindsay-Hogg enregistre les sessions studio des Beatles, de Twickenham à Savile Row, en vue d'une émission spéciale en mondovision et d'un live, qui sera le mythique concert sur le toit, au sommet de l'immeuble d'Apple Corps. le montage qui a été fait de ses prises de vues dans le documentaire Let it be, sorti après la scission du groupe en avril 1970, mettait volontairement l'accent sur l'aspect dépressif, chaotique, du processus créatif. Or, c'est justement ce que ce livre et le documentaire qui l'accompagne vient nuancer, sinon de contredire, comme l'écrit Peter Jackson dans sa préface : « La véritable essence des séances de Get Back est contenue dans ces pages : il suffit de compter le nombre de fois où la mention “rires” est indiquée entre parenthèses. » Hanif Kureishi, renchérit : « le résultat de toutes ces blagues, de ce travail incessant et de ces disputes, c'est un final fabuleux. La séance live sur le toit de l'immeuble qui se déroule à la fin du mois de janvier 1969, et en février de la même année, les Beatles qui se mettent allègrement à travailler à ce chef-d'oeuvre qui se révélera être Abbey Road. » Grâce à ces archives enfin restaurées et révélées au grand public, tous les fans des Fab Four ont le privilège d'entrer en studio pour assister aux premiers brouillons, aux erreurs, à la dérive de chacun et aux digressions de tous, à l'ennui, à l'excitation, au brouillage joyeux et aux percées soudaines… D'assister au crépuscule superbe de leurs idoles.
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