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EAN : 9782709661492
250 pages
Éditeur : J.-C. Lattès (09/01/2019)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Ivoire, c'est une époque, la nôtre, celle qui risque d'assister à l'extinction de nombreux animaux sauvages. Ivoire, c'est un pays, le Botswana, qui s'est engagé dans la lutte contre le braconnage et dont le territoire est devenu un sanctuaire pour les éléphants. Ivoire, c'est un espoir, celui suscité par ces paysages grandioses, ces hommes et ces femmes qui les préservent et ces espèces qui les peuplent encore. Ivoire, c'est un roman, une aventure, des personnages ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Cannetille
  03 octobre 2019
Une femme et deux hommes voient leurs destins se croiser et basculer, lorsqu'en Afrique, ils se retrouvent confrontés au braconnage et au trafic d'ivoire qui déciment les espèces sauvages, et en particulier les éléphants : alors qu'Erin cherche un nouveau sens à sa vie et quitte peu à peu ses attaches européennes pour, pleine d'idéaux encore intacts, se consacrer à la gestion d'une réserve privée au Botswana, elle ne tarde pas à être confrontée à une réalité complexe, où la frontière entre le bien et le mal est bien poreuse. Elle est ainsi loin de soupçonner le passé de braconnier de Bojosi, son collègue ranger et son bras droit. Même Seretse, le représentant du gouvernement qui soutient activement ses actions de sauvegarde, doit assumer les activités troubles des membres de sa propre famille. Chacun devra faire face à ses propres contradictions et faire des choix aux conséquences sans retour.

Au travers d'une histoire de traque aux implications imprévues, qui vont bousculer les personnages dans un enchaînement irrépressible d'évènements dramatiques, l'auteur installe une tension et un rythme qui rendent son récit addictif. Indéniablement, ce livre se dévore avec grand plaisir, malgré quelques imperfections de style, notamment ce qui m'a semblé un abus de phrases sans verbe.

Le plus grand intérêt du roman est dans sa manière, tout sauf manichéenne, de dépeindre la complexité des enjeux des trafics d'animaux. Cela semble une évidence de condamner la destruction d'espèces, qui plus est pour le seul profit financier. Mais comment s'indigner vertueusement, sans prendre en compte la tenaille dans laquelle se retrouvent des populations souvent misérables, également victimes des trafiquants qui les exploitent, achetant leur âme pour quelques pièces ?

Le tableau de ces réseaux organisés à l'échelle de la planète, exploitant sans vergogne la nature, les animaux et la misère humaine, pour un enrichissement court terme irrémédiablement destructeur, apparaît peu à peu tellement noir et inextricable qu'une seule conclusion s'impose bientôt au lecteur : tant que la demande existera, rien ne pourra tarir le flux du trafic. Pourtant, cet effroyable constat s'assortit d'un message d'espoir et d'un formidable coup de chapeau à ceux qui, tels Erin, Bojosi et Seretse, s'acharnent à combattre l'hydre.

Ivoire est un roman qui fait froid dans le dos, accablant quant à la nocivité cupide et aveugle de l'espèce humaine pour la planète et ses autres habitants, et en même temps plein d'espoir quant à la capacité de quelques-uns à réagir.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Kittiwake
  18 avril 2019
Lorsque j'ai refermé la dernière page de Ivoire, je me suis demandée si je n'allais pas consacrer toutes ces heures que je passe à lire à des romances, des histoires d'héroïne aux yeux violets, belle, riche, fiancée à un merveilleux jeune homme et pour l'intrigue juste un petit quiproquo qui s'arrangerait à la fin. Et surtout, surtout, pas d'animaux. Je serai même prête à exiger le label « aucun animal n'a été maltraité même en pensée dans ce roman ». Voilà ce que je me suis dit.
Parce que lorsqu'on termine Ivoire, de nombreuses émotions négatives vous envahissent les pensées . de la colère, du désespoir, de la tristesse, de la pitié et surtout un immense sentiment d'impuissance.
