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ISBN : 2954489456
Éditeur : La Guêpine (01/06/2016)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Une toute petite maison d’édition La Guêpine qui a décidé d’éditer des textes confidentiels, de qualité. Des ouvrages qui "ouvrent un espace pour que les auteurs expriment leur dette, ou rendent hommage à un écrivain qui a pu être source d’inspiration ou de libération, déclencher une écriture, permettre de franchir le seuil de la page blanche…"
Et dans ce mince opuscule, Marie-Hélène Lafon rend hommage à Ramuz.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
fanfanouche24
  02 janvier 2017
Double découverte de cet éditeur confidentiel de haute-Loire, La Guêpine et de cet inédit de Marie- Hélène Lafon, tiré à un très petit nombre. Découverte faite lors d'une escapade de quelques jours dans les monts du Cantal... et plus précisément je suis retournée avec grand plaisir dans une librairie indépendante de Saint-Flour, au fort joli nom, "La Cité du vent", où j'étais déjà venue fouiner lors de précédents passages ...
Un texte des plus courts mais aussi des plus denses qui explique la tension extrême que peut représenter le "travail de l'écriture", du choix des mots, le difficile talent afin que la magie opère sur le lecteur !! Marie-Hélène Lafon nous rappelle le côté fondamental des racines de tout artiste;
ce qui a pu le nourrir entre ses territoires d'enfance, ses lectures... et au centre de ces lignes, l'écrivaine rend hommage à la puissance de style de F. Ramuz...qu'elle admire par dessus tout...
"Avec Ramuz, (...) nous sommes à l'épicentre du séisme textuel : comment écrire les pays, les bois, les prés, l'ombre des soirs, les rivières, les lacs, les aubes nacrées , le ventre des nuages, les neiges longues, les montagnes à cru, la coulée des saisons, et comment écrire ceux qui habitent les pays, leurs gestes, leurs corps, leurs habits, leurs machines et leurs outils, les travaux recommencez, les terres, les maisons, les bâtiments, les bêtes, l'argent, les mots du travail, les mots pour la vie des autres, et les silences, surtout les silences ? (p.10)"
"Je ne commence pas à écrire parce que lis Ramuz, mon mal vient de plus loin, mais quand je commence, je le lis; et ça laisse des traces, elles sont écrites, inscrites, incrustées, au point que je mettrai des années à exhumer, des strates où dorment et vivent et prolifèrent les particules déposées en nous par nos lectures (...) "(p.15)
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[Marie Hélène Lafon … « Les étés ». Une toute petite maison d'édition La Guêpine qui a décidé d'éditer des textes confidentiels, de qualité,. . Des ouvrages qui « ouvre un espace pour que les auteurs expriment leur dette, ou rendent hommage à un écrivain qui a pu être source d'inspiration
ou de libération, déclencher une écriture, permettre de franchir le seuil de la page blanche… »
Et dans ce mince opuscule, Marie-Hélène Lafon rend hommage à Ramuz.]
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
nadejdanadejda   16 septembre 2017
Ramuz sait concilier émotion et tenue, en d'autres termes il ne donne ni dans le pathos ni dans l'hystérie ; il tient sa langue quand ça meurt, et ça meurt souvent, volontiers, dramatiquement, spectaculairement, mais il la tient aussi quand ça jubile et quand ça jouit, quand ça va jouir, éclater de bonheur tout neuf.
(...) Tout est dit, et rien n'est brandi, exhibé, explicité, assené, galvaudé, mâché et remâché, et recraché en bouillie compassionnelle et faisandée. p 17
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fanfanouche24fanfanouche24   31 décembre 2016
La faneuse de Ramuz va dans le monde avec son geste impeccable, ample et doux quoique ferme, c'est une question de corps et de mots, d'empoignade textuelle, il n'y a pas à sortir de là; ceux qui se mêlent d'écrire n'ont pas d'autre moyen pour dire et faire exister, pour incarner, pour donner chair . (p.12)
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fanfanouche24fanfanouche24   31 décembre 2016
Avec Ramuz, (...) nous sommes à l'épicentre du séisme textuel : comment écrire les pays, les bois, les prés, l'ombre des soirs, les rivières, les lacs, les aubes nacrées , le ventre des nuages, les neiges longues, les montagnes à cru, la coulée des saisons, et comment écrire ceux qui habitent les pays, leurs gestes, leurs corps, leurs habits, leurs machines et leurs outils, les travaux recommencez, les terres, les maisons, les bâtiments, les bêtes, l'argent, les mots du travail, les mots pour la vie des autres, et les silences, surtout les silences ? (p.10)
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fanfanouche24fanfanouche24   31 décembre 2016
Je ne commence pas à écrire parce que lis Ramuz, mon mal vient de plus loin, mais quand je commence, je le lis; et ça laisse des traces, elles sont écrites, inscrites, incrustées, au point que je mettrai des années à exhumer, des strates où dorment et vivent et prolifèrent les particules déposées en nous par nos lectures (...) (p.15)
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Videos de Marie-Hélène Lafon (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie-Hélène Lafon
La Fête du Livre de Bron propose chaque année une journée de réflexion sur des enjeux majeurs de la littérature contemporaine. le vendredi 8 mars 2019, nous proposions un focus sur les liens entre littérature, nature sauvage, grands espaces, sciences humaines et environnement. Lors de cette 33ème édition, nous avions la chance d'accueillir Pierre Schoentjes, professeur à l'Université de Gand, spécialiste du « nature writing » en langue française pour un grand entretien exceptionnel, animé par Thierry Guichard, à revivre ici en intégralité.
Dans Ecopoétique, Pierre Schoentjes étudie les spécificités du « nature writing » en langue française – le terroir plus que la terre, le lieu plutôt que le paysage, l'esthétique plutôt que l'éthique – en délimitant un corpus littéraire constitué d'écrivains comme Jean-Loup Trassard, Pierre Gascar, Charles-Ferdinand Ramuz ou Philippe Jaccottet. Mais il explore aussi les oeuvres d'écrivains très contemporains comme Emmanuelle Pagano, Belinda Cannone ou Marie-Hélène Lafon. En partenariat avec l'Université Lyon 2, la Médiathèque Départementale du Rhône et Médiat Rhône-Alpes.
©Garage Productions.
Un grand merci à Stéphane Cayrol, Julien Prudent et David Mamousse.
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