Que faire en effet pour endiguer cette progression inexorable vers la disparition de nombreuses espèces d'animaux? On ne parle même pas des hécatombes liées au changement climatique, mais juste de la tuerie organisée sur le continent africain, qui nourrit une foule d'intermédiaires qui ne voient que le profit immédiat. le commerce de l'ivoire aura beau être banni officiellement en Chine, les réseaux commerciaux illégaux continueront de fleurir, jusqu'à ce que le manque de denrée première, c'est à dire les éléphants, ne donne plus de possibilité aux trafiquants. Mais même alors, il faudra que les pangolins et les ânes fassent attention à leurs fesses, car ils seront les nouvelles proies .
Niels Labuzan nous offre là un roman qui explique bien les tenants et aboutissants de ce trafic et le règne universel de l'argent au mépris de toute considération pour la vie, qu'elle soit humaine ou animale.
Certes on voit bien que la lutte est présente, mais peu efficace.
C'est très instructif, assez décourageant, et cela aurait mérité 5 étoiles si quelques tournures maladroites ne m'avaient posé problème à la lecture.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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tristantristan
  28 janvier 2019
Niels Labuzan est revenu d'un périple en Afrique australe, imprégné et, sans doute même, habité par l'équation Nature/Hommes/Animaux sauvages. Ce qui est, en définitive une façon d'envisager le thème de la vie.
Il aurait pu nous restituer un roman d'aventures, une fresque apocalyptique, un roman policier, une analyse philosophique aux allures pamphlétaires, un essai historique épatant et optimiste…
Niels Labuzan choisit avec « Ivoire » la haute littérature. Celle qui parle au coeur et à l'esprit, où l'auteur s'efface pour inviter le lecteur à la projection d'un film qui se déroule selon son imaginaire et son cheminement personnel, le conviant ainsi à savourer doucement la lecture.
Le tour de force de Niels Labuzan est, je le crois, d'évoquer de manière exhaustive tous les aspects de la question sans jamais pointer du doigt, accuser, énumérer ou peindre ses personnages avec exagération ou bien insistance mais, au contraire, d'évoquer toujours finement, presque subrepticement les relations entre la Nature, les Hommes, les Animaux sauvages.
Ce très grand et beau roman qui nous emmène en voyage, pourrait certainement donner naissance à un bon scénario et, pour peu que son inspiration en soit respectée, à une production cinématographique de grand retentissement .
Qui sait?
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hcdahlem
  09 avril 2019
Aidé d'une solide documentation et d'un séjour au Botswana, Niels Labuzan part sur les traces des braconniers et trafiquants d'ivoire et nous propose une réflexion sur la place des animaux sauvages sous la forme d'un thriller. Passionnant!
Ce qui frappe d'abord en lisant «Ivoire», c'est la somme d'informations – qui font souvent froid dans le dos – que l'auteur a rassemblé. Comme le rappelle le Monde, Niels Labuzan a passé des mois à rechercher et trier la documentation avant de se rendre au Botswana, en avril 2017: «Il a étudié les enquêtes d'Interpol sur le trafic d'ivoire et compulsé des articles sur les massacres d'éléphants commis au Cameroun ou au Congo par des janjawids, les sinistres miliciens soudanais, échappés du Darfour.»
Mais qu'on ne s'y trompe pas, c'est bien davantage un roman d'aventures, un thriller qu'une thèse sur le trafic d'ivoire qu'il nous propose. Dans les somptueux paysages de l'Afrique encore sauvage, une course contre la montre est lancée pour préserver une faune de plus en plus menacée. Si l'éléphant figure en début de cette terrible liste, c'est qu'il voit tout à la fois son milieu naturel subir les assauts de l'homme et du climat et les braconniers les abattre à une cadence infernale. La Tanzanie a perdu 60% de ses éléphants en cinq ans, le Mozambique presque 50%. le delta de l'Okavango peut sembler un sanctuaire, mais la menace se fait de plus en plus forte et visible. Face à une organisation mafieuse bien structurée, bien équipée et qui génère des milliers de dollars de bénéfices les rangers font ce qu'ils peuvent. Un soutien leur est apporté par Erin, une Française bien décidée à contrecarrer les trafiquants en traçant une carte des routes de l'ivoire. «Ça l'avait occupée pendant des années, avoir une vision claire du trafic, de la complexité de ces échanges globalisés. Elle était certaine de pouvoir exposer la manière dont la marchandise quittait le territoire africain et était acheminée à travers le monde. Elle avait réfléchi à la façon dont elle pourrait infiltrer un réseau de contrebande.»
Au moment où s'ouvre à Kasane une conférence chargée de faire le point sur les mesures prises au niveau international, on apprend que trente cadavres d'éléphants ont été retrouvés en RDC. le secrétaire permanent Felix Masilo décide alors d'envoyer Seretse, au service du gouvernement du Botswana, pour une mission délicate: intégrer des défenses équipées d'un traceur dans un chargement de défenses d'un réseau de contrebande.
Arrêtons-nous du reste sur les acteurs de ce trafic qui réservent aussi quelques surprises, comme par exemple le fait qu'une femme soit à leur tête. Yang, une Chinoise qui avait «eu l'occasion de faire passer deux défenses braconnées en Chine, pour un couple de touristes, gagnant en un aller-retour ce qu'elle gagnait en un mois comme traductrice» et qui en une quinzaine d'années avait monté un réseau florissant car 70% de l'ivoire des éléphants tués en Afrique partent en Chine.
Celui qui est familier des règles de ce milieu est Bojosi. Aujourd'hui garde d'un territoire qu'il connaît parfaitement, il a été braconnier et se fait fort d'infiltrer leur milieu. Une opération risquée à l'issue des plus incertaines.
Niels Labuzan réussit parfaitement à nous sensibiliser à cette question en nous menant au coeur de cette opération, en nous faisant découvrir des tonnes d'ivoire, en nous expliquant les enjeux politiques et économiques de ce marché et en nous offrant un épilogue aussi dramatique que spectaculaire.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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ladesiderienne
  02 février 2019
Si j'ai choisi ce roman lors de la dernière opération Masse Critique, c'est que le sujet me tient profondément à coeur. Merci donc à Babelio et aux Éditions JCLattès pour l'envoi de ce livre. Après les États-Unis en 2016, la Chine, un des pays parmi les plus gros consommateurs d'ivoire, en a interdit le commerce en décembre 2017. Cela permettra-t-il de faire cesser le braconnage qui décime les populations d'éléphants en Afrique ?
Niels Labuzan nous fait un constat sans parti pris de ce qui se passe réellement malgré les interdictions. Il nous parle des lois propres à chaque pays africain qui de ce fait n'ont pas de réelle efficacité et des aménagements qui leur sont appliqués favorisant ainsi le commerce illégal. le lecteur est embarqué au Botswana, dans le delta de l'Okavango, véritable sanctuaire où de nombreux éléphants, protégés par la réglementation sévère du pays, ont trouvé refuge, mais aussi dans les états voisins car le trafic n'a pas de frontières. Une guerre d'une violence inouïe s'y déroule. de part et d'autre, des belligérants qui ont chacun une bonne raison d'agir ainsi. D'un côté, les trafiquants : une chaîne aux maillons très individualisés dont personne n'a une vision globale, avec au bas de l'échelle, des pisteurs qui n'ont que ce moyen pour survivre dans une nature hostile. de l'autre, des hommes et des femmes qui tentent de démanteler ce trafic, Erin, l'éthologue française qui travaille dans la réserve, Bojosi, le ranger reconverti et Seretse, envoyé par le gouvernement du Botswana. Sans idéaliser cette nature sauvage car ils sont conscients du fait que le paradis des éléphants peut se révéler être un enfer pour les populations locales, lorsque regroupés en trop grand nombre, ils détruisent les champs et les villages lors de leur migration, ces trois-là vont mettre en commun leurs compétences et leurs connaissances pour infiltrer un trafic d'ivoire en y injectant de fausses défenses pucées et donc traçables. Le massacre a assez duré...
Conjointement à l'aspect scientifique très bien étayé du livre, je dirai que le côté "roman" a été exploité à son minimum. Malgré leur combat commun, les héros sont profondément seuls. Les barrières érigées par leur passé ne tombent pas. J'ai trouvé l'écriture de l'auteur très belle, aussi poétique que violente, avec beaucoup de phrases "choc" très courtes, mais peu de dialogues et d'échanges pour rendre le récit plus "humain". A croire que la magie sauvage du bush africain rend muet...
Malgré cela, j'accorde un 18/20 à ce livre car il a été à mes yeux, très instructif. J'ai par exemple découvert l'existence de fermes d'élevage de rhinocéros où la corne de ces animaux est coupée tous les deux ans et entreposée dans des coffres plus sécurisés que ceux des banques suisses en attendant la fin du moratoire concernant leur vente. J'ai appris également qu'il existait des centres d'élevage de lions, qui sous l'étiquette officielle de parc pour touristes, servent de fournisseurs à des organisateurs de chasse tout à fait illégales destinées à un public en quête de trophée pour décorer leur salon. Révoltant ! Que faut-il à l'homme pour prendre conscience qu'en détruisant le milieu naturel dans lequel il vit, il court à sa propre perte ? Cessons d'être les générateurs de ces trafics car lorsque la demande aura disparu, l'offre s'éteindra d'elle même. A noter tout de même que si le constat est sévère, le message de l'auteur garde une lueur d'espoir car sans lui, rien ne sert de se battre.
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critiques presse (1)
LeMonde   05 février 2019
Pour son deuxième roman, l’écrivain s’est rendu au Botswana. Il lui fallait voir la faune sauvage africaine et rencontrer ceux qui la protègent du trafic.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   09 avril 2019
Après une heure de vol, ils entamèrent leur descente vers l’Okavango. Bien sûr, au départ, ce n’était qu’un fleuve, mais ce fleuve devenait ensuite un delta intérieur et prenait vie dans le désert avant de se jeter dans les sables chauds du Kalahari. Depuis sa source, sur les hauts plateaux angolais, ses eaux grossissaient, charriant la vie, propulsant l’incroyable miracle partout. Un monde liquide s’étendant là où il n’avait rien à faire.
C’est depuis les airs qu’on en prenait toute la mesure, qu’on découvrait ces millions d’îles changeantes, les sinuosités hasardeuses de l’eau, les palmiers qui ne poussaient qu’ici, ce monde plat et si riche, indépendant, où les éléphants aiment prendre des bains.
Une étendue bleue, délivrant sur son passage un dégradé de verts au milieu de l’ocre environnante. Et ces formes joueuses. Ici, les cris de tous les animaux retentissaient, ils avaient trouvé leur refuge, dernier échappatoire à la brutalité. Tout était bouillonnant, la vie se donnait aussi facilement qu’elle se perdait. Et il y avait ce qu’on ne voyait pas à l’œil nu. Ce territoire ne dévoilait pas tous ses secrets d’un coup, il fallait s’approcher, écouter, regarder avec attention, un monde parallèle, microscopique, où tout était en feu, vibrant d’un perpétuel recommencement.
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CannetilleCannetille   03 octobre 2019
En Afrique du Sud, de nombreux fermiers ont récemment délaissé leurs troupeaux de bœufs au profit de centaines de rhinocéros qu’ils bourrent de produits chimiques en attendant la fin du moratoire sur la vente de cornes. Ils ont créé l’association des propriétaires privés de rhinocéros, la PROA, et, comme on cueille des agrumes, comme on ramasse du coton, comme on fauche du blé, ils font leur récolte. Tous les deux ans, ils coupent à la scie électrique les cornes, qui repoussent, et les entreposent dans des chambres fortes qui bénéficient des meilleurs systèmes de sécurité. Certains en ont plus de cinq tonnes. Si les bêtes ne souffrent pas, elles sont confinées dans de petits espaces alors qu’elles réclament l’immensité pour vivre et pour se reproduire.
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tristantristantristantristan   28 janvier 2019
Il avait vécu plus dangereux, mais il y avait quelque chose de différent à être ici. Une fois le matériel déchargé, le pilote repartit aussitôt, les laissant sur cette piste bosselée avec cette caisse en bois qui signifiait pour chacun un tournant, un changement. Personne ne savait avec certitude où il se trouvait. Des rangées d’arbres les empêchaient de voir les alentours. Seretse avait observé la région depuis les airs, pas un village, pas un feu pour signifier la vie humaine, rien qu’une canopée plus ou moins verte, cela lui avait paru intimidant, d’en bas c’était terrifiant.
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ladesiderienneladesiderienne   29 janvier 2019
La nuit tombe. Les défenses saignent encore. Un campement est monté. On leur a enseigné à ne pas craindre les gardes, même s'ils préfèrent les éviter. La Garamba est géré par l'African Parks, ce serait un combat violent. Dans les poches, des couteaux attendent de se planter quelque part.
Un feu est allumé. Des prières s'élèvent dans un ciel presque muet. Des morceaux de viande grillent, ça sent bon. Demain, le groupe fera ce qu'il sait le mieux faire. Encore et encore. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à chasser, jusqu'à ce que l'espace qui les entoure soit vide ou que les hommes décident que l'ivoire n'a aucune valeur. (...)
Ils savent à peine où les défenses vont, ils se contentent de suivre le mouvement imposé. Ils ignorent pourquoi il leur en faut un si grand nombre, ils entendent dire que grâce à ça ils déstabilisent un monde que d'autres ont établi. Ils vont gagner quelques dollars, et après ? Sont-ils prisonniers de ce trafic ? Ce qui est sûr, c'est que s'ils devaient arrêter ils ne sauraient où aller ni quoi faire. L'histoire, dénuée de perspectives.
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ladesiderienneladesiderienne   01 février 2019
En Afrique du Sud, de nombreux fermiers ont récemment délaissé leurs troupeaux de bœufs au profit de centaines de rhinocéros qu'ils bourrent de produits chimiques en attendant la fin du moratoire sur la vente de cornes. Ils ont créé l'association des propriétaires privés de rhinocéros, la PROA, et, comme on cueille des agrumes, comme on ramasse du coton, comme on fauche du blé, ils font leur récolte. Tous les deux ans, ils coupent à la scie électrique les cornes, qui repoussent, et les entreposent dans des chambres fortes qui bénéficient des meilleurs systèmes de sécurité. Certains en ont plus de cinq tonnes. Si les bêtes ne souffrent pas, elles sont confinées dans de petits espaces alors qu'elles réclament l'immensité pour vivre et pour se reproduire.
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Vidéo de Niels Labuzan
Après son premier roman, "Cartographie de l'oubli" (JC Lattès/Le Livre de Poche), consacré à l'histoire de la Namibie, Niels Labuzan nous emmène de nouveau en Afrique. Au Botswana plus précisément, aux côtés des rangers engagés dans la préservation des espèces sauvages et de leurs territoires et qui s'opposent aux braconniers qui chassent notamment les éléphants pour l'ivoire de leurs défenses. Une guerre qui se joue certes sur un territoire éloigné de nous mais qui nous concerne tous.
En savoir plus sur "Ivoire" : https://www.hachette.fr/livre/ivoire-9782709661492
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